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Mardi, 16 Juin 2015 15:50

interview de M. Chaoui à la presse nationale

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1-Que pensez-vous des déclarations de M. Kabbaj concernant la situation du tourisme marocain ?

Les déclarations de M. Kabbaj n’engagent que lui et la polémique qu’il avance n’est que la sienne. Cette sortie du président de la CNT me semble peu diplomatique. En tenant un discours aussi catastrophiste et négatif, il ne fait guère avancer les intérêts de la profession qu’il est sensé défendre.

2-On entend ces temps-ci des critiques virulentes à l’encontre de l’ONMT, quelles sont vos observations sur la question ?

Jamais l’ONMT n’a eu autant de crédibilité à l’échelle nationale et internationale ! Alors que nous avons passé de nombreux directeurs généraux qui n’entendaient rien au tourisme, depuis l’arrivée de M. Zouiten, nous disposons enfin de quelqu’un qui connait les paramètres du secteur et qui a, de plus, une grande expertise dans le domaine de l’aérien.

3-Désormais Internet est en train de gagner la partie face TO et aux agences de voyage classiques. Cela représente-t-il une chance ou un péril pour le tourisme marocain ?

C’est un progrès, cela ne sert à rien de se demander si c’est une chance ou un péril, le métier est devenu aujourd’hui numérique, il faut s’adapter ou mourir !

L’avantage c’est que nous avons un contact direct avec le consommateur, cela nous permet, en nous passant d’intermédiaires, d’augmenter nos marges tout en proposant un meilleur tarif au consommateur final ; il faut se rappeler que les intermédiaires du type TO représentent des commissions qui atteignent 40 à 50% du prix de vente.

L’inconvénient et que cela demande un travail de fourmi et que de trop nombreux professionnels marocains, par facilité, ont pris l’habitude de se reposer uniquement sur les TO classiques

Ces derniers sont en train de mourir à petit feu ; beaucoup ne survivent qu’en vendant leurs actifs hôteliers et aériens si durement acquis. A terme, les seuls capables de résister sont ceux qui auront réussi à assurer leur transition numérique à temps.

4-Que vous inspire le retrait annoncé de plusieurs compagnies low-cost européennes ?

.Il est normal qu’une compagnie se retire si elle perd de l’argent. La vraie question que l’on doit se poser est « comment faire pour qu’elles gagnent de l’argent ? ». S’il est vrai que nous sommes en crise depuis 2008, nous avons pu durant cette période attirer à nous de nombreuses compagnies… que nous n’avons pas été à même de garder. Les grands aéroports des principales destinations internationales se battent pour accueillir ces compagnies et leur offrent des conditions attractives. Il serait peut-être temps de revoir notre copie et de transférer les aides généreuses que nous accordons à des TO français agonisants aux transporteurs low-cost.

5-En tant qu’ancien de la RAM, pensez-vous que le transporteur national fait assez pour le tourisme ? Comment jugez-vous la politique en cours dans la compagnie ?

La RAM ne s’intéresse malheureusement pas au trafic touristique. Pour dégager ses marges elle mise aujourd’hui essentiellement sur un trafic « ethnique » Afrique-Europe, qui ne lui appartient pas naturellement et sur lequel elle ne pourra prospérer qu’un temps. Le cas du Brésil devrait pourtant nous servir d’exemple : à l’époque de la ligne Rio-Casablanca, plus de 80% des passagers de la RAM étaient en continuation sur Lisbonne ou le reste de l’Europ et ne choisissaient la compagnie nationale que du fait de l’élément prix. Une politique à la « Bab Doukkala » qui ne pouvait pas durer et qui s’est arrêter le jour où ses concurrents se sont alignés sur ces pratiques commerciales. Nous connaissons tous le résultat : cette ligne n’existe plus. Et aujourd’hui rebelote sur l’Afrique !

Entre temps elle perd l’opportunité de se créer un réel fond de commerce, en créant des lignes directes entre Marrakech, Tanger, Agadir ou Fès et le reste du monde. Il est vrai que le trafic touristique nécessite des réelles compétences et beaucoup de travail mais, en contrepartie, les dossiers traités représentent en majorité 2, 3 voir 4 personnes et génèrent autant de chiffre d’affaires qu’un passager « business class ».

6-Le Maroc est-il en surcapacité du côté de l’offre hôtelière en lits ?

Non seulement nous sommes en surcapacité litière mais en plus nous sommes en sous-capacité aérienne… cela dure depuis près de 8 ans. Alors que Marrakech et Tanger, notamment, voit leur capacité augmenter régulièrement, les dessertes ne suivent plus. Cela entraine une chute des prix qui amène à une chute de la qualité et donc à une dévalorisation de la destination. Il est urgent de sortir de ce cercle vicieux.

7-Le secteur souffre-t-il aujourd’hui d’un manque de financement ?

Le manque de financement est le bienvenu ! Du fait de la surcapacité, l’hôtellerie représente aujourd’hui un haut risque financier et continuera à l’être tant qu’il n’y aura pas une amélioration de la situation économique sur nos marchés émetteurs.

8-Peut-on réellement espérer diversifier nos marchés émetteurs ? Que peuvent représenter les marchés lointains (Brésil, Inde, Chine) ?

Aujourd’hui, grâce à Internet, la diversification de nos marchés émetteurs est devenue une réalité ; les sites de voyages en ligne consacrent un budget très important à leur diffusion dans le monde entier, ce qui nous permet d’entrer en contact avec un marché potentiel énorme.

Notre établissement accueille désormais des Australiens, des Indiens, des Coréens, des Chinois, des Sud-Africains ou encore des Russes. Dans le futur, les nouveaux marchés émetteurs, s’ils ne remplaceront pas les marchés classiques, sont appelés à avoir une place de plus en plus importante dans l’équation du tourisme marocain. C’est notamment le cas des pays émergeants, qui voient désormais nombre de leurs citoyens voyager à travers le monde. Les vacances ne sont plus un luxe, elles sont devenues une nécessité.

9-Le tourisme est le 1er pourvoyeur de devises du pays. Pensez-vous que les pouvoirs publics le soutiennent suffisamment ?

Les pouvoirs publics font se qu’ils peuvent. Le gouvernement à d’autres obligations et responsabilités, c’est aux professionnels de réagir et de faire évoluer leur produit. Preuve en est l’ouverture de notre nouvel aquapark, qui est un investissement non rentable en lui-même mais qui représente une valeur ajoutée pour le remplissage de notre hôtel.

10-Quel impact pourrons avoir sur l’image d’ouverture du Maroc les récentes affaires autour de « Much Love » et de Jennifer Lopez ?

La liberté d’expression et d’opinion sont la base de tout progrès. Peu importe que l’on soit d’accord ou pas, aujourd’hui, notre pays doit être capable d’accepter les opinions qui ne lui plaisent pas et d’en débattre sereinement. C’est un progrès.

11-Quel est l’impact réel des crises régionales sur le Maroc ?

Depuis l’assassinat d’Hervé Gourdel l’année dernière en Algérie et l’injuste mise à l’index du Maroc par le ministère des Affaires étrangères français qui a suivi, en passant par la situation en Libye et l’attentat du musée du Bardo en Tunisie, les réticences des voyageurs européens à notre encontre se sont multipliées. Le Maroc souffre de l’amalgame créé par les médias et la méfiance actuelle, qui est du domaine du ressenti et du subjectif ; est difficile à combattre par des arguments rationnels. Cela nous promet des lendemains difficiles mais nous n’avons pas d’autres choix que de prendre notre mal en patience et d’insister sur les atouts du Maroc et ce qui le différencie de ses voisins : notre société apaisée, notre transition démocratique en cours et la marginalité des mouvements extrémistes

12-Comment s’annonce la saison estivale 2015 ?

Très mauvaise pour l’ensemble du secteur. Les phénomènes conjoncturels (crise du pouvoir d’achat des ménages européens, instabilité chez nos voisins etc.) continuent de peser sur le marché. Mais cela ne touchent pas tout le monde de la même manière : ceux qui innovent et se spécialisent sur une niche sont beaucoup moins touchés. L’Eden Andalou, s’est spécialisé justement sur les créneaux du tourisme familial et national, qui restent porteurs.

 

13-La Vision 2020 est-elle encore d’actualité ?

Elle aura certes du retard sur son échéancier, mais je pense que de toute les manières elle continuera de jouer son rôle : plus qu’une date butoir, c’est un objectif, ambitieux et concret, à atteindre. C’est là le plus important. Mieux vaut voir grand et ne faire que 70% du chemin que se reposer sur ses lauriers.

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