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Jeudi, 15 Décembre 2016 14:18

Tourisme intermaghrébin ou les frontières des esprits

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Peut-on aspirer à un tourisme intermaghrébin après les tempêtes révolutionnaires arabes et les

éternels susceptibilités qui minent la construction d’une union du Maghreb on ne peut plus vitale face aux chamboulements géostratégiques qui secouent le monde ? Non seulement, cette union est possible mais elle est devenue indispensable pour la survie économique et sécuritaire des pays du Maghreb.

Le danger terroriste est à nos portes, voire parmi nous quand on sait que le groupe islamique Daech s’est solidement implanté en Lybie, devenue ingouvernable.

Le même danger vient du côté du Sahel en passant par les mailles du Sahara algérien et mauritanien où les groupes terroristes (AKMI, BOKOharam et autres) ne cessent de gagner de terrain. A ces menaces sécuritaires, s’ajoute celle économique qui depuis le début de la crise mondiale en 2008, n’a pas cessé de tordre le cou aux économies des pays du Maghreb. Même l’Algérie qui est la mieux lotie par son or noir, s’est confrontée à la réalité amère de la baisse vertigineuse du prix du pétrole.

Autant dire que face aux assemblages régionaux qui entrent en force dans la nouvelle configuration géoéconomique du monde, le montage d’un Maghreb fonctionnel et propice à une intégration sous régionale est désormais une urgence. Il suffit de constater que le Maghreb recèle environ 100 millions de consommateurs potentiels pour supputer la valeur d’une véritable intégration économique. Celle-ci est d’autant plus évidente qu’aujourd’hui la coopération économique entre les pays de la région ne dépasse guère les 3% du volume du commerce extérieur du Maghreb. Quel incommensurable gâchis économique mais social aussi quand on sait que la circulation des personnes est assujettie à de multiples entraves : la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie, la carence des transports terrestres et aériens, les tracasseries administratives (visas et autres). Du coup la question qui reste en suspens, c’est de savoir dans quelle mesure le tourisme Intermaghrébin est-il envisageable aujourd’hui ?

Non seulement le   tourisme est envisageable mais il serait, à coup sûr, le secteur économique le plus porteur dans l’avenir. D’abord les voyages, sans restriction, permettront aux citoyens de l’UMA de renouer avec les liens familiaux et amicaux tissés depuis longtemps d’un coté comme de l’autre. La chaleur humaine entre les peuples, retrouvée, il est incontestable que la frontière d’esprit entre les dirigeants finira par s’écrouler par la force des choses.

Pas plus que l’Union Européenne, le Maghreb n’est pas une utopie. Car contrairement au long chemin, parcouru par une Europe patchwork, l’UMA se félicitait, dès sa création des liens solidaires qui unissent les peuples du Maghreb arabe, fondés sur la communauté de langue et de religion. Jamais une marche progressive vers la réalisation d’une intégration complète du Maghreb, n’a été aussi capitale pour la survie de la région face aux mutations dangereuses que connaissent son environnement et plusieurs coins du monde. Le profit d’une intégration réfléchie est inestimable pour les Etats, les peuples, voire les dirigeants qui auront résolu les multiples problèmes du chômage, de l’énergie, de l’agriculture et du tourisme. Pour simplifier la donne, le Maroc et la Tunisie réduiraient leur facture énergétique en s’approvisionnant chez leur voisin algérien en pétrole. L’Algérie utiliserait le phosphate marocain et tunisien, profiterait de l’expertise agricole du Maroc et du savoir faire économique et universitaire tunisien. On peut multiplier les échanges à l’infini. Imaginez par exemple que les projets du train transmaghrebin Casa-Tunis, d’Air Maghreb et la libéralisation du ciel, aient été aujourd’hui fonctionnels. Combien de millions de touristes maghrébins circuleraient dans tous les sens avec la dynamique économique que cela suscite. Il y a beaucoup de sites à voir et à revoir en Algérie, en Tunisie et au Maroc qui relatent des civilisations et des histoires communes.

Personne n’oubliera l’engouement suscité par l’escapade du roi Mohammed VI dans les ruelles de l’ancienne Medina de Tunis. Après sa visite officielle, le roi a prolongé son séjour privé en se promenant sans protocole et en prenant des photos avec nos amis tunisiens. Ces derniers ont beaucoup apprécié et ont reconnu publiquement que le roi a fait la meilleure promotion de la destination Tunisie. Et si tous les dirigeants du Maghreb faisaient comme le roi Mohammed VI, l’UMA ne serait pas une utopie.

Mais, tôt ou tard, c’est l’intérêt des peuples qui primera sur l’intérêt des individus. Il n’y a qu’à se rappeler que l’Europe a mis quand même plus d’un demi siècle pour toucher au but.

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