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C'est désormais quasiment officiel : le groupe français créé par Gérard Blitz en 1950 et développé par Gilbert Trigano à partir de 1954 s'apprète à passer sous la coupe du duo Axa Private Equity et Fosun, partenaire chinois du Club Med et plus grand holding privé de l'empire du milieu. Le conseil d’administration de l’exploitant de villages de vacances a annoncé avoir donné, à l'unanimité, son feu vert au projet d'OPA porté par le duo, le jugeant « conforme aux intérêts de la société ». "L'offre s'inscrit dans l'accélération du repositionnement stratégique de la société, notamment avec un développement accru en Asie et une consolidation de ses parts de marché dans les pays matures ", précise encore le CA dans son communiqué.

Les deux repreneurs ont ainsi proposé 17,50 euros par action, ce qui valorise l'ensemble du groupe de tourisme à 556,89 millions d'euros, alors qu'ils avaient offert 17,00 euros fin mai. L'opération sera considérée comme réussie si les acheteurs obtiennent au moins 50,1% des titres.

Dans ce cas, l'offre serait rouverte et le titre sera retiré de la cote si les partenaires obtiennent 95%. Mais, bien plus qu'un éventuel retrait de la Bourse, que le Club Méditerranée avait rejoint en 1966, le projet vise surtout, selon les protagonistes, a accélérer la mondialisation du groupe, alors que se confirme le bien-fondé de sa stratégie de montée en gamme et d'internationalisation avec des résultats positifs à partir de 2011 et ce dans un contexte de crise en Europe.

"Au vu des objectifs et intentions déclarés de Gaillon Invest (qui rassemble AXA Private Equity, Fosun et une partie du management, NDR) ainsi que des conséquences de l'opération, le Conseil d’Administration a estimé à l’unanimité que le projet présenté par Gaillon Invest respecte l’identité du Club Méditerranée et la pérennité de son activité et n’entraîne pas de conséquences négatives pour l’ensemble de ses salariés. Ce projet permettrait au Club Méditerranée d'avoir un actionnariat stabilisé pour poursuivre son développement"...

Pour la CDG, c'est "sauve qui peut"

Parmis les actionnaires, certains ont d'ores et déjà dit oui et ont officialisé leur engagement à apporter leurs titres à l’OPA : le saoudien Rolaco (5,6% du capital), les Benetton (2,2%) et surtout notre Caisse de Dépôts et de Gestion nationale (7,1%), qui solde ainsi une participation héritée de l'ère Bakkoury et qui n'avait que fait gréver les compte de l'institution. La CDG avait acquis plus de 10% du capital du Club Med entre 2006 et 2007, soit au plus haut de son cycle boursier. Résultat des courses : sa capitalisations boursière a été parmi celles qui ont le plus souffert au sein de son secteur des effets de la crise internationale.

Plus de 2,9 milliards dhs d'argent public dilapidé sur une mauvaise intution... de quoi laisser un goût amer aux gestionnaires de l'épargne public.

Et si officiellement la CDG explique qu'en temps que partenaire elle reste "sensible aux évolutions futures de cette entreprise qui doit beaucoup, depuis son origine, aux liens très étroits entre le Maroc et la France" et que ce partenariat exemplaire "s’est matérialisé ces dernières années par la rénovation du parc de villages au Maroc, tout en continuant à rechercher de nouvelles opportunités de développement", en coulisse, les responsables disent "bon débarras !" et se félicitent d'avoir trouvé des Chinois à qui refourguer leur canard boîteux. "C'est bien connu qu'ils mangent n'importe quoi !" ironise même un responsable sous couvert d'anonymat.

Lundi, 17 Juin 2013 14:07

Ouarzazate : suivez l'odeur...

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Ah Ouarzazate ! Pauvre ville laissée à l'abandon, elle n'en finira décidément jamais de mourir de sa mort lente. Ex-future star du tourisme authentique à la marocaine, ex- "capitale du cinéma", Ouarzazate, oubliée des plans de promotion et des dessertes aériennes, qui était naguère appelée la "Porte du désert", est aujourd'hui en passe de devenir la "Porte des odeurs...

De fait, depuis plus de 2 ans maintenant, la ville est victime d'un nauséabont et incontrôlé écoulement des eaux usés, qui participe largement, au-delà des désagréments causés aux riverains, à la ruine programmée de ce qu'il reste de potentiel touristique à Ouarzazate. En effet, le mauvais emplacement des stations d'épuration de la ville, situées juste derrière la piste d'atterissage de l'aéroport, font que les mauvaises odeurs envahissent jusqu'aux salons d'accueil de l'aerogare. Ouarzazate ou l'accueil par l'odeur...

Alors même que le royaume se targue aujourd'hui de sa politique anticipatrice en ce qui concerne les questions de développement durable, cette contre-publicité ruine bien des efforts et des investissements en terme d'image un coup d'oeil et un coup de nez plus tard. D'autant que risque de se poser bientôt des problèmes d'ordre sanitaire, les eaux usées coulant jusqu'au réservoir du barrage Mansour Eddahbi, qui sert à la population locale.

C'est bien la peine alors de se gargariser du Plan Maroc Solaire et de la rénovation de la kasbah de Taourirt.

Quant aux pauvres hères qui ont le malheur d'habiter le quartier, ils ont en majorité, devant l'incurie des autorités locales qui ne cessent de tergiverser, décidé de mettre la clé sous le paillasson. Avis aux personnes n'ayant pas l'odorat sensible, il y a de bonnes affaires à saisir dans le coin... Mais le plus alarmant dans toute cette histoire reste le silence et des élus et des associations de professionnels locaux, comme si ils avaient d'ores et déjà acté le suicide programmé de cette ville. Vraiment, pauvre Ouarzazate.

Lundi, 17 Juin 2013 14:07

Ourzazate se dégonfle

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Isolée par les montagnes, desertée par les avions, au goût de certains toutefois, Ouarzazate n'était toujours pas assez enclavée...

Heureusement les stations services de la ville ont décidé de remédier à cette fâcheuse situation en arrêtant d'offrir la possibilité à leurs clients de faire gonfler leurs pneux ; de quoi permettre, vu l'état de la route Ouarzazate-Marrakech, d'augmenter de manière significative le nombre d'accidents. Et dire que certains se plaignaient que tous les chiffres de la ville étaient au rouge ! D'un point de vue promotion il suffirait d'un bus de touristes touché et Ouarzazate serait enfin débarrassée pour de bon de cette industrie...

Pour expliquer ce choix plutôt déroutant, les employés de stations-services se justifient par la vétusté de leurs installations de gonflage... Ben voyons ! Les affiliés des groupes Total, Shell ou Afriquia ne disposant pas de moyens financiers pour racheter quelques pompes ? A quoi sert donc tout l'argent qu'ils nous pompent alors ? Au vu des dangers afférants à ce manque de gonflette ne serait-il pas possible que ce truc là, à Rabat (ministère des Transports, je crois), entre deux conférences de presse et autres opérations de communication, réagisse ? Enfin, si il existe réellement (certains on des doutes)...

Pour en revenir à Ouarzazate, il faut toutefois qu'il existe un irréductible : à l'extérieur de la ville, sur la route d'Errachidia, la station Total propose encore le service gonflage... un peu léger comme total.

La toile se déchaîne : https://www.facebook.com/SOSMRE,

http://www.scoop.it/t/victimes-immobilier-a-saidia, http://ddoha.wordpress.com/, http://www.fnacmaroc.org/affaire-mreurbatlas-filiale-du-groupe-addoha/,

https://fr-fr.facebook.com/pages/

Victimes-Groupe-ADDOHA-TANGER/

L'on ne compte plus les sites et autres pages web consacrées aux mésaventures des clients lésés par le promotteur Addoha. Lors du dernier salon SMAP, qui s'est tenu du 17 au 20 mai derniers à Paris, ils étaient plusieurs centaines à manifester leur mécontentement face à ce qu'ils considèrent comme une arnaque en bonne et due forme de la part du groupe d'Anas Séfrioui. Il faut dire que se sont près de 2000 malheureux acheteurs qui attendent toujours d'être livrés et ce depuis bientôt sept ans.

Et si les médias marocains, complaisants, ont, dans leur écrasante majorité, refusé de couvrir cette affaire (à leur décharge, Addoha reste un important annonceur...), se contentant de passer des communiqués tout en éloge expliquant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, cela n'a pas été le cas pour leurs homologues français qui, à l'heure où le patriotisme économique à le vent en poupe, se sont régalés de cette polémique marocco-marocaine (avec un reportage bientôt diffusé sur M6 consacré aux "MRE piégés à Saidia"... merci la pub !).

Alors que l'industrie touristique dans le bassin méditérranéen s'essoufle, le Maroc n'a pour le moment réussi à surnager que grâce à la bonne image de marque qu'il a pu se créer année après année. Mais voilà que l'incurie d'un promoteur vient tout remettre en cause.

Il faut dire qu'Addoha n'a pas vraiment l'air d'aimer le tourisme. Responsable de cet effroyable gâchis qu'est Mediterranea Saidia, qui devait être le moteur de l'expansion balnéaire du tourisme marocain et qui aujourd'hui, entre plage dégueulasse et engluée par le goudron, marina désertée, ensablement généralisé et hôtels en perdition fait office de l'exemple même de ce qui ne faut pas faire -un désastre écologique, architectural, humain et économique-, Addoha et ses filiales n'en sont pas à leur coup d'essai. Les clients nationaux et étrangers, voire des sous traitants (Torreblanca), critiquent ouvertement les prestations de service du groupe. Une vague de protestation qui s'est amplifiée ces derniers temps dans plusieurs villes du Maroc et qui, si elle ternie l'image du groupe, affecte également l'image même du royaume. Ainsi, les acquéreurs de la résidence «Val fleuri» de Tanger, qui accusent le promoteur d'avoir perçu ce qu'ils appellent «frais de réservation» pour des services jamais rendus, ont même crée une communauté sur la toile qu'ils ont appelé «les victimes du groupe Addoha Tanger».

L'on apprend qu'un des clients se plaint d'avoir « acheté un appartement à Val fleuri, (où) le compromis de vente ne comporte ni la superficie, ni le délai de livraison. »

Un autre lui rétorque : « Vous allez payer tout le montant plus les frais du notaire, l'eau et l'électricité sans avoir vu une seule fois votre appartement. C'est la terreur ça. » C'est une chose récurrente chez Addoha que les acquéreurs ne puissent pas visiter leur appartement et s'enquérir de l'état d'avancement des travaux. Plus au sud, les acquéreurs du projet Marrakech Golf City ont reçu une lettre de mise en demeure qui les somme d'honorer la deuxième échéance faute de quoi, il sera procédé à la résiliation de leurs compromis de vente permettant à Addoha de se verser une indemnité de 10% sur les versements déjà effectués... et ce alors même qu'il interdit à ses clients de visiter le logement qu'ils ont acheté pour pouvoir voir de visu l'avancement des travaux.  

Quand un ministre accuse l'Etat

Toutefois, malgré cette cascade d'affaires à Saidia, Tanger, Marrakech ou encore Bouskoura, le groupe d'Anas Séfrioui ne semble pas inquiété outre mesure.

Il faut dire que le réseau d'influence dont dispose le groupe Addoha lui permet jusqu'à présent de jouir d'une impunité totale ; jugez plutôt : devant la mobilisation des "arnaqués" d'Addoha au SMAP 2013, passée sous silence par la presse marocaine, même le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, n'a pu rester silencieux : expliquant que l'Etat «suit avec beaucoup d’attention les problèmes de retard de livraison de certains produits» et promet de «faire en sorte que cela ne se reproduise plus», et il justifie les retards de livraison par le fait qu'ils "sont parfois liés aux procédures en vigueur au Maroc, notamment pour l’obtention du permis de construire ou du permis d’habiter"...

Un ministre qui accuse l'Etat d'être responsable des défaillances d'un promoteur privé... on croyait avoir tout vu, mais c'est alors que le département de l'Habitat propose un nouveau projet de loi relatif à la vente d'immeuble en état futur d'achèvement dont l'ensemble des dispositions, selon les associations de consommateurs, ne vise qu'à servir les intérêts des promoteurs, qui se retrouvent désengagés de l'accomplissement des obligations qui leur incombent, tel que l'obtention du permis d'habiter et du certificat de conformité, et les libèrent des garanties qu'ils devaient conférer jusque là à l'acquéreur, tel que la fixation du délai de livraison, tout en lui accordant désormais des pénalités de désistement de 15% au lieu de 10% jusque alors.

D'aucuns diraient qu’il s’agit là d’une loi sur-mesure pour Addoha, dont les intérêts pécuniers semblent être la priorité du gouvernement. Car, entre temps, c'est l'ensemble de la filière immobilière qui se casse la figure, les clients, échaudés par les retards à répetition des livraisons, se passant le mot et contribuant ainsi à instaurer un climat de méfiance. Mais, bon, tant qu'Addoha y gagne...

Décidément la station de Saidia, qui devait être le moteur de l'expansion

balnéaire du tourisme marocain, n'en finit pas de ternir l'image de marque du pays.

Alors que ce tenait la dixième édition du SMAP du 17 au 20 mai derniers à Paris, un sit-in rassemblant des propriétaires lésés par une filiale de l'opérateur Addoha est venu perturber la bonne marche de la célébration, refroidissant ainsi plus d'un acquéreur potentiel. Il faut que se sont près de 2000 malheureux acheteurs qui attendent toujours d'être livrés et ce depuis bientôt sept ans.

Addoha, après avoir saccagé le littoral de Saidia par la création d'une station toute de béton, avait pourtant trouvé une porte de sortie des plus inespérée grâce aux bons services de la CDG.

Le gestionnaire de l'épargne publique marocaine qui, comme chacun le sait, à de l'argent à perdre, n'avait pas hésité à racheter au groupe d'Anas Séfrioui son canard boiteux.

Résultat des courses : ce fut aux contribuables de payer pour l'incompétence d'un privé, tandis que le dit privé, après s'être débarrassé de ses actifs pourris à tout de même gardé la maîtrise du très rentable volet immobilier.

C'est bien connu, on privatise les bénéfices mais on socialise les pertes... Plage dégueulasse, engluée par le goudron, marina désertée, ensablement généralisé, hôtels en perdition, personnels à la ramasse et surtout une image de marque des plus désastreuses (nous vous encourageons à lire les édifiants commentaires publiés sur des sites sociaux du type TripAdvisor écrits par les clients de la station) : dans une absence délétère de fin du monde, Saidia est en quelque sorte un résumé du pire de ce que l'on peut faire rayon bétonnage de plage ; un désastre écologique, architectural, humain et économique. Mais pour en revenir justement au volet immobilier, conservé par Addoha, il n'en fini pas de faire grincer les dents de nos MRE. Rappelons que près de 2000 clients, MRE pour la plupart, qui ont acheté un bien dans le projet immobilier les Jardins de la Moulaya à Saïdia, d'Excelia (ex-Urbatlas), filiale d’Addoha, pour certains en 2006, accusent le groupe immobilier de ne pas avoir tenu ses promesses de livraison.

« Le 4 février 2012, disait Mohamed el-Halfa, le porte-parole d’Acia, nous avions rencontré à Paris des représentants de GFM et avions signé un protocole d’accord qui stipulait que le promoteur devait livrer certains appartements dès juin. D’autres livraisons doivent avoir lieu jusqu’en juin 2013. » En échange, l’association s’est engagée à « ne pas entacher la réputation de GFM », souligne Mohamed el-Halfa. Notamment lors de grandes manifestations comme le Salon immobilier… Mais du côté des adhérents, non seulement on s’impatiente, mais de plus on accuse de plus en plus ouvertement Acia de s'être "vendue" aux dirigeants d'Addoha.

« Nous étions censés faire un point tous les deux mois. Or, le promoteur était aux abonnés absents jusqu’à la veille de l’ouverture du Salon de l’immobilier marocain à Paris.

D’après le protocole d’accord que le promoteur est censé suivre à la lettre, nous devions être livrés de 500-600 appartements fin mars dernier, mais nous n’avons rien reçu. Nous nous sommes tûs durant plus de 3 mois pour laisser le promoteur faire son travail et en retour, il ne tient pas sa promesse. Tous ces problèmes donnent une mauvaise image et vont entraîner une perte d’investissement au Maroc. C’est prévisible et compréhensible. Un retard de chantier ça peut arriver, mais sept ans… cela tient du mirage! », explique un acheteur floué.

"Malheureusement, on nous oblige à employer les grands moyens.

Cette fois ci, il faut se faire entendre et sortir les griffes. Nous les MRE, nous sommes les poumons du Maroc et sans nous notre pays va manquer d'oxygène. Notre nation devrait nous bichonner afin que l'on puisse envoyer nos fonds au Maroc, faire connaitre notre pays à nos enfants pour garder nos racines, investir au Maroc au niveau immobilier et pour créer des entreprises.

Nous sommes au lieu de cela les grands oubliés et ne nous montre aucun respect. Mobilisons nous, plus que quelques jours avant le grand rassemblement, on va être très visible par tous les Médias friands de ce genre de sujet au moment du SMAP 2013."explique un autre acheteur." Néanmoins, si les médias français, friands de ce genre de déconvenue, on suivit l'affaire, avec un reportage prévu sur la chaîne M6 consacré aux "MRE piégés à Saidia" (voir https://www.facebook.com/SOSMRE), nos propres médias restent motus et bouche cousue sur l'affaire, se contentant de passer les communiqués tout en éloge signés Addoha, expliquant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

"Quand je pense à la manière dont un quotidien marocain titrait son article sur nous « Fin heureuse pour les Jardins de la Moulouya" en janvier dernier ! Quelle fin heureuse ? On n’a toujours pas été livrés ! Et ce n’est pas demain la veille !», conclut- il.

Benabdallah accuse l'Etat

Le réseau d'influence dont dispose le groupe d'Anas Séfrioui, qui multiplie les retards dans ses livraisons, à Marrakech, Bouskoura ou encore Tanger, lui permet jusqu'à présent de jouir d'une impunité totale ; jugez plutôt. Devant la mobilisation des "arnaqués" d'Addoha au SMAP 2013, passée sous silence par la presse marocaine, même le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, n'a pu rester silencieux : expliquant que "Plus de 95% des projets exposés et vendus dans le cadre du Salon de l’immobilier marocain à Paris SMAP Immo se passent dans les meilleures conditions", il a expliqué que l'Etat «suit avec beaucoup d’attention les problèmes de retard de livraison de certains produits» et promet de «faire en sorte que cela ne se reproduise plus», et il justifie les retards de livraison par le fait qu'ils "sont parfois liés aux procédures en vigueur au Maroc, notamment pour l’obtention du permis de construire ou du permis d’habiter"... Incroyable mais vrai ! Un ministre qui accuse l'Etat d'être responsable des défaillances d'un promoteur privé...

Lundi, 03 Juin 2013 10:38

La Mamounia : Didier Picquot débarqué

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Les collaborateurs de la Mamounia sont enfin soulagés, c'est le cas de le dire ! Le départ de Didier Picquot de la direction générale de l'établissement sonne le glas de quelques cinq années marquées par une gestion onéreuse et un mépris constant de l'identité marocaine de cette institution, entre affaire des tajines importés de Nice et l'interdiction pour les employés de parler arabe devant le corps étranger de l'hôtel. Annoncé pour fin juillet, le débarquement de Picquot ne doit toutefois pas se faire sans un audit en règle des comptes par un cabinet spécialisé en hôtellerie de luxe. Trop de pertes d'argent ont été essuyées par le contribuable marocain sans que le DG ne s'en préoccupe autre mesure. Ainsi, rappelons que les banques de la Mamounia ont exigées de la direction la réduction des dépenses liées au fonctionnement et à la masse salariale, jugée beaucoup trop élevée, avec notamment des traitements dispendieux pour les expatriés travaillant dans l'établissement. Ainsi, le restaurant gastronomique, pourtant ouvert qu'une seule fois par semaine, voyait son chef recevoir un salaire digne d'un chef d'état... Cette sortie doit également servir de leçon à l'ONCF pour la désignation des responsables de cet établissement. Il est désormais urgent de faire appel à des compétences nationales, ne serait-ce qu'à travers la nomination d'un numéro 2 marocain, capable de créer l'équilibre et de rétablir la confiance entre les employés et la direction d'une part, et entre les clients et l'hôtel d'autre part.

De fait la désertion des clients habituels de l'hôtel s'est fait ressentir de manière clairement visible par la fermeture des boutiques, qui assuraient par leurs loyers un revenu fixe pour La Mamounia. Des mesures plus que nécessaire pour tenter de rendre à l'établissement ses lettres de noblesse et le sortir de la léthargie dans laquelle il trempe depuis bientôt cinq ans.

Selon des rumeurs persistantes, le nom du successeur désigné de Picquot serait d'ores et déjà connu : il s'agirait de Sylvain Ercoli, actuel directeur général de l'hôtel Bulgari de Londres et ancien directeur du Raffles Royal Monceau à Paris.

Né an 1958, Sylvain Ercoli a effectué sa carrière dans l'hôtellerie de luxe, en dirigeant des établissements haut de gamme comme les hôtels Byblos de Saint-Tropez et de Courchevel, le Martinez de Cannes ou encore l'hôtel Crillon à Paris. 

Lundi, 03 Juin 2013 10:32

ONMT : vive l'interim !

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Cinq mois que cela dure ; décidément l'interim à l'ONMT à la vie dure. Depuis le débarquement, sans gants, de l'ex-DG Addou, viré comme un malpropre, l'office navigue à vue. Pourtant cela semblait une bonne idée à première vue ; les professionnels en avait plus que soupé du Addou et la direction choisie, à savoir confier les rênes de la maison ONMT à quelqu'un de l'intérieur, le dénommé Kilito, allait semble-t-il dans le bon sens. Seulement il ne s'agissait là que d'un intérim, le temps de trouver "quelqu'un".

Or ce quelqu'un commence sérieusement à se faire attendre. Comme un miroir de la gestion de la question touristique dans son ensemble, la non-nomination d'un DG à la tête de l'office de promotion et la vacance de pouvoir qui s'en suit, illustre l'amateurisme sans bornes des personnes chargés de présider au devenir de l'une des industries les plus productives, que se soit en termes d'emploi ou de recettes en devises, du pays. Alors que les marchés émetteurs européens sont en crise et que le secteur devient, jour après jour, de plus en plus concurrentiel, les tergiversations pour trouver un nom démontrent, si besoin est, que les questions de politique et, surtout, de renvoi d’ascenseur, prennent largement le pas sur le réalisme économique.

En effet, dans un paysage touristique sinistré, le Maroc a manqué une occasion en or de gagner quelques parts de marchés : entre l'Egypte à la dérive et la Tunisie qui n'arrive toujours à stabiliser sa situation politique, c'est deux de nos principaux concurrents qui boivent la tasse. Dans ce contexte, se prévaloir de quelques chiffres invérifiables faisant état d'une croissance illusoire relève soit de la mauvaise foi, soit de la myopie économique, soit de l' auto-satisfaction du gagne-petit.

En attendant le principal outil à notre disposition pour tenter de progresser touristiquement parlant, reste en stand-by avec une gestion à minima où le DG par intérim n’a nullement compétence à prendre des décisions qui pèsent.

Et c'est sans doute là où la réalité qui se cache derrière cette vacance de pouvoir se dévoile. Car le Kilito, dans l'inconfortable posture de celui-qui-va-bientôt-partir-mais-on-ne-sait-jamais, se retrouve pieds et poings liés face aux désidératas du ministre Haddad. De fait, cette situation d'intérim fait que c'est à un DG à la "botte" auquel nous avons affaire.

Pas moyen de contrecarrer les états d'âmes de la tutelle, qui, entre une virée shopping à Dubai, une farniente sur la Costa Del Sol et aucune visite à Ouarzazate, à la main basse sur tout ce qui concerne le tourisme. Et peut ainsi multiplier les micro-initiatives sans réel débouché sur les tenants et aboutissants de cette industrie : nous avons donc droit depuis quelques semaines déjà à "la caravane des Forums régionaux du tourisme", sorte de foire aux alouettes itinérante où le bon M. Hadad, du haut de son expertise, distille sa leçon à ses benêts de professionnels. Tout n'est pas perdu pour tout le monde ; et si le mandat de M. Hadad se conclura certainement par un constat de jachère touristique, il en aura au moins profité pour visiter quelques capitales et faire sa promo, à Khouribga et ailleurs. En attendant, à l'ONMT, les cadres rongent leur frein en faisant semblant de trouver formidable tout ce qui vient de la tutelle, esperant qu'au final quelques mois passés à jouer les beni-oui-oui puissent leur servir à gagner quelques strapontins... Mais ce n'est pas comme si le tourisme marocain était en crise... si ?

Lundi, 03 Juin 2013 10:31

Tropisme arabe

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Face à une Europe en crise, entrainant plus qu’un ralentissement de l’afflux des touristes de ce continent, nos responsables en charge du tourisme n'en finissent pas de se

positionner en défricheurs de nouvelles pistes.

La dernière en date est celle du tourisme arabe. Le déplacement tambour battant du ministre du Tourisme Lahcen Haddad à Dubai pour la 20ème édition du salon « Arabian Travel Market », qui se veut le principal événement de la région du Moyen-Orient pour le secteur des voyages et du tourisme, l'illustre à propos. Tandis que l'on continue de se poser des questions quant au devenir de la politique promotionnelle de la destination, avec un intérim du DG de l'ONMT qui n'en finit pas de durer ; ce déplacement de convenance, pour un ministre qui n'a même pas pris la peine, en près de deux ans, de visiter l'ensemble des destinations marocaines (Ouarzazate l'attend toujours), a de quoi surprendre. En effet outre les chiffres quasi-confidentiels que représente le marché arabe pour la destination Maroc dans son ensemble (moins de 150.000 visiteurs en 2012, Tunisiens compris), il faut dire que c'est l'ensemble du produit Maroc qui n'est pas adapté aux habitudes de consommation du marché moyen-oriental : de fait, disposant encore de trop d'animations, la vocation familiale du tourisme marocain est encore à prouver, ce qui constitue un handicap certain pour les moyens-orientaux habitués à voyager en larges groupes. De plus la sous-utilisation de la langue arabe dans l'industrie touristique reste proverbiale (souvent pas de signalétique ni de menus de restaurants). Le seul vecteur de pénétration du marché moyen-oriental reste pour beaucoup le cocktail détonnant night-clubs-casinos-permissivité sexuelle : de quoi nuire durablement à l'image de marque du pays. Mais quelle importance que tout cela pour le ministre Haddad ? Comme nous l'avons déjà dit et redit, son mandat, loin d'être une quelconque réponse aux attentes des professionnels, fait avant tout office d'une diversion globale : beaucoup de com et d'effets d'annonces aggrémentés de voyages à l'étranger ; en bref il n'est pas ministre du Tourisme, il est ministre touriste...

Lundi, 20 Mai 2013 10:29

La méthode Coué, encore et toujours...

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Décidément, on ne change pas une formule... qui ne rapporte pourtant rien. Alors que le secteur du tourisme est, selon les professionnels, dans une situation plus que sinistrée, M. Hadad, ministre de son état, n'en finit pas de faire preuve d'excès dans l'euphorie. Véritable docteur miracle, le ministre du tourisme a sauté tous les obstacles que connaît le secteur, il a tout consulté, tout diagnostiqué, prescit tous les traitements aux maux du tourisme national et est tellement sûr de sa bonne santé qu'il lui a demandé de ne revenir qu'en 2020, pour un simple contrôle.

Exit les difficultés de la promotion, exit le manque de diversification de nos marchés émetteurs, exit l'insuffisance de la formation professionnelle. Tout est parfait dans le meilleur des mondes.

A preuve, a peine arrivé le professeur Hadad a rapidement, très rapidement, corrigé les copies de tous les postes de son ministère, les effets de la crise, le budget de promotion, la stratégie 2020, les fonds d'investissements, les marchés émetteurs... les collectivités locales ! Voire le système de visas d'entrée au Maroc. Tout mais vraiment tout. A croire qu'il est à la fois ministre du tourisme, ministre de l'intérieur, ministre de l'extérieur. Itou, itou. Et cerise sur le gâteau, il a noté tout le monde en distribuant un 20 sur 20 à toutes les copies. Mêmes celles qu'il n'a pas vues. Un génie cet universitaire. Car, si on suppute tout ce qu'il a dit sur le tourisme, la politique et autres depuis qu'il a pris ses fonctions, on croirait qu'il travaille dans ce département depuis des décennies. Le ministre est au courant de tout, il a les solutions à tout, il dégaine rapidement pour juger l'homme qui est devant lui et prodigue ses conseils à tout un chacun. Et n'hésite pas à parler, tel Napoléon, de conquérir la Russie, en attendant le Brésil et la Chine. Stakhanoviste des micros, il n'a eu de cesse de discourir avec une éloquence toute pravdienne de nos formidables atouts.

Jamais avare d'interviews auprès de journaux sélectionnés, à qui il distille ces notes d'optimistes et d'autosatisfaction (pour mémoire, le formidable état des lieux de la profession de guide - saviez-vous que les Marocains parlaient parfaitemment bien japonais, chinois ou russe?), il a pourtant choisi d'organiser un boycott de la presse lors du conclave dernières rencontre professionelles d'Al Jadida. Manque de cohérence ? Volonté délibérée de filtrer l'information pour ne pas aborder les sujets qui fâchent ? Car nonobstant un manque évident de concertation avec les professionnels, le ministre a pris la mesure de ce que représente l'industrie touristique au Maroc : un formidable outil d'auto-promotion.

Ce qui explique l'organisation des 3èmes Journées Professionnelles du Tourisme dans la ville de... Khouribga. Entre mines et usines de traitement des phosphates, son potentiel touristique certain justifie certainement ce choix... d'autant que, simple coincidence, il s'agit du fief électoral de Lahcen Haddad.

Les mauvaises langues diront qu'il aurait mieux fait d'aller faire un tour du côté de Ouarzazate, laissée pour compte de la politique touristique depuis des lustres ; ou encore qu'il ferait bien d'essayer de résoudre les lourdes problématiques que sont le surrendettement des professionnels, les retards dans les gros chantiers ou encore les dysfonctionnements de la politique de promotion.

Quelles disent, ces mauvaises langues ! M. Hadad, entre un séjour à Moscou et un autre sur la Costa Del Sol à d'autres chats à fouetter que de s'occuper de si vulgaires problèmes. Car c'est de tourisme qu'il s'agit, non ?

Lundi, 20 Mai 2013 10:13

Ouarzazate : l'oubliée du désert

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Abandonnée à son sort depuis près de 15 ans, la jumelle marocaine d'Hollywood fait peine à voir : la moitié de la capacité hôtelière en souffrance, un Palais des Congrès à l'abandon et un golf à sec, celle qui représentait le grand espoir du tourisme marocain a bu la tasse.

Alors que l'on a de cesse de parler de divesfication de nos destinations touristiques, corrolaire de la diversifications des marchés émetteurs, et sortir du mono-ville ocre, celle qui était naguère appelée à devenir la nouvelle Marrakech, Ouarzazate, connaît année après année, une mort lente au vu et au su des autorités. Entre 2006 et 2011 les baisses des arrivées de touristes et des nuitées enregistrées atteignent, respectivement, 38 et 43%. Sur la même période, le taux d’occupation hôtelière est passé de 30 à 16%. C’est ce que l’on peut appeler une méchante gamelle…

De fait, la destination n’aura pas bénéficié d’une stratégie intégrée de promotion sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants ; les hôteliers de la région insistent sur le fait que l’on a trop longtemps estimé que les touristes viendraient d’eux-mêmes, grâce au bouche-à-oreille. Ajouter à cela un enclavement routier et aérien proverbial - avec des liaisons routières depuis Marrakech, via le col du Tichka, assujetties au aléas climatiques, et un aéroport aux horaires complètement décalés, qui semble surtout avoir une vocation punitive pour les malheureux qui auront fait la démarche de s’y rendre, dixit un voyagiste- et l’on commence à comprendre comment l’ex-futur blockbuster du tourisme marocain à pris l’eau. Mais ce n’est pas fini ; alors que l’on a de cesse de se gargariser sur les beautés écologiques et culturelles de la région, les visiteurs, une fois bouclé les circuits habituels vers les dunes de Zagora, les gorges de Tinghir et la Kasbah d’Ait Benhaddou, n’ont plus grand-chose à faire pour espérer meubler leur séjour ; le golf, qui pour le coup pourrait se justifier avec les potentialités du barrage Mansour Eddahabi, reste à sec ; la vie nocturne, en l'absence de lieux de divertissement, est d'une pauvreté effarante... bref, l'on s'ennuie ferme à Ouarzazate de l’aveu même de ses hôteliers.

Dans ce contexte comment s’étonner des difficultés financières que connaissent les établissements touristiques de la région ? La raréfaction des clients en a entraîné plus d’un dans le cercle vicieux de l’endettement et de l’incapacité à rembourser leurs créances, notamment vis-à-vis du CIH.

Fermetures et redressements judiciaires se succèdent en cascade, les hôtels étant souvent en défaut de paiement, qui à l’égard de la CNSS, qui à l’égard des impôts ou des taxes communales. Dans certains cas ce sont les fournisseurs ou les salariés qui trinquent, entraînant grèves et sit-in à répétition. Résultat, en l’absence de programmes de rénovation, d’entretien et de rééquipement des unités hôtelières, on a droit à l’inévitable dégradation de la qualité des prestations et le risque de déclassement qui va avec ; ce qui ne peut qu’entraîner une dégradation de l’image de marque de la destination et, donc, tarir encore davantage les flux touristiques. La boucle est bouclée.

Et demain ?

Face à ce constat de crise dure, qu’elle est la marge de manœuvre dont peuvent disposer les acteurs du tourisme marocain pour tenter d’y remédier ?

Le constat, sans concession, dressé par la délégation provinciale du tourisme de Ouarzazate va dans le bon sens. Par la mobilisation l’ensemble des intervenants touristiques de la région - par ailleurs tous pleinement conscients des déficits chroniques de leur station en matière de promotion - l’on peut espérer, à terme, créer une dynamique positive et ainsi repositionner Ouarzazate en tant que destination touristique de 1er plan, comme c’était encore le cas dix ans en arrière. Néanmoins, pour le moment, les annonces faites par les autorités publiques se cantonnent à des mesures superficielles : Ainsi l’on prévoit la réalisation de musées thématiques (Musée de la biodiversité / Musée de la palmeraie de Skoura / Musée de la roche et des mines/ Musée des dinosaures à Tazouda/ Musée du tapis) ainsi que la programmation de deux grands festivals, Ahwach et Azalay, pour tenter de pallier au déficit d’animation de la destination. Des initiatives louables certes (dans la mesure où elles puissent connaître une concrétisation), mais qui ne peuvent corriger à elles seules les difficultés que connait Ouarzazate.

Pour les professionnels, le cœur du problème se résume en trois mots : promotion, desserte et animation.

Côté promotion, les chiffres avancés paraissent plus qu'insuffisants pour espérer avoir un quelconque impact sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants. Quant à l’organisation d’éductours à destination de la presse des marchés émetteurs européens (Espagne, Autriche, Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni et Pologne sont concernés), il s’agit là, de l’avis de nombreux professionnels, d’une stratégie désormais dépassée, la communication d’une destination se faisant désormais de manière directe, via Internet, avec le client final sur les marchés matures.

Côté desserte, en l’absence d’autoroutes ou de voie ferrée, l’effort ne peut se porter que sur le volet aérien. Il est désormais vital pour la région de Ouarzazate de dynamiser son aéroport via l’octroi d’exonérations de frais aéroportuaires pour les transporteurs près à s’y risquer. L’accent doit notamment être mis sur les compagnies low-cost, qui se sont par ailleurs révélées être, via leurs politiques tarifaires agressives, d’excellents agents de promotion pour les destinations qu’elles desservent. Enfin, côté animation, en l'absence d'embellie au niveau des arrivées, il reste plus qu'hypothétique de gager sur des investissements privés : c'est aux pouvoirs public de relancer la machine.

En attendant, les professionnels de la ville restent à se tourner les pouces en attendant de voir leur ministre, qui, en près d'un an et demi, n'a pas toujours pas pris la peine de s'y rendre.

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