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Mercredi, 16 Mars 2016 10:03

Marocains, connaissez-vous votre pays ?

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Les congés payés sont avec les avantages sociaux, la grande conquête des travailleurs de ce siècle. La marche vers la « civilisation des loisirs » passe par le tourisme. C’est un point désormais acquis, et l’on dissocie de moins en moins vacances et voyages. Or, la durée des vacances et le niveau de vie augmentant de pair, est apparu un fait nouveau, la soif d’espace qui se double aussi d’un fait de civilisation : la fringale de connaissance des autres pays.

Les événements allant très vite, nous aussi, nous nous mettons à l’heure planétaire. C’est ainsi qu’à l’encontre de la génération de nos pères pour qui une randonnée à 500 km était le voyage de leur vie, nous voulons tous commencer notre découverte du monde par les horizons les plus lointains. Demandez autour de vous comme nous l’avons fait en un sondage-éclair, quel est en 1969 le pays des vacances idéales et l’on vous répondra dans une proportion écrasante : le Japon.

Ceux qui bornent leur choix à des limites plus raisonnables vous parleront de l’Amérique du Nord, puis des Pays Scandinaves etc… mais il y a plus grave : à distance égale le Gadiri préfère aller à Lisbonne qu’à …. Oujda ! Oui voilà qui est grave en effet car cette réponse est symbolique ; elle est le symptôme de la maladie dont souffre le Marocain : le désintéressement total qu’il éprouve à connaître son pays.

 

Tout sauf le Maroc

Oh, le mal n’est pas que marocain, quel Norvégien débarquant au Maroc qui pour lui, au moins, est le pays des vacances idéales s’est-il aventuré jusqu’au Cap Nord ? Bien peu en vérité; mais pour le cas qui nous préoccupe présentement, à savoir le tourisme intérieur, la conduite des nationaux appelle quelques réflexions.

La première serait que, bien peu au fait des coutumes qui ont vu le jour en des paysages distants de quelque centaines de km seulement et qu’il n’a jamais vus, le Marocain est un bien piètre interlocuteur lorsqu’un étranger lui pose des questions sur son pays. Il est donc un mauvais guide et ne participe pas à la relance de son pays comme il le devrait.

La seconde constatation procède des mêmes raisons et fait que le Marocain à l’étranger est le plus mauvais ambassadeur qui soit du tourisme en son pays. Ainsi s’installe dans le monde un visage du Maroc qui n’est pas le vrai visage du Maroc. C’est celui qu’ont contemplé à la sauvette au cours de voyages organisés des touristes endormis par la bonne chair et le bon vin marocain et que l’on réveille dans leurs pullmans à chaque étape. Que dans le monde entier l’on confonde Chaouen et Taroudant lors des projections familiales de diapositives de voyages du Maroc peut-il laisser le Marocain indifférent ?

Non sans doute. Alors un effort national s’impose. Il faudrait qu’au terme de celui-ci, chacun puisse être incollable sur la géographie du Royaume, et, pour ce faire que chacun juge sur pièces de la topographie de son pays. Il ne s’agit pas de prendre son bâton de pèlerin et de se mettre en route, pour accomplir le périple à pied.

Bien que cela soit sans doute la meilleure façon de voyager, les temps ne sont plus à ce genre d’excursions et, il faut bien le dire, les agences de voyages sont assez nombreuses pour prendre en charge -une fois n’est pas coutume- les Marocains. Or, nous sommes au regret de le constater, rien de cela n’est prévu dans ces officines. Le tourisme national est à créer de toutes pièces. Et il faut avouer que cela serait une création d’importance au lieu que de se borner à organiser l’exode des Marocains vers l’étranger ! On a enregistré à Tanger 525.000 sorties vers l’Espagne !

 

Connaître son pays pour le faire aimer

Le soleil et les palmiers que l’on trouve à Madère et aux Canaries sont rigoureusement les mêmes que ceux que l’on rencontre partout au Maroc. Identique est aussi la neige de Courchevel à celle de l’Oukaïmden. Mais voilà, un snobisme s’est solidement installé en nous, savamment exploité du reste, et entretenu à plaisir, qui veut que l’on aille chercher à des milliers de km ce que l’on a simplement sous la main, pour le simple plaisir de dire : « je suis allé à Rio » etc….

Entendons-nous bien, professionnels du tourisme, nous ne minimisons par l’enseignement qu’il apporte aux civilisations qu’il met à la portée les unes des autres. Nous savons bien que ces rencontres sont primordiales pour la compréhension et la concorde entre les peuples.

Nous voudrions simplement que l’on apprenne à se servir du tourisme qui, comme tout fait nouveau, demande à être bien compris pour apporter les innombrables joies que les voyages peuvent dispenser. Notre ministre du Tourisme, M. Ahmed Alaoui est, avec son équipe parfaitement conscient du problème : il l’a prouvé. Mais comme toujours, le secteur privé n’a pas suivi. Et nous ne le dirons jamais assez, si certains hôteliers font profession de « plumer » à merci les voyageurs, il n’y a aucune raison pour que ces hôteliers continuent à appliquer les mêmes tarifs inconsidérés. Bien au contraire, nous pensons qu’il appartient à chacun de nous de dénoncer en envoyant sa note d’hôtel ou de restaurant au ministère ou au siège de la « Vie Touristique », les abus que l’on connaît trop peu et qui sont le tribut de notre indifférence à la cause touristique du pays. On s’apercevrait ainsi que les « menus touristiques » n’existent pas au Maroc ou qu’ils sont le double des menus normaux. Alors on découvrirait que les tarifs de pleine saison ou de basse saison ne sont nullement étudiés. Et surtout l’on verrait combien peu de gens dans ce pays sont préparés pour recevoir ce « million de touristes » qui seront là demain. On constaterait sans doute en fin avec effroi que nul établissement ne se soucie d’imprimer des dépliants publicitaires et que chacun vit aux crochets de l’Office du Tourisme sur ce plan là et sur bien d’autres ! Une mobilisation générale des énergies s’impose donc derrière le ministère et l’ONMT. Et cela à tous les niveaux que ce soit à l’échelon des offices, des agences et pour finir à celui des sociétés, des établissements privés, et enfin de compte de chacun de nous. Ainsi naîtrait en chacun de nous le désir sympathique et constructif de connaître mieux notre terre, l’aimer et… la faire aimer.

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