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Lundi, 19 Mai 2014 11:18

Si Casablanca remontait le temps : Quand Piaf, Brel, Aznavour… jouaient leurs tours à Casablanca

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L’histoire de Casablanca est riche en événements tout au long de son passé récent et lointain. C’est une ville multidimentielle qui a connu la paix, la guerre, la résistance, les révoltes, des conférences internationales, la visite du pape jean Paul II, les compétitions sportives de haut niveau et autres. La cité a été bombardée en 1907 par les Français, en 1942 par les Américains avant qu’il n y soit tenu la conférence d’Anfa qui rassemblait le président Roosevelt, le premier ministre britannique Churchill, le général De Gaulle et feu le roi Mohammed V. Casablanca fut la cité de la belle vie, des bons vivants, de la musique , du cinéma et des stars comme Edith Piaf, Charles Aznavour, Marcel cerdan . Tout a été acté dans le film mythique de « Casablanca ».C’était la belle époque où l’animation battait son plein au centre ville et Ain Diab. Notre directeur de la publication, Ahmed Zeghari, a traversé des décennies de cette histoire où il se remémore avec la précision d’une horloge les péripéties du temps et des hommes sur la cité blanche.

On vous invite dans ce deuxième épisode à faire la tournée des grands- ducs dans les meilleurs cabarets et boites de nuit de l’époque. Du spectacle garanti.

Dans les années cinquante et soixante, Casablanca ressemblait beaucoup plus à un arrondissement chic de Paris, qu’à une ville marocaine en pleine transformation après l’indépendance. C’est une cité à connotation occidentale aussi bien avec sa population européenne qu’avec le mode de vie que les Français, les Espagnols, les Portugais et autres expatriés menaient à cœur joie au centre ville, au Maarif et Ain Diab. Mais c’était aussi et surtout une cité qui accueillait fréquemment beaucoup de stars françaises de la musique et du cinéma. A tel point qu’à l’époque vous pouvez voir déambuler dans les rues de la ville Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud et bien d’autres chanteurs alors au début de leur carrière. Seule Edith Piaf était au summum de sa célébrité, elle se produisait souvent dans les multiples cabarets et boites de la ville. Mais si la môme tombait, comme tous les autres, sous le charme irresistible de Casablanca, elle y venait aussi pour rencontrer son sacré amoureux, boxeur de son état, le Casablancais Marcel Cerdan. Une histoire d’amour qui a fait le tour du monde avec un champion de monde de boxe et une championne du monde dans les tubes à succès. Cerdan, « le bombardier marocain » vivait à Casablanca avec sa femme et ses enfants mais entretenait une idylle avec Piaf dans leur refuge à Casa et parfois dans l’hôtel particulier de la môme à Paris. Mais la légende de la boxe tenait beaucoup à sa famille et à sa ville Casablanca où il fut enterré après un tragique accident d’avion qui l’a emporté à l’âge de 33 ans.

Des décennies plus tard sa dépouille sera transférée en France, mais sa légende demeure tout aussi casablancaise que parisienne, sinon plus marocaine quand on sait que le café « Marcel cerdan » a résisté au temps pour exister jusqu’à ce jour au Bd Rahal Meskini.

Autant dire que dans les années cinquante, soixante, voire au début de la décade soixante dix, Dar Beida était une ville très prisée en matière d’animation artistique, sportive et autres. La corniche d’Ain Diab attirait la jeunesse avec ses dancing (le Tangage, la RoRA russe, le Deauville...) où l’on dansait la Sacha avec les pianistes. Sans oublier bien sûr, les journées et les soirées passées dans les piscines avec une vue panoramique sur la mer (Tahiti, Kon Tiki, Miami, Jacque beach à Dar Bouaaza et autres). Mais c’est au centre ville que les spectacles, récitals et soirées animées battaient leur plein dans des cabarets, restaurants et dancings. Le spectacle était garanti pour tous les goûts et les couleurs.

Au Negresco on retrouvait August, le spécialiste du transsexuel. Au Puerta Del sol et au Rex, le strip tease. Au don quichotte, le spectacle est occidental tout comme à l’Embassy dirigé par le fameux Eugene Navaro où un certain Charles Aznavour faisait ses débuts comme chanteur. Les cabarets orientaux ne sont pas du reste, le Coq d’Or en Médina animé par Salim El Hilali, l’Oriental Place de Verdun par Samy Al Maghribi. La troupe des Galas Karcenty donnait au théâtre municipal du très beau spectacle avec des comédiens qui jouaient des pièces de boulevard. Dans ce même édifice, démoli à la hâte pour quelques fissures, Jacques Brel faisait le plein au début des années soixante quand Taieb Seddiki en était le directeur. C’est dire que personne ne s’ennuyait dans la cité blanche à cette époque où l’on servait les spectacles à tout bout de chant. A cette époque les hôtels n’étaient pas nombreux mais chacun programme un spectacle de son côté (hôtel Marhaba, El Mansour et l’hôtel El Manar) on se divertissait à satieté. Au Maarif, au centre ville et à la corniche. Mais aussi et surtout dans l’autre sens de la ville sur l’ancienne route de Rabat à Ain Sebaa où se trouvait le cabaret la guinguette fleurie. Une boite célèbre dont l’écriteau avisait les clients avec ces termes « ce soir comme tous les soirs, un cabaret, un music-hall. Les meilleures attractions, les plus belles pin up ». Une publicité succulente dont n’avait aucunement besoin cette boite où Edith Piaf a chanté à plusieurs reprises avec d’autres chanteurs français. Une fois, la môme avait donné trois récitals pendant trois soirées devant une salle pleine à craquer. Pourtant elle était bien malheureuse car dès son arrivée à Casablanca, elle apprit que son amant Marcel Cerdan a pris l’avion pour New York. Blessée, elle lui écrit « J'ai appris que tu allais faire construire une villa de dix millions à Casa et que tu t'installais de plus en plus ici. Vois-tu, c'est ça qui me tue et qui me fait ne plus rien comprendre…» c’est son compagnon qui va trouver la mort le 27 octobre 1949.

Drôle de hasard quand Marcel cerdan avait pris l’avion de New York pour retrouver Edith Piaf à Paris, l’appareil s’est crashé. Fin d’un amour mais Piaf a toujours faim d’amour, de vie, de musique et de tournées comme celle qui l’ont menée à plusieurs reprises à Casablanca. C’est elle qui remarque le talent de Charles Aznavour, qui comme par hasard a commencé son bout de chemin à partir de Casablanca. C’est en 1956 après un concert où il a connu un triomphe que l’arménien Aznavour est devenu la vedette que l’on connait depuis des décennies. Il en est de même pour Jacques Brel qui était certes plus connu qu’Aznavour, mais qui aurait aussi passé par la case Casablanca pour consolider sa réputation encore embryonnaire en France. Jacques Brel aimait beaucoup le Maroc où ses tournées sont innombrables à tel point qu’il avait pensé à s’y installer définitivement. Mais il aimait beaucoup Casablanca quand il se produisait aux arènes, au théâtre municipal et dans quelques boites huppées. Mais Brel avait aussi un faible pour Mohammedia, que l’on appelait « la petite suisse » avec son casino, l’hôtel Miramar, ses restaurants et ses plages. Mais Brel y allait souvent pour rejoindre ses amis au Sphynx, célèbre bordel de l’époque fréquenté surtout par les Français et la bourgeoisie marocaine. Certains y allaient pour prendre un verre comme Edith Piaf, Dalida et autres célébrités, d’autres fréquentaient cette maison close de luxe pour les beaux yeux d’une vingtaine de pensionnaires toutes des étrangères. Jaques Brel étaient de ceux-là et ne le cachait pas, voire il lui a consacré la chanson « Jeff » qui dit : « On ira voir les filles chez la Madame Andrée ».

Cette dernière était la dame qui officiait dans le sphynx , un établissement qui par la suite aura eu une histoire avec l’assassinat de Mehdi Benbarka. En effet quelques années plus tard,   le truand Boucheseiche accusé d’être le bourreau de Benbarka, en devient le gérant.

Ironie du sort, le sphynx est en train d’être transformé, aujourd’hui, en maison d’hôtes.

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