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Le Syndicat d’Initiative et de tourisme de Casablanca (SIT), qui fut pendant des décennies l’ancêtre de tourisme, n’est plus que l’ombre de lui même. Situé sur le bd Mohammed V tout près du marché central, ce joyau de l’architecture coloniale, a beaucoup perdu de son aura tant au niveau esthétique que de celui professionnel.

A tel point qu’il n’est plus visible dans le radar du ministère du tourisme. Mis aux oubliettes, délaissé et ignoré, cet établissement qui a fait les beaux jours du tourisme à Casablanca, est presque abandonné aux aléas de la vie et à l’insouciance des hommes. Son positionnement à coté du tristement célèbre hôtel Lincoln, n’a fait qu’empirer les choses.

Les SDF qui le squattent ont fait des alentours un dépotoir de détritus, voire un pissoire à ciel ouvert qui n’épargne pas le Syndicat.

A tel point qu’il est devenu impossible de s’approcher du siège du syndicat sans que vous soyez dégouté par l’odeur nauséabond de l’urine qui jonche le sol tout au long des murs et des trottoirs.

Ce qui rend impensable qu’un quelconque touriste puisse imaginer un seul instant que cet établissement est chargé de la promotion des sites touristiques de Casablanca. Le personnel a beau essayé de limiter les dégâts en essayant de nettoyer devant sa porte et de déclencher la sonnette d’alarme mais en vain.

Toutes les nuits une meute de SDF et de clochards se rassemblent tout autour pour se droguer, boire, uriner et jeter à ras le sol toutes sortes d’ordures des plus dégoutantes. Et comme pour sceller le sort du Syndicat d’initiative, le ministère de tutelle ne bouge pas le doigt pour remédier à cette situation rocambolesque. Pis encore, il enfonce le couteau dans la plaie quand ont sait que le personnel ne dispose pas du minimum d’outils de travail, voire de brochures pour orienter les touristes. C’est dire que l’assainissement de ce dysfonctionnement ministériel devrait se faire d’en haut avant de descendre sur terre pour assainir les parages du Syndicat.

Le personnel essaye tant bien que mal de sauver les apparences en repeignant la façade du bâtiment pour lui redonner un nouveau look. Mais il est clair que sur le Bd Mohammed V rien ne reprendra comme avant tant que le fantôme de l’hôtel Lincoln ne sera pas rasé. Car ce danger public vient de faire une énième victime quand un SDF a été mortellement écrasé par l’écroulement d’un mur. Quant au Syndicat d’initiative et de tourisme, il est en train de mourir à petit feu au vu et au su de tout le monde : ministère et autorités locales. Nous reviendrons sur le rôle des Syndicats d’Initiative du Tourisme.

La CNT et la RAM viennent de signer une convention, dit-on, qui prévoit un soutien par la RAM de tous les opérations de promotion programmées par la CNT. Quelle révolution ? Sauf que les gens ne sont pas dupes puisqu’ils savent que la RAM est toujours prompte à signer et à s’engager dans des accords souvent sans suite ? Voire qui se terminent en débandade. Autant dire que ce partenariat est bon à transcrire sur le papier, mais loin, très loin à mettre en pratique.

D’autant plus que ladite convention parle de formation initiée par la CNT comme si celle-ci dispose d’un statut d’académie avérée pour dispenser une telle formation ? Prétendre assurer la mise à niveau technique des opérateurs ainsi que le relèvement de qualité de service à la clientèle, est une hérésie. Mais enfin de qui se moque-t-on, quant on sait que la RAM manque de techniciens en la matière ? Personne n’ignore que Benhima a toujours refusé de recruter des jeunes talents, pis encore il en a licencié des centaines pour concrétiser son plan de redressement qui a coûté les yeux de la tête aux contribuables. Du coup le manque à gagner est flagrant en matière de techniciens commerciaux à même de s’adapter aux nouvelles méthodes et technologies de commercialisation.

Par conséquent la RAM ne sera jamais rentable tant elle ne connaitra pas un changement intégral et intégré dans sa politique de gestion commerciale.Et puis sur quel fonds se repose ce partenariat et dispose-t-il d’un budget défini pour atteindre les objectifs contresignés sur un bout de papier ? Et si oui d’où puisera-t-on cet argent ? Kabbaj est-t-il assez argenté et a-t-il les moyens de ses ambitions ? Le doute est on ne peut plus ancré dans les esprits des professionnels qui connaissent les tenants et les aboutissants de la CNT.

Il est difficile de croire aux chimères de Benhima et de Kabbaj quant on sait que même les cotisations à la CGM n’ont pas été payées depuis plus de 5 ans.

La RAM ne misera pas un radi dans cette pseudo convention. Sans argent, les deux compères finiront par danser leur dernier Tango.

Qui perd qui gagne ?

A LA RAM QUI SE DEDOUANE A PEU DE FRAIS EN FAISANT CROIRE QU’ELLE S’INTERESSE ENCORE AU TOURSIME ALORS QU’ELLE N’EN A PLUS NI LES MOYENS NI L’ENVIE…

La RAM a toujours considéré le tourisme de basse contribution.

À travers les années elle a perdu pieds dans ce secteur disparition des charters et l’affaiblissement des tours opérateurs qui étaient le seul langage qu’elle a appris à faire. Son désintéressement a été accentué par la vente des hôtels .

A LA CNT ? QUI TENTE D’EXISTER ET DE FAIRE LE BUZZ…ALORS MEME QUE SES PROPRES PRIORITES NE SONT PAS TRAITEES… !

UN MARCHE DE DUPES EN SOMME !

Les transporteurs touristiques sont toujours dans le brouillard, le cahier des charges réglementant cette branche d’activité vitale pour l’industrie touristique a été adopté en mai 2014. Après 2 ans de réunion en réunion, quatre organismes se sont penché sur son élaboration (tourisme, transport, FNTT et CGEM), ces bons organismes n’arrivent pas à le mettre en application cause des divergences à tous les étapes, certains direction de transport n’ont pas reçu le circulaire avec les modalités d’application, ils continuent à appliquer l’ancienne réglementation, sans parler des contrôles routiers, gendarmerie et police, alors que le transport touristique est un excellent soutien du développement de l’industrie touristique, doit survivre aux difficultés actuelles et conserver l’ensemble de son réseau classé d’intérêt touristique. Le service de ce réseau doit être amélioré suivant les progrès scientifiques et notamment par des services confortables. Il ne faut pas perdre de vue que le touriste est un voyageur qui circule pour son plaisir. Si l’on supprime la satisfaction qu’il peut éprouver en voyageant, on supprime ipso facto une des principales raisons de son déplacement. Le transport touristique est assis sur quatre chaise en déséquilibre (tourisme, transport, CGEM et FNTT).

Dans tout cela, le ministre du tourisme Haddad est aux abonnés absents au lieu de s’intéresser à cette importante branche d’activités touristiques en otage. D’autre part, le laisser aller de ces dernières années frisant, souvent le désordre et l’anarchie doit faire place à une coordination réellement ordonnée, on ne doit plus tolérer les agissements déplorables de transporteurs insouciants, il ne doit plus y avoir qu’une direction, qu’un commandement, qu’une règle, qu’un idéal, le souci de bien assurer un service public de la plus grande importance, et par là, même le développement toujours croissant de l’industrie touristique.

Mercredi, 03 Décembre 2014 11:26

Fès : Driss Faceh reprend du service

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Il avait promis de ne plus s'y recoller. Mais devant l'incurie des équipes successives qui lui ont succédé à la tête du CRT de Fès, trop occupés dans leurs petites guéguerres internes de petits chefs pour s'occuper de promotion, c'est un come-back à la Cincinnatus* auquel Driss Faceh à droit.

En effet, chose rare dans le monde du tourisme, c'est la quasi-totalité des professionnels de la ville sacrée qui en appelle au vétéran Faceh, dont la période à la tête du CRT de Fès fait désormais figure d'âge d'or pour la promotion touristique.

Une candidature qui a également l'appui du maire Hamid Chabat, qui a officiellement conditionné son futur soutient financier (doublement de la subvention au CRT) à l'élection d'un appelé "homme sage qui pourrait fédérer tous les acteurs de pour défendre les intérêts de la ville".

Charge à lui donc de relancer la machine promotionnelle fassie, en panne depuis trop longtemps maintenant pour espérer se rapprocher de l'objectif de 700 000 touristes en 2016.

*homme politique romain rappelé deux fois de sa retraite par le Sénat pour sauver la république.

Mercredi, 03 Décembre 2014 11:24

Tanger : la desserte déserte

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C'est un cri d'alarme que lancent les professionnels de la capitale du détroit : depuis le 1er novembre 2014, la RAM a supprimé les connexions aériennes entre Tanger et les métropoles européennes de Londres, Amsterdam et Barcelone. Une situation qui sème la panique chez les opérateurs touristiques de la ville, qui se démènent comme ils peuvent pour sortir la tête de l'eau.

"Nul besoin de listes rouges ou noires pour assassiner le tourisme marocain ; nous avons déjà la RAM", tance un hôtelier pris à la gorge.

Pour lui comme pour d'autres professionnels tangérois, la déprogrammation de la ville par la RAM entraîne une importe perte d'attractivité pour l'ensemble de la région, que ce soit du point de vue touristique ou du point de vue industriel, alors même que Tanger connaît une progression dans ces domaines.

De son côté, la compagnie nationale avance que ces vols ont été annulés pour cause d'un manque de rentabilité, ses pertes se chiffrant en millions de dirhams. Pour tenter de calmer son monde, la RAM explique que, le cas échéant, rien ne l'empêche de reprogrammer les vols annulés lors de la haute saison.

"Un coup elle annule, un coup elle ouvre. Le vrai problème c'est que l'on ne peut pas organiser de stratégies durables en fonction de la programmation de vols de la RAM", nous explique un voyagiste, avant de conclure : "bref, on continue de naviguer à vue".

Mercredi, 19 Novembre 2014 11:15

ONCF : "comme d'habitude"...

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Le 02 novembre dernier, gare de Casa-Voyageurs, 09h du matin.

En partance pour Marrakech et en proie à des difficultés avec ma voiture, c'est vers la vénérable institution que sont les chemins de fer marocains que je me tourne.

En jetant un coup d’œil la veille au site web de l'ONCF, je n'ai pu que me rengorger de fierté : "Au-delà de sa mission de service public, l’ONCF se veut une entreprise au service du public", waouh !

"Pour progresser au rythme de ses clients, il anticipe et se dépasse en s’imposant une règle de conduite ; la poursuite de la modernisation de l’entreprise (...)", bravo !

"Quelles sont nos valeurs : La transparence, l’engagement, la rigueur et l’excellence (...)", n'en rajoutez plus...

Bref, c'est le cœur léger et l'esprit tranquille que je me prépare à prendre mon train... mais avant cela encore faut-il prendre son billet.

Je me dirige donc vers les distributeurs automatiques de billets, dernière innovation en date de l'ONCF... plusieurs essais infructueux dirigent vers moi l'attention de pseudo-hôtesse d'accueil ; pseudo car le premier devoir d'une hôtesse d’accueil n'est-il pas de sourire ?

Peut-être avait-elle passé une mauvaise journée, toujours est-il que c'est avec une grande délicatesse et diligence (sic: wa sir dir la queue!) qu'elle me réoriente vers les comptoirs où un voisin de queue m'explique que les fameux distributeurs ne fonctionnent pas, ou n'acceptent pas les nouveaux billets, ou les billets usagers, bref "comme d'habitude" me glisse-t-il dans un clin d’œil.

Comme d'habitude ?

Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

Où est passée l'entreprise au service du public ?

On sont passées la rigueur et l'excellence ?

Non, mon voisin de queue ne peut-être qu'un de ces défaitistes qui refusent de comprendre qu'aujourd'hui au XXIème siècle, s'en est fini du Maroc du "comme d'habitude", que nous sommes désormais dans un pays moderne résolument tourné vers l'avenir.

Et c'est dans cet état d'esprit que je m'enfonce doucement dans la queue...

Ah la queue.

On peut dire ce que l'on veut mais le concept de queue au Maroc conserve une saveur particulière : tassés derrière des barrières tels des veaux que l'on pousse vers l’abattoir, on avance doucement et nonobstant toutes les vieilles dames qui veulent, coûte que coûte, vous passer dessus en vous expliquant "oh mon fils" que leur train va partir, qu'elles sont malades, qu'elles sont seules et "que Dieu te bénisse" en vous marchant sur les pieds.

Et comment ne pas citer tous les resquilleurs qui n'ont pas compris ou qui ont une raison ou qui connaissent le vigile de faction, enfin un avantage comparatif ou un autre qui font qu'ils ne se soumettent aux mêmes règles que les simples mortels coincés dans la fameuse queue...

Mais bon, certains vous expliqueront sans doute que même en la matière, il y a certainement amélioration (vous vous rappelez, vous, des queues du XXème siècle ?).

Toujours est-il qu'à un moment ou un autre, on fini par arriver au comptoir.

Bref, quand il faut payer il faut payer, donc je paye, et si je suis plus que légèrement déçu par le service en gare, en réalité j'ai le secret espoir de voir à l’œuvre la fameuse modernisation du matériel roulant...

Grandir c'est apprendre à être déçu disait un écrivain dont je ne me rappelle plus le nom.

Grâce à l'ONCF, j'ai encore grandi !

Car le matériel roulant de l'ONCF... comment dire, vous le connaissez forcement, il a peine bougé depuis ma naissance, certainement depuis la vôtre aussi.

Ses sièges sentant bon la sueur accumulée de dizaines de voyageurs différents, sa climatisation-sanction que l'on regrette d'avoir réclamé quand l'on sent ses muscles se contracter sous le froid, ses toilettes piégés qui rappellent à tous, Moudawana ou pas, qu'être un homme ça à quand même de sérieux avantages, son service de restauration qui, entre les cocas chauds et le café-jus de chaussette, vous propose un choix extraordinaire de sandwichs impérissables dont personne ne souhaite réellement connaître la provenance exacte...

Mais enfin, l'essentiel n'est-il pas d'arriver à destination assis à sa place ?

Ou plutôt, l'essentiel n'est pas d'arriver à destination ?

Parce que le "assis à sa place", c'est déjà un peu beaucoup.

En effet, une fois arrivé à la voiture que mon billet à désigné, au compartiment où se trouve le siège que j'ai payé, je me rend compte qu'à moins de m'asseoir sur les genoux d'une dame (ou de la faire s'asseoir sur les miens...) il risque d'y avoir un problème : on est deux à avoir le même billet.

Même siège, même compartiment, même voiture.

On vérifie et on revérifie, avant d'appeler un contrôleur au cas où il serait capable de lire des informations secrètes ou de trouver un indice caché...

Et de fait, ce dernier trouve : le billet que j'ai acheté puis composté pour Marrakech était en réalité à destination de Fès ! Mea culpa, je cède ma place à la dame et voyage debout.

Et de m'entendre pesté contre "la rigueur et l'excellence" de l'ONCF.

Cela a fait rire le contrôleur. 

Mercredi, 01 Octobre 2014 11:18

Assises du Tourisme : pourquoi faire ?

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Cela faisait un petit moment, quatre ans déjà, que nous n'avions plus eu droit à la grande messe du Tourisme que sont nos assises nationales.

Jadis événement incontournable de l'année touristique marocaine, les assises étaient l'occasion pour le gouvernement de présenter à la profession ses stratégies sectorielles. Vision 2010 et 2020, plan Azur et Biladi, toutes ces marques emblématiques de l'ambition marocaine ont vues le jour à l'occasion de ces manifestations. Et pourtant cela fait quatre ans que nous avions abandonné la formule…

Il faut dire que les professionnels, passé l’émerveillement initial quant à l'intérêt soudain de la classe politique pour les questions touristiques, ont vite déchanté quant à la teneur réelle des décisions prises : des déclarations d'intention, des promesses de succès, des vœux de réussite, quelques auto-congratulations, mélanger le tout avec des phrases-clés type « le Maroc, pays ouvert sur le monde » ou encore « un tourisme d'expérience » et enfin saupoudrer le tout de statistiques erronées quant aux arrivées et aux recettes : le tour est joué.

Quant tout va bien, pourquoi pas… mais quand les acteurs du secteur souffrent et que le seul palliatif proposé sont des mots doux, pourquoi faire ? C'est dans ce contexte qu'on a abandonné les assises, nos responsables ayant estimé, à juste titre, que les sommes dépensées pour ces événements seraient peut-être plus utiles ailleurs. Mais ça c'était avant… Car les assises nouvelles, revues et visitées par notre ministre du tourisme Lahcen Haddad, sont arrivées.

Au menu : déclarations d'intention, promesses de succès… comme un relent de déjà-vu ? Mais n'en déplaise aux esprits chagrins il y a du nouveau. A savoir, cette édition sera « marquée par la remise d'une lettre ouverte du SG de l'OMT au chef du gouvernement (…) l'appelant à reconnaître le rôle capital du tourisme... ». Merci l'OMT.

Pendant ce temps là, les professionnels continuent de n'avoir aucune visibilité quant à la durabilité réelle du tourisme marocain. Entre la crise économique en Europe et les désormais par trop classiques problèmes structurels de l'industrie (encore une fois, promotion, diversification, formation professionnelle, aérien…

Les mêmes depuis 15 ans…), l'heure n'est plus au triomphalisme. Le développement du tourisme marocain s'est fait d'une manière complètement déstructurée, ce n'est désormais plus de l'ordre du secret. L'inflation des investissements hôteliers et d'hébergement n'a pas été suivie par une augmentation significative de débouchés visant à remplir cette capacité additionnelle : avec un taux d'occupation qui tourne au mieux à 50%, c'est toute la rentabilité de la filière qui est mise en jeu. En l'absence de concertation et de coordination, on grève non seulement le potentiel de croissance du secteur mais on scie également la branche sur laquelle on est assis. Car si le tourisme peut représenter un gain, il ne faut oublier qu'il représente aussi un coût. Il suffit de voir le développement anarchique des projets de golfs autour de Marrakech et leur impact sur la consommation hydrique de la province du Haouz pour s'en convaincre. On absence de rentrées de devises significative, l'équation devient vraiment mauvaise. Un état de fait connu par les professionnels mais passé sous silence par les responsables publics. En effet, depuis le début des années 2000, l'outil de mesure de référence de l'activité touristique nationale, à savoir les statistiques publiées par les délégations régionales du tourisme, sont victimes de manipulation à répétition, devenant un outil de marketing politique. Les CRT n'ayant plus le droit de publier leurs statistiques sans l'aval de la tutelle. Une politique de rétention de l'information qui a permis au ministère du Tourisme d'établir sa propre lecture de l'évolution du secteur. Mais pourquoi gâcher la fête avec ces mauvaises nouvelles ? Ainsi, lundi 29 septembre il ne sera pas question de cela, non, il sera question du «choix de la qualité de l'expérience, de l'ouverture de sa culture » et ainsi de suite. On aura l'occasion d’applaudir les formidables experts de l'OMT venus nous expliquer à quel point on a tout compris et bravo.

Pour les professionnels qui n'en n'ont rien à fiche des avis des pseudos-experts à piécettes et qui se désespèrent de voir un jour une véritable initiative venir du ministère de tutelle, l'explication à cette comédie grand-guignolesque à venir (d'ailleurs, comme un clin d’œil, les assises ont lieu au Théâtre de Rabat) tient davantage du petit calcul politique que d'une réelle volonté de soigner les maux du tourisme marocain.

En effet, fortement fragilisé au sein de son parti, le Mouvement populaire, depuis sa tentative ratée de putsch anti-Laenser, et tombé en totale disgrâce chez les professionnels depuis la nomination de M. Zouiten à la tête de l'ONMT, l'universitaire Lahcen Haddad joue sa place au gouvernement et , du même coup son avenir politique. Ayant bien appris sa leçon, il a choisi du coup de multiplier les opérations de diversion et d'occupation du terrain médiatique. Certains diront que c'est tout ce qu'il a fait depuis sa prise en charge du portefeuille du Tourisme et que, concrètement, toutes les mesures qu'il a prise depuis lors se distinguent par leur nullité, au sens propre (vides de sens et de contenu). Mais en bon acteur qu'il est, M.Haddad continue de faire le dos rond et de répondre à ses détracteurs avec ce flegme incroyable qui va jusqu'à nous faire douter de la réalité de la situation que traverse le tourisme marocain.

Plan Azur, Vision 2020, chantiers stratégiques, visions pro-actives... depuis des années déjà le Maroc touristique se cache derrières des sigles et des mots ronflants. Masquant nos nombreux échecs, dans le domaine du tourisme balnéaire, de la pénétration de nouveaux marchés, de la création d'emplois stables et qualifiés, les effets d'annonce successifs et les envolées lyriques de nos responsables nous ont fait croire que l'industrie touristique nationale avait atteint une maturité et une performance dignes des grands de ce monde. Ayant fait du tourisme un secteur prioritaire dans le cadre de son développement économique bien avant d'autres pays, le royaume s'est fait pourtant rattrapé et dépassé depuis lors. Profitant de l'effet de mode qu'à représenté Marrakech tout au long des années 2000, nos responsables publics, profanes quant aux questions touristiques, ont estimé que le tourisme représentait une rente, un gain facile et acquis. Et quand la tendance a commencé à se retourner, ils on a nié les faits, réinterprétant les chiffres d'abord, puis prétextant un phénomène conjoncturel.

Les professionnels ont eu beau tirer la sonnette d'alarme à plusieurs reprises, les" hauts-cadres" confortablement installés dans l'entre-soi des bureaux de Rabat entre PDF et tableaux Excel, ont joué les autistes, dessinant leurs petits plans de conquête du monde, comptant les milliards du Golfe qui ne viendront jamais et programmant leurs déplacements dans des séminaires et autres salons de dupes. Comme on dit, plus dure sera la chute…

Mercredi, 01 Octobre 2014 11:16

Comment se porte le tourisme marocain en 2014 ?

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A quelques jours des 11èmes assises nationales du tourisme, il règne dans

l'air comme un constat d'échec quant à la stratégie suivie par le secteur.

On a beau dire que le tourisme marocain résiste aux aléas de la crise et de la rude concurrence des pays à vocation touristique, les problèmes structurels que connaît l'activité restent les mêmes : manque des professionnalisme des opérateurs, endettement lourd des hôteliers, personnel trop souvent incompétent, prestations moyennes dans la plupart des hôtels (excepté bien entendu quelques établissements historiques ainsi que les hôtels gérés par de grandes chaînes internationales). L'actuel DG de l'ONMT, Abdelraffih Zouiten, a beau multiplier les efforts et se battre avec tous les moyens a sa disposition, la situation reste très précaire. Il faut dire que depuis que le Maroc, il y a de cela près de 15 ans aujourd'hui, a choisi de placer l'industrie touristique au cœur de ses préoccupations, ces problématiques précédemment annoncées n'ont jamais été traitées de manière sérieuse. Cela fait 15 ans que l'on parle de formation professionnelle, 15 ans que l'on parle de diversification de nos marchés émetteurs, 15 ans que l'on essaye de sortir de la « Marrakech-dépendance », 15 ans que l'on pointe du doigt les défaillances de nos agences de voyages comme de nos transporteurs… Bref, cela fait 15 ans que l'on tourne en rond et que les seules réponses que nos responsables nous présentent sont des vœux pieux. Entre temps, nous avons eu droit à la multiplication des plans « stratégiques » et des initiatives « proactives ».

Résultat des courses : nous n'avons toujours pas réussi à solutionner le moindre de nos problèmes structurels : la formation professionnelle est en panne, nous sommes toujours aussi dépendants du marché français comme de la destination Marrakech et enfin les défaillances de nos agences de voyages et de nos transporteurs restent les mêmes. Et ce n'est pas la tactique (et non pas la stratégie) de fuite en avant adoptée par l'actuel titulaire du portefeuille du tourisme qui changera la donne.

La publication de statistiques avantageuses, on connaît depuis Stakhanov ; l'annonce de nouvelles taxes aéroportuaires, on connaît depuis Chirac (avec la même conclusion pathétique, à savoir, un dépantalonnage en bonne est due forme devant le tollé soulevé sur le plan national comme international…) ; enfin le marketing poétique sur les « valeurs marocaines » d'hospitalité et blablabla, on a toujours connu. Aujourd'hui, plus personne n'est dupe, et tout le monde est bien conscient que la dernière stratégie Haddad en date n'est qu'un papier de plus destiné aux médias et chargé de couvrir le fiasco de sa tentative de prise en main du Mouvement populaire.

Nous vivons sur les décombres d’une version du tourisme qui a fait son temps et si l'on peut remercier nos anciens sur l'exceptionnel acquis qu'ils nous ont transmis, en l'absence d'innovation réelle, le secteur est appelé à dépérir petit à petit. En refusant ce constat, on se prive d'une opportunité en or pour engager une réflexion profonde sur l'activité touristique, corriger les erreurs qui ont été faites et aller réellement de l'avant avec un repositionnement intégral et intégré.

Toilettes bouchées, détritus flottants, odeurs nauséabondes, sol toujours inondé, portes sans serrures, robinets arrachés et souvent fermés, manque d’aération ou d’éclairage, absence d’eau, de savon ou de papier-toilette, chasses d’eau défectueuses, odeurs nauséabondes, des ordures partout…

Ça donne vraiment envie de vomir ! Et pourtant c’est l’état de la majorité des toilettes publiques dans notre pays. Quand j’étais petit, je voyais cette image tous les jours, je l’ai revu aussi au lycée, et je le vois encore aujourd’hui à l’Université et je me demande pourquoi ?

C’est incompréhensible et intolérable, cela est devenu une culture marocaine de sentir cette odeur insupportable dans ces lieux ! J’ai remarqué cette « tendance » même dans plusieurs cafés, c’est clair qu’on vise un objectif ambitieux, celui des « toilettes les plus désastreuses du monde » ! Certains vont riposter en incombant la responsabilité aux citoyens. Oui, il y a bien évidemment des gens qui boudent toute forme de propreté mais lorsqu’on était petits, comment les responsables ont pu tolérer ces pratiques ? De surcroit, plusieurs enfants souffraient de maux de ventre (et je suis des leurs) pour avoir choisi d’aller (ou de ne pas aller) aux toilettes de l’école en raison des saletés et du manque de commodités nécessaires dans ces lieux (et la situation demeure la même…).

L’une des premières choses que le Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) a enseignée aux gens, c’est la propreté. Sauf que son enseignement était très pratique, pas comme celui d’aujourd’hui où on parle aux enfants –durant de longues heures- de la propreté (de la théorie) et dehors (la vie réelle), les enfants réalisent eux mêmes que ce n’était pas « sérieux » que la société à d’autres règles !

Il y en a marre de se contenter de constater ses dérapages, sans que de réelles avancées ne soient opérées. La question de la propreté des toilettes publiques est importante à plus d’un titre. Primo, pour préserver la santé des enfants, voire des citoyens. Secundo, pour l’image du pays qui reçoit des milliers de touristes chaque année.

A la fin, j’aimerais rappeler le rôle des médias dans la couverture de ce genre de dossiers qui touche au bien-être de la société.

Ce mal est présent dans presque la totalité des lieux publics (même les toilettes des mosquées) je crois qu’une émission sur le sujet serait la bonne voie du changement.

Vendredi, 19 Septembre 2014 12:18

Le tourisme d’hier et de demain : quelles leçons ?

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On s’en souvient encore : dans les années soixante-dix, le Maroc touristique était monté pratiquement au pinacle, on vantait volontiers la qualité du produit, les attraits des infrastructures d’accueil, l’imagination et la créativité qui avaient, d’une manière conjuguée, porté leurs fruits d’une manière remarquée sur les marchés internationaux : On peut le dire sans fard : le Maroc était une destination magique où l’éblouissement des sens fait de lumières, de couleurs et d’odeurs donnaient des résultats exceptionnels.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Ce n’est pas faire montre de mauvais esprit ou de «sinistrose» que de dire que ce produit n’a pas tenu toutes ses promesses. Pourquoi ? Comment en est-on arrivé là ? Il faut dire qu’au départ, lors de la phase d’affirmation de la vocation touristique du Royaume, l’Etat avait pris des initiatives hardies, bousculant des habitudes et des réflexes ; bref, il avait osé. Ainsi des hôtels avaient été implantés dans des sites touristiques ; ainsi encore des travaux d’équipement avaient été menés en même temps.

 

Au départ, innovation et

volontarisme...

Les conditions de démarrage d’une politique touristique avaient été réunies dans un contexte d’innovation et de volontarisme. Le triait dominant de cetter période c’était que l’Etat allait là où le prive, encore hésitant, n’osait guère investir dans un secteur moderne qu’il ne maîtrisait pas encore. Cela ne suffisait pas pour autant pour asseoir véritablement un produit touristique de nature à s’imposer durablement face à la concurrence régionale ou internationale. Mais peu à peu, les promoteurs ont suivi ce mouvement : à coup d’incitations fiscalees ; à coup de codes d’investissement et d’autres facilités qui ont su attirer les opérateurs vers ce secteur d’activité nouveau.

Cet «âge d’or» du tourisme national a été aussi à l’origine de pratiques diverses telle la surfacturation et le gonflement des prix, si bien que souvent des dizaines d’hôtels ont été financés par des crédits de l’Etat et de ses organismes spécialisés sans que les promoteurs n’apportent une part significative de fonds propres. La plupart des unités ainsi construites à Tanger, Marrakech et Agadir, n’échappent pas à ce shéma d’ensemble. Mais où en est-on aujourd’hui ? Quel est l’état des lieux ? Le déficit de la capacité d’accueil actuelle qui ne dépasse pas 80.000 lits réellement commercialisables est, aujourd’hui, bien préoccupant. Il ne permet pas de se hisser au niveau des grands marchés et de sy positionner toute l’année. Il y a un déficit énorme de capacité hôtelière des principales villes composant les circuits touristiques à travers le Maroc, hormis Marrakech.

Les uns tiennent à la non maîtrise du foncier, les terrains étant rarissimes et à coût très élevé, ce qui compromet toutes les études de faisabilité des projets hôteliers et rien de bien conséquent ne sera enregistré à ce sujet si des mesures concrètes ne sont pas prises pour faire sauter ce goulet d’étranglement. D’autres sont relatives à la regrettable «politisation» du ministère du Tourisme parce que durant de nombreuses années. Ce département a été dirigé par des personnalités relevant de tel ou tel parti politique.

Avec ce que cela a provoqué d’effets pervers comme le clientélisme et ses multiples variantes sans qu’une réelle stratégie d’action puisse être élaborée et appliquée.

D’autres difficultés regardent les conditions financières des investissements touristiques. Le loyer de l’argent est cher et tourne autour de 12 à 13% actuellement : n’est-ce pas une charge financière insupportable pour n’importe quelle entreprise économique et particulièrement pour les entreprises hôtelières ? Situation d’autant problématique que les grands pays touristiques accordent, d’une manière explicite ou indirecte, de nombreuses facilités aux opérateurs pour leur permettre de mobiliser des ressources à des conditions moins pénalisantes.

Enfin, les difficultés de la commercialisation sont connues de tous pour que l’on y revienne longtemps, trop longtemps sur le fait que le tourisme était une rente structurelle, une sorte de manne céleste provenant de la providence, et qu’il ne servait à rien de promouvoir le produit touristique puisque les visiteurs venaient d’eux-mêmes. Las : la conjoncture économique et la vive concurrence ont secoué ces certitudes.

Il a en effet fallu déchanter car le tourisme est apparu comme un produit fragile, fluide (parce que non stockable), à la merci des modes et des perceptions de l’opinion publique internationale. L’effet de la crise a bien illustré la précarité de cette industrie. Mais il a aussi montré qu’au-delà des répercussions de cette conjoncture, notre produit touristique avait besoin d’un sérieux «lifting» pour se hisser de nouveau à la place légitime qui lui revient dans le marché international. Le constat a été sans doute fait, ici ou là, mais pas d’une manière opératoire.

On a ainsi beaucoup parlé, non sans multiplier les effets d’annonce faciles qui n’engagent à rien, de la nécessité de la relanche de la politique touristique. Mais, concrètement où en est-en ? Qu’à-t-on fait ?Hormis des petites campagnes de communication confiée à des agences européennes en direction de cinq pays européens, quoi de bien nouveau ?

 

Quand un «new deal» ?

A-t-on pris langue avec les professionnels pour les écouter et prendre leur avis parce que, en dernière instance, ils sont les premiers intéressés par la bonne marchée de ce secteur ?

A-t-on fait une évaluation correcte des insuffisances qui frappent encore notre produit ?

A-t-on dégagé les voies et les moyens d’une réflexion nationale associant toutes les parties intéressées tant il est vrai qu’une politique touristique, dans sa mise en œuvre, intéresse plusieurs départements ministériels ?

Au-delà des hommes qui ont été investis à la tête de l’administration du tourisme et qui n’ont pas été tous à la hauteur de leur mission il faut bien voir que ce qui est en cause c’est une claire identification des pistes d’avenir d’une politique toursitique novatrice, mobilisatrice, féconde, qui soit susceptible de dégager un projet pour les années à venir. On ne travaille pas, dans ce domaine, au coup par coup, saison par saison, mais par des choix d’anticipation. A quand ce «new deal» ?

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