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Balisage (146)

Des échaffaudages à n'en plus finir, une circulation bloquée, des nuisances sonores, une ville asphyxiée, une population et des touristes mécontents : Olé, olé, le rallye de Marrakech est de retour.

Les Marrakchis ont étés dépassés par l'évènement ; c'est le cas de le dire. Alors que les problèmes s'accumulent pour la ville ocre et que l'industrie touristique bat de l'aile, voilà qu'on organise à grands frais un "Grand Prix" automobile dans leur ville. Déjà victimes d'embouteillages qui n'ont rien à envier aux grandes capitales mondiales dans leurs heures de pointe, avaient-ils vraiment besoin d'être pris en tenaille par une bande de petits garçons jouant avec des grosses voitures ? Et tout ça pour quoi ? Une couverture presse internationale quasi-inexistante (il suffit de faire un tour sur la toile pour avoir une idée de l'impact de cet "évènement" chez les internautes... en dehors, bien sûr, des sites marocains), avec la seule Eurosport, qui ne le diffuse que tard la nuit et, ce, après la rallye de Dubai (que voulez vous, on ne prête qu'aux riches).

Un état de fait qui n'a pas empeché certains de prétendre que l'"évènement" avait été suivi par quelques 500 millions de téléspectateurs (excuser du peu!) sur 75 chaines de télévision dans 160 pays... Plus c'est gros... De quoi justifier, alors même que le gouvernement annonce l'arrêt de l'exécution de 15 milliards de dirhams d'investissements, les 40 millions (hors 160 millions dédiés à la structure) investis pour qu'on puisse entendre vroum-vroum ? Les deux premières éditions avaient abouties à plus de 40 millions de dirhams de pertes sèches et, aujourd'hui encore, on voit mal la finalité économique de cette animation.

Mais qu'on se rassure, les organisateurs nous jurent que, grâce à eux, les hôtels de la ville ont affichés complet et qu'il fallait compter avec 220 millions de dirhams de recettes... mais comment ils comptent, au juste, ces gens là ? Pris par la folie des chiffres, les Marrakchis ont en un autre à proposer: en direction de l'Ourika, compter 2 heures pour sortir de la ville. Quant aux touristes, qui ont payé leurs nuitées touristiques en espérant pourvoir se reposer, les voilà englués dans les embouteillages de la ville ocre.

Circuit pour circuit n'aurait-il pas mieux valu créer un circuit pérenne, hors du périmétre urbain; qui durerait toute l'année et qu'il ne faudrait pas monter et démonter à chaque fois ? Et tant qu'à investir sur des automobiles, ne serait-il pas plus judicieux de médicaliser l'ensemble des ambulances de la ville ocre, lesquelles sont souvent dans un état de décomposition avancée ? Mais bon, trêve de parole, l'heure est au spectacle, et, comme un bonheur n'arrive jamais seul, on nous annonce tambour battant, qu'une convention vient d’être signée entre les ministères des sports, de l’intérieur et du tourisme, d’un côté, et le Marrakech Grand Prix de l’autre, pour garantir la tenue de l’évènement pendant les trois prochaines années. De quoi faire durer le plaisir... et les frais qui vont avec.

Lundi, 15 Avril 2013 13:31

Vive la méthode coué !

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C'est décidément une grande spécialité marocaine... alors que les statistiques du début d'année font état d'une pitoyable évolution de l'ordre de 0%, le ministère du tourisme fait preuve d'un optimisme débridé ; il n'est question que de "stratégie d'attaque", de conquête et autres terminologies du champs lexical guerrier. Et alors même que, selon l’Observatoire du Tourisme, « les principaux marchés émetteurs du royaume ont enregistré des résultats contrastés » sur la période janvier-février, avec, après une hausse de 3% en janvier, une baisse de 3% enregistrée en février, on n'hésite pas à nous ressortir, une nouvelle fois, la même bonne vieille ficelle : le marché russe à progressé de 136%...

Les touristes en provenance de France ont beau afficher une baisse de 5%, ceux d'Italie une baisse de 3% et ceux d'Allemagne une baisse de 2%, l'important est ailleurs, il prend cette fois-ci une teinte slave avec la Russie, désormais considérée comme un marché prioritaire. Elle tombe bien, justemment, cette annonce à +136%, nos responsables ayant passé les derniers temps à gesticuler autour du tropisme russe.

Les plus crédules pourront même croire a une relation de cause à effet, l'ONMT et le ministère ayant si bien travaillé ce marché... Bien sûr, cela va sans dire, on ne nous donnera pas le détail chiffré de la dite progression ; parce que 136% de progression sur des cacahouètes, cela reste, au final, des cacahouètes, hein. A ce tarif là, on aura même enregistré du 4000% de progression pour les touristes originaires de Papouasie-Nouvelle Guinée... Mais bon, M.Haddad, en bon adepte de la méthode coué, continue tout de même à nous promettre une année 2013 mirifique. Jugez plutôt : cette année, «20 à 30 milliards de dirhams» pourraient être investis dans le secteur pour davantage booster la destination Maroc, avait fait savoir, fin décembre 2012, notre ministre. Jusqu’ici, la tutelle n’a toujours pas communiqué sur les détails de cet investissement ; les plus observateurs auront remarqué le conditionnel 'pourraient".

Pour le moment, d'annonce officielle, on sait déjà que le budget du ministère du Tourisme s'est vu coupé de quelques 160 millions de dirhams pour l'année 2013. Un premier pas.

Lundi, 01 Avril 2013 12:04

Marrakech : Circuits et malfaiteurs

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Le lancement de cinq circuits touristiques pour relancer

l’artisanat à Marrakech pose avec acuité le problème de la montée de la délinquance dans la médina de la ville ocre...

Le ministre de l'Artisanat, Abdessamad Qaiouh, a inauguré lundi 18 mars dernier un projet de création de cinq circuits touristiques intégrant l’artisanat, couvrant 23 km, dont 4 circuits «intra-muros» dans l’enceinte de la médina d’une longueur de 11 km, et traversant les différents sites historiques de la ville de Marrakech. Le but affiché de cette opération est de "réhabiliter le patrimoine culturel et civilisationnel de la médina et des quartiers artisanaux, créer et promouvoir des circuits touristiques intégrant l’artisanat, et augmenter les revenus des artisans et des différents intervenants ainsi que la création de nouveaux postes d’emploi".

Ces parcours sont consacrés aux différents corps de métiers de l’artisanat, principalement dédiés aux métiers de cuir, menuiserie, tissage, poterie et forge, et sont baptisés «De fer et d’argile», «Sur la route des tanneurs», «L’art du bois», «De fil en aiguille» et «Mille et une portes». L’objectif des thématiques choisies est surtout, selon les initiateurs du projet, de permettre aux visiteurs de la médina d’accéder, via des outils modernes, à l’information essentielle facilitant et rationalisant l’acte d’achat en produits traditionnels et authentiques. Une mesure louable, dans la mesure où l'artisanat a toujours représenté une valeur ajoutée d'importance pour l'industrie touristique ainsi qu'une source de recettes non-negligeables.

Toutefois, force est de constater qu'au delà des declarations d'intentions et de l'aspect marketing que représente cette initiative, la réalité vecue par les touristes ne cadre pas toujours avec l'image que nos responsables voudraient véhiculer de cette expérience... En effet, avant de créer un parcours encore faut-il se poser la question, oh combien primordiale, de la sécurité des touristes lorsqu'ils se déplacent dans la médina.

Et là, le bas blesse. Agressions, vols à la tire, arnaques en tout genre, sans compter, bien évidemment, les sollicitations abusives, font parties du lot quotidien du "gawri" lorsqu'il se déplace dans les souks de la ville ocre... Vécus par les petits commerçants et la jeunesse désabusée comme de véritables "portefeuilles sur pates", les visiteurs sont trop fréquamment victimes d'harcelements de leurs parts.

En l'absence de mesures visant à l'éducation et la promotion d'une nouvelle culture de l'interraction avec le touriste visant la population locale, cela ne pourra aboutir qu'à une facheuse contre-publicité pour l'image de marque du pays.

Aggressé, piégé, cilpabilisé pour qu'il achète et quelquefois insulté lorsqu'il refuse, le touriste, combien était-il fasciné en premier lieu par le panorama d'une place telle que, par exemple, Jamaa al fnaa, en gardera un souvenir desastreux et et véhiculera une image négative de la destination ; il suffit de faire un tour sur les sites d'échanges d'expériences de voyages que sont devenus les TripAdvisors et assimilés, toujours plus populaires, pour se rendre compte des commentaires acerbes de certains de nos ex-visiteurs. Et pour ceux qui mettent en cause leurs jugements rappelons l'adage que connaît tout bon commerçant: le client à toujours raison. Il faut ainsi, en effet, nécessairement inculquer à la population l'importance que représente le tourisme pour l'économie nationale et, par là, pour leur propre prospérité.

De plus, en amont même de la question de l'artisanat, se pose la problématique de la qualité des produits proposés. Trop souvent l'artisanat vendu est de valeur médiocre, contrefait et souvent considéré comme tout juste bon pour des "touristes". Sans investissement concret de la part des autorités pour tenter d'endiguer ces problèmes, les espoirs placés dans l'artisanat en tant que vecteur de promotion touristique et d'amélioration de la qualité de vie de la population, resteront vains et les décalarations sur sa "contribution à la valorisation du patrimoine culturel et civilisationnel" des effets d'annonce. 

Clemenceau disait souvent : « Quand on veut enterrer un problème on crée une commission ». Il avait raison. Alors que Ouarzazate n'en finit pas de mourir de sa mort, avec une capacité qui se réduit, fermeture d'hôtels après fermeture d'hôtels, comme peau de chagrin, des restaurateurs mis à la diète et des transporteurs à l'arrêt, le gouvernement, dans sa grande sagesse, a décidé, une fois n'est pas coutume, de mettre en place une commission "mixte" pour identifier les "problématiques prioritaires"... Et patatra ! Devinez quoi, y figure la question du transport aérien, pompeusement appelé "connexion de la ville", du financement et des conflits sociaux... merci la commission, on aurait eu du mal sans elle à définir de quoi souffrait la ville ; ce n'est pas comme si l'on ne cessait de répeter les mêmes choses depuis des années, si ? Abandonnée par tous, la capitale du cinéma l'est depuis longtemps.

Enclavement aérien, avec un pauvre vol hebdomadaire Paris-Ouarzazate qui saute régulièrement, faute de passagers, et des vols domestiques hors de prix et aux horaires plutôt sportifs (départ très tôt le matin et arrivées très tard le soirs) qui entraînent, pour les passagers en transit des périples qui font passer Ouarzazate pour une destination long courrier (quelques fois plus de 5 heures d'attente à l'aéroport Mohammed V pour attrapper une correspondance), surrendettement des opérateurs, asphyxiés par leurs chargess, sittings et manifestations violentes d'employés sans que les autorités ne daignent réagir, mais aussi manque criant d'animation, avec des excursions touristiques qui ne se renouvellent pas, et une quasi absence de promotion, font, qu'aujourd'hui, Ouarzazate ne fait plus rêver personne, y compris notre ministre.

En effet, Lahcen Haddad, pourtant en charge du département du Tourisme et grand amateur de petites escapades à l'étranger, lui qui n'a pas hésiter à faire le déplacement, tambour battant, à Torremolinos pour inaugurer 20 petits m2 de bureau, n'y a toujours pas mis les pieds... comment donc inciter les touristes a aller visiter

Ouarzazate si même notre très national ministre refuse d'y aller ? Les professionnels de la ville commencent d'ailleurs à se demander si il y a vraiment un ministre en charge... En attendant, on organise des commissions qui, de réunion de travail en réunion de travail, ressasseront les mêmes histoires, les mêmes données ; pour les mêmes résultats ? Parce que les effets d'annonce, on commence à connaître chez les Ouarzazis : les kasbahs rénovées, les "Ouarzazate Lake City", les stations Biladi et autres Tamgirt, cela va faire dix ans qu'on leur en parle. Mais qu'on se rassure, la commission de suivi devrait se réunir bientôt pour décider d’un plan d’action assorti d’un calendrier... Avant la commission du suivi du suivi ?

Régression ? Progression ? On ne sait plus où donner de la tête entre ce que disent les uns et ce que disent les autres... Les officiels du ministère et de l'office, en grands amateurs devant l'éternel qu'ils sont de la méthode coué, nous font part de chiffres oh combien encourageants dans ce climat de crise qui persiste.

La destination progresse, va de l'avant alors que tout s'effondre autour, quant à l'aérien, et bien il est où le problème ?, ça n'arrête pas d'ouvrir, des lignes en veux tu en voilà, les low-costs se battent pour profiter du dynamisme de la destination Maroc. En bref, l'année 2013 se présente sous les meilleurs auspices... Du côté des professionnels pourtant, c'est une toute autre chanson auquel l'on a droit ; l'industrie est en crise, les arrivées sont en baisse, les recettes sont à la diète, les taux d'occupations s'effondrent, la promotion est à la ramasse...

Bref le tourisme marocain se dirige droit vers l'hospice. Nous vivons certes dans un monde de relativité et de perception mais là on à droit d'un côté à verre plein à raz-bord et de l'autre aridement vide... Pourquoi un tel décallage entre les versions ? Bien entendu nos grands responsables publics du tourisme n'auront de cesse d'essayer de nous expliquer que la grande problématique du tourisme marocain c'est l'incurie et l'incompétence manifeste des professionnels. Salauds de professionnels ! Toujours là à ce plaindre alors même que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que le tourisme, c'est avant tout une affaire de professionnels ; pour eux ils ne s'agit pas de justifier leurs salaires en présentant des statistiques avantageuses ou non, il s'agit en l'occurence de le gagner, leurs salaires. Premiers concernés par les désiteratas de l'industrie touristiques, premiers responsables aussi, on aurait tort de vouloir passer sous silence leurs états d'âmes quant à la situation qu'ils traversent. Et leur point de vue sur la situation actuelle est, qu'entre leur réalité quotidienne et les statistiques publiées, il un profond décallage et aussi, disont le, peut-être du fouttage de gu.... De fait, nombreux sont ceux qui se posent des questions quant à la méthodologie du compatge statistique des arrivées touristiques. Il n'y a pas si longtemps, la presse unanime, n'hésitait pas à parler du "miracle Agadir"... Elle cartonnait, Agadir ! Sauf, qu'à y jetter un petit coup d'oeil, l'on se rendait compte qu'on avait décidé d'ajouter les nationaux au décompte des touristes étrangers, et qu'à la soustraction, Agadir avait bue la tasse.

Bref, il serait peut-être temps de se mettre d'accord sur une méthode de comptage qui satisfasse les uns comme les autres et qui permette de faire le point sur la réalité traversée par le tourisme marocain. En l'absence de telles modalités, l'on restera dans l'expectative, tributaire des perceptions des uns et des autres et incapables de tirer les conclusions qui s'imposent quant au devenir du tourisme marocain.

Sans jouer les Cassandre, l’on n’a pas manqué, dans ces colonnes –et depuis plusieurs mois– d’essayer d’attirer l’attention sur la fragilité qui nous paraissait marquer le tourisme national. Notre voix conjuguée à certains professionnels plus lucides que d’autres n’a pas été tellement entendue : loin de là. C’est que l’ambiance dominante était, on s’en souvient, plutôt à l’euphorie, les hausses des flux et des recettes touristiques étant mises en avant pour évacuer nos interrogations. L’autosatisfaction le disputait à l’optimisme de commande : difficile, dans ces conditions, de donner quelque intérêt à ceux qui ne partageaient pas cet état d’esprit. Et puis voilà qu’au mois de janvier dernier, le doute commence finalement par s’installer avec la publication des chiffres des recettes touristiques ; malgré sa fuite en avant et ses déclarations fracassante, notre ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, est désavoué publiquement par le ministre des Finances, Nizar Baraka : " Nous avons un recul important dans le secteur du Tourisme au niveau des recettes touristiques", déclaré ce dernier, faisant voler en éclat l'optimisme béat qui régner jusque là. Car force est de constater que si le gouvernement Benkirane a changé la manière de communiquer des responsables gouvernementaux, optant pour un réalisme désormais prudent, M. Haddad continue sur la lancée de ses prédecésseurs, à savoir un discours digne de la Pravda soviétique, où tout est rose et sucré. Mars 2013 poursuit ce recul et il est désormais largement temps de ne plus essayer de se voiler la face coûte que coûte, en refusant de voir les réalités telles qu’elles sont. Ainsi les marchés traditionnels – européens et plus particulièrement celui de la France– régressent et l'on ne voit toujours pas de signe de renversement de tendance, ce qui illustre bien, pour l’heure, que l’on s’installe dans un palier de stagnation voire de reflus.

Ce qui ne manque pas, d’ores et déjà, d’inquiéter les professionnels à peine remis d'une année 2012 plus que morose.

Pareille situation doit être appréhendée de front, sans frilosité ni fard : pourquoi en est-on arrivé là ? Et comment y remédier ? La situation géopolitique de la région, de même que la crise ne saurait tout expliquer. Nous n'avons pas pu ou pas su profiter des transferts de resérvations depuis la Tunisie et l'Egypte, toutes deux engluées dans une impasse politique sans précedant. Pour tenter de redresser la barre, il est plus que tant d'arrêter avec le coup des ‘’effets d’annonce’’ – exercice où l’on excelle souvent, pas seulement dans le secteur du tourisme ...- et de la multiplication les gesticulations médiatiques ou autres, en parler du Brésil, de l'Inde et autres chinoiseries ; bien au contraire : il convient de diagnostiquer ce qui n’a pas fonctionné pour y apporter les réponses les plus opératoires. A-ton un plan marketing cohérent et efficace ? y-a-t-il eu une concertation conséquente avec les T.O. des pays émetteurs ? La promotion qui y est faite est-elle adaptée et ciblée ? Les seize délégations de l’ONMT à l’étranger ont-elles réalisé leurs objectifs, à supposer d’ailleurs qu’elles en aient eu ? Autant de questions, parmi tant d’autres qui doivent être mises à plat pour que l’on puisse espérer une réponse significative aux problèmes posés par la présente conjoncture. Après des années de croissance à deux chiffres, où tout le monde avait voulu récupérer la paternité de ces résultats en tentant de faire accroire qu’ils étaient dus à leurs propres efforts et initiatives, aujourd'hui tout le monde tente de se défausser sur les "autres".

Ainsi, M.Haddad explique à qui veut l'entendre que le récul de nos recettes touristiques est avant du au dumping exacerbé des hôteliers tunisiens. Salauds de Tunisiens ! Qu'on se le dise, cela n'a rien à voir avec l'explosion de la capacité litière non-corrélée par l'augmentationde la desserte aérienne ; cela n'a rien à voir avec une politique de promotion touristique atone est non-ciblée ; cela n'a rien à voir avec le fait que le produit marocain n'a pas su se réinventer, jouant sur ce qu'il croiyait être acquis sans essayer de le péréniser...

Il y avait un effet de mode Maroc -Marrakech plus précisément- et finalement le cycle s'est retourné sans que l'on ne puisse asseoir, en termes structurels solides, les conditions et les modalités d’accompagnement d’une progression continue et cela contribue désormais à mettre à nu la précarité du tourisme.

Un audit général doit être mené pour savoir quels doivent être les instruments de la politique proactive qui s’impose, quelles sont les ressources, humaines à mobiliser à ce sujet, et quelle est la feuille de route pour 2013 et les années suivantes. Parler de 20 millions de touristes en 2020 comme si cela était d'ores et déjà acquis ne sert à rien si on le se remet pas en question.

Cela commande une forte dose de volontarisme, bien sûr, mais aussi une claire vision de ce que l’on vise en même temps que les moyens de réaliser les objectifs fixés. Faute de cela, c’est la ‘’sinistrose’’ qui risque, de manière durable, de s’installer – ce qui est très mauvais pour les affaires ....

Vendredi, 01 Mars 2013 15:09

Abdelmoula n’a pas démérité

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Abdelmoula n’a pas démérité

Le redressement judiciaire, demandé par la Comarit l’année dernière, a été accepté, ce qui vient à point nommé pour donner un nouveau souffle et une renaissance au transporteur maritime.

Le Tribunal de commerce de Tanger a finalement rendu sa décision : la compagnie de transport maritime Comarit pourra de nouveau opérer librement pendant quatre mois, durée à l'issue de laquelle elle devra présenter un business-plan viable afin d'espérer sauver sa flotte, composée de onze navire (Al Mansour, Marrakech, Marrakech Express, Mistral Express, Ibn Battouta, Boughaz, Banassa, Bni Ansar, Berkane, Biladi, Bissat et Boraq), et, pour le moment, entièrement immobilisée en Espagne, en France et au Maroc depuis janvier 2012. Comme condition à ce sursis, le tribunal aurait exigé de la Comarit de s’acquitter des arriérés de salaires dus à ses quelques 1800 employés.

La confirmation de la reprise d'activité de la compagnie d'Ali Abdelmoula vient ainsi à point nommé pour donner un nouveau au transport maritime marocain, en perte de vitesse, alors même qu'avec l'ouverture du port de Tanger-Méd, il aurait du connaître une renaissance.

Un débat de prise de conscience de la part des pouvoirs publics de l'importance de conserver une flotte battant pavillon marocain? Rien n'est moins sûr, tant il vrai que Ali Abdelmoula, un bâtant qui a commencé son activité d’armateur il y a plus de 30 ans avec un bateau d’occasion et qui n'a eu de cesse de se battre avec les Espagnols pour le partage des lignes Espagne-Maroc dans le détroit, a subit un acharnement proverbial de la part des banques marocaines. Pourtant, malgré ses dettes cumulées (400 millions de dirhams dus aux fournisseurs et 1,2 milliard aux banques), la Comarit, à travers ses activités de transport maritime, rapporte au moins trois cette somme à l'économie marocaine.

Faudra t-il arriver au point où nous dépendrons exclusivement de transporteurs maritimes étrangers pour comprendre l'intérêt de conserver une flotte ? Qu'on se le dise, seul armateur d'importance du Royaume, Ali Abdelmoula n'a pas démérité et vouloir aujourd'hui, coûte que coûte, couler ce qu'il a si difficilement construit relève, non pas de l'ingratitude, mais de l'insulte envers l'avenir.

Il en est d’un pays comme d’un produit ; sa perception est liée à l’image que l’on en a. Cela tient essentiellement au fait que, dans le monde d’aujourd’hui, ce "village planétaire", c’est la communication qui prédomine. Il ne se passe pas une semaine sans que l'on mesure davantage la place et le rôle des médias dans notre vie et surtout des télévisions. Cela conduit même à des paradoxes ; peu importe la réalité de ce que vous faites -ou de ce que vous êtes- ce qui compte, en dernière instance, c’est la perception que l’on en reçoit. Cette singularité des techniques de communication dans nos sociétés devrait être pleine- ment intégrée et valorisée par le Maroc. Est-ce le cas ?

Ce qui frappe tout d’abord, s’agissant du Royaume, c’est la qualité du produit touristique qu’il offre. Sans doute tout n'y est pas parfait, mais globalement, force est de dire que le Maroc se distingue sur le marché international par la nature fortement attractive de destinations, proprement magiques — il en est ainsi de Marrakech, Ouarzazate, Agadir, Fès, Tanger... Il offre également d’autres attraits : diversité des sites, balnéaire, montagne et pré- saharien, architecture et monuments millénaires, gastronomie, arts et traditions, hospitalité... C’est un pays à la fois si proche de l’Europe, si familier des consommateurs européens, mais qui dispose en même temps d’un capital de dépaysement qui n'a rien à voir avec les images de carte postale de certains pays présentés volontiers comme étant "exotiques". Autre paradoxe : pourquoi cette bonne image touristique ne se trouve-t-elle pas sur d'autres plans ? Qu’est-ce qui empêche que joue pleinement une synergie entre les différentes images du Maroc ? Peut-on continuer à laisser perdurer la séparation entre le Maroc touristique et l'"autre" Maroc ?

Pour une stratégie de promotion

Il faut bien relever ici que nous n’avons pas que des amis à l’extérieur et que certaines officines spécialisées mènent depuis des années des campagnes insidieuses contre le Royaume. Cela nous le savons.

Mais y a-t-on apporté les éléments de réplique et d’information conséquents de nature à démentir les assertions et allégations entretenues sur tel ou tel point ? Nous-mêmes, nous avons peut-être fait l'erreur de tomber dans ce piège du "Maroc en rondelles" qu’on nous présente à l’extérieur dans certains milieux, comme attractif sur le plan touristique et un peu moins sur d’autres plans.

Or, l’image d’un pays est un atout : elle est la résultante complexe de perceptions et de dispositions qui dans une alchimie donne tel ou tel résultat. C’est pourquoi une stratégie de promotion de notre image de marque doit être conçue, élaborée et mise en œuvre. Elle doit prendre en charge l’ensemble des traits du Royaume qui lui donnent son identité et sa personnalité et les agencer de sorte qu’ils offrent à l’extérieur la posture la plus positive et la plus avantageuse.

Cela n’a rien à voir avec des opérations médiatiques “coups de poings “, menées sou- vent à grands frais et qui n’ont qu’un impact marginal quand elles ne sont pas proprement contre productives dans certains cas. Pas davantage, elles ne doivent s’obstiner à commercialiser des visions étriquées et "archaïques" de notre pays, à coups de clichés “authentiques “ bâtis à partir d’un imaginaire invariant –chameau, thé à la menthe, folklore. Non, car il nous faut aller plus loin et veiller à valoriser l’image démocratique du Royaume. Avec ses libertés, son pluralisme, sa quiétude.

Dans cette perspective, les millions de témoins ne manquent pas : ce sont les importants flux de touristes, notamment européens, qui sillonnent depuis des lustres le Royaume et qui ont pu voir, sur le terrain si l’on ose dire, en toute liberté, le Maroc d’aujourd’hui, ses hommes, ses réalités aussi. C’est donc à partir de ces données - et de beaucoup d’autres- qu’il importe de réfléchir à un véritable plan de pro- motion de l’image du pays. Tous les secteurs d’activités bénéficieront des retombées de ce "plus", que ce soit ceux du tourisme, de l’économie, des affaires ou des investissements.

Vendredi, 01 Mars 2013 14:57

La cohésion des efforts

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Nous avons étudié et établi le rôle primordial qu’ont joué dans l’expansion du Tourisme les organismes privés, dont l’action individuelle a si bien concordé avec les intérêts généraux du Pays.

Il s’agit, non pas de faire œuvre neuve, mais bien d’utiliser l’ingénieux, le patient labeur accompli précédemment, de lui faire produire son résultat maximum, d’en seconder la persévérance en améliorant son rendement dans toute la mesure où il sera possible de le faire. C’est grâce à la liberté dont ils ont bénéficié et à l’indépendance de leurs groupements corporatifs, que transporteurs, hôteliers, agences de voyages, ont pu contribuer aussi efficacement à la progression si remarquable du mouvement touristique depuis les années soixante.

Cette liberté d’action et cette indépendance ne sont nullement exclusifs d’une cohésion d’efforts entre facteurs bien définis par leur champ d’action particulier. Cette cohésion a jusqu’à présent été réalisée d’une façon très relative suivant les villes et les régions : c’est précisément en raison des résultats acquis par l’expérience qu’il conviendrait de donner une investiture officielle aux Groupements locaux ou régionaux ayant permis l’action collective indispensable au bon rendement des efforts privé. Quelques destinations sont au premier rang de ces organismes de cohésion. Ils jouissent dans de nombreux cas d’une reconnaissance « de facto », jamais « de jure ». Les conditions de leur recrutement sont laissées à leurs propres convenances, sans aucune règle de principe. Leur constitution n’est même pas obligatoire. Le grand rôle qu’ils peuvent jouer pour cette coordination des efforts des éléments actifs de l’industrie touristique, et les leçons de l’expérience, permettent de poser les principes ci-après, et de souhaiter qu’ils soient adoptés comme les règles fondamentales de cette question :

1°) Dans toute Station touristique reconnue et classée, la constitution d’un CRT devrait être obligatoire;

2°) Le recrutement des CRT devrait suivre des règles uniformes donnant toutes garanties aux corporations à tendances touristiques. Il serait indiqué qu’il comprenne notamment un nombre égal de délégués de la corporation hôtelière, des représentants des transporteurs et des agences de voyage;

Tous ces délégués devraient être choisis de préférence en dehors des personnes déjà investies de fonctions officielles ;

3°) les CRT devraient être reconnus « de jure », mais leur indépendance absolue vis-à-vis des pouvoirs publics devrait être confirmée.

Il y aurait lieu de prévoir qu’en aucun cas des décisions administratives concernant le tourisme ne pourrait être adoptées sans avis préalable du CRT correspondant. De même, le CRT pourrait émettre des vœux et les présenter à l’autorité compétente ;

4°) les ressources financières des Conseil Régional du Tourisme devraient être accrues par l’octroi de subventions municipales régulièrement assurées, alimentées par la perception de taxes perçues par la localité sur l’ensemble des patentés de sa circonscription. Les cotisations bénévoles, ne peuvent en effet frapper que les membres inscrits au CRT par bonne volonté, ce qui permet aux parasites d’échapper à des contributions dont ils bénéficient forcément par le développement de la Station et par l’afflux des touristes auquel ils n’ont pas contribué.

L’adoption généralisée de telles mesures permettrait à ces organismes semi-officiels de conserver toute leur indépendance et de réaliser la meilleure cohésion des diverses corporations actives du Tourisme, pour une action commune énergique et bien coordonnée. Il serait souhaitable qu’une organisation du même genre soit créée dans le cadre départemental ou régional avec un recrutement analogue groupant les représentants des organismes actifs de l’industrie touristique.

Il est d’ailleurs absolument notoire que les régions marocaines où le Tourisme a atteint un degré de développement souvent envié, sont des régions dotées d’organisations aussi solides que compétentes.

Nous voilà donc rassurés ; un journal de la place s’est plu à nous tracer un portrait

dithyrambiquement flatteur du palace marrakchi La Mamounia sous le titre « Quand la Mamounia brave la crise » Exit les mauvaises critiques donc, les contre-performances commerciales ainsi que les conflits sociaux latents du célèbre hôtel. Classement Condé, Travel & Leisure et toutes les autres fariboles lointaines de milliers de

kilomètre ; l’on apprend ainsi que La Mamounia joui d’une grande notoriété à l’international ; merci.

Picquot, DG de son état et qui est, n’en doutons-pas, le rédacteur bienheureux de ce publi-reportage qui avance masqué, milite pour la reconduction de son contrat qui prend fin 2013 et aura fait campagne auprès des agences de communication, à grand renfort de deniers publics, et des journalistes, à grand renfort de sandwichs.

C’est BéBé, célèbre pour son sens critique et son analyse poussée, qui s’y est collée. Et elle a forcé son talent ; on se nourrit comme on peut. Et ainsi on apprend qu’avec 40% de taux de remplissage, et bientôt, nous promet-on, 45%, alors qu’il faut dépasser les 55% le taux de remplissage pour être rentable.

L’ancienne gestion de Robert Berger durant son mandat, il a payé les 2 dettes de la rénovation Safir et celle de Pacard et à la fin, il a distribué les dividendes aux actionnaires, et en partant, il a laissé des millions de dirhams en caisse.

Maintenant, on vient nous dire que la Mamounia résiste à la crise, mieux que les autres, et que les Américains se bousculent pour y aller ; bravo.

Bon, n’insistons pas pour dire qu’à 40% on n’amorti pas les quelque 1,3 milliards de dirhams qu’aura coûté sa dernière rénovation, et que quand on joui d’une si grande notoriété à l’international on évite de se comparer à des nouveaux entrants qui ont tout juste quelques mois d’existence, ou encore que les Américains, cela fait quelques décennies déjà qu’ils sont clients réguliers du palace. Non, ce n’est pas là le propos.

De même qu’il ne sert à rien de parler des 800 employés à la masse salariale pantagruélique, à l’encadrement composé exclusivement des étrangers qui défendent si mal le Made in Morocco, ou encore à la réputation sulfureuse dont on crédité l’hôtel les déclarations intempestives des Elkabach et autres Luc Ferry.

Non, le propos s’est de se féliciter de ce remarquable métier qu’est devenu le journalisme spécialisé en Tourisme : on mange à l’œil et on publie tel quel les communiqués de presse ; de l’analyse, de la remise en cause de l’information ? Et pour quoi faire ? Est-ce que ça paye le sandwich à 350 DH ça ? Autant en faire le minimum alors, se glorifier des distinctions de dupe et applaudir à l’avenant. Qui a parlé de déontologie ?

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