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Vendredi, 31 Juillet 2015 13:18

Il y a 46 ans dans La Vie Touristique : Marocains, connaissez-vous votre pays ?

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Les congés payés sont avec les avantages sociaux, la grande conquête des travailleurs de ce siècle. La marche vers la « civilisation des loisirs » passe par le tourisme. C’est un point désormais acquis, et l’on dissocie de moins en moins vacances et voyages. Or, la durée des vacances et le niveau de vie augmentant de pair, est apparu un fait nouveau, la soif d’espace qui se double aussi d’un fait de civilisation : la fringale de connaissance des autres pays.

Les événements allant très vite, nous aussi, nous nous mettons à l’heure planétaire. C’est ainsi qu’à l’encontre de la génération de nos pères pour qui une randonnée à 500 km était le voyage de leur vie, nous voulons tous commencer notre découverte du monde par les horizons les plus lointains. Demandez autour de vous comme nous l’avons fait en un sondage-éclair, quel est en 1969 le pays des vacances idéales et l’on vous répondra dans une proportion écrasante : le Japon.

Ceux qui bornent leur choix à des limites plus raisonnables vous parleront de l’Amérique du Nord, puis des Pays Scandinaves etc… mais il y a plus grave : à distance égale le Gadiri préfère aller à Lisbonne qu’à …. Oujda ! Oui voilà qui est grave en effet car cette réponse est symbolique ; elle est le symptôme de la maladie dont souffre le Marocain : le désintéressement total qu’il éprouve à connaître son pays.

Tout sauf le Maroc

Oh, le mal n’est pas que marocain, quel Norvégien débarquant au Maroc qui pour lui, au moins, est le pays des vacances idéales s’est-il aventuré jusqu’au Cap Nord ? Bien peu en vérité; mais pour le cas qui nous préoccupe présentement, à savoir le tourisme intérieur, la conduite des nationaux appelle quelques réflexions.

La première serait que, bien peu au fait des coutumes qui ont vu le jour en des paysages distants de quelque centaines de km seulement et qu’il n’a jamais vus, le Marocain est un bien piètre interlocuteur lorsqu’un étranger lui pose des questions sur son pays. Il est donc un mauvais guide et ne participe pas à la relance de son pays comme il le devrait.

La seconde constatation procède des mêmes raisons et fait que le Marocain à l’étranger est le plus mauvais ambassadeur qui soit du tourisme en son pays. Ainsi s’installe dans le monde un visage du Maroc qui n’est pas le vrai visage du Maroc. C’est celui qu’ont contemplé à la sauvette au cours de voyages organisés des touristes endormis par la bonne chair et le bon vin marocain et que l’on réveille dans leurs pullmans à chaque étape. Que dans le monde entier l’on confonde Chaouen et Taroudant lors des projections familiales de diapositives de voyages du Maroc peut-il laisser le Marocain indifférent ?

Non sans doute.

Alors un effort national s’impose. Il faudrait qu’au terme de celui-ci, chacun puisse être incollable sur la géographie du Royaume, et, pour ce faire que chacun juge sur pièces de la topographie de son pays. Il ne s’agit pas de prendre son bâton de pèlerin et de se mettre en route, pour accomplir le périple à pied.

Bien que cela soit sans doute la meilleure façon de voyager, les temps ne sont plus à ce genre d’excursions et, il faut bien le dire, les agences de voyages sont assez nombreuses pour prendre en charge -une fois n’est pas coutume- les Marocains.

Or, nous sommes au regret de le constater, rien de cela n’est prévu dans ces officines. Le tourisme national est à créer de toutes pièces. Et il faut avouer que cela serait une création d’importance au lieu que de se borner à organiser l’exode des Marocains vers l’étranger ! On a enregistré à Tanger 525.000 sorties vers l’Espagne !

Connaître son pays pour le faire aimer

Le soleil et les palmiers que l’on trouve à Madère et aux Canaries sont rigoureusement les mêmes que ceux que l’on rencontre partout au Maroc. Identique est aussi la neige de Courchevel à celle de l’Oukaïmden. Mais voilà, un snobisme s’est solidement installé en nous, savamment exploité du reste, et entretenu à plaisir, qui veut que l’on aille chercher à des milliers de km ce que l’on a simplement sous la main, pour le simple plaisir de dire : « je suis allé à Rio » etc….

Entendons-nous bien, professionnels du tourisme, nous ne minimisons par l’enseignement qu’il apporte aux civilisations qu’il met à la portée les unes des autres. Nous savons bien que ces rencontres sont primordiales pour la compréhension et la concorde entre les peuples.

Nous voudrions simplement que l’on apprenne à se servir du tourisme qui, comme tout fait nouveau, demande à être bien compris pour apporter les innombrables joies que les voyages peuvent dispenser. Notre ministre du Tourisme, M. Ahmed Alaoui est, avec son équipe parfaitement conscient du problème : il l’a prouvé.

Mais comme toujours, le secteur privé n’a pas suivi. Et nous ne le dirons jamais assez, si certains hôteliers font profession de « plumer » à merci les voyageurs, il n’y a aucune raison pour que ces hôteliers continuent à appliquer les mêmes tarifs inconsidérés. Bien au contraire, nous pensons qu’il appartient à chacun de nous de dénoncer en envoyant sa note d’hôtel ou de restaurant au ministère ou au siège de la « Vie Touristique », les abus que l’on connaît trop peu et qui sont le tribut de notre indifférence à la cause touristique du pays. On s’apercevrait ainsi que les « menus touristiques » n’existent pas au Maroc ou qu’ils sont le double des menus normaux. Alors on découvrirait que les tarifs de pleine saison ou de basse saison ne sont nullement étudiés.

Et surtout l’on verrait combien peu de gens dans ce pays sont préparés pour recevoir ce « million de touristes » qui seront là demain.

On constaterait sans doute en fin avec effroi que nul établissement ne se soucie d’imprimer des dépliants publicitaires et que chacun vit aux crochets de l’Office du Tourisme sur ce plan-là et sur bien d’autres !

Une mobilisation générale des énergies s’impose donc derrière le ministère et l’ONMT. Et cela à tous les niveaux que ce soit à l’échelon des offices, des agences et pour finir à celui des sociétés, des établissements privés, et enfin de compte de chacun de nous. Ainsi naîtrait en chacun de nous le désir sympathique et constructif de connaître mieux notre terre, l’aimer et… la faire aimer.

Le Maroc bouleverse les structures de son tourisme, de ses mers, plages, montagnes et lacs

L’évolution sociale et économique de notre pays est en train de créer les conditions de l’infrastructure touristique de la civilisation des loisirs. Elle est en train d’accélérer le développement touristique qui engendre de nouvelles formes d’accueil et bouleverse les structures traditionnelles du tourisme et de l’hôtellerie. Si le Maroc est souvent nommé le pays des contrastes, c’est parce que le passé le plus ancien, et l’équipement moderne s’y côtoient et font un ensemble harmonieux.

La mer et ses plages, les montagnes, les stations de ski, les forêts, les lacs et les barrages, les terres riches et cultivées et le Grand Sud, sont autant de visages d’un pays agréable et accueillant au printemps, en été, en automne et en hiver.

Les grands courants touristiques

Le Maroc est le lieu géographique naturel entre l’Europe et l’Afrique. La courte distance qui sépare les deux continents est comblée par un service régulier de ferry-boats :

lAlgésiras-Tange-Algésiras ;

lCeuta-Gibraltar-Ceuta

lMalaga-Tanger-Malaga

lTanger-Gibraltar-Tanger en pleine expansion.

Les touristes provenant en majorité des pays du marché commun et qui voyagent dans leur propre voiture peuvent prendre le ferry-boat qui relie le Maroc à l’Europe. Les touristes peuvent visiter notre pays sur de bonnes routes asphaltées : 18500 kilomètres.

Le voyage par avion de différents points du Nord et du Sud est de courte durée et rend le Maroc de plus en plus accessible.

Paris-Casablanca : 3 heures 00 ; Madrid-Casablanca : 2 heures 15 ; Genève-Casablanca : 2 heures 50 ; Milan-Casablanca : 3 heures 00 ; Rome-Casablanca : 4 heures 20 ; Prague-Casablanca : 7 heures 25 ; Vienne-Casablanca : 5 heures 25 ; Tunis-Casablanca : 5 heures 20 ; Lisbonne-Casablanca : 1 heures 45 ; London-Casablanca : 3 heures 50 ; Stockholm-Casablanca : 5 heures 45 ; Montréal-Casablanca 9 heures 40 ; New-York-Casablanca : 9 heures 20 ; Caracas-Casablanca : 12 heures 10 ; Dakar-Casablanca : 6 heures 00 (Escales comprises).

Un touriste américain visitant l’Europe et désirant faire un crochet vers le Maroc peut le faire pour une dépense supplémentaire très modique.

Les composantes de la personnalité géographique du Maroc

Symétriquement situé par rapport à la Tunisie, le Maroc se distingue de l’Algérie pays limitrophe, par sa double façade maritime et qui fait plus de 1.500 km de plages.

Notre pays se trouve en effet placé sous deux influences dominantes :

lLa Côte Atlantique qui baigne sur 1.300 km permettant un littoral ouvert en majeure partie sur des plaines.

lLa côte Méditerranéenne 830 kms, bordée par une dorsale de hautes terres du Rif central à l’Anti Atlas Occidental.

Si cette notion du climat est fondamentale pour l’Agriculture, la notion de quantité de précipitation est beaucoup moins importante pour le tourisme que celle du nombre de jours et même des heures pendant lesquelles il pleut.

L’indice climatique (rapport du nombre de jours de précipitations sur la température) peut rendre compte de l’importance et de la distribution des stations balnéaires et climatiques.

Nous arrivons aussi à des résultats qui correspondent étonnamment à la réalité touristique.

Zone balnéaire et indice :

lAl Hoceima : 1,5

lTanger : 4,3

lToulon : 1,6

lMontpellier : 2,6

lCasablanca : 4,2

lRabat : 2,7

lEssaouira : 2,04

L’aménagement du territoire pour une mise en valeur touristique

La zone méditerranéenne

- Saison chaude et longue, toujours supérieure à 10 degrés, jamais inférieure à 0 degré centigrade.

- Saison, d’hiver possible, malgré l’unité donnée par le climat. La valeur balnéaire n’est pas uniforme car les nuances climatiques, la localisation des stations par rapport aux grands courants touristiques, la variété des paysages, la valeur inégale du front de mer, expliquent bien l’inégal développement touristique et laisse deviner l’évolution future.

La Côte Méditerranéenne au Nord, le Sahara au Sud. L’Algérie à l’Est, la Côte Atlantique à l’ouest.

Chacune de ces faces du quadrilatère irrégulier. Méditerranée – Atlantique, Sahara-frontière algéro-marocaine, représente par sa nature comme par les rapports de contiguïté qu’elle détermine, un des éléments dont est faite l’originalité du pays.

- A l’Est, le voisinage algérien signifie bien participation commune physique et humaine.

Relief et climat – Production, population et genre de vie sont presque les mêmes de part et d’autre que la frontière conventionnelle.

Nous ne pouvons considérer le Maroc sans le replacer dans cet ensemble naturel qui est l’Afrique du Nord.

- Au Sud, il s’ouvre sur le Sahara, où l’individualité des trois pays nord africains semble se dissoudre.

- Au Nord, seul le Maroc avec l’Espagne qui commande l’unique et étroite porte de communication.

Le détroit de Gibraltar est si étranglé qu’il joue en même temps le rôle d’un tremplin ou plutôt d’un isthme, la fonction du Maroc est essentielle puisqu’il assure la liaison entre les deux continents : « l’Eurafrique ».

Contact

Mer-montagne

L’arrière pays

L’arrière-pays d’un littoral permet une possibilité d’excursion et une richesse complémentaire au potentiel touristique de la ville ou de la station.

Ainsi, Tétouan est une ville construite sur la colline de Dersa, à 60 km de Tanger. C’est une ville entourée de jardins irrigués par le Rio-Martil. Parmi ses dix-sept mosqués, celle de sidi Es-Saïdi est la plus remarquable.

Les souks établis par corporation, les rues voûtées, les vieux remparts, les les portes dont Bab Rmouz, constituent le véritable observatoire sur la vallée du Rio – Martil. Son école d’artisanat, son musée et l’ancien Palais du Khalifa retiennent l’attention du visiteur.

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Hôtellerie pour faire face à la civilisation des loisirs

Souriant, visage du Maroc du Nord

A cela s’ajoutent les ruines de Tamuda – si nous poussons notre itinéraire vers Ouezzane, capitale des Chérifs d’Ouezzane, nous remarquons sans aucun doute la transition entre le Maroc du Nord et le pays qui s’étend au-dessous du Pré-Rif. C’est une bourgade extrêmement pittoresque qui se situe sur les pentes septentrionales du Djebel Hellal à 320 mètres d’altitude.

Vers l’Est, la route du Rif est extrêmement pittoresque jusqu’au delà de Targuist-Chefchaouen, située à 57 kms de Tétouan, mérite une importance toute particulière, puisqu’elle se trouve perchée à 610 m d’altitude, entre les rochers avec ses toits couverts en tuiles. La ville des fontaines, séduit par ses eaux abondantes, ses jardins parfumés, et rappelle le raffinement de la civilisation hispano-mauresque. Des siècles passés, elle garde encore une antique forteresse avec donjon et un cadre naturel enchanteur.

Kétama

A 105 kilomètres de Chefchaouen, sur la route suivant le relief accidenté de la cordillère rifaine et conduisant à Nador, se situe Kétama. Au cœur de cette région bénie des chasseurs pour son gibier abondant et varié, Kétama est une station de montagne et de sport d’hiver en plein essor.

L’air vivifiant, la forêt de cèdres d’où émergent les cimes de djebel Tidighine (2,342 m) également couronné de cèdres.

L’hôtel du Tourisme offre pendant l’été, la fraîcheur de la piscine et des possibilités de villégiature dans les forêts avoisinantes. Pendant l’hiver, un téléski conduit aux pentes neigeuses voisines. Les excursions autour de Kétama sont d’une extrême variété, forêt de chênes et de cèdres, sources et cascades dans un cercle de quelques kilomètres.

Les routes

Les routes constituent le point de départ de toute infrastructure touristique. Deux bonnes routes traversent les paysages du Rif.

La première au départ de Chefchaouen déroule un excellent tracé à travers un paysage montagneux, planté de sapins, nous atteignons l’altitude de 1.625 m avant de descendre des montagnes rocheuses sur Kétama. La deuxième route est celle de l’Unité qui après Fès, longe le Djebel Seddina où des grottes encore peu connues recèlent d’importants gisements préhistoriques, notamment les pierres gravées et un outillage très curieux, elle découvre un panorama remarquable sur toute la région environnante. Face à la côte d’Azur en France, à la rivière des fleurs en Italie, à la Costa del Sol, la Costa Blanca et Torremolinos en Espagne, tout a été mis en œuvre pour que le littoral méditerranéen constitue une côte d’Azur marocaine et attire le maximum de courants touristiques venant par air ou par mer. La côte du Rif de Tanger à la frontière algérienne est baignée par les eaux cristalines de la Méditerranée. Des efforts considérables y sont déployés pour mettre en valeur les plages magnifiques dans les environs de Tétouan, à Smir (Restinga), à Oued Laou, à M’diq, à Taifor, à Alhoceima, à Saïdia. C’est sur ce littoral qu’alternent sur des kilomètres et des kilomètres, criques et calanques, plages de sable et de galets, falaises, plongeant à pic dans la mer.

La méditerranée marocaine est une piscine dont les eaux sont calmes. Elle comprend des baies, très

favorables à la pratique du ski

nautique et de la pêche sous-marine.

La zone de Tanger

La zone de Tanger se situe à proximité immédiate de la zone émettrice des touristes. Tanger est la principale porte d’accès des touristes au Maroc. Il existe un port et un aéroport importants, une plage de sable fin, du soleil et un sight-seeting très intéressant. Le plan d’aménagement de la Baie de Tanger doit couvrir une superficie de 350 hectares. L’animation et les loisirs qui font carence au Maroc vont naître dans cette région, sur la rive gauche de la baie en même temps qu’un complexe de loisirs. La route qui fait le tour de la baie va permettre une diversité de paysages, et une possibilité d’incursion dans l’arrière-pays. Par là, la Baie de Tanger va constituer une zone touristique remarquable dont l’aménagement doit être global. Objectif de cet aménagement :

- mise en valeur économique de la région, d’où création d’emplois.

- Création d’une opération pilote servant pour exemple à tous les investisseurs privés en vue de l’aménagement futur des autres stations balnéaires. C’est une station de détente ouverte et animée. Elle présente un ensemble aux caractères bien définis :

- Unité de site ;

- Unité de climat ;

- Proximité immédiate d’une grande ville, conduisant naturellement à un aménagement touristique cohérent, important et concentré.

La zone de Tanger compte plus de 4.000 lits et comptera plus de 12.000 lits en 1972.

La zone de Smir

En l’espace de 4 ans, cette zone, admirablement située entre Ceuta et Tétouan a connu un grand essor, un port a été créé : M’diq tout un complexe hôtelier et para hôtelier a été construit grâce à la participation de la Caisse de dépôt et de gestion qui est un organisme public auquel se sont associés divers groupes privés. La zone de Smir compte actuellement plus de 1.300 lits, et prévoit 6.200 lits pour 1972. Smir est un centre balnéaire important. Il comporte des bungalows mis à la disposition de la clientèle et des installations assurant les services communs : bars, restaurants, dancings – centre commercial – terrains de sports et des loisirs, etc…

De telles installations font de Restinga (Smir) l’une des grandes stations de vacances du Maroc.

M’Diq :

C’est un petit port de pêche, niché aux creux d’une baie impressionnante. Sur la rive gauche, un important centre balnéaire Taïfor – Altaïr s’est édifié pour profiter de la proximité de la chaîne de collines.

Rio Martil

C’est la plage de l’agglomération de Tétouan puisqu’il se trouve à 10 kilomètres de distance.

L’embouchure de l’Oued Martil en fait un abri naturel pour les pêcheurs.

Oued Laou

L’ensemble de la mise en valeur de la côte du Rif a tiré Oued Laou de son long sommeil. Un barrage a été édifié en amont de l’oued qui assure l’irrigation de la plaine. Des bungalows surgissent çà et là, sur la plage et Oued Laou, à 35 km à peine de Tétouan, est appelé à un bel avenir

La zone d’Alhoceima

La zone d’Alhoceima qui a un climat méditerranéen qui convient très bien à la vie balnéaire estivale. Les moyennes sont très proches de celles du Mellila-Nador avec des nuances. La baie d’Al Hoceima qui est orientée vers le Nord, ignore complètement les vents violents. Très engagée dans la masse continentale, la baie est très sensible aux fortes chaleurs estivales. Le nombre de jours dont le maximum dépasse 30 degrés doit être parmi les plus grands de tout le littoral. Les paysages côtiers de cette zone présentent une variété et une ampleur rares.

Le Maroc bouleverse les structures

de son tourisme, de son terre rouge

et son ciel d’Email, Farouche

Vers l’Est, le visiteur admire la courbe majestueuse de la baie qui déroule ses 15 km de sable. L’énorme masse du Cap Quilatès et la violence du relief formant le site d’Alhoceima introduisent une toute autre note dans le pays-sage.

Vers l’Ouest, de la pointe de Fraisles au Penon, la côte tranche perpendiculairement les différentes formations géoglogiques des Bokoyas. La route en lacets qui monte de la plaine vers Alhoceima reflète bien le relief heurté de la côte.

La beauté sauvage des sites peut déterminer à elle seule un certain tourisme de passage. En effet, l’intervention humaine a créé la bourgade Alhoceima existant seule sur la mer libre depuis Tanger pour l’ensemble des côtes rifaines. Alhoceima n’est pas une ville ancienne mais elle a l’avantage de posséder un port, un aérodrome et de disposer de la plupart des commerces nécessaires à la vie touristique.

La plage d’Alhoceima étale son parterre de sable fin au pied de la falaise sur laquelle ses bungalows sont disséminés. Au bord de la plage, l’hôtel Quevedo, au sommet de la falaise, l’hôtel Mohammed V. La zone d’Al Hoceima compte environ plus de 1744 lits (3.544 en 1972). Si on envisage le rôle portuaire pour la Baie d’Alhoceima c’est parce qu’elle représente l’un des plus beaux plans d’eau qui puisse se concevoir par son étendue et sa protection.

Le secteur d’Alhoceima semble pour le moment devoir se diriger vers la navigation de plaisance et les sports nautiques.

La côte Atlantique

La côte Atlantique marocaine s’étale en latitude contrairement à celle du Rif. Du détroit de Gibraltar, aux sables des confins sahariens, le littoral Atlantique s’étale sur plus de 1.000 km et concentre la vie économique avec le grand port industriel de Casablanca. C’est là que se trouvent les deux villes importantes à haut niveau de vie : Rabat et Casablanca, à moins de 200 km de Marrakech, Fès et Meknès.

L’accès est facile. Qu’il s’agisse des voies aériennes, maritimes, routières ou ferrées, cette zone est très pourvue. Lorsqu’on arrive à Tanger, on est loin encore d’Alhoceima et beaucoup plus loin de Saïdia. Par contre, de Casablanca ou Rabat, on est en quelques heures à El Jadida, Safi, ou Essaouira et cela sans aucune difficulté.

De Rabat, on accède à Fès en deux ou trois heures et on met le même temps de Casablanca à Marrakech et au Haut-Atlas.

Casablanca

Le littoral Atlantique est un pays de villes. C’est au centre même de ce littoral qu’a grandi Casablanca avec ses 1.250.000 habitants, Rabat avec plus de 650.000 ; ce sont les deux métropoles du Maroc, capitales économique et politique. Casablanca dispose d’un grand port mondial, d’un aéroport international. C’est un centre des affaires et de banques. La ville de Casablanca a bien équipé sa côte appelée « Corniche d’Aïn Diab », à l’Ouest sur le cap d’El-Hank où il existe tout un ensemble d’établissements balnéaires dont les piscines trouvent leur prolongement dans la mer : Anfa – Plages, Kon-Tiki. Tahiti, Sune-Bach… Jour et nuit, l’animation et les loisirs y sont très fréquents. Casablanca possède à elle seule une capacité de 2.900 lits. Elle en comptera 5.012 en 1972.

Rabat-Salé-Skhirat-Mohammedia

La capitale administrative et sa voisine immédiate Salé ont toutes deux une plage, mais l’affluence y est telle durant les beaux jours, que le visiteur préférera découvrir les stations périphériques. Elles sont nombreuses après Rabat, sur la route de Casablanca, plages familiales pour la plupart, elles ont toutes un cachet particulier : Miramar, Témara, Sables d’Or, Val d’Or, Rose-Marie. A quelques kilomètres de Rose-Marie, la plage de Skhirat mérite une mention particulière. Elle est, en effet, une charmante station balnéaire : « Amphytrite ». Cette station remplit toutes les conditions pour assurer un séjour des plus agréables : chambres donnant directement sur la plage privée de l’hôtel, sauna piscine, night-club. Etc… De Skhirat jusqu’à Mohammedia, les plages se succèdent les unes aux autres : immenses plages pratiquement désertes (Bouznika, où l’on projette l’implantation d’un important complexe balnéaire, et surtout la plus célèbre et la plus belle ; la plage de Mohammedia, station balnéaire élégante avec casino, golf, tir aux pigeons, yachting et deux hôtels avec piscine et plage privée.

El jadida-Oualidia-Safi

Après la plage de Dar Bouazza, puis les Tamaris, Azemmour (station bijou à caractère familiale). C’est une ville sainte disposant d’une grande plage qui, bordée par une forêt d’eurcalyptus, va jusqu’à El Jadida, charmante station balnéaire avec une cité portugaise dont les remparts dominent la mer. Après El Jadida, ce sont les plages de Sidi Bouzid, Moulay Abdallah, où a lieu chaque année un moussem très important avec de splendides fantasias, le cap Jorf El Asfar, dominant la mer, lieu rêvé pour le camping, caravaning, dans une oasis de verdure, Sidi Moussa, que longe une lagune où l’on chasse le gibier d’eau et enfin le paysage majestueux et calme d’Oualidia, station balnéaire longeant une lagune reliée à l’Océan. D’El Jadida à Oualidia, la côte a été nommée côte de nacre, à cause de sa lumière transparente et nacrée.

Safi est la ville de l’important complexe chimique et industriel dont la plage est située près du port, au pied d’une falaise. Essaouira, se trouve à 30 kilomètres de Safi, sur l’emplacement d’un ancien port de pêche, et vieille de trois siècles. C’est une ville toute blanche, infiniment pittoresque, construite sur une presqu’île rocheuse en face d’un groupe d’îlots.

Hôtellerie pour faire face

à la civilisation des loisirs et mystérieux

Sud-Marocain

La zone d’Agadir

La route qui conduit alors vers Agadir après avoir traversé une région de maquis où se mêlent les thuyas, les arganiers, les lentisques et les genêts blancs, débouchent sur une vallée verdoyante. A partir de Tamri, elle longe l’Atlantique et les plages se succèdent les unes aux autres : Paradis-Plage, Tarhaout, et enfin on découvre Agadir : station joyau du Tourisme Marocain. Magnifiquement enserrée dans sa baie la plus ensoleillée du monde, Agadir occupe une position géographique remarquable. C’est dans cette région, sur une quarantaine de kms que la chaîne majestueuse de l’Atlas se termine en beauté et tombe dans l’Océan Atlantique.

Brusquement le relief cesse d’être abrupt, ridé, accidenté, la dernière colline coiffée d’une enceinte fortifiée d’origine portugaise, domine de ses 230 m la ville et abrite la plus grande baie du Maroc ; la baie d’Agadir. Une plaine rose et blonde sous un ciel d’émail s’étale infiniment. C’est la plaine du Souss. Agadir est ainsi, la porte occidentale du Sahara marocain. La grande beauté de cette ville, justement, c’est la combinaison de l’espace, de l’air, du soleil, de mer et de la montagne. Le soleil y brille 300 jours par an. Une lumière une chaleur exquises favorisent le bain à toute heure, en toute saison. La baie est bien protégée des vents par la colline et le promontoire du Cap Ghir.

Agadir, face à l’Atlantique bénéficie d’une immense plage de dix kilomètres, d’une déclivité faible et baignée par des eaux calmes. Elle a encore l’avantage de posséder parallèlement à la plage, une zone de dunes boisées.

La plage, utilisable toute l’année, bien abritée, constitue l’attrait principal de la ville, et peut recevoir plusieurs milliers de baigneurs. Son équipement comporte des parcs de stationnement pour plus de 600 voitures. D’autre part, les jeux de la mer sont un autre attrait d’Agadir, baignades, bain de soleil, yachting, pêche sportive, pêche sous-marine, promenades à dos de chameaux, où à cheval dans la forêt d’eucalyptus de 60 ha ou sur les pentes des premiers contreforts de l’Atlas, le Royal Golf sur la route d’Ait Mellal un parc de sports groupant toutes les installations sportives à proximité des différents quartiers de la ville a été conçu dans un cadre naturel largement boisé. Agadir est une ville tournée vers l’avenir. Admirablement desservie par de belles routes et un grand aérodrome, elle incite à venir en auto, en car ou en caravelle des différents points du Royaume et de l’Europe.

Une ville tournée vers

l’avenir

Agadir compte actuellement plus de 2.000 lits. Elle comptera d’ici 1972, plus de 7.000 lits. Grand carrefour routier, elle est aussi, et encore le point de départ vers de nombreuses et passionnantes excursions.

L’arrière pays, le Souss, nous l’avons vu est une région très riche en paysages et d’une forte personnalité. A une heure de route, Taroudant vous accueille avec son site grandiose et ses remparts séculaires. De là même on peut aller sur Ouarzazate découvrir les grandes vallées du Draâ, du Dadès, les gorges du Ziz et du Todra déjà célèbres. Toute proche, à 60 kms, est la montagne des Ida Ou Tanane où le grand village d’Imouzzer vous étonne avec ses lumières, ses couleurs et ses merveilleuses cascades : « les voiles de la mariée».

Vers le Sud, Tiznit est la ville présaharienne par excellence : au milieu d’une vaste palmeraie, ses remparts crénelés, ses portes, son minaret d’inspiration sénégalaise et, enfin son centre de fabrication de bijoux berbères en argent surprennent par leur beauté et leur charme original. Plus loin, voici Targuist, oasis luxuriante, Amtoudi et ses gorges enserrées dans des parois de plus de 200 m où sont perchés majestueusement les « Agadiris » forteresses sahariennes.

Goulimine est la cité des hommes bleus et du souk aux chameaux, aux portes même du désert qui commence là et ne finit nulle part. Non loin de Goulimine est la « plage blanche ».

Enfin, en plein désert, près de Tan-Tan, une belle plage solitaire également équipée de bungalows.

Le grand sud aussi…

L’aménagement du territoire, ne peut évidemment se développer de manière totale partout en une fois. Il y a donc lieu de procéder avec méthode, eu égard aux urgences de certaines zones prioritaires.

Nous avons cité les points d’impact, dans des régions déterminées de la Méditerranée (zone de Tanger, zone de Smir, zone d’Alhoceimas) de l’Atlantique (zone de Rabat, Casablanca et Agadir).

Les régions du Grand Sud et des villes impériales constituent aussi des zones à aménagement prioritaire en vue de créer un lieu de continuité touristique entre ces régions et les autres centres touristiques du Maroc.

La capacité hôtelière dans le Grand Sud est ede 1.250 lits. En 1972, elle sera portée à plus de 2.600 lits.

Quant aux villes impériales leurs capacité hôtelière est la suivante :

Ces villes impériales sont des véritables chantiers où partout naissent des hôtels et des installations touristiques. Le réseau hôtelier existant y est déjà mis en œuvre pour sonnant, les monuments sont savamment restaurés, l’artisanat, y est encouragé. Tout est mis déjà en œuvre pour faire de ces villes de grands carrefours et des relais dans les circuits touristique.

La région de Fès offre la possibilité de cures dans les sources thermales de Sidi Hrazem et de Moulay yacoub qui un jour connaîtront un renom international pour leur caractère bienfaisant. Ces diverses considérations montrent combien est riche le potentiel touristique marocain et combien une tâche exatlante est à la portée de ceux qui sont responsables de cette « poule aux œufs d’or ».

Le Maroc n’a pas encore donné toute la mesure de ce qu’il recèle en bienfaits de l’esprit et des sens. Le pays est devenu un grand chantier et les années s’annoncent fructueuses d’un tourisme national, et international cohérent, organisé où le secteur privé et le secteur public apportent leur pierre, mettant l’intelligence d’équipes dynamiques au service de l’intérêt général. Le Maroc, ainsi, plus que jamais comme le disait André Maurois est la seule contrée du Monde où les villes neuves sont dignes des anciennes.

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