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Vendredi, 17 Janvier 2014 12:57

Projet Marrakech, cité du renouveau permanent : Le roi Mohammed VI à la rescousse de la ville ocre

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Depuis quelque temps Marrakech n’a pas cessé de perdre ses lettres de noblesse qu’il a acquises depuis des lustres. Dans tous les domaines, c’est l’anarchie qui s’est installée conséquence d’une gestion archaïque des affaires de la ville.

Le laisser aller des élus a fait que n’importe qui pouvait faire n’importe quoi dans une mêlée indescriptible où les agissements néfastes ont prévalu pour affecter d’une manière sérieuse l’image de marque de la ville ocre.

Lors d’une récente réunion avec les professionnels du tourisme, la mairesse Fatima Zahra Mansouri, pressée par les questions sur les problèmes que connait la ville (ramassage des ordures, circulation et autres) a fini par lancer le morceau : J’ai hérité d’une gestion catastrophique. S’il est vrai que ses prédécesseurs ont été épinglés par la cour des comptes et poursuivis en justice, il n’en demeure pas moins que son équipe peine à sortir de ce bourbier. La mairesse connait, elle-même, une résistance farouche au sein de sa majorité communale où la course aux postes et les intérêts personnels ont créé des polémiques, voire des échauffourées et des bagarres au sein du conseil communal ainsi que des dissidences. Quand lesdits élus passent leur temps à se chamailler pour des bretelles, le temps s’arrête dans la ville avec un ramassage des ordures défaillant, une circulation de plus en plus infernale et des réalisations de moins en moins perceptibles. C’est la même fausse note d’une musique désordonnée qu’ont connue des grandes villes comme Fès, Rabat et surtout Casablanca dont les élus ont dépassé toutes les limites de l’entendement. Ce qui leur valu des remontrances sévères et publiques de la part de la plus haute autorité de l’Etat, le roi Mohammed VI.

Décidément le roi doit aujourd’hui contrôler tout, ville par ville, ministère par ministère, province par province, établissement par établissement, service par service pour que tout puisse fonctionner normalement. Les tournées d’inspection du souverain se sont multipliées que ce soit dans les grands travaux, dans la réalisation des projets de l’INDH, voire dans le contrôle de la gestion communale. Et c’est pour mettre fin aux blocages répétitifs que connaît Marrakech depuis des années que le roi Mohammed VI est venu à la rescousse de la ville ocre avec un plan de renouveau multidimentiel.

Ce projet ambitieux de Marrakech, cité du renouveau permanent, ressemble à une remise à niveau totale de la ville puisqu’il touche à tous les secteurs socioéconomiques. Doté d’une enveloppe budgétaire de 6,3 milliards de dirhams, ce programme quadriennal vise un développement transversal de la ville qui assure les services de proximité aux habitants. Mais à voir de plus près la totalité des projets, mêmes s’ils sont conçus pour le bien de la population, ils contribuent d’une manière directe ou indirecte dans le développement touristique d’une ville qui aspire à devenir l’une des meilleures cités attractives du monde. D’ailleurs au delà des projets structurants, le secteur du tourisme a pris une part importante dans ce plan puisqu’il a fait l’objet d’une convention à part où les communes et la région jouent, pour une fois, bien le jeu. En définitive cet ambitieux programme constitue une approche participative inédite d’abord par la signature de deux convention, en la présence du roi Mohammed VI et l’implication pas moins de dix ministres sans oublier le Wali, la mairesse et les directeurs de plusieurs établissements publics. Reste à savoir comment cette multiplicité inhabituelle des interventions publiques va fonctionner sachant que l’interactivité interministérielle brille par sa lourdeur. En tous les cas tous les responsables qui ont signé ce protocole savent très bien que bénédiction royale chez le roi Mohammed VI est synonyme d’un contrôle strict et permanent du souverain en personne qui effectue des visites inopinées sur les chantiers. Quand on sait que ce plan d’un vrai aménagement de la ville touche au transport, à l’habitat, au patrimoine, à la circulation, au tourisme, aux richesses culturelles, il ne faut pas se leurrer le chantier sera dure et rude à réaliser. Ouvrir autant de chantiers dans une ville à vocation touristique internationale, est un grand défi aussi bien pour la réalisation des travaux que pour la mobilité des personnes et notamment les touristes. Car dans quatre ans, c’est déjà 2020 à l’horizon et c’est le moment où Marrakech aspire à prendre une place prépondérante dans la réalisation de cette vision.

Autant dire que le programme Marrakech, cité de renouveau permanent est on ne peut plus primordial pour cette échéance. Notamment avec la réalisation des projets comme la valorisation du patrimoine culturel avec la création d’une cité des arts populaires, d’un musée du patrimoine et matériel et d’un conservatoire de musique.

Il est prévu aussi la restauration des mausolées et des écoles coraniques, la réhabilitation de trois quartiers dans la médina et de places historiques. Des monuments qui ont été pendant longtemps et très curieusement soumis à la dégradation de la nature et surtout des hommes dans une insouciance totale des pouvoirs publics.

Le deuxième axe important dans ce programme, concerne la mobilité urbaine avec la promotion du transport public et la construction des nouvelles routes. Un projet qui vient à temps pour désamorcer cette bombe qu’est devenue la circulation à Marrakech pour le moins puisse dire infernale. Quand la démographie galope au rythme d’une population grandissante, de nouveaux venus, des visiteurs dominicaux nationaux, des touristes et des investisseurs, il est clair que tout le logiciel du trafic devra être remis à nouveau. Autant dire qu’il a raison celui qui a dit un jour que dans le secteur touristique,   le rythme de l’investissement hôtelier est plus rapide que celui des infrastructures urbaines et de la promotion touristique de la ville. C’est dire qu’il faut suivre le rythme des professionnels et cette vitesse ne peut être atteinte sans une bonne gouvernance des pouvoirs publics et des élus. Et si ce projet grandiose implique la bonne gouvernance par la modernisation de la gestion des services municipaux, c’est qu’il vise aussi et surtout   une prise de conscience des élus pour une plus grande responsabilité et une plus grande implication de leur part dans le développement de la ville. La création d’un fonds régional de promotion touristique d’un montant de 400 millions de dirhams avec la participation de la ville, de la région et de l’ONMT, est de bon augure. Pourvu que ca dure ! Durant quatre ans. A partir de là, le renouveau sera vraiment permanent à Marrakech.

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