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Balisage (146)

Le projet de subvention de l’Etat aux compagnies aériennes étrangères est une bonne idée pour les encourager à fréquenter le ciel marocain avec des touristes à bord. L’objectif étant de permettre la rentabilité de la desserte marocaine à la compagnie en question en lui garantissant la pérennité d’un nombre déterminé de billets que les sièges soient occupés ou pas .

L’idée est bonne sauf que sa gestion a été préconisée par l’ONMT et que celle-ci doit être assujettie à une obligation de transparence et de contrôle en vigueur dans pareil cas.

Cet argent des contribuables qui est destiné à la promotion du tourisme doit être émargé sur la place publique. Voire et c’est encore plus important, l’ONMT doit rendre compte aux professionnels qui sont les premiers intéressés pour connaitre la destination du moindre dirham. Or tout le monde sait que des transactions de ce genre qui se font dans l’opacité totale, encouragent de facto les dessus de table pour ne pas dire la corruption.

A preuve, la justice et certaines enquêtes parlementaires ont démontré que des hauts fonctionnaires des offices deviennent millionnaires par le coup…d’une baguette magique comme ils sont légion à l’OCE, l’ONDA, et autres. Sous d’autres cieux où le contrôle est strict et surtout systématique, beaucoup de responsables ont mangé du pain noir après avoir goûté au pain blanc de la subvention aérienne.

Des responsables véreux du tourisme égyptien en paient, aujourd’hui, les frais en croupissant dans les prisons après avoir été pris la main dans le sac de la subvention. Il en est de même pour certains de leurs homologues tunisiens qui ont beaucoup de soucis à se faire pour avoir pompé dans les caisses de la subvention aérienne. Autant dire que Zouiten et compagnie sont avertis que le temps des comptes obscurs des délégations à l’étranger comme celle de Paris et autres, est désormais révolu.

Une subvention de ce genre doit être connue par tout le monde et notamment par les professionnels avec les détails de chaque opération, autant dire que ces derniers doivent être consultés et associés à la gestion de l’argent destiné à la promotion du tourisme.

C’est la moindre des choses que les professionnels puissent demander quand on sait que beaucoup d’argent de la promotion de l’ONMT a été dilapidé dans des opérations infructueuses. Il faut faire gaffe, les temps ont changé et il est temps aussi que la cour des comptes fasse un tour à l’ONMT pur éplucher des comptes qui croupissent dans l’opacité.

Le projet de subvention de l’Etat aux compagnies aériennes étrangères est une bonne idée pour les encourager à fréquenter le ciel marocain avec des touristes à bord. L’objectif étant de permettre la rentabilité de la desserte marocaine à la compagnie en question en lui garantissant la pérennité d’un nombre déterminé de billets que les sièges soient occupés ou pas .

L’idée est bonne sauf que sa gestion a été préconisée par l’ONMT et que celle-ci doit être assujettie à une obligation de transparence et de contrôle en vigueur dans pareil cas.

Cet argent des contribuables qui est destiné à la promotion du tourisme doit être émargé sur la place publique. Voire et c’est encore plus important, l’ONMT doit rendre compte aux professionnels qui sont les premiers intéressés pour connaitre la destination du moindre dirham. Or tout le monde sait que des transactions de ce genre qui se font dans l’opacité totale, encouragent de facto les dessus de table pour ne pas dire la corruption.

A preuve, la justice et certaines enquêtes parlementaires ont démontré que des hauts fonctionnaires des offices deviennent millionnaires par le coup…d’une baguette magique comme ils sont légion à l’OCE, l’ONDA, et autres. Sous d’autres cieux où le contrôle est strict et surtout systématique, beaucoup de responsables ont mangé du pain noir après avoir goûté au pain blanc de la subvention aérienne.

Des responsables véreux du tourisme égyptien en paient, aujourd’hui, les frais en croupissant dans les prisons après avoir été pris la main dans le sac de la subvention. Il en est de même pour certains de leurs homologues tunisiens qui ont beaucoup de soucis à se faire pour avoir pompé dans les caisses de la subvention aérienne. Autant dire que Zouiten et compagnie sont avertis que le temps des comptes obscurs des délégations à l’étranger comme celle de Paris et autres, est désormais révolu.

Une subvention de ce genre doit être connue par tout le monde et notamment par les professionnels avec les détails de chaque opération, autant dire que ces derniers doivent être consultés et associés à la gestion de l’argent destiné à la promotion du tourisme.

C’est la moindre des choses que les professionnels puissent demander quand on sait que beaucoup d’argent de la promotion de l’ONMT a été dilapidé dans des opérations infructueuses. Il faut faire gaffe, les temps ont changé et il est temps aussi que la cour des comptes fasse un tour à l’ONMT pur éplucher des comptes qui croupissent dans l’opacité.

Le projet de subvention de l’Etat aux compagnies aériennes étrangères est une bonne idée pour les encourager à fréquenter le ciel marocain avec des touristes à bord. L’objectif étant de permettre la rentabilité de la desserte marocaine à la compagnie en question en lui garantissant la pérennité d’un nombre déterminé de billets que les sièges soient occupés ou pas .

L’idée est bonne sauf que sa gestion a été préconisée par l’ONMT et que celle-ci doit être assujettie à une obligation de transparence et de contrôle en vigueur dans pareil cas.

Cet argent des contribuables qui est destiné à la promotion du tourisme doit être émargé sur la place publique. Voire et c’est encore plus important, l’ONMT doit rendre compte aux professionnels qui sont les premiers intéressés pour connaitre la destination du moindre dirham. Or tout le monde sait que des transactions de ce genre qui se font dans l’opacité totale, encouragent de facto les dessus de table pour ne pas dire la corruption.

A preuve, la justice et certaines enquêtes parlementaires ont démontré que des hauts fonctionnaires des offices deviennent millionnaires par le coup…d’une baguette magique comme ils sont légion à l’OCE, l’ONDA, et autres. Sous d’autres cieux où le contrôle est strict et surtout systématique, beaucoup de responsables ont mangé du pain noir après avoir goûté au pain blanc de la subvention aérienne.

Des responsables véreux du tourisme égyptien en paient, aujourd’hui, les frais en croupissant dans les prisons après avoir été pris la main dans le sac de la subvention. Il en est de même pour certains de leurs homologues tunisiens qui ont beaucoup de soucis à se faire pour avoir pompé dans les caisses de la subvention aérienne. Autant dire que Zouiten et compagnie sont avertis que le temps des comptes obscurs des délégations à l’étranger comme celle de Paris et autres, est désormais révolu.

Une subvention de ce genre doit être connue par tout le monde et notamment par les professionnels avec les détails de chaque opération, autant dire que ces derniers doivent être consultés et associés à la gestion de l’argent destiné à la promotion du tourisme.

C’est la moindre des choses que les professionnels puissent demander quand on sait que beaucoup d’argent de la promotion de l’ONMT a été dilapidé dans des opérations infructueuses. Il faut faire gaffe, les temps ont changé et il est temps aussi que la cour des comptes fasse un tour à l’ONMT pur éplucher des comptes qui croupissent dans l’opacité.

Les MRE originaires du sud de la région d’Ouarzazate subissent un calvaire pour se rendre chez eux quand ils reviennent de l’Europe et en particulier du sud de la France (Marseille, Nice, Montpelier…etc.).

Rahou Belghazi, grand hôtelier dont tout le monde connait la compétence et l’expertise dans le tourisme du sud explique le calvaire des MRE du sud de la France originaires de Ouarzazate et régions pour retrouver les leurs pendant les vacances : «Comme il n y a pas de transport aérien direct vers Ouarzazate, Ils sont acculés à voyager sur des vols qui relient ces villes soit à Fès ou à Marrakech par le biais de compagnies régulières et des Low cost. Une fois arrivés dans ces deux capitales historiques ils doivent rejoindre chez eux, par voie terrestre, soit à Ouarzazate, Tinghir, Zagora, M’hamid Al Ghizlane et autres localités. Une longue et périlleuse traversée dans des voitures de location qui coûte de l’argent, du temps mais aussi et surtout beaucoup de difficultés liées aux risques de la route. C’est pour cela que les MRE de cette contrée ne cessent pas de demander aux responsables d’ouvrir une ligne aérienne directe entre le sud de la France et Ouarzazate.

D’autant plus qu’ils comptent plus 30000 personnes qui se déplacent fréquemment sur cet itinéraire notamment pendant les vacances et les fêtes religieuses. Autant dire que l’ouverture d’une ligne aérienne liant Ouarzazate au sud de la France constitue un potentiel important pour le tourisme et serait par conséquent rentable pour la compagnie aérienne qui s’y engage.

Quand on sait que les responsables du tourisme national n'hésitent pas une seconde pour inclure les MRE dans les statistiques du flux touristique des étrangers, on conçoit que leur demande   soit tout à fait légitime.

D’autant plus que les MRE rapportent à notre pays autant de devises que les touristes. Une égalité parfaite qui doit chercher la perle rare, au sein de nos responsables, pour réaliser ce vœu tout aussi rentable pour le tourisme que pour le confort des MRE».

La ville d’Ouarzazate est synonyme du cinéma et ce depuis le temps où des cinéastes de renommée mondiale ont découvert son site mystique et mythique, sa nature saisissante et son climat tout aussi lumineux et ensoleillé que chaleureux et accueillant.

Depuis, de grandes productions sont été tournées soit dans le studio Atlas(le premier implanté au Maghreb en 1984) soit dans les décors naturels et surnaturels de ce paradis en plein désert. Normal que les plus grands réalisateurs américains l’aient préféré à Hollywood pour y tourner des films devenus légendaires et ce depuis les années cinquante : Laurence d’Arabie, Ali baba et les quarante voleurs, la dernière tentation du christ, un thé au Sahara, Gladiator, Indigènes et bien d’autres. Normal aussi que des grands acteurs et actrices aient foulé le sol de Ouarzazate tels que Omar Sharif, Brad Pitt, Penelope Cruz, Ridley Scott, Robert Redford, Jean Claude Van Dam et bien d’autres.

Ce faisant, l’industrie touristique est devenue un facteur de développement économique, touristique et social de toute la région.

Il y a quelque temps encore, les investissements dans ce secteur atteignaient 140 millions de dollars par an et un seul film peut employer des milliers de personnes entre techniciens, artisans et figurants. Mais malheureusement, depuis quelques années, cette industrie a connu une récession jamais égalée, les réalisateurs se font rares et les films aussi : un seul est en tournage aujourd’hui.

C’est dire qu’il ya quelque chose qui cloche à Ouarzazate qui a une causalité directe avec la désertion des productions étrangères. Ce qui est étonnant, c’est que face à cette situation gravissime, personne ne semble conscient de ses conséquences sur l’économie de la région.

Tout le monde tourne le dos à ce décor hideux à commencer par les autorités locales, le centre cinématographique marocain et bien sûr le ministère du tourisme dont les responsables préfèrent se balader dans les salons à l’étranger que de venir regarder le spectacle désolant des studios vides de Ouarzazate. Mais il faut, toutefois, reconnaitre que les premiers responsables de ce qui se passe aujourd’hui dans le secteur du cinéma, demeurent les autorités locales qui affichent une passivité déconcertante face à ce phénomène. Notamment quand ils ne bougent pas le doigt pour arrêter les agissements scandaleux de certains habitants qui ne cessent pas d’importuner les professionnels étrangers du cinéma. Importuner, c’est peu dire, car les habitants des douars Ait ben Haddou font dans le harcèlement pur et dur qui frise le chantage en obligeant les opérateurs du tournage à débourser de l’argent à chaque moment ou passage dès que la camera commence à fonctionner. Las d’être rackettés, les operateurs ont commencé à refuser de céder au chantage de ces rançonneurs des temps modernes. Mais ces derniers ne baissent aucunement les bras et augmentent la tension en ayant recours à des manifestations de masse pour empêcher le tournage. On se croirait dans un film de Western où règne l’anarchie où ce sont les plus forts ou les plus nombreux qui font leur loi et non pas la loi. Sauf que les hors- la- loi de Ouarzazate ne sont ni des acteurs, ni des figurants dans un film, mais bel et bien des énergumènes d’Ait ben Haddou qui essayent de faire chanter ceux-là mêmes qui leur offrent des emplois. De quoi faire fuir les professionnels les plus durs du cinéma mondial, si le ministère de l’intérieur ne s’empresse pas de les mettre hors d’état de nuire. Autant dire que si ce phénomène n’est pas endigué d’une manière ferme et définitive, l’avenir de l’industrie cinématographique dans la région risque d’être profondément altéré.

D’aucuns commencent à regretter, aussi profondément, le temps du gouverneur Saadaoui qui dirigeait de main de maitre la province avec un esprit d’initiative rarissime et une célérité dans l’exécution des projets. Il fut l’initiateur des «Kasbahs des amis» au bord du barrage Mansour Addahbi où sont construites des villas mais malheusement depuis son départ le chantier n’a jamais été terminé. Juste à côté, un golf de neuf trous a été réalisé et a donné un nouveau souffle pour le produit d’Ouarzazate puisque les professionnels du cinéma s’adonnaient à cœur joie à leur sport favori.

Sachant qu’auparavant les amateurs de cette discipline, très populaire au Etats-Unis, étaient obligés de se déplacer à Marrakech ou à Agadir pour la pratiquer. L’animation initiée par l’ex- gouverneur a contribué à dynamiser le tourisme de la ville qui a commencé à bien positionner son produit sur les marchés émetteurs. Mais malheureusement l’autorité a changé quand Saadaoui était appelé à d’autres fonctions et le golf a sombré dans la sécheresse de son gazon et a fini par disparaitre dans ses propres trous. Quant à la niche cinéma, l’ex-gouverneur connaissait fortement son importance et il s’est investi en grand gestionnaire pour faciliter le travail des producteurs, réalisateurs et autres acteurs. L’homme ne laissait rien passer et ceux qui osaient importuner les professionnels du cinéma, comme le font les habitants du douar Ait ben Haddou aujourd’hui, étaient rapidement rappelés à l’ordre.

D’ailleurs pour la moindre plainte, les fautifs étaient convoqués et déférés parfois devant la justice quand leurs agissements étaient qualifiés de délits. En définitive, Ouarzazate faisait, à l’époque, une croissance à deux chiffres et les successeurs de Saadaoui n’ont fait qu’expédier les affaires courantes sans s’occuper du développement économique de la région. Aujourd’hui, toutes les initiatives et projets ont été arrêtés et l’activité cinématographique a diminué de 80% à cause des agissements intolérables des habitants du douar précité. L’autorité étant toujours aux abonnés absents, il se joue depuis, à Ouarzazate un film malheureusement bien   réel qui s’intitule : le bon, la brute et le truand. Le bon étant bien évidemment le professionnel du cinéma, devinez qui pourraient être la brute et le truand ???

Ce qui se passe, de temps à autre, à l’hôtel Mamounia de Marrakech, est vraiment

surprenant, désolant et irritant à la fois. Car la direction de ce temple de l’hôtellerie, tout aussi historique que luxueux, se distingue tout le temps par des agissements rocambolesques qui défraient la chronique.

Une direction, qui, faut-il le rappeler, vient d’ailleurs comme si les cadres marocains ne sont pas capables de diriger un établissement public qui relève de l'ONCF. Nous avons rien contre les immigrés pour diriger un palace au Maroc mais il faut le choisir des gros calibres compétents et respectant l’hospitalité du pays dans toutes ses formes. Pis encore, chaque nouveau directeur apporte dans sa valise les employés les plus subalternes comme si le Maroc est un terra nullus. Du coup, au temps du non regretté directeur, Didier Picquot, qui s’est distingué par son arrogance envers l’identité marocaine, le bataillon des expatriés comportait un personnel de bar, de conciergerie, de spa, voire un fleuriste. Et autres petits employés, très, très bien payés, la solidarité entre compatriotes oblige ! Mais le sieur Picquot ne s’est pas arrêté là en poussant l’effronterie jusqu’à interdire aux Marocains de parler en arabe devant sa garde rapprochée étrangère. Même au temps du protectorat, les Français ne nous ont pas fait çà. Picquot est parti, sans regret répétons-le en laissant un déficit important, mais rien n’a changé dans l’esprit de la direction de la SNCF qui vénère le culte de l’étranger en faisant appel à Pierre Jochem. De Didier à Pierre, c’est comme du pareil au même, puisque le nouveau directeur a, à peine, mis le pied sur le sol marocain qu’il a commencé à se comporter en conquérant. En moins de trois mois d’exercice, l’homme a réussi la gazeur d’effondrer une partie de la muraille de l’ancienne Medina qui juxtapose la Mamounia. Ce n’est pas lui personnellement qui l’a poussée, il n’a pas la force de le faire, il n’a d’ailleurs aucune force. Mais il a laissé une grande fuite d’eau s’infiltrer dans le mur de la Kasbah jusqu’à causer son effondrement. Pourtant les services concernés de la Wilaya ont détecté cette fuite il ya longtemps, mais la direction (du temps de Picquot comme celui de Jochem) n’ont pas permis à la commission technique de rentrer à l’intérieur de l’hôtel pour détecter l’origine de la fuite et la réparer.

Décidément la direction de la Mamounia se croit sur une terre conquise pour se permettre de jouer avec un patrimoine millénaire et défier les autorités locales. Selon certaines sources, il a fallu que des gens influents fassent pression sur la direction de l’hôtel pour qu’une commission représentant le Wali puisse pénétrer dans l’enceinte de l’hôtel. Décidément, on se croirait au Maroc, dans ce pays où le plus grand des bougres peut faire ce qui lui passe par la tète. Comme si nous, on n’était pas chez nous.

D’autant plus que la commission technique a découvert que la fuite d’eau provenait d’un mur juxtaposant la muraille de la Kasbah et d’un système de goutte à goutte qui arrose les jardins. En principe, s’il y a une autorité, il faut que le wali porte plainte contre la direction de la Mamounia pour avoir causé des dégâts à un patrimoine national. En principe, parce que le comportement arrogant et inadmissible de la direction est en fait un outrage aux autorités locales qu’il faut sanctionner selon la loi marocaine. Parce qu’on est au Maroc, si jamais Rabii Khlii, le directeur de l’ONCF, l’aurait oublié car il affectionne à merveille le culte de l’étranger en recrutant des énergumènes de tout acabit. Mais comme à malin, il y a malin et demi. A incompétent, il y a incompétent et demi.

Fortement secoués, par l’onde du choc du discours royal du 11 octobre, les élus du conseil de la ville de Casablanca, ont tout fait pour se réhabiliter devant le souverain et leurs administrés. Ils sont venus en force lors de la dernière session d’octobre, soit 120 membres sur un total de 147 que compte le Conseil.

Un record en la matière qui dénote soit une prise de conscience tardive, soit une quelconque peur dans le ventre face à la gravité de la situation, soit un sentiment de culpabilité … Et comme bonus, ils ont voté le budget annuel sans tergiverser trop longtemps, comme à leurs habitudes. Voire, ils ont reconnu de multiples dysfonctionnements dans leur gestion de la ville. Et le premier qui a fait son mea culpa n’est autre que le maire , Mohamed Sajid, qui a admis l’existence de plusieurs problèmes et autres irrégularités. Le hic dans tous ses aveux, c’est que les membres de la majorité, se sont délivrés à des confessions accusatoires envers eux-mêmes à l’insu de leur propre volonté. Car quand ils affirment, PV de la réunion à l’appui, que de nombreux biens de la ville sont bradés (en vente ou en location) à des sommes dérisoires, voire insignifiants, c’est qu’ils se déclarent coupables de ces actes ô combien délictueux.

Et comme rien ne les oblige à agir d’une façon aussi insidieuse, il ne faut pas être sorcier pour deviner la nature de la contrepartie de telles concessions des biens publics. Le manque à gagner, qui va dans d’autres poches que celles de la ville ou des contribuables, est estimé, selon certaines sources, à 8 milliards de dirhams.

De quoi envoyer beaucoup de monde devant la justice aussi bien au sein du conseil actuel que de ses prédécesseurs. Car cette gabegie remonte à loin, à trop loin même pour la vente et la location de certains complexes, restaurants, clubs de sport, marché de gros et autres. Tout le monde en profite, mêmes ceux que vous ne devinez pas comme la Lydec, McDonald, voire un milliardaire en titre.

Eh oui comme on ne prête qu’aux riches, on ne privilégie que les riches, c’est la loi de la nature corruptive de notre société malade.

Encore faut-il préciser que la partie cachée de l’iceberg peut cacher le pire des scandales sachant qu’il est probable que les biens immobiliers de la ville ne soient pas tous inventoriés comme ce fut le cas pour Rabat. Acculé à agir face à la fronde publique et de la mise en garde de la plus haute autorité de l’Etat, le conseil de la ville a cru effacer toute cette sale ardoise en résiliant certains contrats de bail très douteux, si ce n’est trop compromettants. Or comme certains de ces biens immobiliers sont loués ou plutôt légués à des prix symboliques depuis des décennies, il était plus logique et plus impératif de procéder à leur régularisation avec un effet rétroactif.

D’autant plus, et c’est la cerise sur le gâteau, plusieurs locataires ne daignent même pas payer ces sommes dérisoires et ce depuis des années. C’est plus qu’aberrant, c’est criminel pour une ville qui souffre de tous les maux et dont le conseil de la ville n’arrive même pas à recouvrer des créances en souffrance. Le cas du restaurant Sqala dans l’ancienne médina est on ne plus édifiant quand on sait que ce local de plus de 1000 m2 est loué à seulement… 750 dirhams par mois. Quant on sait que les pauvres gens n’arrivent pas à trouver une chambre vétuste à moins de 1000 dh dans ce quartier, on ne doute pas qu’il y ait manœuvres et manœuvres. Et le pire, c’est que la société qui exploite ce restaurant depuis des années, n’a même pas une autorisation d’exploitation.

La loi de la jungle. A laquelle il faut préciser que ledit locataire n’a pas payé ce loyer de misère depuis deux ans pour démontrer que le lion de la dilapidation fait ce qu’il veut dans la forêt de l’anarchie totale. En guise de baroude d’honneur le conseil de la ville a proposé d’augmenter ce loyer à 10000 dh alors que la tutelle avait évalué la location de ce bail à plus de 40000 dh. C’est dire que le fossé est grand entre les élus généreux et l’autorité de tutelle avertie mais pas ferme dans ces décisions puisque rien ne fut fait pour régulariser cette situation ubuesque. Mais la situation du complexe sportif Paradise est encore plus complexe car en 2003 les responsables de la commune urbaine d’Anfa ont pris une incroyable décision avec une facilité déconcertante. Ils ont tout simplement étalé le contrat de bail sur une durée de 45 ans avec l’exploitant qui n’est autre que le président du WAC, Abdelilah Akram. Le contrat comportait une clause qui exigeait du gérant des investissements de quelques milliards de centimes. Mais comme un contrat avec la commune reste un simple contrat sur le papier, l’exploitant n’a évidemment rien investi et pis encore il n’a même pas réglé son loyer annuel dont le montant est inversement proportionnel à la valeur locative du local. On profite de cette manne publique livrée à un pillage en règle par nos valeureux élus. Cela fait plus de dix ans qu’on exploite le marché de gros de belvédère ne faisant fi de tous les engagements qu’on a pris avec la commune notamment par l’édification d’un supermarché. La métropole casablancaise est trop étendue et on devine aisément que plusieurs autres terrains sont occupés par des personnes ou des entreprises privées. Parmi ces terrains, on découvre comme par hasard un lot occupé par un club de Lydec. Il ne manquait plus que çà, pour que cette société qui incarne la mauvaise gouvernance de la gestion déléguée profite elle aussi de l’hospitalité ancestrale de nos élus. Une société qui n’a pas respecté les clauses de son contrat en matière d’assainissement et de l’épuration des eaux. Et qui, plus est ,a reçu du conseil de la ville une manne d’argent qui se compte en dizaine de milliards, se voit en plus octroyer un local sportif. Et nos élus aiment céder ces clubs dits sportifs comme ceux de l’Oasis et de la Boule sportive maarifienne où le sport n’est qu’un tremplin pour les amateurs de la bouteille. Même McDonald a profité de cette générosité sans limite en construisant son restaurant sur un terrain loué à bas prix comme ce fut le cas pour tous les riches. Et c’est maintenant que le conseil de la ville découvre qu’il s’est fait avoir et qu’il faut qu’il révise ce contrat de bail ou vendre carrément le terrain au propriétaire du restaurant. Il a aussi découvert, comme s’il est sorti d’un coma qui a duré des décennies, que les contrats de bail des complexe de tennis de Moulay Rachid et celui sportif de Zenata (10 000 dh depuis 1990) sont nuls et non avenus et qu’il faut les résilier comme les multiples cas précités. Ce qui est tout aussi amusant que tragique dans cette session du conseil de la ville, c’est que ce sont les élus qui ont fait un réquisitoire accablant contre leur gestion catastrophique. En principe c’est le parquet qui se charge d’enfoncer le clou des accusations mais dans ce cas précis ce sont les accusés qui se sont chargés de cette mission. Il ne manque que le verdict même si le maire, Mohamed Sajid croit se dédouaner quand il affirme que « le bureau s’oriente vers la résiliation de tous les contrats en cours et la production de nouveaux cahiers des charges, avec de nouvelles conditions, en concertation avec les opérateurs du secteur » L’aveu est implacable surtout lorsqu’on sait que depuis longtemps les élus s’accusent mutuellement d’abus de pouvoir dans l’attribution des marchés, de clientélisme et autres. Le cinquième vice-président, Mustapha Lhaya, n’avait-il pas accusé le maire de faire pression pour adjuger le marché de la station de prétraitement de Sidi Bernoussi à l’entreprise Degremont ? Un scandale qui avait soulevé un tollé général et dont les tenants et aboutissants sont toujours sur la table de négociations. Un élu de Hay Moulay Rachid, qui était un fidele du maire, ne l’avait-il pas accusé un jour de vouloir s’octroyer les terrains de la ville en évoquant le cas d’un lot de 70 hectares expropriés au profit de la commue à Sidi Bernoussi ? Difficile de croire que ce conseil a été soumis à une multitude d’audits et de contrôle par l’inspection générale du territoire relevant du ministère de tutelle. Difficile de croire aussi que les fins limiers de la cour des comptes sont passés plusieurs fois par là sans qu’ils répertorient tous ces dysfonctionnent et ses irrégularités. Il a fallu que l’onde du choc du discours royal frappe les élus, eux-mêmes, pour que les langues se délient et passent aux aveux. Que faut-il faire sinon poursuivre les coupables et dans ce cas précis les associations de la défense des deniers publics devraient passer à l’action pour que le jugement remplace cette incroyable impunité.

Sqalla

La modique somme (750 dh par mois) de location que la commune a consentie, depuis des années, au gestionnaire du café- restaurant sqalla a soulevé un tollé général au sein de l’opinion publique casablancaise. Normal quand on connait son emplacement au centre ville et surtout sa superficie de plus de 1000 m2. Pis encore celui qui a profité de cet énorme privilège ne dispose même pas d’une autorisation d’exploitation, et cerise sur le gâteau, il n’a pas payé son loyer depuis deux ans.

Le pauvre type, il n’a pas de quoi payer 750 Dh, soit le prix d’un repas pour deux personnes qu’il inflige à ses clients qui paient cash !!! Le conseil de la ville s’est réveillé très tardivement pour résilier ce contrat douteux qui a fait perdre aux contribuables beaucoup d’argent. Mais il ne faut pas que la commune s’arrête là, car étant donné l’énormité de la magouille il faut que la commune réactualise et récupère le différentiel entre le prix réel du loyer sur le marché appliqué dans cette zone et le montant dérisoire apposé dans le contrat.

Une évaluation qui ne serait pas compliquée si l’on se réfère à la cadence d’enrichissement dudit gestionnaire qui s’est permis d’acheter d’autres restaurants avec l’argent de qui vous savez.

La révision de ce loyer ridicule implique automatiquement la révision de ses fiches d’impôts car il y a certainement anguille sous roche que les limiers du fisc feront vite de trouver.

Deux employés envoyés par le ministère du tourisme pour gérer à Epcot le pavillon marocain ont rapidement fait défection pour s’accaparer les biens de l’Etat marocain.

Car peu de temps après avoir pris possession du lieu, ils ont cessé de se référer au ministère de tutelle censé les contrôler en empochant 2 millions de dollars par an en plus des bonus sur la vente de l’artisanat. Un holdup qui s’est produit non sans que les deux énergumènes expulsent au préalable le délégué du tourisme de l’enceinte du pavillon. Est-il normal que le Maroc n’ait pas réagi à cette confiscation de 60 milliards de centimes encaissés indûment par ces deux usurpateurs pour une période de trente ans. Un pactole qu’ils ont investi dans des sociétés créées aux Etats-Unis et en particulier dans une chaine de restauration. Une enquête devrait être diligentée pour faire la lumière sur ce détournement rocambolesque des deniers de l’Etat. Cette substitution subtile est un crime économique passible de poursuite judicaire. Les deux lascars Lyazidi et Choufani doivent rendre des comptes et expliquer comment une convention signée par le gouvernement marocain avec les responsables de Walt Disney, s’est transformé en un contrat en leurs noms. Un changement qui ne peut s’opérer sans la complicité active et déterminante d’un ou de plusieurs responsables au ministère du tourisme et ailleurs.

Il y a trente ans, la Société Walt Disney, avait décidé de doter la Floride d’un Walt Disney à l’instar de la Californie tout en y ajoutant une innovation de taille par la construction de pavillons en forme de villages représentants 11 pays. Parmi les candidats, le Maroc a été sélectionné pour s’exposer à côté de 10 pays judicieusement choisis. Les responsables de l’époque se sont attelés à trouver un concept original qui fait de ce pavillon un Maroc en miniature avec ses médinas, son patrimoine, son architecture et sa gastronomie.

Les négociations entre le gouvernement marocain alors dirigé par le premier ministre, Ahmed Osmane, et le responsable de Walt Disney ont abouti à un accord de réalisation des espaces de restauration et des boutiques de l’artisanat marocain. Une enveloppe budgétaire consistante a été allouée à ce projet grandiose par l’Etat marocain. C’est comme si le Maroc s’est déplacé avec toute sa culture millénaire pour s’installer au bord d’un lac artificiel de 10 hectares pour se mesurer avec les grands de ce monde (Japon, Chine, France, Angleterre, Etats Unis, Allemagne, etc.).

Le grand mérite de cette réalisation revient à feu le roi Hassan II, qui soucieux de l’image de son pays, a mis le paquet pour que le Maroc soit présent aux cotés des grandes puissances dans une exposition aussi prestigieuse.

Pour ce faire, le défunt roi avait dépêché des ouvriers de grande qualité pour réaliser ce chef d’œuvre et reproduire un Maroc avec ses décors, son architecture, ses mosaïques où se dresse un minaret au milieu de ce complexe géant qu’est le Walt Disney d’Orlando dans l’Etat de la Floride.

Des répliques des Médinas de Casablanca, de Fès, de Marrakech et Rabat ont fait de ce pavillon, un lieu hors du commun qui a fait le bonheur de ses nombreux visiteurs.

L’inauguration de ce joyau en Septembre 1984 a connu un grand succès avec la participation de plusieurs artistes et des troupes folkloriques qui ont animé le pavillon, le restaurant et les shop.

Le ministre du tourisme avait désigné alors Rachid Choufani et Rachid Lyazidi pour diriger, coiffer les activités du pavillon et rentabiliser l’investissement en millions de dollars que le Maroc a dépensé pour ce projet unique en son genre.

Depuis, on n’a plus entendu parler de ce Maroc en miniature aux USA, ni d’Orlando, ni de Choufani, ni de Lyazid. En trente ans plusieurs ministres se sont succédé à la tête du département du tourisme.

Combien de nos compatriotes savent qu’il ya un pavillon marocain à Orlando dans l’Etat de Floride aux USA? Combien de fois il a été évoqué par les responsables marocains, voire par la presse nationale ? Il y a certainement anguille sous roche. Cette loi de l’omerta est vraiment très surprenante quand on sait que le pavillon marocain est censé faire la promotion du tourisme national, voire de réfléchir une belle image d’un pays millénaire et multiculturel. Au fil du temps on a constaté que la personne qui était chargée de cette mission l’a détournée pour son propre compte empochant des millions de dollars qui normalement devraient revenir à l’Etat marocain et ce depuis 30 ans.

Les sieurs Rachid Choufani et Lyazidi sont devenus incontrôlables puisque pendant des décennies le ministère de tutelle ne les a jamais contrôlés.

Du coup, ils ont fait sauter tous les verrous de la tutelle et l’un d’eux a même déclaré au journal local d’Orlando « Business Journal » : «La meilleure décision que j’ai prise dans ma vie, c’est d’avoir signé un contrat avec Disney et déménagé avec ma famille aux Etats-Unis. » Distinguez le temps personnel qu’il emploie, ce n’est pas le gouvernement marocain, représenté par le premier ministre, qui avait signé le contrat avec Disney mais c’est bel et bien Lyazidi et Choufani qui l’ont fait.

On savait que ces deux lascars étaient très ambitieux mais de là à transformer un contrat du gouvernement en un contrat personnel, cela devient très grave pour un Etat comme le Maroc. Cette substitution subtile qui laisse tout un chacun sceptique, s’est produite quand le ministre Azzeddine Guessous était aux commandes du département du tourisme. Ce qui gêne aux entournures, c’est que lui et son successeur Moussa Saâdi étaient au courant de cette manœuvre sans jamais piper mot.

Comment ont-ils laissé une telle bavure passer sans intervenir pour défendre les intérêts de l’Etat ? Maintenant si cette « transaction » est passée en catimini sans que les responsables du département du tourisme ne s’en aperçoivent, c’est encore plus grave car toutes les supputations sont possibles. Il faut diligenter une enquête pour s’assurer de la légalité ou de l’illégalité de ce contrat et par conséquent d’évaluer le montant de l’argent des contribuables qui a été dilapidé depuis des décennies.

Argent mal acquis

Faillite de la chaine de restauration financée par l’argent provenant

du pavillon marocain à Epcot

Selon un journal local, le passif de la société E -Brands appartenant à Rachid Choufani et qui a fait faillite, varie entre 10 et 50 millions de dollars. Cela concerne 15 restaurants éparpillés dans 9 villes dont quatre à Las Vegas. Lui qui avait sauter tous les verrous de la tutelle quand-il a déclaré au journal local d’Orlando «Busness Journal» «La meilleure décision que j’ai prise dans ma vie, c’est d’avoir signé un contrat avec Disney et déménagé avec ma famille aux Etats-Unis».

Il est évident aussi qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César en l’occurrence la faillite ne s’applique pas aux biens de l’Etat marocain qui a dépensé beaucoup d’argent pour construire le pavillon marocain à Disney.

Quant à Rachid Lyazidi, il a investi dans une entreprise Nettoyage de Bioleaf produit pour la première fois aux Etats-Unis.

Lyazidi et Rachid Choufani étaient des dépositaires de ce bien appartenant au Maroc, il faut qu’ils fassent la part des choses pour le rendre au gouvernement et ce dernier devra faire la part des choses pour rendre compte aux contribuables de ce qui est advenu des deniers publics.

Sinon l’Etat aura, une fois de plus, baissé pavillon devant ces deux hommes qu’il a chargés de veiller à la bonne marche du pavillon marocain à Walt Disney.

Deux employés envoyés par le ministère du tourisme pour gérer à Epcot le pavillon marocain ont rapidement fait défection pour s’accaparer les biens de l’Etat marocain.

Car peu de temps après avoir pris possession du lieu, ils ont cessé de se référer au ministère de tutelle censé les contrôler en empochant 2 millions de dollars par an en plus des bonus sur la vente de l’artisanat. Un holdup qui s’est produit non sans que les deux énergumènes expulsent au préalable le délégué du tourisme de l’enceinte du pavillon. Est-il normal que le Maroc n’ait pas réagi à cette confiscation de 60 milliards de centimes encaissés indûment par ces deux usurpateurs pour une période de trente ans. Un pactole qu’ils ont investi dans des sociétés créées aux Etats-Unis et en particulier dans une chaine de restauration. Une enquête devrait être diligentée pour faire la lumière sur ce détournement rocambolesque des deniers de l’Etat. Cette substitution subtile est un crime économique passible de poursuite judicaire. Les deux lascars Lyazidi et Choufani doivent rendre des comptes et expliquer comment une convention signée par le gouvernement marocain avec les responsables de Walt Disney, s’est transformé en un contrat en leurs noms. Un changement qui ne peut s’opérer sans la complicité active et déterminante d’un ou de plusieurs responsables au ministère du tourisme et ailleurs.

Il y a trente ans, la Société Walt Disney, avait décidé de doter la Floride d’un Walt Disney à l’instar de la Californie tout en y ajoutant une innovation de taille par la construction de pavillons en forme de villages représentants 11 pays. Parmi les candidats, le Maroc a été sélectionné pour s’exposer à côté de 10 pays judicieusement choisis. Les responsables de l’époque se sont attelés à trouver un concept original qui fait de ce pavillon un Maroc en miniature avec ses médinas, son patrimoine, son architecture et sa gastronomie.

Les négociations entre le gouvernement marocain alors dirigé par le premier ministre, Ahmed Osmane, et le responsable de Walt Disney ont abouti à un accord de réalisation des espaces de restauration et des boutiques de l’artisanat marocain. Une enveloppe budgétaire consistante a été allouée à ce projet grandiose par l’Etat marocain. C’est comme si le Maroc s’est déplacé avec toute sa culture millénaire pour s’installer au bord d’un lac artificiel de 10 hectares pour se mesurer avec les grands de ce monde (Japon, Chine, France, Angleterre, Etats Unis, Allemagne, etc.).

Le grand mérite de cette réalisation revient à feu le roi Hassan II, qui soucieux de l’image de son pays, a mis le paquet pour que le Maroc soit présent aux cotés des grandes puissances dans une exposition aussi prestigieuse.

Pour ce faire, le défunt roi avait dépêché des ouvriers de grande qualité pour réaliser ce chef d’œuvre et reproduire un Maroc avec ses décors, son architecture, ses mosaïques où se dresse un minaret au milieu de ce complexe géant qu’est le Walt Disney d’Orlando dans l’Etat de la Floride.

Des répliques des Médinas de Casablanca, de Fès, de Marrakech et Rabat ont fait de ce pavillon, un lieu hors du commun qui a fait le bonheur de ses nombreux visiteurs.

L’inauguration de ce joyau en Septembre 1984 a connu un grand succès avec la participation de plusieurs artistes et des troupes folkloriques qui ont animé le pavillon, le restaurant et les shop.

Le ministre du tourisme avait désigné alors Rachid Choufani et Rachid Lyazidi pour diriger, coiffer les activités du pavillon et rentabiliser l’investissement en millions de dollars que le Maroc a dépensé pour ce projet unique en son genre.

Depuis, on n’a plus entendu parler de ce Maroc en miniature aux USA, ni d’Orlando, ni de Choufani, ni de Lyazid. En trente ans plusieurs ministres se sont succédé à la tête du département du tourisme.

Combien de nos compatriotes savent qu’il ya un pavillon marocain à Orlando dans l’Etat de Floride aux USA? Combien de fois il a été évoqué par les responsables marocains, voire par la presse nationale ? Il y a certainement anguille sous roche. Cette loi de l’omerta est vraiment très surprenante quand on sait que le pavillon marocain est censé faire la promotion du tourisme national, voire de réfléchir une belle image d’un pays millénaire et multiculturel. Au fil du temps on a constaté que la personne qui était chargée de cette mission l’a détournée pour son propre compte empochant des millions de dollars qui normalement devraient revenir à l’Etat marocain et ce depuis 30 ans.

Les sieurs Rachid Choufani et Lyazidi sont devenus incontrôlables puisque pendant des décennies le ministère de tutelle ne les a jamais contrôlés.

Du coup, ils ont fait sauter tous les verrous de la tutelle et l’un d’eux a même déclaré au journal local d’Orlando « Business Journal » : «La meilleure décision que j’ai prise dans ma vie, c’est d’avoir signé un contrat avec Disney et déménagé avec ma famille aux Etats-Unis. » Distinguez le temps personnel qu’il emploie, ce n’est pas le gouvernement marocain, représenté par le premier ministre, qui avait signé le contrat avec Disney mais c’est bel et bien Lyazidi et Choufani qui l’ont fait.

On savait que ces deux lascars étaient très ambitieux mais de là à transformer un contrat du gouvernement en un contrat personnel, cela devient très grave pour un Etat comme le Maroc. Cette substitution subtile qui laisse tout un chacun sceptique, s’est produite quand le ministre Azzeddine Guessous était aux commandes du département du tourisme. Ce qui gêne aux entournures, c’est que lui et son successeur Moussa Saâdi étaient au courant de cette manœuvre sans jamais piper mot.

Comment ont-ils laissé une telle bavure passer sans intervenir pour défendre les intérêts de l’Etat ? Maintenant si cette « transaction » est passée en catimini sans que les responsables du département du tourisme ne s’en aperçoivent, c’est encore plus grave car toutes les supputations sont possibles. Il faut diligenter une enquête pour s’assurer de la légalité ou de l’illégalité de ce contrat et par conséquent d’évaluer le montant de l’argent des contribuables qui a été dilapidé depuis des décennies.

Argent mal acquis

Faillite de la chaine de restauration financée par l’argent provenant

du pavillon marocain à Epcot

Selon un journal local, le passif de la société E -Brands appartenant à Rachid Choufani et qui a fait faillite, varie entre 10 et 50 millions de dollars. Cela concerne 15 restaurants éparpillés dans 9 villes dont quatre à Las Vegas. Lui qui avait sauter tous les verrous de la tutelle quand-il a déclaré au journal local d’Orlando «Busness Journal» «La meilleure décision que j’ai prise dans ma vie, c’est d’avoir signé un contrat avec Disney et déménagé avec ma famille aux Etats-Unis».

Il est évident aussi qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César en l’occurrence la faillite ne s’applique pas aux biens de l’Etat marocain qui a dépensé beaucoup d’argent pour construire le pavillon marocain à Disney.

Quant à Rachid Lyazidi, il a investi dans une entreprise Nettoyage de Bioleaf produit pour la première fois aux Etats-Unis.

Lyazidi et Rachid Choufani étaient des dépositaires de ce bien appartenant au Maroc, il faut qu’ils fassent la part des choses pour le rendre au gouvernement et ce dernier devra faire la part des choses pour rendre compte aux contribuables de ce qui est advenu des deniers publics.

Sinon l’Etat aura, une fois de plus, baissé pavillon devant ces deux hommes qu’il a chargés de veiller à la bonne marche du pavillon marocain à Walt Disney.

Casablanca perd de plus en plus ses lettres de noblesses en matière de tourisme. L’hôtellerie qui est censée dynamiser ce secteur ne répond pas aux exigences

de la conjoncture et aux demandes des clients de plus en plus avisés.

Autant dire que les directeurs de certains établissements comptent beaucoup plus sur la providence que sur la compétence pour attirer les clients. Ils oublient que dans les pays à vocation touristique, ce sont l’accueil, la communication et l’animation qui valorisent leurs produits. Ce qui gène aux entournures, c’est que la plupart des directeurs d’hôtel à Casablanca sont de nationalité étrangère et plus souvent des Français que l’animation et la bonne tenue sont leur dernier souci. Or quand ces derniers n’arrivent même pas à préserver, au plus (car au mieux il faut l’augmenter), le flux touristique de leurs compatriotes (-2%), on ne sait pas qu’est ce qu’ils peuvent faire de plus pour le tourisme casablancais. D’autant plus que le taux de retour ne cesse pas de se dégrader face à un service de plus en plus dégradant. Il n’y a qu’à surfer dans les sites Internet pour constater les dégâts en lisant les centaines de réclamation des clients mal servis dans les hôtels les plus huppés.

Les hôteliers casablancais ont toujours compter sur la providence et attendent que le client vient frapper à leur porte. Le domping est leur religion, ils ne font rien pour promouvoir la destination, et surtout les principaux hôtels 5 étoiles dont certains pratiquent une politique des bouffons creuvés sans se soucier du devenir de la destination.

La majorité de ces hôtels sont dirigés par des "managers" étrangers dont la majorité est incompétente et sans intérêt ne font que gérer les affaires courantes en attendant la fin du mois. Ces hôteliers, au lieu de déployer une stratégie dédiée au développement du Mice dans les marchés émetteurs en organisant des soirées Work Shop Mice et présenter leurs nouveautés et faire partager leurs idées par les spécialistes de l’incentive, ils se lancent dans un domping effréné, alors qu’il fallait agir sur l’activité touristique par un vrai marketing professionnel en stimulant la destination d’un monde vivant par une participation active.

Par ailleurs, il s’agit en particulier d’éviter que trop d’activités touristiques qui restent centrées sur le passé, par une histoire qui laisse de côté le monde vivant et actuel de Casablanca certaines initiatives montrent d’ailleurs qu’il est possible d’animer les arts du passé de faire revivre les vestiges d’autre fois à l’instar ce qui se fait dans les pays hautement touristique, mais malheureusement ce n’est pas le cas. Ces actions en elles-mêmes un facteur d’attraction touristique. Elle ajoutera une plus value aux produits d’un tourisme différent par rapport aux produits traditionnels.

Cela suppose une stratégie laissant place à la créativité et à l’ingéniosité.

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