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Quel est le point commun entre le nouveau

gouvernement marocain dirigé par Abdelilah Benkirane et le nouveau

gouvernement tunisien dirigé par Hamadi jebali ? Il n'ya pas de piège, c'est aussi simple que leur appartenance tous les deux à deux partis

islamiques en l'occurrence le PJD et Ennahda. Mais quel est le point commun entre le ministre du tourisme marocain, Lahcen Haddad et son homologue tunisien, Elyes Fakhfakh ? Là, c'est plus difficile puisqu'ils en ont

plusieurs : ils sont tous les deux jeunes (respectivement 51 ans et 39 ans).

Ils n'ont jamais été ministres. Ils n'ont pas d'expérience dans le domaine du tourisme même si le Marocain a fait une étude sur ce secteur et si le tunisien avait dirigé une société industrielle qui disposait d'un département touristique avec trois hôtels.

Ils ont tous les deux une expérience internationale. Ils ont les mêmes passions pour les projets de developpment, de management et de restructuration. Ils ont été nommés ministres dans leurs pays respectifs à dix jours d'intervalle.

Tous les deux n'ont pas mis longtemps à savourer leur nomination pour passer aux choses sérieuses dans un secteur frappé de plein fouet par la crise mondiale.

Les deux ministres appartiennent à des partis non islamistes en l'occurrence le Takatoul pour le Tunisien et le MP pour le Marocain. Autant dire, pas d'impact direct…Et enfin, la liste n'étant pas exhaustive, ils sont tous les deux confrontés aux mêmes problèmes que connait le tourisme dans leurs deux pays respectifs.

A la différence près que la Tunisie paie une note nettement plus salée avec une année touristique blanche causée par la révolution du printemps. Autrement, les secteurs du tourisme tunisien et marocain souffrent des problèmes récurrents comme l'endettement, le bradage des prix, la qualité de services et la faiblesse de la promotion.

Si le ministre Tunisien avait rencontré les professionnels marocains, il aurait entendu les mêmes doléances que celles des membres de la fédération de l'hôtellerie tunisienne qu'il a rencontrés le 12 janvier.

Au cours de cette réunion les hôteliers ont dressé un bilan « catastrophique » du tourisme tunisien. Ils ont rappelé au ministre que le secteur est dans une situation d'urgence et ne peut survivre à l'année 2012 si des décisions radicales ne sont pas prises immédiatement. La situation financière des hôtels est très préoccupante et ce n'est pas exagérer que de dire que les 1, 5 millions d'emplois directs et indirects sont aujourd'hui menacés.

Le ministre Elyes Fakhfakh les a bien écoutés et quand il a parlé, ils ont compris que l'homme connait bien son affaire et semble passionné pour redresser la barre d'un tourisme sinistré. Il a d'ailleurs tout de suite donné son diagnostique : « la Tunisie n'a pas suivi les trois expressions essentielles de la révolution qu'a connue le tourisme mondial: La démocratisation du ciel, le développement du low cost et les flux importants ainsi que la commercialisation du produit par internet » La comparaison avec le Maroc s'arrête sur ces points bien précis puisque notre pays a pris de l'avance sur notre voisin à part , peut être, la commercialisation par internet qui peine encore chez nous.

L'autre élément de différence évoqué par le ministre tunisien concerne le tourisme régional : «En ce qui concerne les touristes algériens et libyens, il faut savoir que nos voisins représentent 45% du flux touristique et que nous devons naturellement étudier leurs attentes et leurs besoins qui sont spécifiques à chacun.

Dans le cadre de cette évaluation, nous devons proposer des produits étudiés pour qu'ils se sentent chez eux ».

Dans ce domaine la Tunisie nous dépasse de loin, même si les problèmes politiques entre le Maroc et l'Algérie ont beaucoup pesé sur la circulation des personnes. Sauf que les responsables du tourisme national ne regardent pas vers nos voisins libyens et autres touristes arabes qui pourraient constituer un flux important si, comme l'a dit le ministre tunisien, on étudie bien leurs attentes et leurs besoins.

Et malgré la situation peu reluisante du tourisme tunisien, le ministre de tutelle table quand même sur 14 millions de touristes en 2015 sur la base de 7 millions de touristes qu'accueille ce pays avant la révolution.

C'est dire, même si tout est relatif, les projections tunisiennes vont de pair avec la vision 2020 de notre tourisme. Autant dire que le tourisme tunisien est calqué sur le nôtre et vice versa quand on sait que nos voisin souffrent des mêmes problèmes et ont la même vision que nous.

En tous les cas, la comparaison se fait des deux cotés de l'Algérie et ce depuis longtemps. Pour signifier au ministre la faiblesse des budgets de promotion (25 millions d'euro), les hôteliers tunisiens les ont comparés à ceux du Maroc (50 millions) et la Turquie (100 millions).

Le ministre marocain du tourisme, Lahcen Haddad, n'a aucunement tardé pour afficher ses intentions afin de redynamiser ce secteur, voire le restructurer.

Sa priorité est la gouvernance du secteur, c'est pour cela qu'il prévoit d'installer cette année la Haute autorité du tourisme ainsi que huit agences de développement touristique.

Au vu de ces points communs entre les deux nouveaux ministres de tourisme du Maroc et de la Tunisie et surtout entre le tourisme dans les deux pays, une coopération étroite est possible, voire nécessaire. Car au-delà de la concurrence, il y a beaucoup de complémentarités.

Dans un excellent article daté de 22 novembre 2011 notre confrère Maroc Echo, n'a pas été du tout tendre avec le désormais ex-ministre du tourisme Yassir Zenagui. Ce dernier, qui n'a jamais cessé de vanter ses mérites sur tous les toits d'une presse réduite à la voix de son maître, a été « gratifié » d'une très mauvaise note de 2/10.

Le journaliste de Maroc Echo reproche, à juste titre, à Yassir Zenagui, d'avoir concentré tous ses efforts sur la vision 2020 en oubliant un présent très mal en point du tourisme national. Et ce ne sont pas les professionnels qui vont contredire cette vérité puisque l'ex-ministre a toujours éludé les stations toujours abandonnés du plan azur, la régionalisation, la loi sur la gouvernance ou le financement du Fonds de développement touristique. Voire les besoins et obstacles que rencontrent les professionnels du secteur. Pis encore, ce jeune homme qui a les défauts de ses qualités, a fait de ses bilans une obsession permanente.

A tel point qu'on a l'impression qu'il a passé tout son temps à donner des conférences et des interview pour faire une multitude de bilans d'étapes. Quant on sait qu'il n'a passé que deux ans à la tête du ministère du tourisme, il peut être considéré comme recordmen en la matière puisqu'il a fait un bilan d'étape cent jours après sa prise de fonction. Comme si en cent jours, il allait changer le monde du tourisme.

Dans une autre conférence de presse en septembre dernier, il a fait un bilan d'étape de la saison où il a peint tout le tourisme en rose avec des chiffres en vert. Comme par hasard, il évoque peu ou proue la croissance des nuitées qui est en rouge. Toutes ces conférences sont entrecoupées par des interviews qu'il distribue à volonté à une certaine presse qui aime rapporter que tout va bien dans le meilleur des mondes au Maroc. Mais c'est pendant la campagne électorale que Zenagui a mis le paquet en attribuant « ses » réussites aux couleurs de « son » ex-parti providentiel, le RNI. Bleu.

Une de ses interventions est postée sur Facebook , Youtube, et le site officiel du RNI. Sauf qu'en multipliant les sorties médiatiques, Zenagui a fini par se confondre en chiffres de croissance s'entend. Ainsi Tantôt il parle de croissance de recettes de 10% tantôt de 9, 6%, en arrivées il évoque d'abord 6, 3% puis il se reprend en rectifiant le tir à 3,4%, le PIB lui, va de 8 à 10%, quand aux nuitées il n'a évoqué qu'une seule fois son passage au dessous de zéro à -2,4%. C'est dire qu'il y a un océan de chiffres qui séparent le ministre et professionnels qu'il n'évoque, curieusement, que rarement. Il oublie qu'ils existent quand il passe tout son temps avec ses conseillers techniques pour élaborer la vision 2020 qui est devenu pour lui une véritable obsession. Comme il a oublié d'aller voir ce qui se passe dans le grand sud qui est pourtant une mine d'or en matière du tourisme. Et pour une fois qu'il a été à Agadir pour assister à une réunion du comité technique du programme de développement régional touristique(PDRT), il semblait très pressé.

Pourtant il n'a entendu que des constats négatifs de ses interlocuteurs en matière de réalisation d'un contrat d'application signé en juin 2010. Rien n'a été fait, ni le lancement des travaux de la station Taghazout, encore moins les stations de Tifnit, ni Aghroud, ni Tama Quanza, ni Founty avec son projet d'animation. Et l'animation continue à être le point faible de notre tourisme que l'ex-ministre promet de développer dans le cadre du plan 2020.

Pour ce qui est retard dans la réalisation des investissements (Lixus et Mogador) et autres contrats programmes de ladite régionalisation, il a une réponse toute faite : « on a commencé quasiment de zéro » Autant dire que c'est la faute aux autres. Quant à l'apport en milliards de dollars des pays du Golf, il ne faut pas se leurrer, l'Etat marocain contribuera à 50% via le Fonds de développement touristique et les Fonds souverains.

Il ne faut pas se leurrer parce c'est la CDG qui est venu au secours de la société espagnole Fadesa qui a jeté l'éponge et du groupe Addoha qui n'a pas pu gérer ce dossier tout seul.

Autant dire que la montagne des milliards a accouché d'une souris quand on sait que les ressources financières de la CDG proviennent des contribuables. C'est dire que le nouveau ministre du tourisme, Lahcen Haddad, a beaucoup de pain sur la planche pour redresser la barre d'un tourisme en dérive. Les professionnels attendent de lui qu'il prenne en considération leurs doléances et les appréciations de la corporation sur l'avenir du tourisme. Car, contrairement à l'optimisme béat de son prédécesseur, l'activité touristique subit un marasme reconnu par l'ensemble des opérateurs du secteur. C'est pour cela que le nouveau ministre, cet universitaire aguerri, devra être à l'écoute des vrais professionnels qui vivent au quotidien les difficultés de tous genres. Lahcen Haddad devra se méfier surtout des pseudos experts ou desdits investisseurs qui ne se manifestent que quand un nouveau ministre arrive sur la scène.

L'expérience l'a prouvé, un étranger au domaine, quelles que ce soient ses capacités et ses connaissances, ne peut en un laps de temps, cerner tous les problèmes et les solutionner surtout dans un domaine aussi stratégique et volatile que le tourisme. Rassurant et crédible, le nouveau ministre devra visiter, écouter et agir en étroite collaboration avec les vrais professionnels de toutes les régions du Maroc. Il devra aussi et surtout assainir l'ONMT dont les responsables excellent dans la polémique avec les hôteliers et dans les stratégies défaillantes de promotion. Le clientélisme sévit dans cette institution où les meilleurs cadres qui ont fait les beaux jours du tourisme national sont marginalisés. Le ministre Lahcen Haddad semble avoir du flair quand il dit : "J'ai été préparé psychiquement à prendre en charge ce portefeuille de par mon intérêt pour ce secteur et mes activités internationales dans le cadre du tourisme, et notamment du tourisme alternatif" L'homme est assez intelligent pour savoir qu'il lui faut aiguiser toutes ses armes intellectuelles, humaines et expérimentales pour cerner ce secteur si volatile. Bon vent professeur !.

Le programme de développement touristique de Fès (PDRT) qui a été lancé en 2005 ne roule pas avec la vitesse qui lui été assignée même si quelques projets ont été achevés.

Le premier investisseur à respecter les délais de réalisation, est la filiale de la RAM, Atlas Hospitality Morroco(AHM) qui n'a pas failli à sa réputation. Celle d'une chaine dirigée de main de maitre par un staff compétent et rigoureux qui, en un temps record, a fait de cette entité une référence dans la sphère de l'hôtellerie. Normal donc que AHM soit la première à ouvrir le bal de réalisation du PDRT de Fès par l'inauguration de l'hôtel Palais Médina & spa il y a neuf mois.

Un autre joyau cinq étoiles du groupe qui a coûté la bagatelle de 225 millions de dirhams et qui offre 140 chambres et suites dont la majorité ont une vue imprenable sur la Medina. On y trouve, bien sûr, plusieurs restaurants et son célèbre spa oriental, Daniel Jouvance, de 1000 m2. La deuxième unité qui a ouvert ses portes en septembre 2011, est l'hôtel Barcelo les Almohades qui est géré par la chaine espagnole Barcelo. Cet hôtel quatre étoiles qui a nécessité un budget de 100 millions de DH, comprend 130 chambres, un restaurant et un spa de 500m2. Cette unité qui s'étend sur une superficie de 3000 m2 a la particularité d'être bien située à cheval entre la ville moderne et la ville ancienne. Cependant depuis la signature de ce contrat programme(PDRT), très ambitieux par ailleurs, beaucoup de projets ont soit changé de main, soit pris beaucoup de retard. Le plus important de ces chantiers n'est autre que la zone touristique Oued Fès mais dont l'aménagement par MedZ, la filiale de la CDG, a pris un retard d'au moins un an. Ce projet qui sera réalisé sur une superficie de 158 hectares nécessitera une enveloppe budgétaire de 2, 5 milliards de dirhams. Oued Fès, qui se veut être le poumon vert de la capitale spirituelle, comprendra cinq hôtels (5, 4, et 3 étoiles) un golf, des quartiers de villas et résidentiels ainsi que des quartiers d'animation. Les responsables de MedZ imputent ce retard à des difficultés rencontrées dans le site dont notamment l'existence d'une ligne haute tension qui le traverse.

C'est un peu léger comme justification car les responsables de ce projet grandiose ont certainement bien étudié le site, l'ont visité à maintes reprises et ont constaté de visu l'existence de cette ligne haute tension.

D'ailleurs le plan initial a été revu et corrigé pour, dit-on, ajouter plus d'espaces verts dans une tranche du site. Ce qui est une bonne chose mais cela n'empêche pas que le retard pris et la révision de la première copie du plan, dénotent un quelconque dysfonctionnement. Ceci étant, après la réhabilitation environnementale de ce site, les dirigeants de CDG ont lancé sa commercialisation. Cette zone rentre dans le cadre du programme du développement régional touristque de Fès(PDRT) prévoit le doublement de la capacité litière pour arriver à 10400 lits et la création de 13500 emplois à l'horizon 2015. Il estime arriver, en outre, à tripler les nuitées pour passer de 602 000 à 1 880 000 et à rallonger la durée moyenne de séjour à 2, 5 jours au lieu de 2, 1. Toujours, selon les mêmes prévisions, le taux d'occupation devrait passer de 34% d'aujourd'hui à 58%. Si tout le monde se réjouit de ce plan de réhabilitation de cette ville magique reconnu par l'UNESCO comme patrimoine mondial, il n'en demeure pas moins que le risque est patent que les hommes ne suivent pas l'importance de ces investissements. Sur la plan touristque notamment, l'augmentation de la capacité litière est fort appréciée. Mais il faut que la gestion des nouvelles unités et surtout des anciennes, suit cette dynamique qui veut faire de Fès et de son arrière pays, une destination touristque différenciée. Sauf que la majorité des professionnels de la région sont plutôt des bras cassés qui passent leur temps à se lamenter de leur sort…qu'ils ont, eux-mêmes, cherché.

La mauvaise gestion étant de mise chez eux depuis des lustres, on ne voit pas comment on va rentabiliser les nouvelles unités quand on sait qu'ils peinent à arriver à un taux d'occupation de 40% avec la capacité actuelle. Autant dire que dans le domaine du tourisme à Fès, il faut investir dans la formation d'une nouvelle génération de gestionnaires pour ne pas retomber dans le même marasme d'aujourd'hui en 2015.

Le programme de développement touristique de Fès (PDRT) qui a été lancé en 2005 ne roule pas avec la vitesse qui lui été assignée même si quelques projets ont été achevés.

Le premier investisseur à respecter les délais de réalisation, est la filiale de la RAM, Atlas Hospitality Morroco(AHM) qui n'a pas failli à sa réputation. Celle d'une chaine dirigée de main de maitre par un staff compétent et rigoureux qui, en un temps record, a fait de cette entité une référence dans la sphère de l'hôtellerie. Normal donc que AHM soit la première à ouvrir le bal de réalisation du PDRT de Fès par l'inauguration de l'hôtel Palais Médina & spa il y a neuf mois.

Un autre joyau cinq étoiles du groupe qui a coûté la bagatelle de 225 millions de dirhams et qui offre 140 chambres et suites dont la majorité ont une vue imprenable sur la Medina. On y trouve, bien sûr, plusieurs restaurants et son célèbre spa oriental, Daniel Jouvance, de 1000 m2. La deuxième unité qui a ouvert ses portes en septembre 2011, est l'hôtel Barcelo les Almohades qui est géré par la chaine espagnole Barcelo. Cet hôtel quatre étoiles qui a nécessité un budget de 100 millions de DH, comprend 130 chambres, un restaurant et un spa de 500m2. Cette unité qui s'étend sur une superficie de 3000 m2 a la particularité d'être bien située à cheval entre la ville moderne et la ville ancienne. Cependant depuis la signature de ce contrat programme(PDRT), très ambitieux par ailleurs, beaucoup de projets ont soit changé de main, soit pris beaucoup de retard. Le plus important de ces chantiers n'est autre que la zone touristique Oued Fès mais dont l'aménagement par MedZ, la filiale de la CDG, a pris un retard d'au moins un an. Ce projet qui sera réalisé sur une superficie de 158 hectares nécessitera une enveloppe budgétaire de 2, 5 milliards de dirhams. Oued Fès, qui se veut être le poumon vert de la capitale spirituelle, comprendra cinq hôtels (5, 4, et 3 étoiles) un golf, des quartiers de villas et résidentiels ainsi que des quartiers d'animation. Les responsables de MedZ imputent ce retard à des difficultés rencontrées dans le site dont notamment l'existence d'une ligne haute tension qui le traverse.

C'est un peu léger comme justification car les responsables de ce projet grandiose ont certainement bien étudié le site, l'ont visité à maintes reprises et ont constaté de visu l'existence de cette ligne haute tension.

D'ailleurs le plan initial a été revu et corrigé pour, dit-on, ajouter plus d'espaces verts dans une tranche du site. Ce qui est une bonne chose mais cela n'empêche pas que le retard pris et la révision de la première copie du plan, dénotent un quelconque dysfonctionnement. Ceci étant, après la réhabilitation environnementale de ce site, les dirigeants de CDG ont lancé sa commercialisation. Cette zone rentre dans le cadre du programme du développement régional touristque de Fès(PDRT) prévoit le doublement de la capacité litière pour arriver à 10400 lits et la création de 13500 emplois à l'horizon 2015. Il estime arriver, en outre, à tripler les nuitées pour passer de 602 000 à 1 880 000 et à rallonger la durée moyenne de séjour à 2, 5 jours au lieu de 2, 1. Toujours, selon les mêmes prévisions, le taux d'occupation devrait passer de 34% d'aujourd'hui à 58%. Si tout le monde se réjouit de ce plan de réhabilitation de cette ville magique reconnu par l'UNESCO comme patrimoine mondial, il n'en demeure pas moins que le risque est patent que les hommes ne suivent pas l'importance de ces investissements. Sur la plan touristque notamment, l'augmentation de la capacité litière est fort appréciée. Mais il faut que la gestion des nouvelles unités et surtout des anciennes, suit cette dynamique qui veut faire de Fès et de son arrière pays, une destination touristque différenciée. Sauf que la majorité des professionnels de la région sont plutôt des bras cassés qui passent leur temps à se lamenter de leur sort…qu'ils ont, eux-mêmes, cherché.

La mauvaise gestion étant de mise chez eux depuis des lustres, on ne voit pas comment on va rentabiliser les nouvelles unités quand on sait qu'ils peinent à arriver à un taux d'occupation de 40% avec la capacité actuelle. Autant dire que dans le domaine du tourisme à Fès, il faut investir dans la formation d'une nouvelle génération de gestionnaires pour ne pas retomber dans le même marasme d'aujourd'hui en 2015.

Vendredi, 23 Décembre 2011 13:27

Tourisme : pour une force de frappe commerciale

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Une politique globale du tourisme ne concerne pas que le seul département chargé de ce secteur : elle implique -on le sait- d'autres ministères qui interviennent soit en amont soit en aval. Mais pour ce qui est de l'administration gouvernementale spécialement compétente de ce domaine d'activité, les opérateurs doivent d'abord se hisser au niveau de leurs

responsabilités pour pouvoir espérer des résultats significatifs. En particulier, faut-il rappeler que le ministère du Tourisme est une autorité de tutelle, mais qu'il ne peut tout faire. Il est assisté par des organismes spécialisés et par un outil extérieur comme l'ONMT.

Depuis des années, cet Office National Marocain du Tourisme n'a pas eu beaucoup de chance quant à sa direction. Les ministres du Tourisme qui se sont succédés depuis des années ne se sont pas beaucoup souciés d'y mettre des hommes compétents, les copinages et le clientélisme partisan ont été pratiquement décisifs, l'ONMT se transformant souvent en un outil au service "personnel" des uns et des autres.

ONMT : en attendant une démarche réformatrice

Une action de réorganisation et de restructuration devra être initiée : certaines mesures d'ordre interne doivent être prises et appliquées d'urgence. Mais pour ce qui est de l'ONMT, force est de dire qu'aucune démarche réformatrice n'a été envisagée.

Que faire alors ? continuer comme par le passé, dans une sorte de routine stérilisante ? C'est bien le risque encouru ces temps-ci si les problèmes de l'ONMT ne sont pas sérieusement mis à plat et qu'une réflexion particulière conduise à se demander ce que l'on attend de cet office.

D'abord, une claire vision des objectifs qui lui sont fixés car c'est cela qui "légitime" par définition, pourrait-on dire, la justification même de son existence. Prospecter les marchés émetteurs ; identifier les segments de clientèle potentielle ; promouvoir le produit touristique et mettre en relief sa "différence" : voilà les tâches classiques d'un organisme du tourisme.

ONMT professionnels : une sorte d'"Apartheid"

Quand on voit le programme des foires et salons du tourisme de la saison (près d'une quarantaine" on se demande bien ce que va y faire l'ONMT : y prendre un stand et après ? pour y mener quels contacts ? Pour quel produit ? Le "plus" qu'il peut y apporter c'est d'abord avec le concours des professionnels marocains et des tours opérateurs étrangers programmant notre produit mais aussi ceux qui peuvent s'y intéresser potentiellement.

Cela commande des rapports étroits entre l'ONMT et les professionnels, du suivi, des contacts réguliers, sur la base de données actualisées et affinées de nature à guider la décision. Quand on voit la situation actuelle qui s'apparente à une sorte d'"apartheid" entre l'ONMT et les professionnels -chacun évoluant dans son domaine- on a de quoi avoir quelques inquiétudes quant à l'avenir.

Ainsi, les professionnels d'Agadir -destination balnéaire qui est la toute première au Maroc- ne reçoivent pas la moindre information des délégations de l'ONMT dans les marchés émetteurs ; pas davantage ceux de Marrakech ne sont sensibilisés sur les conditions dans lesquelles se trouvent d'autres marchés qui les concernent. Si bien que les opérateurs les plus avertis ne peuvent, contraints et forcés de naviguer à vue, que compter sur leurs propres moyens et leur bâton de pèlerin pour être au fait des tendances de la saison à venir.

Ce qui n'est pas fait au-dehors par l'ONMT est encore moins réalisé au-dedans, chez nous, quand on songe que la direction de l'ONMT pourtant en poste depuis près de deux ans, n'a pas tenu une seule réunion avec les opérateurs des régions du sud du Maroc, Ouarzazate, Rachidia, Zagoura et Erfoud !

Un outil stratégique

C'est pourquoi une réévaluation du rôle de l'ONMT est sans conteste inscrite à l'ordre du jour : pour que cet Office s'imprègne d'une manière conséquente de sa mission ; pour que des objectifs soient assignés à ses délégations étrangères ; pour que les hommes chargés de les réaliser aient véritablement le profil de l'emploi ; pour que l'ONMT soit réellement une force de frappe, cumulant la capacité d'impulsion et de proposition, l'esprit créatif et le potentiel à même de le développer ; pour qu'il ne soit plus une bureaucratie de plus, claudiquant de saison en saison, mais un outil stratégique au service du tourisme national.

Vendredi, 23 Décembre 2011 13:25

Le tourisme à Agadir ? Tout le monde s'en f... !

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Ce titre, volontiers trivial, n'a d'autre souci que d'attribuer l'attention des

opérateurs concernés -qu'ils soient publics ou privés- sur la fragilité du tourisme à Agadir.

Avec quelque 27.500 lits, on ne doit pas "rouler les mécaniques" : c'est un chiffre bien modeste pour une destination qui veut jouer dans la cour des grands. Mais c'est aussi le fait que cette capacité d'accueil n'offre pas totalement des conditions de commercialisation optimales : un bon tiers en effet n'est pas en état d'être vendu sur les marchés européens pour des raisons de confort ou d'hygiène. Dans ces conditions, l'on ne doit pas s'étonner que le produit se dégrade parce que tiré vers le bas : si les "locomotives" ne manquent pas et se situent au niveau des standards internationaux de qualité, on ne peut pas dire en autant de ce peloton de 3/4 étoiles, généralement surclassées, et qui vivotent, comptant sur la Providence divine pour continuer à se remplir leurs chambres et leurs poches-or, ils ne savent pas qu'ils vont tuer à terme la "poule" aux oeufs d'or" parce qu'ils n'auront pas, à temps, rénover leurs établissement et les doter des moyens techniques, promotionnels et humains adéquats.

Petits profits et nivellement par le bas...

Dans cette catégorie-là, il n'y a pas de petits profits : tout est bon pour diminuer les coûts. Un directeur confirmé pour diriger l'hôtel ? A quoi bon puisqu'un agent commercial ou un petit cadre dévoué fera l'affaire à moitié prix ! Un personnel bien formé avec un encadrement professionnel ? C'est un luxe : avec la crise sociale actuelle, n'importe quel "SMIGARD" à 2.500 dh le mois fera l'affaire ! Un chef cuisinier ? N'importe quel gargotier y suppléera ! Et vogue la galère... Sur ces bases-là, le nivellement ne peut se faire que par le bas, c'est-à-dire par une braderie des prix et une compression anti-économique des coûts pour soutenir ce processus de chute.

Par exemple que la quasi-totalité des "4 étoiles" commercialisent la journée en demi-pension à 250 dh (en basse saison) ; ou encore que même tel nouvel "5 étoiles" s'est aligné sur ces prix-là, pensant que c'était peut-être là le meilleur moyen de se tailler une part du marché. Un tel processus ne présente, on le sait, que des inconvénients : il fait le jeu des T.O qui jouent à chaque coup gagnant dans ces enchères ; il ne peut que dégrader le produit offert par les hôteliers d'Agadir qui sont obligés, pour tenir leurs prix, de rogner sur tout -la qualité de la restauration, celle du personnel... Autant de facteurs négatifs qui n'échappent pas aux visiteurs s'estimant floués par le décalage entre le clinquant et les attraits des brochures et les réalités auxquelles ils sont confrontées.

Des velléités et un état d'esprit inquiétant

Il y a bien, de temps à autre, quelques velléités des autorités de tutelle de remettre les choses à niveau. Mais leurs recommandations quant à la rénovation des établissements hôteliers restent pratiquement lettres mortes, les sanctions éventuellement prises n'ayant guère de portée pratique, limitées qu'elles sont à des "observations"... on aimerait bien que l'on nous démente à ce sujet et que l'on rendre publics les déclassements des hôtels prononcés par l'administration concernée ? C'est donc un état d'esprit inquiétant qui est en train d'imprégner la plupart des hôteliers d'Agadir : gérer ce qu'ils ont d'une manière artisanale ; ne pas effectuer le moindre investissement ; ne rien faire en faveur de la promotion de leur établissement ; et espérer que la rente touristique sera structurelle jusqu'à leurs petits-enfants ! La démarche à mener pour renverser cette tendance intéresse deux partenaires : l'administration de tutelle qui doit se pencher sur les problèmes actuels du premier marché touristique national ; les opérateurs aussi pour qu'ils se ressaisissent et coordonnent leurs efforts pour apporter des solutions aux problèmes actuels, le tout évidemment sous la houlette des autorités locales et des élus de la ville qui doivent se rappeler que dans leur cité et leur province, c'est toujours le tourisme qui est le principal employeur et le principal facteur de développement économique.

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