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Balisage

Balisage (146)

Que cherche un touriste dans les sites internet quand il veut voyager dans un pays ? Tout, mais vraiment tout, le confort dans l’hébergement, les prix convenables, la sécurité, les bonnes adresses et autres caprices.

Mais il arrive rarement de trouver un motard français qui se renseigne sur un service rarement évoqué dans les réseaux sociaux. Et pourtant l’homme cherche à trouver une chose tout à fait naturelle dont tout homme et femme en a besoin souvent d’une manière urgente. C’est vous dire que dans le domaine du tourisme, les professionnels, les élus et les autorités locales doivent penser à tout pour satisfaire le touriste. Pourtant ce n’est pas sorcier ce que le motard demande : « Bonjour, je vais bientôt me rendre à Marrakech et j'aurais une petite question pratique à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse sur internet. Pourriez vous me dire ou je peux trouver des toilettes publiques dans la ville et aux abords... » Eh oui, c’est aussi simple qu’un besoin naturel qui saisit n’importe qui dans la rue, y compris le maire de la ville, le citoyen Lambda et bien sûr les touristes avides de longue promenades. Eh bien aussi, depuis que Marrakech est devenu une destination touristique très convoitée, autrement depuis longtemps personne n’a pensé à régler le problème du « besoin urgent » dans la rue en installant des latrines (pissoires). Et pourtant, depuis longtemps aussi, les professionnels du tourisme n’ont pas cessé de réclamer aux élus l’installation d’urinoirs propres et entretenus d’une manière permanente. Combien de fois, avons-nous écrit et réécrits sur ce même sujet dans ces mêmes colonnes. Mais en vain. Aujourd’hui le conseil de la ville semble avoir compris la nécessité d’intervenir dans ce domaine en réhabilitant les quelques latrines existantes, infectes et inutilisables, et en permettant à une personne privée d’investir dans ce domaine moyennant une redevance mensuelle. Il est vrai que le concessionnaire en question semble avoir de l’expertise en important les services d’une marque étrangère. Mais il est tout aussi vrai que la réhabilitation des commodités publiques et l’exploitation de vespasiennes privées ne résoudront pas le problème d’un revers de la main.

D’abord le conseil de la ville est en mesure de réaménager les toilettes publiques existantes mais comme toute gestion communale, il est difficile d’en assurer un entretien permanent. Et du coup, on revient à la case départ avec des toilettes dégelasses qui puent à dix lieues à la ronde et qui dégagent des déchets liquides dans la rue. Il en sera de même pour les latrines privées si l’entretien n’est pas rigoureux puisqu’on l’a vu dans d’autres villes, elles laissent échapper des odeurs nauséabondes, voire des détritus liquides qui souillent la rue.

Espérons que le concessionnaire privé va éluder cette incommodité sachant qu’il compte installer près d’une vingtaine de latrines, avec un espace pour les ablutions et un autre pour la vente des produits d’hygiène. Sauf que le prix de 5 dirhams qui est convenable pour les touristes n’est pas à la portée de toutes les bourses marocaines.

Autant dire que l’on verra encore pour longtemps des gens qui se soulagent dans des coins de la rue, sous un arbre ou dans les rampes d’escalier.

Les plus débrouillards vont dans les cafés où ils laissent un dirham à la préposée à l’entretien, mais pour éviter la ruée de tous ceux qui veulent libérer leurs vessies, beaucoup de propriétaires de cafés ferment les toilettes à clé et seuls les clients s’en servent. C’est dire qu'il reste beaucoup à faire pour éradiquer ce phénomène qui ne cesse de s’amplifier et pousse les gens à uriner en pleine agglomération sans la moindre gêne.

Marrakech est une belle ville. Unique dans son genre de par le monde. Son paysage mythique réussit à marier toutes les couleurs et sa nature à enfanter en même temps la montagne, le vent chaud du Sahara et la neige de l’Atlas sous un fond toujours ocre. Ville millénaire mais ville moderne dont l’attrait inénarrable a fait d’elle la première destination touristique du Maroc. Voire une résidence permanente ou secondaire pour de nombreuses stars du showbiz, de la politique et du sport et autres hommes d’affaires en provenance de tous les coins du monde. Mais malheureusement certains résidents étrangers confortablement installés dans cette ville accueillante, se comportent parfois comme s’ils vivent dans une jungle à mille années lumières de la civilisation. De fait ils se permettent des abus et des infractions à la loi et ce au vu et au su de tout le monde comme s’ils bénéficient d’une immunité surnaturelle.

Le hic, c’est que ces énergumènes apparemment nostalgiques d’un autre temps, sont incapables d’agir chez eux comme ils le font chez nous. Chez eux la loi, c’est la loi. Sinon ils paient cash. Heureusement qu’ils constituent une minorité parmi les dizaines de millier d’étrangers qui vivent au Maroc. Même si le mot « étranger » n’a aucune signification péjorative chez nous, si ce n’est qu’il est toujours considéré autant que les Marocains sinon plus.

Les propriétaires du restaurant Le Studio Marra-kech n’ignorent aucunement les multiples vertus des Marocains en matière d’accueil et d’hospitalité puisqu’ils vivent en parfaite convivialité avec eux. Sauf que « nos amis » français vont jusqu’en abuser dans l’enceinte de leur restaurant en imposant la loi, du cash ou casse toi, qui cache quelque chose ?.

Un mode de paiement au comptant qui ne rime ni avec les lois en vigueur, ni avec les nouveaux outils de paiement, toutes technologies confondues, ni encore moins avec un restaurant digne de ce nom dans une ville aussi huppée. Comble d’ironie, c’est un couple français, qui va subir la foudre de son compatriote ledit propriétaire du restaurant, ô combien trop bien imbu de lui-même. Les deux Parisiens en vacances ont eu   le malheur d’inviter des amis à diner dans le restaurant précité qui était archi plein avec toutefois un service on ne peut plus médiocre, une nourriture à peine correcte et une facture salée (deux bouteilles de vin, l’une à 850 dh et l’autre à 400 dh, deux fois plus chères qu’à New york. Et pourtant personne ne s’en est plaint même le couple parisien pourtant très exigeant en matière de service et qui en voulant payer la note par le biais de sa carte visa internationale, a reçu une claque surprenante au lieu du sourire et du merci d’usage. La serveuse a rapidement rejeté d’un signe de la main la carte magnétique validée dans le monde entier sauf chez le Studio Marrakech où l’on sert le noir à toutes les sauces : « Non Monsieur il faut payer en espèces sonnantes et trébuchantes : Dirhams, Euro ou Dollars, la direction n’accepte pas de carte de paiement aussi internationale soit-elle » Les personnes attablées sont sonnées, le couple français encore plus puisqu’il se retrouve devant une situation indélicate où il a invité à diner des amis alors qu’il n’a pas de quoi payer. Faute d’espèces obligatoires. Passé l’effet de surprise, les amis ont pris leur mal en patience, voire en rigolade quand ils ont cotisé ensemble pour payer la note qui s’élève quand même à la somme de 3120 dh TVA comprise.

Ce qui est sûr, c’est que dans ce restaurant tout se paie ici en espèces et ne laisse donc pas de trace. L’informel est servi ici à toutes les sauces avec comme bonus une facture « duplicata » qui cache les méfaits de l’originale et un patron qui fait fi de toutes les convenances.

Avis aux touristes et aux Marocains, n’allez pas au restaurant le studio Marrakech sauf si vous avez une liasse de billets proportionnelle au nombre de personnes invités.

Par contre nous invitons vivement les contrôleurs du fisc à y aller non pas pour manger, mais pour suivre les traces des billets de banques en dirhams et surtout en devises que déboursent les clients. Cash, cache-cache.

Un studio qui squatte la voie publique

Le restaurant « le Studio Marrakech » situé sur l’avenue Moulay Rachid, porte bien son nom puisqu’il ressemble à un petit studio et n’a rien d’un véritable restaurant. En fait c’est un petit local dont les propriétaires squattent la voie publique, à tel point que la surface squattée est plus grande que le local-restaurant. C’est dire que ses propriétaires qui exigent de leurs clients un paiement cash et refusent la carte de crédit, font la pluie et le beau temps à Marrakech. D’autant plus que ce n’est pas l’hygiène qui fait la force de ce restaurant dont les WC sont installés au milieu des tables et face au comptoir.

Du jamais vu et entendu car si un usager est dérangé, les clients risquent de supporter tous les désagréments en bruit et odeur. C’est dire que ce « studio »mérite bien le détour des services d’hygiène et autres contrôleurs de fisc qui trouveront de quoi remplir leurs fiches d’infractions. En tous les cas, le couple français qui s’est vu refuser le paiement par carte de crédit ne s’en est pas encore remis de ce qu’il lui est arrivé dans ce pseudo restaurant.

Les deux agents de voyage de Paris qui adorent le Maroc, le visitent souvent et ne tarissent jamais d’éloges sur notre pays, affirment qu’ils n’ont jamais connu une telle mésaventure.

Durant leurs multiples séjours à Marrakech et partout au Maroc, ils ont toujours payé par carte de crédit y compris dans les restaurants de Jamaa Lafna et n’ont jamais rencontré aucun problème.

Ils sont en colère parce que le comportement de ces sieurs, risque de nuire à l’image du Maroc surtout que la concurrence est rude dans le bassin méditerranéen.

C’est pour cela qu’ils n’ont pas cessé de réclamer que soit mis fin à ce genre d’agissements par les services concernés afin qu’ils soient donnés en exemple pour de potentiels réfractaires. Quant à nous, nous continuons à envoyer les touristes à ce beau pays.

Qu'on se le dise une bonne fois pour toute : le sport favori des responsables du tourisme marocain est et reste la méthode Coué. Il s'agit là d'une capacité rare.

Ils sont ainsi tout à fait capables de faire abstraction de toute réalité statistique et de vivre dans un monde imaginaire où, entre maquettes de projets à venir et brochures publicitaires sentant bon le marketing, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Aurions nous eu besoin d'une nouvelle démonstration que voilà, tambour battant, notre très cher DG de l'ONMT, Abderrafih Zouiten, annonçant le lancement d'un "nouveau plan triennal" censé "booster" la destination Fès.

Une stratégie régionale, bien entendue "concertée et intégrée" (la mode du verbiage technique nous impose dorénavant d'accoler systématiquement ces deux adjectifs au mot stratégie...).

Il y est bien entendu question de tourisme "d'expérience" ou encore "de découverte culturelle". Des objectifs y sont fixés (700 000 touristes d'ici 2016), des chiffres annoncés (131,5 millions de DH), la machine est lancée...

Sauf que ce roulage de mécanique en bonne et due forme de la part des messieurs de l'Office fait totalement abstraction des difficultés structurelles inhérentes de la destination Fès. D'une part la précarisation continue des populations de la médina a entraîné un explosion de la délinquance et des agressions en tout genre ; venir découvrir les charmes de l'orient pour finir nez à nez avec une bande de jeunes à machette, voilà ce que l'on appelle du tourisme "d'expérience" !

La multiplication des patrouilles de police n'y fait rien, Fès est en train de se bâtir une solide réputation de ce côté là...

D'autre part, et pour en revenir à des problématiques plus touristiques, le produit Fès, entre faiblesse de l'animation, insuffisance de l'hébergement et inexistence d'un encadrement par les responsables du secteur, est loin d'être capable de "rivaliser avec les capitales européennes sur le patrimoine matériel" ou en tant que "destination culturelle établie et historique". On aura beau multiplier les effets d'annonce ou décréter la ville "capitale universelle de la culture" et autres, Fès reste victime de ses handicaps structurels. Devant le manque d'efficacité patent des stratégies "concertées et intégrées" peut-être serait-il temps aujourd'hui de changer de modèle de gouvernance.

On a eu de cesse de chercher à développer des projets lourds qui puissent servir de "locomotives" à l'activité touristique.

Décidés et dessinés en petits comités par trop déconnectés de la réalité du secteur, ces projets se sont révélés être des opérations profitant surtout à quelques uns tandis que pour la majorité de la population de Fès la prospérité engendrée par le tourisme fait figure de chimère. Il est temps de changer de méthode et, si l'on veut tenter de remédier à cet état de fait, il est nécessaire désormais d'orienter davantage les efforts de financement public vers le soutien d’initiatives à dimension humaine.

Car, ce n'est qu'à travers le financement de projets portés individuellement que l'on sera à même de développer l'activité touristique de manière et équitable.

Ce que font les opérateurs de la téléphonie mobile (Maroc Telecom,

Inwi et Meditel) aujourd’hui dans la rue est digne des bandits des

westerns américains.

Des agissements qui démontrent que la loi au Maroc fonctionne à géométrie variable : elle est appliquée avec sévérité sur les petits tandis qu’elle épargne, sans scrupule, les grands. Et comme Maroc Telecom, Inwi et Meditel pèsent lourd financièrement et capitalistiquement, ils se foutent de toutes les réglementations de la télécommunication.

A preuve, l’Agence nationale de réglementation des Telecoms (ANRT) qui est censée coiffer leurs activités, demeure impuissante face à leur puissance. Et pourtant la loi a permis à l’ANRT d’avoir assez de prérogatives pour sanctionner tout opérateur qui enfreint la réglementation de ce secteur vital.

Il est si vital que la telephonie mobile et Internet sont devenus des armes dangereuses entre les mains des organisations terroristes, criminelles et autres narcotrafiquants. Autant dire que la télécommunication relève de la sécurité de l’Etat partout dans le monde. Et c’est pour cela que pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé, la plupart des pays du monde ont été acculés à procéder à l’identification de toutes les puces. Et c’est dans ce cadre de prévention, de localisation et de coopération internationale que le Maroc a décidé en 2011 de mettre à jour la liste des clients de tous les opérateurs télécoms.

Un arrêté daté du 11 juillet 2011 sommait les opérateurs d’identifier tous les clients du prépayé (nom, prénom et photocopie d’une pièce d’identité nationale).

Ils ont bénéficié d’un moratoire d’un an pour apurer les listes de leurs clients, date au-delà de laquelle toutes les cartes SIM dont les opérateurs télécoms ne disposent pas de données quant à leurs détenteurs seront désactivées. En principe dès le 1er janvier 2012, Maroc Telecom, Inwi et Meditel devaient avoir terminé cette opération qu’ils ont élaborée en concertation avec l’ANRT.

Deux ans après, rien ou presque, n’a été fait par aucun des opérateurs précités et ont tous justifié ce manquement à la réglementation par des difficultés techniques et logistiques. On les aurait crus si, entre temps, ces opérateurs n’avaient pas donné la bénédiction à leurs distributeurs agréés pour semer encore la pagaille avec des cartes SIM fantômes. En effet depuis quelques temps, des jeunes filles et garçons arborant des teeshirts aux couleurs de ces trois entreprises, sillonnent les centres-villes, les souks, les cafés et les universités, pour vendre des puces anonymes à des anonymes. Une véritable campagne commerciale qui prolonge dans la rue l’eternel guéguerre entre ces opérateurs en poussant l’effronterie jusqu’à faire le contraire des recommandations de l’ANRT. En l’occurrence exiger de chaque client une pièce d’identité à même de suivre la traçabilité de la puce. Comment des petits revendeurs pouvaient-il demander une pièce d’identité à un client quand on sait qu’une carte prépayée de Maroc Telecom coûte 20DH, celle de Meditel 10 DH et celle d’Inwi 10 DH égaiement ? Quelle est la valeur de la commission qu’il peut tirer de cette vente pour oser exiger une carte d’identité ? Autant dire que la concurrence sauvage qui existe entre les trois opérateurs les pousse à commettre l’irréparable en noyant le marché avec des cartes fantômes qui pourraient tomber entre les mains de gens malintentionnés. L’appât du gain aveugle Maroc Telecom, Inwi et Meditel, qui jouent ici avec la sécurité du pays au moment où tout le monde serre l’étau sur les puces anonymes. Ce qui est encore plus aberrant, c’est que l’ANRT n’a pas jugé utile de condamner ces agissements. Pis encore, impuissante elle considère que ces opérations de vente à l’aveuglette rentrent dans la stratégie commerciale des opérateurs. Le directeur de l’ANRT et ses collaborateurs ne peuvent pas baisser le bras plus que çà, ils risquent de baisser autre chose qui mettrait la sécurité du pays en danger. Si Maroc Telecom, Inwi et Meditel sont des hors la loi de la téléphonie mobile, l’ANRT est devenue le Shérif qui les parraine.

Il y a juste un an, Anfa Place a ouvert ses portes sur les lieux mêmes où se trouvait Anfa Plage, propriété alors de Feu Benzakour. Un homme qui s’est donné corp et âme pour réaliser et exploiter une quarantaine de Bungalow. Mais malgré un effort promotionnel soutenu, il buvait le calice jusqu’à la lie puisqu’il n’arrivait jamais à assurer un taux de

remplissage rentable à même de couvrir ses pertes d’exploitation, voire de son investissement.

Aujourd’hui les temps ont changé, l’Etat est devenu très généreux envers les investisseurs notamment étrangers qui s’implantent avec les moindres coûts et le plus grand des honneurs. Chose qui ne constitue pas une concession sans contrepartie en ces temps de crise où les détenteurs de capitaux et les créateurs d’emplois sont choyés partout dans le monde. Normal que la société Inveravante, dirigée par l’ex-patron de Fadesa, arrive avec ses gros sabots pour édifier à la place d’Anfa plage, un grand complexe touristique, résidentiel et financier. Un deuxième mall plus petit certes que Morroco Mall mais qui s’étale sur une superficie de 9, 3 hectares et regroupe sur le même site des logements de « haut standing », un hôtel, des zones commerciales, des bureaux, des espaces loisirs et un club financier avec un investissement global de près de 2,8 milliards de DH dit-on.

Un beau complexe de bonne facture avec un bel édifice architectural tourné vers la mer et qui est venu embellir davantage la corniche. Mais si le centre commercial « Anfaplace Shopping Center » a connu un succès certain avec l’installation de plus de 80 enseignes internationales. Il n’en est pas de même pour la partie résidentielle qui ne trouve pas autant d’acquéreurs qu’espéré et ce pour deux raisons les prix exorbitants et la formule dite de gestion locative. La société Pestana chargé de gérer les appartements n’arrive pas à les écouler au jour d’aujourd’hui. A preuve, ses dirigeants reviennent à la case départ pour mener une campagne publicitaire qui loue un investissement intelligent et une rentabilité immédiate. Une publicité exagérer quand on connait le prix au mètre carré (27000DH) pour des appartements exposés à l’humidité et au vent de la mer et que l’on ne peut exploiter que quelques mois durant l’année. C’est dire que la société qui commercialise ces résidences devrait revoir ses ambitions à la baisse et ne pas promettre des monts et des merveilles pour des baies vitrées exposées à tous les aléas de la nature maritime. La preuve, depuis 2009 Les dirigeants d’Inveravante n’ont pas cessé de donner des chiffres de ventes qui ont été démenties par le temps et le stock réel des invendus à ce jour. Déjà en 2009 on annonçait une vente de 40% sur maquette de l’ensemble résidentiel avec un prix au m2 qui oscillait entre 35000 et 40000 DH.

Quelques semaines auparavant on se vantait d’avoir écoulé un tiers des unités résidentielles en moins de trois mois. En 2012 on revoit à la baisse les prix mais on continue à monter dans les ventes avec une commercialisation de 60% des appartements avec des prix variant, cette fois-ci entre 33000 et 38000 DH. Aujourd’hui, soit plus de 18 mois après ces offres, on veut liquider ces appartements à 27000 DH le m2 par la force d’une publicité qui appelle à l’intelligence et la rentabilité. Or la formule dire RIPT (résidences immobilières de promotion touristique) qui est un concept nouveau au Maroc ressemble plutôt à une aventure qu’à un placement rentable. Et pour cause le système RIPT consiste à ce que l’acquéreur donne son bien en gestion à l’entreprise portugaise Pestana qui lui assure la location. Sauf qu’il y a un hic, ladite société exige d’exploiter ce bien pendant neuf ans moyennant soit disant une garantie de rentabilité dont la valeur reste à déterminer par le biais d’un contrat. Un peu farfelu comme système surtout dans une résidence dont la location n’est assurée que pendant quelques mois de l’année. La preuve, on ne s’est pas bousculé pour acheter ces appartements, d’une ou deux chambres, meublés. Encore faut- il rappeler que le nombre restreint des acquéreurs qui ont acheté sur maquette, n’ont pas été livrés dans les délais fixés initialement à cause des retards répétitifs dans le chantier. En principe le projet d’Anfa Place living resort devrait être livré dans sa globalité vers la fin 2012, mais il n’a été livré qu’en partie en février 2013. Quant à l’hôtel Four Seasons, dont la réalisation a été, elle aussi, reportée theroquement à 2014, il faut bien convenir que dans la pratique on est loin de savoir à quelle date il sera ouvert au public.

Les responsables du ministère du tourisme et les professionnels connaissent bien le salon de la bourse internationale du tourisme de Milan (BIT) qui s’est tenue du 13 au 15 février dernier. Depuis des décennies les opérateurs marocains, institutionnels et privés, participent régulièrement à ce salon considéré comme l’une des manifestations touristiques les plus prisées dans ce secteur. Autant dire qu’ils ont une grande expérience du marché italien sauf que les chiffres démontrent qu’ils n’en tirent pas tous les avantages qui leur sont offerts. Et pour cause, ils communiquent mal à tel point que les Italiens ignorent tout ou presque des potentialités touristiques, patrimoniales, historiques, politiques et autres du Maroc. Pourtant l’Italie n’est pas loin de chez nous, elle est même trop près géographiquement, économiquement (4éme partenaire du Maroc), humainement (importante communauté marocaine en Italie) et elle compte 60 millions d’habitants dont 50% partent en voyage.

Malgré toutes ces affinités, le nombre des touristes italiens varient seulement entre 220 000 et 250 000 par an et a même connu une chute drastique de 35000 personnes quand l'hôtel d’un opérateur italien a fermé ses portes à Agadir. C’est dire que l’on affectionne peu ou prou le marché italien et que l’on vend surtout très mal le produit marocain qui n’a rien à envier à ses concurrents. Et il n’y a pas mieux que le témoignage de Hassan Abouayoub, l’ambassadeur du Maroc à Rome pour comprendre le degré zéro de notre introduction sur ce marché qui est pourtant le troisième pays émetteur de tourisme après la France et l’Allemagne : « Notre priorité est de travailler sur la perception qu’ont les Italiens du marché marocain. Nous avons constaté d’une manière objective et par une évaluation scientifique qu’il y avait une grande ignorance du Maroc, de son modèle politique, de son histoire… Cela créait un flou qui ne pouvait qu’avoir un impact sur la destination touristique ».

Un constat déroutant quand on sait que l’Italie est située à quelques encablures sur la rive nord et qu’en face, la rive sud de la méditerranée offre des plages marocaines splendides dont sont avides les Italiens. Pis écore le brouillard est si épais du coté de la communication marocaine que nos amis italiens ont cru que nous avons été, nous aussi, victimes de la vague desdits « printemps arabes ». Pourtant même notre hiver était si doux que nous avons élaboré, sans le moindre heurt, une nouvelle constitution, élu une nouvelle chambre des représentants et constitué un nouveau gouvernement sous l’égide du roi Mohammed VI. Il n’y a eu jamais du feu à la maison « Maroc » mais personne n’a su l’expliquer à nos amis italiens comme si notre pays n’avait pas d’ambassadeurs, de ministres des affaires étrangers ou du tourisme et comme si, aussi, Rome était située loin derrière l’Australie.

La directrice de l’ONMT en Italie, Jazia Sentissi, rajoute à cet amalgame politique, la confusion de celui ou de celle qui s’autodétruit sans le savoir « … Ceci est d’abord dû à un contexte de crise, d’une part et ensuite à un amalgame sur la destination Maroc par rapport au printemps arabe. Il y a une sorte de confusion à ce niveau entre la Tunisie, l’Egypte, la Libye, la Syrie ». Depuis quatre ans que ces pays sont en proie à une crise identitaire, personne (l’ONMT en tête) n’a su expliquer à nos amis italiens que le Maroc était en dehors de ce cercle vicieux où la révolution a tourné au vinaigre des djihadistes islamistes. D’autant plus que le Maroc aurait pu profiter des troubles qui se passent dans ces pays et notamment en Egypte et ailleurs, nos concurrents directs, pour fructifier notre tourisme.

En vain. Et rebelote en ce 34eme salon BIT de Milan où les operateurs marocains, qui même réunis dans un même pavillon, ne prêchent pas le même discours en matière de l’offre de la destination touristique qui sied aux italiens.

Pour reconquérir les touristes italiens, les officiels marocains font du tourisme balnéaire leur priorité absolue notamment vers les destinations méditerranéennes. Un choix qui s’explique par l’attachement à la mer des habitants de la péninsule italienne qui conditionne les tour-opérateurs italiens toujours à la recherche des sites balnéaires. L’un d’eux d’ailleurs qui travaille sur le marché marocain avoue que les stations balnéaires marocaines n’ont rien à envier à ceux fréquentées par les Italiens mais ces derniers ignorent leur existence. Terrible constat. Si les officiels optent pour le balnéaire, certains opérateurs se sont focalisés sur le tourisme de niches comme le désert de luxe, l’écotourisme avec des produits comme la glisse ou le golf.

Ces derniers considèrent que le balnéaire et le culturel ont déjà leur clientèle et préfèrent surfer dans leurs spécialités comme celle de l’organisation des circuits d’Ouarzazate, Merzouga, Erfoud. C’est bien de diversifier mais il faut savoir harmoniser le discours et ne pas tomber dans les contradictions surtout quand on s’adresse à des experts du tourisme comme les Italiens. Encore faut-il avoir les moyens logistiques pour faire venir les touristes italiens jusqu’à leur destination final. Ce qui n’est pas toujours le cas quand on connait les difficultés des liaisons aériennes à laquelle sont confrontés les opérateurs que ce soit en interne où à partir des capitales européennes vers le Maroc. L’aérien demeure le problème numéro un du tourisme national qui a été évoqué dans la BIT 2014 et la BIT 2013.En une année rien n’a changé si ce n’est l’instauration de la taxe aérienne qui est en passe de faire fuir certaines compagnies aériennes et du coup compliquer la situation des liaisons aériennes. Il est anormal, par exemple, qu’en matière de vols intérieurs qu’il n’y ait pas de desserte directe entre les trois principales villes touristiques en l’occurrence Fès, Marrakech et Agadir. Les responsables du ministère et les opérateurs du tourisme sont unanimes sur ce point, l’insuffisance des lignes aériennes plombe tous les efforts de la promotion de la destination Maroc. Les lignes internes reliant des villes comme Casablanca, Fès ou Marrakech aux destinations très prisées du sud demeurent très en deçà de la moyenne. Pis encore les lignes directes, de point à point entre les capitales européennes et les destinations touristiques marocaines sont inexistentes et ce contrairement à nos concurrents directs comme l’Egypte et autres. Les responsables du ministère du tourisme qui ne sont jamais à une contradiction considèrent que la croissance de 15% enregistrée cette année sur le marché italien est due à la couverture aérienne déployée par des compagnies low cost. Ces mêmes compagnies qui misent toute leur rentabilité sur les coûts bas des billets et que le ministre a décidé de leur infliger une taxe « aérienne » qui a provoqué l’ire de leurs dirigeants et leur intention de quitter le ciel marocain si on n’annule pas cette décision rocambolesque. Car il est impensable que durant une crise économique mondiale qui perdure et qui touche de plein fouet les compagnies aériennes, le gouvernement marocain trouve le moyen d’alourdir leurs charges. Et comme le gouvernement et surtout le ministère du tourisme adorent les contradictions, ils prévoient, dans ces conditions, une croissance de 12% des arrivées de touristes italiens en 2014. Pour ce faire, le gouvernement compte créer une nouvelle ligne Milan-Marrakech et deux vols charters sur Tétouan et El Hoceima. C’est un souhait car les négociations avec les tour-opérateurs italiens risquent de buter sur les incidences de la taxe aérienne sur les billets d’avion et du coup sur leur budget et de celui de leurs clients. En ces temps de crise, les touristes italiens préféreront certainement débourser moins d'argent sur une autre destination plus clémente en matière de fiscalité aérienne.

Parmi les officines publiques ayant émergé depuis la fin du XXème siècle, les conseils régionaux d'investissement ont longtemps étés traités comme un cas à part. Contrairement à bon nombre de “bureaux” et autres “comités”, les CRI pouvaient jusqu'à présent se targuer de répondre à un besoin concret de la part des investisseurs. Du fait de la lourdeur bien connue des procédures administratives à suivre pour investir au Maroc, moult entrepreneurs se sont vus, durant trop longtemps, découragés à la faire devant la complexité de la tache. Dans ce cadre, la création des CRI, organismes ayant, d'une part, toute latitude pour jouer les facilitateurs entre entreprises et administrations et étant, d'autre part, capables de centraliser l'ensemble des démarches à suivre pour les investisseurs au sein d'un guichet unique fait figure, sans conteste, de décision de bon sens. Et pourtant... la présentation, la semaine dernière, du bilan annuel du CRI de Fès a servi de révélateur.

Devant la faiblesse comptable des réalisations de l'année 2013, l'organisme en question s'est en effet retrouvé incapable de faire le point sur ces derniers développements et a donc du se contenter de faire le résumé de ces dix dernières années d'activités.

Un exercice qui n'a trompé personne, l'année écoulée étant vierge d'avancées concrètes, mais qui a au moins eu le mérite de nous permettre de nous rendre compte du profond décallage qui existe entre la projection faite par les responsables publics et la réalité du vécu des investisseurs. Alors que ces derniers sont tenus par les contraintes purement financières de leur métier et dépendent largement de la réponse à la question “est-ce rentable ou non ?” pour décider de leur investissement, les responsables du CRI, eux suivent un autre cours de réfléxion.

En effet, parmi les missions des Conseils Régionaux d'Investissement l'on retrouve la promotion et l'orientation de l'investissement en direction de secteurs spécifiques désignés comme prioritaires.

Seulement, comme l'intérêt public et celui des investisseurs ne riment pas forcément ensemble et que les CRI ne peuvent se prévaloir d'aucune autorité prescriptrice, l'on se retrouve devant des objectifs édictés et des montages et autres schémas de projets condamnés à rester dans les cartons faute d'avoir su trouver l'intérêt des investisseurs.

Tout s’est passé comme une lettre à la poste.

Le gouvernement a procédé à la décompensation du carburant sans coup férir. Le prix de l’essence étant totalement abandonné aux fluctuations des marchés internationaux, quant au soutien au gasoil, qui représente 90% du marché automobile, il sera réduit

progressivement mais assez sensiblement à l’arrivée en 2014.

Du coup, le prix de l’essence super a connu une augmentation de 0,73 DH dès le 1er février 2014 en passant de 12,02 DH le litre à 12,75DH/l sachant que ce prix sera revu chaque 1er et 16 du mois. Cette mesure qui a été publiée dans le bulletin officiel n°6622 du 16 janvier 2014, a pris de court plus d’un, même si le gouvernement avait sonné le glas en mettant en place le mécanisme d’indexation partiel des produits pétroliers dès le mois de septembre 2013.

Une façon subtile de tâter le pouls de l’opinion publique avant de passer à l’abandon de tout soutien à l’essence super. C'était vraiment super comme approche pour éviter toute protestation ou contestation que ce soit de la part des professionnels de transports ou des particuliers.

En réalité ce plan de décompensation graduelle a été élaboré il y a plus d’un an quand Nizar Baraka était encore ministre de l’économie et Najib Boulif était ministre des affaires générales et de la gouvernance. Et comme par hasard c’est Abdallah Baha, le bras droit du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, qui a été chargé de gérer la communication dans ce dossier névralgique.

A l’époque les députés de la majorité avaient organisé une journée sur la reforme de la caisse de compensation où plusieurs ministres étaient présents. Autant dire que tout a été minutieusement calculé pour que la décompensation des produits pétroliers entre en vigueur en 2014.

Mais s’il est vrai que le gouvernement   a pris son courage à deux mains pour dégoupiller cette bombe à retardement qu’est la caisse de compensation. Il n’en demeure pas moins que Benkirane et compagnie y ont été contraints d’abord par les pressions du FMI et de la Banque mondiale mais aussi par le deficit budgétaire devenu de plus en plus alarmant. Et comme toute décision prise sous la pression est sujette à des erreurs, celle de la décompensation du carburant a non seulement instauré une demi vérité des prix avec le gasoil qui restera soutenu au moins jusqu’à fin octobre. Mais elle a instauré aussi une irrationalité plus choquante que la subvention non ciblée puisque l’Etat compte accorder une indemnité de 2 milliards de DH (ou une subvention, c’est du pareil au même) aux professionnels et notamment aux transporteurs pour compenser l’impact de la hausse du prix du gasoil à la pompe. Le non-sens dans tous ses états puisque à l’état actuel des choses on supprime une subvention de la caisse de la compensation et on accorde une subvention dite d’indemnisation.

Pis encore la décompensation de l’essence super au lieu d’alléger le fardeau des dépenses va accroitre le deficit budgétaire quand on sait que le parc automobile de l’Etat représente à lui seul 60% de consommation d’essence. Et puis les premières victimes de l’annulation de cette subvention, sont après les automobilistes, d’abord et surtout les concessionnaires qui vendent des voitures qui n’existent pas en version Diesel. Ils seront sûrement pénalisés car tout le monde va se tourner vers les véhicules diesel, pour économiser l’écart qui existe entre le prix de l’essence et celui du gasoil.

Quand on sait que le parc automobile national compte 90% de véhicules diesel, y compris les 4X4 dont 95% roulent avec ce carburant, il est clair que notre environnement qui est déjà dangereusement pollué, va connaitre le coup de grâce. Même si la subvention du gasoil va passer à 0.80DH en octobre contre 2,15 D actuellement et même si le prix du litre du gasoil atteindra 9,89 DH au lieu de 8,54 DH aujourd’hui, l’écart avec le prix de l’essence super restera substantielle. En tous les cas assez substantielle pour que la diésélisation du parc automobile national ira crescendo pour polluer davantage l’air notamment dans la ville. Un danger de mort car ce sont les véhicules diesel qui émettent le plus, et de loin, de particules carbonées dans l'air.

Des particules microscopiques que des études récentes ont démontré qu’ils sont la cause de manifestations inflammatoires des voies respiratoires, d’allergies, de crises d'asthme, de bronchites chroniques à long terme, de réduction de la capacité respiratoire chez les enfants, de manifestations cardio-vasculaires et d’augmentation de la mortalité cardio-pulmonaire et du cancer chez l'adulte... C’est dire que, quand l’économie piétine la santé publique, on ne parle plus de compensation ou de décompensation mais d’une déperdition qui coûtera plus chère que les 50 milliards de dirhams de la caisse de compensation.

Une solution qui n’est ni sanitaire, ni écologique (le diesel entraine la déforestation) à l’heure où de nombreux pays à travers le monde militent pour la limitation de l’utilisation du diesel. Autant dire que chez nous, c’est presque une subvention que l’on accorde aux pollueurs tout en pénalisant les véhicules essence dont les concessionnaires vont de mévente en mévente. Ne pourrait-on pas imaginer la mise en place d’un mécanisme de rééquilibrage des prix avec une surtaxation du diesel à même de compenser en partie la hausse du prix de l’essence ? Défendant la décompensation, l’ex-ministre des affaires générales, Najib Boulif, argumentait avec brio : « S'il n'y avait pas ces dépenses (de compensation), le déficit budgétaire serait de l'ordre de 0,5%" contre plus de 7% en 2012 » Il ne serait certainement pas aussi brillant s’il avait à calculer le coût exorbitant des effets de la diésélisation du parc automobile nationale sur la santé publique.

Vendredi, 17 Janvier 2014 12:50

Visite de la ministre Libyenne du tourisme à Tunis

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Mme Ikram Abdellalem Bach Imam, ministre Libyenne du touirsme, a effectué une visite de travail en Tunisie de deux jours, les 9 et 10 décembre 2013. Elle a signé avec son homologue tunisien, M. Jamel Gamra, un accord de coopération touristique bilatérale, et elle a visité l’institut supérieur des études touristique de Sidi Dhrif, le centre de musique méditerranéenne «Ennejma Ezzahra» à Sidi Bou Saïd et la station touristique de Yasmine Hammamet. En marge de cette visite, notre correspondant à Tunis s’est entretenu avec l’entourage du ministre concernant l’investissement Libyen au Maroc qu’il considère que la Libye était parmi les premiers à investir au Maroc en s’associant avec les Koweitiens et l’Etat Marocain CMKD. Nous savons pas pourquoi il n’y a pas eu de retours d’investissement convenable ? est-ce que c’est une question de gestion ? Ce que nous voulons savoir, pourquoi certains de nos établissements font un taux de remplissage annuel qui frise les 80% et qui dégagent une modeste rentabilité, en ajoutant, le peuple libyen adore le Maroc et nous voulons que nos investissements iront plus loin mais avec une gestion transparente.


La rencontre de concertation sur le tourisme à Marrakech organisée le vendredi 20 décembre entre les élus locaux, le ministère du Tourisme et les professionnels du tourisme, s’est terminée en queue de poisson. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait que le thème de ladite journée s’intitulait « réalité et perspectives ».

Un intitulé bateau que l’on emploie à toutes les sauces depuis des décennies que ce soit dans les congrès, les séminaires ou autres conférences et ce dans tous les secteurs. Les résultats de ce thème à répétition, c’est que les intervenants rechignent souvent à reconnaitre cette« réalité », dans un secteur comme dans un autre, et reportent souvent les « perspectives » aux calendres grecques. Seul bémol dans la concertation touristique de Marrakech et il faut le reconnaitre, il est vraiment de taille, c’est le cadeau de fin d’année que la mairesse de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri, a offert aux professionnels.

Une très belle surprise puisque Mansouri leur a promis qu’elle leur reversera la fameuse taxe du tourisme. Une première dans les annales du tourisme surtout au moment où la taxe aérienne soulève un tollé général aussi bien chez les professionnels que chez les voyageurs.

Le ministre du tourisme, Lahcen Haddad, qui est l’instigateur de cette réunion a été certainement pris de court par cette décision de la mairesse. D’autant plus qu’il n’avait rien à offrir aux opérateurs touristiques sauf, justement, cette satanée taxe qu’il leur a infligée pour équilibrer les comptes de l’ONMT dont le budget a été taillé par la loi des finances. Il a donc avalé la couleuvre sans piper mot. C’est dire que Mansouri a marqué un bon point même si, par moments, elle a mis les professionnels mal à l’aise en jouant les insinuations. La mairesse admet toutefois que le tourisme constitue pour elle un enjeu capital pour le développement de la ville ocre. Mais elle oublie, sciemment, de citer les acteurs principaux quand elle fait l’éloge de la contribution « considérable »des élus et des pouvoirs publics dans le développement de ce secteur. Il est vrai que les opérateurs touristiques ne l’ont pas ménagée quand ils se sont plaints du problème de ramassage des ordures et des eternels travaux qui bloquent les avenues et les rues et qui par conséquent déprécient le produit touristque marrakchi. La mairesse qui a le verbe facile et la réplique au bout des lèvres, n’a pas apprécié et rétorque en tirant sur certains établissements hôteliers qui dit-elle nécessitent une sérieuse remise à niveau. Pis encore Fatima Zahra Mansouri pousse la querelle un peu plus loin quand elle s’adresse aux professionnels en leur disant qu’il vaut mieux améliorer l’offre hôtelier existante avant de penser à autoriser l’implantation d’autres enseignes. On peut comprendre la mairesse quand elle souligne qu’elle a hérité d’une gestion catastrophique de ses prédécesseurs, mais est-ce suffisant   pour lancer un message négatif aux investisseurs ? Est-il rationnel que la présidente du conseil de la ville affirme, sans ambages, que les revenus du tourisme profitent peu ou proue aux habitants et aux commerçants ? Comme si les touristes ne prennent pas de taxis ou de calèches, ne vont pas au cafés, ne mangent pas à Jamaa Fna ou ne font pas des achats quand ils se promènent dans la ville. A moins que tous ces acteurs ne soient pas considérés comme faisant partie de la population. Gageons que Mansouri ne pense pas ce qu’elle dit et que cela relève d’un petit dérapage verbal dû certainement au poids de la responsabilité qu’elle porte surtout avec un legs aussi lourd en problèmes que lui ont laissé ses prédécesseurs. Les operateurs touristiques ne lui en veulent certainement pas surtout après le cadeau surprise que la mairesse leur a fait en leur promettant le reversement de la taxe TPT. Mais ils n’ont pas été tendres avec le ministre Haddad, l’inventeur de cette taxe, a qui ils ont fait part de tous les impacts négatifs que cette redevance aura sur toutes les composantes du tourisme.

Le ministre reste dubitatif et se confond dans des explications qui ne répondent pas aux questions des professionnels. Tantôt, il annonce que la taxe aérienne n’a pas été encore approuvée par la chambre des conseillers comme si le gouvernement va revenir sur cette redevance. Une autre fois, il affirme que les éléments de cette nouvelle taxe seront connus après sa publication au bulletin officiel. C’est une évidence qu’il fallait même dire. Et puis pour boucler la boucle de l’incohérence il déclare à Agadir, il y a dix jours, que « Tout impact sera étudié ». C'est-à-dire quand le mal sera fait. 

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