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Ah Saïdia, perle de la Méditerranée, 1ère station du plan Azur, station "intelligente" tournée vers le développement durable et la sauvegarde patrimoniale, pionnière de l'éco-tourisme balnéaire... vous y croyiez, vous ?

Pour notre part notre religion est faite sur Saïdia : à peine sortie de terre et déjà obsolète ; trop d'erreurs se sont agrégées pour que l'on puisse raisonnablement espérer voir le décollage de la station ; seule peut-être l'ouverture de la frontière marocco-algérienne pourrait encore sauver les meubles de la station... et encore.

Le projet initial était peut-être trop ambitieux, trop mal étudié ; de toute façon il dépendait de l'expertise (discutable) de l'espagnol Fadesa ; Fadesa n'est plus et l'on a vu débarquer Addoha, champion de l'immobilier social, que l'on a décrété champion du resort touristique. La réalité fut tout autre : manque d'infrastructures publiques et culturelles, absence d'animation, bunkérisation d'un site naturel, logements mal construits, commercialisation au ras des pâquerettes ; Addoha a appris à ses dépends que le tourisme de luxe, ça ne s'improvise pas. A ses dépends, vraiment ? Plutôt aux dépends du contribuable marocain.

On ne prête qu'aux riches, c'est bien connu. Ce vieux proverbe vient une nouvelle fois de trouver une illustration éclatante avec les dernières mésaventures de la station Saidia ; ainsi Addoha qui, en rachetant Fadesa Maroc, s'était autopropulsé grand spécialiste du tourisme de luxe devant l'éternel avant de s'écraser pitoyablement devant les résultats désastreux du lancement de la 1ère mouture du Plan Azur (l'on se rappelle encore du reportage de France 5 et de l'excellence des intervenants d'Addoha...) vient de trouver une porte de sortie grâce aux bons services de la CDG. En effet, voilà qu'arrive en renfort la Caisse de Dépôt et de Gestion, bras armé de l'Etat et gestionnaire de l'épargne publique marocaine. Elle a déjà mis 1,3 milliards de dirhams sur la table et assure vouloir investir 5 milliards de dirhams pour "humaniser et mettre à niveau le cœur de vie de la station" ; c'est joliment dit. Elle reprendra l'ensemble des parcelles disponibles, viabilisées et non encore développées, en plus du centre commercial, de la marina et du golf, soit environ 60% de la surface de la station. On nous dit que ce n'est vraiment pas cher payé ; mais qu’achète-t-on au juste ?

La Marina est quasi vide, le golf n'a quasiment pas de joueurs, quant au centre commercial, quasi désert, il fait l'objet d'un bras de fer entre Addoha et les restaurateurs qui refusent de payer, estimant être lésés. Le fait est que la station à connu un départ absolument pathétique, avec une pluie de reportages dans la presse étrangère, tous plus négatifs les uns que les autres. La station n'arrive pas à décoller.

Ainsi le champion de l'épargne publique sauve la mise du promoteur privé, en reprenant ses engagements sur Saidia et ce sans la moindre contrainte ; pourtant, avec ses lucratifs projets immobiliers d'Atlas Golf Resort à Marrakech et d'Al Cudia Smir à Fnideq, Addoha n'est pas vraiment une entreprise en perdition ; certes elle perd de l'argent sur Saidia, mais est-ce aux épargnants marocains d'assumer les erreurs de stratégie du groupe d'Anas Séfrioui ? On socialise les pertes mais qu'on ne s'avise pas de socialiser les gains... le Maroc est vraiment un pays généreux !

Un chevalier blanc ? Plutôt un coup d'épée dans l'eau !                                      

Un désastre environnemental ?

Dès l'origine, le projet était sujet à controverses pour les défenseurs de l'environnement. Ils l'accusent de dégrader l'écosystème fragile du littoral. De plus, il est responsable, d'après eux, de pollutions importantes, vu l'absence de station d'épuration des eaux usées et l'évacuation de ces dernières en pleine mer.

Déforestation, rupture du cordon dunaire, destruction du littoral, de la faune & flore, désertification… les griefs des écologistes à l'encontre de la station sont nombreux.

Aucune unité médicale opérationnelle sur place

De l'avis des médecins, la spécificité d'un site touristique balnéaire fait que des milliers de touristes sont exposés au quotidien à des risques certains tels que les intoxications, brûlures, méningites, fièvres, turista, déshydratation… La disponibilité d'une unité médicale opérationnelle sur place et de qualité est une nécessité sine qua none d'une station balnéaire de niveau international. «Il est inadmissible de développer et lancer une station touristique de dernière génération sans y intégrer une clinique avec des équipements de dernier cri», relevait le président de la chaîne Iberostar, Miguel Fluxa Rossello, lors d'une rencontre sur l'investissement dans le tourisme à Casablanca, en présence de patrons de banques d'affaires internationales, du ministre de tutelle et de dirigeants de fonds d'investissement. Aujourd'hui, l'hôpital, public, le plus proche se trouve à trois quarts d'heures du site, à une soixantaine de kilomètres.

Mercredi, 02 Mai 2012 10:47

A quand les produits régionaux ?

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Tout paraît se passer comme si l'on continuait pour continuer... Pas vraiment d'innovation ni d'imagination, mais plutôt une sorte de routine où l'indolence le dispute au conformisme. N'est-ce pas tellement difficile de changer et de se remettre en question alors qu'il est plus commode de s'installer dans les bonnes et vieilles habitudes du passé et du présent ? Tel semble bien être le cas avec le produit touristique national. Non pas qu'il n'y ait pas de progrès et des améliorations, personne ne le conteste. Non pas que les chantiers manquent, ils sont nombreux et l'on aurait mauvaise grâce à le relever. Mais ce qui pose problème n'est-ce pas autre chose : l'optimisation de la promotion. Celle-ci dispose désormais d'un budget significatif de l'ordre de 500 millions de dirhams, bon an mal an. Mais l'on est en droit de se demander si la ventilation de ce budget est assurée dans des conditions conséquentes. Autrement dit : cette somme doit-elle être dépensée comme c'est le cas aujourd'hui ? C'est qu'en effet, elle est réservée pour l'essentiel à la promotion du produit Maroc dans son ensemble- on l'appelle d'ailleurs promotion "institutionnelle". Elle met en relief la destination Maroc, avec ses attraits et ses atours ; elle s'emploie à véhiculer une image d'attractivité destinée à susciter l'intérêt, à stimuler l'imaginaire de tout un chacun et à faire rêver "dans la tête" un touriste potentiel qui n'a pas encore décidé...

Oui, cette action-là est indispensable et elle n'a pas manqué de donner des résultats. Mais suffit-elle pour autant ? Rien n'est moins sûr tant il est vrai que les attentes et les aspirations des marchés émetteurs sont plus segmentées qu'il n'y paraît. Si bien que l'image Maroc ne peut se limiter à ce seul aspect. Elle doit en effet être accompagnée et même enjambée par une autre approche : celle des produits régionaux.

Les exemples comparatifs sont intéressants à cet égard qui témoignent de cette nouvelle exigence. Ainsi l'Espagne voisine, depuis des lustres, a su donner une forte visibilité à des produits locaux ou régionaux spécifiques : "Ibiza c'est Ibiza, aucun des touristes qui y va ne dit : "Je vais en Espagne" ; même constat pour "les Canaries" ; "Marbella, Benidorm ou Puerto Banys" ; en Egypte, c'est la référence à Louksor ou Sharm El Scheikh qui prévaut ; en Turquie c'est Istanbul ou Antalya ; même en Tunisie, ce sont des destinations -phares comme Djerba ou Hammamet qui prévalent, etc.

Les CRT au premier rang...

Dans le temps, nous avions, pour ce qui nous concerne, le traditionnel circuit des "Villes Impériales" mais qui peut nier qu'il a pratiquement épuisé ses qualités commerciales et promotionnelles. Voilà pourquoi la priorité doit être donnée à des produits régionaux qui doivent réunir toutes les conditions pour tenir la barre. Marrakech a gagné en notoriété internationale c'est vrai mais en même temps le risque de sa banalisation est réel et l'on en a déjà les premiers symptômes ; Agadir, depuis les années soixante, avait gagné ce profil de produit régional à forte attractivité au dehors sauf à signaler qu'il a accusé biens des rides ; Fès, après une longue somnolence, se lance dans cette stratégie ; mais c'est une bonne dizaine d'autres destinations qui doivent être rehaussées pour espérer être dans le catalogue que l'on appelle de nos vœux, mais les ministres qui ont passé à la tête du ministère ignorent totalement les produits régionaux et leurs visitent se limitent à Marrakech, Fès et rarement Agadir. Tel est bien le challenge aujourd'hui ; faire du chiffre, oui bien sûr, et réaliser une performance, encore faut-il asseoir ces flux sur des produits présentant en eux-mêmes des qualités répondant à ce que veulent les multiples segments de clientèle visés. Les CRT sont un vecteur irremplaçable à cet égard. Leurs moyens, plus que modestes quand ils ne sont pas négligeables, doivent être revus à la hausse. Non pas une augmentation pour le principe mais une mobilisation sans cesse accrue des moyens financiers pour leur permettre d'insérer leur action dans le moyen et le long terme. Chacun d'entre eux devra dans cette même ligne identifier les pays porteurs, les cibles de clientèle à cerner et à sensibiliser, ainsi que le type de produit à offrir.

... mais sans un rond !

La création des CRT avait comme objectif de créer une synergie entre les différents acteurs de la profession touristique ; les diverses branches d’activités, promotion, information, marketing, hôtellerie, voyagistes, devaient trouver un organisme commun capable de fédérer leurs efforts dans le cadre d’une politique de mise en valeur d’une destination donnée. Seulement, depuis leur création, ils évoluent dans un flou juridique qui remet grandement en cause la réalité de leur mission. Ainsi, ils ont du mal à trouver des financements ; les collectivités locales, qui n’ont aucune obligation contractuelle envers eux, les traitent-ils par-dessus la jambe ; il n'y a pas de budget ferme, voté pour pouvoir exécuter des programmes de promotion, et aucun semblant de stratégie ne peut prendre. Manque de subventions, manque également de soutient de la part des premiers concernés, les professionnels, qui rechignent à payer, ni serait-ce que leurs cotisations ; les CRT doivent toujours travailler sur le base des promesses de leurs adhérents, promesses qui n'engagent que ceux qui y croient. Cette situation est devenue aujourd'hui plus que problématique ; en effet la destination doit désormais trouver des relais de croissance pour éviter une stagnation et un tassement qui seraient fatals à la démarche de développement inaugurée il y a dix ans : cela doit passer certes par une diversification de nos marchés émetteurs, mais cela doit ce faire également par une diversification de nos marchés récepteurs ; l'heure est désormais aux produits régionaux. De destination touristique le Maroc doit passer à un ensemble de destinations touristiques. Côte atlantique, côte méditerranéenne, montagnes, déserts, villes historiques, le Maroc dispose d'atouts considérables et diversifiés dont il doit savoir faire usage s'il veut se placer dans le cercle des grands de demain. Cela doit se faire par le biais de territoires cohérents et différenciés entre eux, à même d'avoir chacun leurs propres marchés, et ce faisant leurs propres politiques promotionnelles.                         Fayçal Zeghari

"Il sont venus, ils sont tous là ; Dès qu'ils ont entendu ce cri ; Elle va mourir la mama" Concours de langue de bois, truismes et postures ; le festival touristo-tragi-comique d'Agadir s'achève comme il a commencé : dans le néant.. Vous attendiez des actions, une stratégie, bref quelque chose de concret ? et bien attendez encore !

Les professionnels marocains aiment se réunir pour ne rien faire, pour ne rien décider ; les intervenants, comme à leur habitude, se sont succédés sur l'estrade pour assener une somme d'explications de plus en plus nébuleuses, inadaptées, en décallage avec la réalité. Pourquoi se réunir quand l'on a rien dire ?

L'explication se trouve dans un ouvrage canadien datant des années 60 intitulé le principe de Peter : en effet, cet ouvrage recommande pour les personnes constatant leur propre incompétence diverses diversions, par exemple la « spécialisation dans le détail » ( on fait venir un pseudo-spécialiste, connu pour ses faillites à répétition, payé 5000 euros pour nous expliquer comment organiser un workshop ou un eductour et venir nous chanter les louanges sur la destination), ou « l'aberration totale », cette dernière consistant à cesser tout à fait de tenter d'accomplir son travail (a ce propos, ils pourront remercier le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, qui, avec ses déclarations à l'emporte-pièce, leur aura donné l'occasion de masquer leur manque atterant d'idées ; désormais et pour les mois à venir il sera leur excuse pour expliquer la situation). Mais tout n'était pas perdu pour tout le monde : ainsi à la fin des "débats" un tendre larbin a pris la parole pour appeler à décorer M.Addou et autres... pour notre part on lui remettra volontier le grand prix du léchage d'orteils. Et Agadir dans tout cela me direz-vous ? Et bien la 1ère station balnéaire du royaume continue de dépérir, la chute des nuitées est de l'ordre de 20% et désormais tout redressement relève de la gageure. Pire encore, avec la déprogrammation de la destination par les compagnies low-cost et la réduction de la voilure de la RAM, la saison s'annonce sportive ; qu'on se le dise, nous n'avons pas encore touché le fond.

Il serait alors peut-être temps de penser à une refonte totale de l'offre Agadir... seulement comment espérer se renouveler quand ce sont toujours les mêmes qui président aux destinées de la station ? Le président et sa bande, avec leurs réseaux d'affidés et de vassaux, ont transformé le CRT en Politburo : pas de sang neuf, pas de nouvelles idées, pas d'innovation : on est là pour les invitations et les médailles. Bref, si Agadir à connu un tremblement de terre en 1960 qui a vu une mobilisation nationale et internationale sans précedent, elle vit aujourd'hui un effondrement sans que personne n'y trouve rien à redire.                                            Fayçal Zeghari

Lundi, 16 Avril 2012 11:14

Les MRE : intarissables ?

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Plus que n'importe lequel des pays du Maghreb, le Maroc a réussi à conserver des liens étroits avec sa communauté émigrée en Europe ; ainsi les

revenus envoyés chaque année par notre

diaspora représente une part conséquente de nos recettes en devises (de l'ordre de 58,5 milliards dhs en 2011).

Seulement, dans le monde actuel de façon générale et plus particulièrement au vu de notre dépendance quant aux revenus rapatriés de MRE, la question de la pérennité de cette source de financement se pose avec acuité aujourd'hui.

En effet, la définition de MRE inclut désormais de plus en plus de binationaux, en France, en Belgique, au Pays-Bas ou ailleurs, nés sur place et qui, s'ils continuent d'avoir un lien étroit avec leur pays d'origine, n'émettent pas le souhait de revenir s'installer à terme au Maroc.

Pour eux le challenge est désormais l'intégration dans l'espace politique, économique et social des pays où ils vivent et, dans ce cadre, l'exemple d'Ahmed Aboutaleb, élu maire de Rotterdam au Pays-Bas, démontre la tendance de fond que suivent nos MRE en Europe ; celles de devenir des citoyens comme les autres.

Ainsi il serait illusoire de croire que nos MRE continueront de financer indéfiniment le déficit de notre balance des payements. Non par défaut de patriotisme ; toutes les études montrent que leur attachement au Royaume et réel et se transmet de génération en génération ; mais plutôt par sens pratique ; appartenant souvent aux classes sociales populaires, ils ne disposent pas de ressources illimités et l'argent envoyé au Maroc représente un manque à investir dans leur tissu local.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le tourisme, les mêmes problématiques, avec certes moins d'acuité, se posent : depuis trop longtemps nous considérons les MRE comme une clientèle captive qui reviendra, bon an mal an, passer ses vacances estivales dans le royaume.

Toutefois, dans un monde touristique hyperconcurrentiel où il est désormais possible de découvrir tant de pays différents en quelques heures de vols quel est l'intérêt de revenir passer toutes ses vacances, tous les ans, au même endroit ? Et quel est l'intérêt de financer l'achat d'une maison secondaire au Maroc si les prix s'alignent sur ceux de l'Europe ?

Il est désormais plus que temps de revoir notre politique vis-à-vis de nos MRE : les revenus rapatriés ne doivent plus être perçus comme une source de financement stable, mais comme un revenu substantiel exceptionnel, au même titres que l'argent perçu des privatisations ; ils doivent servir à financer des projets structurants et non pas à servir à payer nos importations.

Les MRE ont beaucoup donné au Maroc, il est plus que temps de leur rendre quelque chose de concret ; les aider à monter des projets soutenants la production et les exportations marocaines, leur créer un cadre de facilitation de leurs investissements dans le royaume mais aussi dans leur pays d'accueil à travers les institutionnels marocains en place à l'étranger, leur concéder des avantages fiscaux à l'achat d'une maison secondaire au Maroc ; c'est ainsi que nous pourrons sauvegarder cette manne essentielle pour notre développement.

Fayçal Zeghari

Décidément les dirigeants du Groupe Alliances développement(GAD), et à leur tête le PDG Alami Lazrak, ne cessent pas de jubiler chaque année quand ils établissent leur bilan fin mars.

Depuis des années, la courbe des résultats financiers pointe de plus en plus haut avec des pics exceptionnels comme c'est le cas pour l'année 2011. En ces temps moroses où la crise économique mondiale a accru les déficits des Etats les plus puissants de la planète, voire poussé certains pays vers la faillite, les performances du GAD sont on ne peut plus flamboyants. Au moment où tous les indicateurs économiques et financiers du monde s'enfoncent dans le rouge, ceux du GAD sont de plus en plus verts aussi bien pour le RNPG, le chiffre d'affaires consolidé, le chiffre d'affaires sécurisé, le résultat net et les fonds propres. Tous ces postes ont évolué d'une manière significative comme le résultat net part du groupe(RNPG) qui a doublé pour atteindre 832 millions de dirhams.

Le chiffre d'affaires consolidé a connu une progression de 66% pour culminer à 4, 3milliards de DH, ce qui a entrainé le triplement du chiffre d'affaires sécurisé (12 milliards de DH). Sachant que le chiffre d'affaires sécurisé cumule les engagements d'achats des clients par voie de compromis de vente. Du coup, les résultats d'exploitation ont augmenté de 70% atteignant 1, 354 milliards de DH, le résultat net a progressé de 125%( 973 MDH) et les fonds propres ont connu un bond de 39% soit 4 milliards de DH. Il n' ya pas de secret dans ces excellents résultats si ce n'est la bonne gouvernance des dirigeants du groupe qui manient bien un gouvernail à quatre pôles. Il faut être très fort pour oser une telle diversification de métiers qui passent de la promotion immobilière, au BTP( barrages) à la construction(hôtels, golf) et à la prestation de services spécialisés( gestion des hôtels, des syndic).

Tout un programme, mais il faut convenir que le groupe a fait un bond historique quand il a opté le choix judicieux de s'orienter vers la construction des logements sociaux et intermédiaires. Très encouragés par les incitations fiscaux et autres avantages de l'Etat, les dirigeants du groupe se sont pleinement investis dans ce créneau.

Du coup, 15 programmes d'habitats ont été lancés au cours de l'année dernière avec une couverture géographique très large : Casablanca, Marrakech, Tanger, Kenitra, Marrakech…etc.

Du coup ce sont plus de 9200 logements sociaux qui sont en cours d'achèvement en 2011 représentant un chiffre d'affaires de 2,8 milliards de DH. D'autre part 28000 logements sociaux et intermédiaires ont été vendus pour un chiffre d'affaires de près de 8milliards de DH sans oublier que 35500 unités sont en construction dont 23 000 logements sociaux et 4500 intermédiaires. Ce qui n'empêche pas les dirigeants du groupe de persévérer dans leur activité première en l'occurrence la construction du haut standing. Un créneau labellisé qui rapporte gros comme le milliard de dirhams de vente qu'ont cumulé des résidences à Casablanca comme les Allées marines, Espaces des arts, villas de Prés ou le Clos des Pins à Rabat.

La suite est tout aussi prometteuse avec des projets d'envergure comme ceux des Arènes et Sindibad à Casablanca. Et comme les dirigeants d'Alliances passent d'un métier à l'autre avec une facilité déconcertante, la transition est facile avec les résidences golfiques comme celle d'AL Maaden à Marrakech ou le golf de Taghazout en cours de lancement.

Le tourisme n'est pas loin avec la construction des hôtels comme Ibis de Tanger, Barcelo de Fès, Pallacien Hotel de Marrakech, soit un total d'investissement de 550 millions de DH pour une capacité litière de 2270 unités. Le Groupe compte terminer cette année la construction de trois hôtels en l'occurrence Sofitel CCC à Casablanca, Sofitel Thalassa à Agadir et l'hôtel TUI à Marrakech. Tout un programme d'un investissement qui avoisine les deux milliards de DH et qui sera ponctuée par la construction en cours du Parc Hyatt Al Madeen de Marrakech et l'hôtel Baccarat de Rabat. Toutes ces réalisations ne font qu'aiguiser l'appétit des dirigeants du groupe qui mange sur un autre plat plus colossal comme celui du BTP avec un investissement de 925 millions de DH et un carnet de commandes de plus de 2, 4 milliards de DH. C'est ainsi que le Groupe est sur le point d'achever la construction du terminal pétrolier de TMSA, les barrages Mazer et Al Hoceima et l'usine Renault Mellousa. Il ne faut donc s'étonner outre mesure que les résultats financiers soit aussi exceptionnels quand on le groupe Alliances développement démontre sur le terrain qu'il est un partenaire exceptionnel dans une situation nationale et mondiale exceptionnelle par une crise économique aigue.                                       A. G

L'activité touristique, bien plus que toute autre activité économique peut-être, la résultante d'une multitude de différents ordres qui entrent en interaction et en conditionnent le devenir : c'est-à-dire l'échec ou la réussite.

Ainsi, le développement de l'activité touristique n'est pas uniquement le nombre de lits mis à la disposition de la clientèle, ou le nombre d'hôtels construits.

La réussite d'une politique touristique ambitieuse et dynamique est tributaire en plus de la capacité hôtelière, de l'accueil, de la promotion, du rapport qualité/prix et de la formation professionnelle de tous ces facteurs à la fois.

Un pays peut par exemple disposer d'une excellente infrastructure hôtelière mais cela ne suffit nullement à engendrer, une activité touristique florissante ; il suffirait qu'il n'y ait aucune action de promotion réfléchie, ou que le transport aérien soient insuffisant ou onéreux pour que la politique touristique du pays se solde par un échec retentissant.

Le tourisme est donc un exemple rare et exceptionnel de la concentration de multiples facteurs d'activités économique, depuis le client ciblé jusqu'au produit vendu.

Le Tourisme concerne directement ou indirectement le transport aérien et ferroviaire, le chauffeur de taxi ou de bus, le restaurateur, l'artisan, les collectivités locales et l'ensemble des employés du secteur touristique et l'Etat dont l'intervention est souvent déterminante.

Enfin, un nouvel élément se greffe sur les précédents : le rapport qualité/prix qui est de plus en plus le maître mot des activités touristiques, car la réussite dépend étroitement de la compétitivité du produit proposé et sa qualité.

La capacité d'hébergement

La capacité d'hébergement généralement comptabilisée en nombre de lits, constitue bien sûr un élément fondamental de toute politique touristique. L'augmentation de cette capacité peut être induite ou simplement favorisée par l'Etat, dans le cadre des plans de développement.

Les moyens d'intervention de l'Etat dans ce domaine sont nombreux : directement par l'intermédiaire des Sociétés étatiques ou semi-étatiques et enfin par l'encouragement au secteur privé notamment au niveau du code des investissements touristiques.

L'intervention de l'Etat est justifiée par le fait que l'activité touristique est génératrice d'emplois, directement et indirectement et aussi par l'effet monétaire positif constitue par l'apport en devises. Si l'identification de cet objectif (de combien augmenter la capacité d'hébergement par an) est importante, la localisation, c'est-à-dire la répartition l'est tout autant. En effet, il faut toujours respecter une sorte de schéma directeur du développement de manière à ce que celui-ci ne se fasse pas anarchiquement mais d'une manière équilibrée.

Enfin, une fois tout ceci identifié, il faut que l'investissement, privé ou public suive l'effort et que les sociétés étatiques ou semi-étatiques soient dotées des moyens leur permettant d'assumer leur part dans cette expansion.

L'infrastructure

Les collectivités locales ont à cet égard un rôle important à jouer. Partout, il faut que le développement de l'infrastructure locale suive le développement touristique et parfois même le précède. Il faut que cette infrastructure de base soit au fur et à mesure améliorée pour répondre aux impératifs du développement des communes.

En plus de l'entretien, les réseaux d'assainissement doivent être sans cesse étendus, les artères agrandies, les places réaménagées, l'espace public embelli…

Cependant, l'infrastructure ce n'est pas uniquement les structures d'accueil et l'aménagement des collectivités locales. C'est l'ensemble des activités ayant trait au tourisme.

La commercialisation

Dans ce chapitre, nous retrouvons la compétitivité du produit, c'est-à-dire le rapport qualité-prix, la promotion et la qualité de l'accueil et des services (l'animation par exemple).

Une politique agressive au niveau de la publicité et de la promotion du produit est nécessaire. Elle doit être menée et élaborée d'une manière concertée, pour donner du pays une image de marque, unique autant que possible, et qui s'impose dans l'esprit des clients.

Ensuite, il s'agit de sauvegarder cette image de marque, de manière à ce qu'elle ne soit pas détruite par des ennemis qui peuvent s'appeler mauvais accueil, services de qualité moyenne ou médiocre, surbooking…

Le développement et l'essor de l'activité touristique est donc l'affaire de tous ceux qui de près ou de loin, se sentent concernés par cette activité.

La concertation est donc primordiale.

Les colloques peuvent avoir des résultats éminemment positifs à condition qu'ils soient élargis à la plus grande assistance possible.

Encadré

Pour un tourisme créatif

L'industrie touristique, quoi qu'elle soit lourde en investissement, demeure parmi les plus volatiles du genre. Et pour cause ses produits ne se fabriquent pas en chaîne dans une usine close et dont la finalité est la commercialisation d'un objet.

Certes la prestation de service suppose une logistique importante partant du transport aérien, de l'hôtellerie, de la restauration, de la qualité d'accueil, du circuit et autres. Mais le produit vendu n'est jamais le même aussi bien dans le temps que dans l'espace. Il change dans le même temps et dans le même espace selon ses multiples variantes de vente qui se déclinent en formules tarifaires et en spécificités. Autant dire que le tourisme est un produit à géométrie variable qui peut être de nature culturelle, médicale, sportive, rurale, d'affaires, de montagne, ou d'exploration.

La liste n'étant pas exhaustive. C'est dire combien ce métier nécessite une mise à niveau constante pour s'adapter à la multiplicité des variantes du marché. Autant dire surtout que les professionnels du tourisme doivent constamment être créatifs pour pouvoir contrecarrer une concurrence de plus en plus rude. D'autant plus que la vente de ce produit est tributaire de conjoncture et de conjecture aussi bien national qu'internationale. Il ne faut pas s'étonner donc que les Etats, les tours opérateurs, les offices de tourisme où autres changent chaque fois de cap et de formule pour attirer le maximum de touristes.

Les nouvelles destinations sont légion, comme quoi le tourisme est aussi une industrie qui se délocalise rapidement au gré de la concurrence et de l'air du temps.

Devant cette spirale de destination, de prix de plus en plus réduit et de campagnes publicitaires agressives, il faut passer toujours à l'attaque. Le tourisme est certes une industrie lourde qui nécessite un investissement matériel, mais aussi et surtout une activité qui exige investissement créatif dans la durée. Le Maroc qui jouit d'une position stratégie et d'une nature diversifiée à satiété devrait faire du créneau de l'innovation et de la créativité un levier majeur pour vendre son produit.

Il est certain que l'on n'a pas prospecté toutes les pistes ; le tourisme rural est à explorer au moment où le Maroc avec l'INDH est en train désenclaver ces régions longtemps délaissées.

Comme quoi le tourisme peut constituer un levier de développement qui s'adapte à tous les terrains et toutes les situations.

À condition, bien sûr, qu'un potentiel humain bien formé et créatif s'investisse corps et âme dans ce domaine si porteur.

Six itinéraires touristiques de la médina de Tanger ont été inaugurés, dimanche, dans une ambiance festive marquée par diverses animations ayant pour thème l'histoire de la ville et son patrimoine.

Ces itinéraires, inaugurés sous le slogan "Fier de ma ville", ont été réalisés par une équipe d'experts du patrimoine de la ville dans le cadre du projet "Siwa et Tanger : un patrimoine pour une vie meilleure" du programme Euromed Heritage IV, mis en œuvre par l'association italienne COSPE. Ils constituent un moyen de reconnaissance et de valorisation de la richesse du patrimoine de la médina de Tanger. Cette opération a porté sur la mise en place de 10 panneaux de signalisation des itinéraires et d'une vingtaine de plaques d'orientation signalant l'emplacement des sites historiques et culturels les plus importants. Les panneaux sont implantés aux entrées et dans les ruelles de la médina pour aider le visiteur à se localiser dans les dédales de la cité et mettent en valeur son héritage, son histoire et ses trésors architecturaux. Il sera aussi procédé, dans le cadre de ce programme, à la publication d'un guide touristique rassemblant cartes et informations sur ces itinéraires et la création d'un site web devant mettre en ligne l'ensemble de ces données.

La célébration de cet évènement s'est ouverte Place 9 avril près de la médina avec des parades et spectacles de rue qui ont sillonné les principaux emplacements de la vieille ville tels Bab El Marsa, Souk Dakhel et les jardins de la Mandoubia. La Place du Méchouar a accueilli un spectacle de la compagnie Mémoire d'avenir, du théâtre associatif Darna, et Fakiri Mangiafuoco, intitulé "Bled Maghreb".

La manifestation s'est achevée au Musée de la Kasbah avec un spectacle théâtral de la compagnie Bab Bhar CinéMasrah, sous le thème "Tangitanus".

Auparavant, une conférence de presse a eu lieu au siège de la délégation du ministère de la Culture, partenaire de cette initiative via le musée de la Kasbah, pour présenter en avant première le guide des itinéraires touristique de la Médina, qui sera distribué en français et en arabe pour accompagner le visiteur dans la découverte des sites et des monuments et lui permettre d'approfondir ses connaissances de la médina de Tanger. Intervenant lors de cette conférence, le délégué de la Culture à Tanger, M. Abdelaziz Idrissi, a souligné que cette initiative vise à faciliter la visite de la Médina de Tanger et la découverte de son patrimoine architectural et historique, à travers des itinéraires simples et à grande portée culturelle, ajoutant que l'objectif est de mettre la lumière autant sur le patrimoine matériel qu'immatériel, à savoir les activités commerciales, sociales et culturelles de cet espace. Pour sa part, Mme Debora Angeli, coordinatrice de COSPE, a affirmé que ce projet est le fruit d'une collaboration réussie entre l'équipe de chercheurs et d'experts en charge de la mise en place de ces itinéraires, les partenaires de la coopération internationale, les autorités locales et les habitants de la Médina, notant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de la promotion d'un tourisme durable axé sur la culture et la mise en valeur du patrimoine. Le projet "Siwa et Tanger : un patrimoine pour une vie meilleure" est mis en ?uvre en partenariat avec le Musée de la Kasbah de Tanger, le ministère de la Culture et l'association SCDEC à Siwa en Egypte. Il est financé par l'Union européenne et a pour but d'aider les populations à s'approprier leur propre héritage culturel, national et régional, en facilitant l'accès à l'éducation et à la connaissance du patrimoine culturel.

Vendredi, 16 Mars 2012 13:02

2012, quelles leçons du passé ?

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En ce début d'année 2012, le Maroc debute une expérience politique inédite, avec un gouvernement ayant des pouvoirs renforcés par rapport aux précédants mais surtout une conscience publique qui, certes encore en formation, n'hésite plus à poser des questions quant à la gestion des affaires. Dans cette optique et malgré la dure crise, conjoncturelle et structurelle, qui touche le secteur, le tourisme marocain se retrouve à la croisée des chemin ; désormais la question qui se pose avec acuité aux responsables publics est de savoir si l'on doit désormais se concentrer sur la sauveguarde des acquis ou alors continuer à aller de l'avant dans les investissements.

Beaucoup diront que l'un n'exclu pas l'autre ; seulement, la réalité du tourisme marocain nous a appris qu'une politique touristique n'est efficace que lorsque les autorités publiques l'encadre strictemment ; les annonces mirifiques d'investissements tout azimut (Kasbahs rénovés, multiplication des projets balnéaires...) se sont révelés au mieux des coquilles vides, au pire des poussins malades; l'on ne compte plus les chantiers avortés, les terrains vagues jouxtant les zones hôtelières, les programmes qui ne démarre pas...

Bref, nous ne sommes pas capable de courir deux lièvres à la fois, alors autant tenter de se consacrer en premier lieu à sauver l'existant. Pour cela, il n'y a pas trente-six milles solutions : professionnels et pouvoirs publics doivent s'entendre, dans le calme et la réflexion, pour trouver les moyens matériels et organisationnels pour constituer enfin une force de frappe aérienne et promotionelle. Car c'est là que le bas blesse :

-l'ONMT, en panne depuis des années, est incapable de chercher de nouveaux marchés et fait du surplace sur nos marchés traditionnels ; nous sommes systématiquement en retard par rapport aux efforts de la concurrence, notre réactivité aux évènements conjoncturels est nulle ; le Maroc a certes une excellente image de marque mais nous sommes incapable de capitaliser là-dessus.

-le transporteur national n'a aujourd'hui tout simplement pas les moyens de faire face aux besoins de la destination ; son encadrement est désormais constitué de copains de copains (dernier exemple en date, le nouveau directeur pour l'Europe, tout juste nommé à ce poste stratégique alors même qu'il a systèmatiquement échoué partout où il est passé...) et sa flotte, vieillie, est plus qu'insuffisante pour espérer contribuer à la valorisation de notre tourisme. Sans une restructuration draconienne à tous les niveaux (ce qui, au vu de la réalité marocaine, semble plus qu'improbable), la survie de la RAM, même avec une recapitalisation de l'état, n'est plus du tout assurée.

Bref la situation demande des réponses urgentes. Car l'important pour le Maroc touristique est de se remettre au travail pour enfin renouer avec la croissance, créer de l'emploi pour la population et ainsi contribué au développement et à la stabilité du Royaume. Pourtant, cette crise propose malgré tout, intrinsèquement, l'opportunité, si rare, de modifier la donne établie, de corriger les erreurs commises et d'innover dans notre manière de travailler. Mais pour cela, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face, d'accepter le fait que nous nous sommes trompés sur certains points, quelquefois lourdement, et qu'il est désormais nécessaire de revoir certains pans de notre stratégie.        

Fayçal Zeghari

Vendredi, 16 Mars 2012 12:59

Tourisme : réforme ou pas ?

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Bien sûr, les statistiques font état d'une hausse et des arrivées et des recettes... Mais le quotidien ressenti par les professionnels raconte une autre histoire; et désormais l'on ne peut plus faire abstraction de la situation dramatique que vivent bon nombre d'hôteliers, à deux doigts de mettre la clé sous la porte, à l'instar du club Valtur à Agadir ou des hôtels Tropicana, Tafilalet et Amine à Marrakech.

De fait, il y a crise, et cette dernière demande des réponses urgentes ; le Maroc ne peut se permettre de voir s'éffondrer un secteur aussi stratégique que le tourisme. Seulement avant de chercher à trouver les réponses adéquates, il faudrait déjà être capable de faire un diagnostic précis de la crise ; et c'est là que le bas blesse.

En effet, pour beaucoup de nos responsables, tout n'est pas bon à dire ou à voir. Alors, il convient de mettre en avant ce qui a été accompli, de promouvoir ce qui marche et, accessoirement, de ne pas effrayer plus que de raison les investisseurs.

Cependant, refuser de faire un état des lieux réel de l'avancement de politique touristique ne fait que peréniser une situation qui a terme ne peut qu'exploser. Car les faits sont là :

-à l'exception de la station Mazagan (qui, avec son casino et son positionnement proche des metroples de Casablanca et Rabat, est un cas à part), le plan Azur n'a pas pris; Saidia est un échec, Mogador ne décolle pas, Lixus ne s'est toujours pas dotée d'unités hôtelières, quant à la Plage Blanche, elle se fait de plus en plus discrete. Enfin comment ne pas citer l'exemple de Taghazout... tous ces projets on d'ores et déjà changé de mains, et ce avant même que ne débute leur exploitation.

Depuis plus de trente ans, le Maroc s'est lancé dans l'aménagement de ses côtes touristiques ; ainsi la raison d'être de l'actuelle SMIT, quand nous présente comme un champion national, était l'aménagement de la baie d'Agadir à travers le programme Founty... (quel crédibilité peut donc avoir cette succursale qui n'a même pas été capable de boucler son projet pilote?); seulement en l'absence d'un contrôle rigoureux et rationnel, cette politique d'aménagement a surtout servit quelque uns; alors que nous n'avions pas été capable de boucler un seul programme en vingt ans, quelle idée d'en lancer six simultanément!

-la promotion est toujours en panne et, malgré les annonces régulières quid de la Russie, quid de la Chine, il n'y toujours pas de diversification des marchés ; quoique que l'on en dise le Maroc ne fait toujours pas partie des grandes destinations internationale contrairement, entièrement focalisé que nous sommes sur l'Europe de l'Ouest et plus particulièrement sur la France. Les délégations de l'ONMT en poste à l'étranger n'ont toujours pas d'objectifs à atteindre et ils continuent à allègrement gonfler leurs chiffres en y ajoutant les MRE, pour qui pourtant la fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger existe déjà et qui dispose de son propre budget.

-la question du financement n'est toujours pas résolue ; les annonces tonitruantes de l'ex-ministre Znagui ont fait figure d'un pansement sur une plaie purulante. Avec un CA qui ne couvre plus leurs échéances bancaires trimestrielles et un endettement de plus en plus lourd, les hôteliers marocains sont pris à la gorge ; ils baissent leurs prix et réduisent les charges, notamment de personnel, ce qui ne peut que se ressentir sur la qualité, et, quand ils n'en peuvent plus, ferment leurs établissements.

Timidement, les pouvoirs publics tentent de reprendre la main; la décision de traiter les projets un par un, d'un trait, va dans le bon sens. Car le problème au Maroc tient essentiellement d'un défaut de l'encadrement.        

F. Zeghari

Vendredi, 02 Mars 2012 14:19

Tanger : Sloukia, une forêt en danger de mort

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Selon des sources bien informée, la forêt «Sloukia» qui constitue la plus grande bouffée d'oxygène pour la ville de Tanger, est en danger de disparition.

Une alerte rouge a été lancée après que le Wali de Tanger, Mohamed Hassad, ait demandé au comité des dérogations d'étudier la possibilité de céder des parties de la forêt à des promoteurs immobiliers. Selon les mêmes sources, le Wali est décidé à lever l'interdiction de construire dans ladite forêt dont la surface comporte la plus grande partie de la ceinture verte de la ville du détroit. Notre confrère Al Massaa a annoncé qu’un accord aurait été conclu en catimini entre le Wali et des promoteurs immobiliers très connus dont certains sont des membres du conseil communal de la ville. On n'est jamais mieux servi que par soi même.

Il faut rappeler que, depuis des lustres, des investisseurs de l'intérieur et de l'extérieur de la ville n'ont jamais cessé de faire pression dans le sens d'une modification du plan d'aménagement afin de pouvoir construire sur ce qui reste de la ceinture verte.

C'est ce qui a poussé le bureau régional du parti du PJD à déclencher la sonnette d'alarme contre les décisions qui seront prises par le comité des dérogations censé se réunir le 29 février. Dans un communiqué, le bureau de ce parti a explicitement mis à l'index les responsables de la ville qui seraient en passe de changer le plan d'aménagement pour permettre aux promoteurs immobilier de construire sur le domaine forestier.

Le même communiqué accuse les autorités locales de complicité avec lesdits promoteurs pour venir à bout de ce qui reste comme espaces verts dans la ville et de se plier ainsi au lobby immobilier de Tanger.

Les islamistes estiment que le Wali de Tanger ouvre la voie à un élargissement de construction irrationnel qui va toucher aux droits environementaux des habitants en autorisant la construction sur une réserve qui constitue la seule bouffée d'oxygène de la ville. Si la décision de céder la forêt « sloukia » est approuvée par ledit comité, il est clair que le scandale immobilier qui va éclater sera d'une grande ampleur. Il viendra s'ajouter a la série de scandales que connait la ville et dans lesquels sont impliqués, les barons de l'immobilier qui occupent des postes politiques et économiques très sensibles. D'autant plus que l'opinion publique tangéroise, la société civile et les associations de la préservation de l'environnement, se sont toujours opposées à la cession de cette forêt. Et pour cause, la forêt « Sloukia » demeure la seule surface forestière qui n'a pas été fauchée par la bête rampante de la promotion immobilière. Sachant que durant la seule dernière décennie la ville a perdu plus de 60% des forêts et des espaces verts. Un massacre qui se fait au vu et au su des autorités locales accusés de « complicité » et «silence d'approbation» envers de graves violations de l'environnement. Des violations avec des circonstances aggravantes quand on sait que cette forêt est considérée comme une réserve environementale classée mondialement comme site naturelle biologique auquel il est strictement interdit de toucher.

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