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Hôtellerie

Hôtellerie (95)

Situé sur la route de l’Ourika, à 18 km de Marrakech, l’hôtel Pickalbatros Aqua Fun ouvre finalement ses portes après mise à niveau de son infrastructure. Niché au cœur d’un décor somptueux et unique, entre montagnes de l’Atlas et oliviers, dans un domaine de 4 hectares, cet hôtel, érigé selon les principes d’une destination à part entière avec des équipements de premier ordre, propose à sa clientèle 3 parcs aquatiques destinés aux petits comme aux grands.

Avec ses 349 chambres haut de gamme, Pickalbatros met également à la disposition de ses hôtes un éventail d’équipements, parmi lesquels un SPA, 2 courts de tennis éclairés, une discothèque, 15 piscines, 5 bars ainsi que plusieurs restaurants. Un nouveau concept qui vient à point nommé pour rehausser l’animation de la ville de Marrakech.

Nous reviendrons dans nos prochains numéros sur cette réalisation.

En 20 ans, le travail réalisé par le groupe Holding Ynna de Miloud Chaâbi représente un cas unique dans les annales de l’hôtellerie marocaine. Propriétaire de la chaîne Ryad Mogador, dont le premier maillon a ouvert en 1999 à Essaouira, il a depuis réussi à conservoir et concrétiser 10 unités à travers le Royaume et compte deux autres en cours d’ouverture. Nul besoin de s’étaler sur les dimensions de ce qu’a réalisé ce promoteur emblématique. Néanmoins, cette énorme capacité a aujourd’hui besoin des renforts concernant sa gestion et sa commercialisation, ainsi que d’une rénovation complète de ses unités et ce afin de répondre aux critères de qualité envigueur à l’international. Ce qui a motivé le choix d’un professionnel reconnu dans l’hôtellerie en l’occurrence Rochdi El Bouab, et la chaîne Golden Tulip qu’il représente.

Ce partenariat gagnant-gagnant ne pourra qu’avoir des retombées positives sur l’avenir de la chaîne Ryad Mogador. 

Réputé n’avoir pas la langue dans notre poche, nous disons tout haut ce que les autres pensent tout bas. Non seulement la chaîne hôtelière de l’ONCF (La Mamounia) est mal au point bien loin de la forme mirifique ventée par son DG, mais encore faudra-t-il peut-être un jour proche organiser un sauvetage public ! Voilà qui a le mérite de la clarté.

Les responsables de la nomination il y a 5 ans de l’actuel directeur peuvent s’étouffer d’indignation pour cet hôtel de notoriété internationale qui tombe en disgrâce et commence à perdre ses lettres de noblesse.

Rénové à grand frais (1,3 milliard) il n’arrive à se maintenir que grâce aux fonds de roulement des banques, qui ont d’ailleurs exigé la réduction de la masse salariale (des expatries en tête) et l’aberration de 800 employés pour 200 clefs.

M. Piquot déclare à qui veut l’entendre qu’au titre de l’année 2012, il a fait un taux de remplissage de 40% avec naturellement les gratuités accordées par la direction. Par ailleurs, M. Piquot annonce pour l’année 2013, 45% de taux de remplissage alors qu’il faut dépasser 60% pour équilibré seulement. En réalité, le passif de la Mamounia aux cours de 5 ans d’exploitation fut le résultat d’une gestion catastrophique et de dilapidation que l’hôtel a sévi.

L’actuel DG mène en bateau les responsables qui l’ont nommé.

Le laissez aller de ces dernières années frisant souvent le désordre et l’anarchie doit faire place à une coordination réellement ordonnée. On ne doit plus tolérer les agissements déplorables de gestionnaires insouciants qui font perdre à des joyaux de l’hôtellerie le bénéfice d’une longue et onéreuse notoriété.

Lundi, 18 Février 2013 13:08

Des étoiles qui nous tombent sur la tête

Written by

Qui pourrait m'expliquer comment sont octroyées les étoiles des hôtels dans notre beau pays ? Je m'inquiète de l'application des principes de bonne gouvernance dans le domaine du tourisme. Surtout que je sais que notre pays a définitivement opté pour la transparence et tutti quanti...

A Tanger, un hôtel nouvellement ouvert arbore fièrement ses cinq étoiles. Cependant dès l'entrée, elles deviennent filantes pour venir se fracasser contre le marbre du hall de la réception.

Un hall inversement proportionnel à l'hôtel qui est immense et dont une bonne partie est non encore achevée. Hall, disais-je, tout petit avec un décor qui ne pèche pas par trop de raffinement.

A la réception, sont agglutinées quatre personnes à l'efficacité toute relative sauf à vous demander votre carte d'identité nationale avec le ton de circonstance. Donc vous attendez que les formalités soient accomplies et voilà qu'un serveur vient vous offrir avec un zèle désarmant un verre de thé tiède à souhait. Vient, ensuite, la découverte de la chambre. Une chambre glaciale par cette journée pluvieuse et venteuse. La climatisation y est défectueuse. De toute manière elle fonctionnerait bien qu'elle ne pourra que nenni contre les nombreuses baies vitrées sans... double vitrage.

Dans la salle de bain pas de trace de peignoir ni de mules sous cellophane. Seules quelques rares serviettes y trônent.

Où sont donc embusquées les cinq étoiles ?

Maalinach# ! Vous êtes venu dans cet hôtel avec un lourd stress dont vous havez hâte de vous débarrasser. Donc direction le SPA ! Et là commence une autre aventure ! Vous vous trouvez devant une troupe de préposés qui font montre, très vite, d'un manque de professionnalisme édifiant.

Tout d'abord on vous explique que le SPA est composé de deux parties strictement séparées : une pour les hommes et une pour les femmes. Ce qui ne vous gène pas outre mesure quoique vous ne saisissez pas l'importance de l'information du moment qu'on y accède par réservation. Après cela, on vous dirige vers des vestiaires dont le parterre est inondé et dangereusement glissant.

Donc vous entamez vos glissades dans des claquettes douteuses qu'on vient de vous remettre. Très vite, vous vous apercevez que d'autres clients essayent, à leur tour, de ruser contre le carrelage mouillé en marchant sur la pointe des pieds. Pour ne pas trop vous accabler, je passe sur le massage qui est sensé être relaxant mais qui, en fait, est très malaxant et très bref. Je passe aussi sur la salle de détente qui est habitée par un courant d'air pernicieux qui vous glace le dos !

Donc, vous « rempilez » votre stress et vous regagnez votre chambre. Mais voilà que des gargouillements dans vos intestins vous signifient qu'il est temps d'aller se sustenter.

Donc direction le grand restaurant vide très vide. Vous avez beau faire du bruit pour vous faire remarquer rien pas l'ombre d'un serveur. Vous êtes obligé d'aller à la réception d'où l'on appelle la cuisine afin de signaler l'absence de serveurs.

Retour vers le restaurant toujours aussi vide mais où apparait un serveur qui vous impose un menu. Vous n'aurez le droit de choisir ce que vous voulez manger !

Finalement vous regagnez votre chambre harassé par tant de difficultés en vous disant que c'est peut être leur nombre qui justifie les cinq étoiles de cet hôtel !

Vous ne pouvez pas m'aider à trouver la réponse ? Tant pis !

Pierre & Vacances et Louvre Hotels ont annoncé

d'importants investissements hôteliers dans le Royaume, dont la fréquentation

touristique est restée stable cette année.

Malgré les tensions qui touchent ses pays voisins, le Maroc continue d’attirer les investisseurs hôteliers. Hier, le groupe Pierre et Vacances/Center Parcs a annoncé la gestion et le développement de deux nouveaux complexes touristiques au Maroc, dans le cadre d'un partenariat stratégique avec le Groupe de Dépôt et de Gestion du Maroc. Après avoir déjà signé en 2008 avec cet investisseur institutionnel un premier partenariat portant sur la création d'un resort à proximité de Marrakech, le nouvel accord conclu entre les deux groupes étend désormais le partenariat à deux autres complexes situés à Saïdia (nord-est du pays), à la frontière avec l'Algérie, et à Taghazout, près d'Agadir.

Si l'ouverture du complexe de Marrakech est prévue pour fin 2015, celles de Saïdia et de Taghazout devraient avoir lieu courant 2016.

Un nouvel établissement Golden Tulip à Marrakech

De son côté, Louvre Hotels, qui compte déjà sept établissements au Maroc, a également annoncé trois projets hôteliers d’envergure dans les prochains mois. Le groupe prévoit d’ouvrir le 15 décembre 2012 un nouvel établissement Golden Tulip à Marrakech. Un deuxième projet verra le jour à Casablanca où les travaux ont débuté en plein centre-ville près de la gare Casa Voyageurs. Enfin, Louvre Hotels ambitionne d’ouvrir un établissement Golden Tulip face à la nouvelle gare de Tanger au deuxième trimestre 2013.

Tous ces projets viennent notamment s’ajouter à ceux menés par Beachcombre Hotels, qui ouvrira les 89 villas de la première phase du Domaine Royal Palm à Marrakech en 2013, et par Mandarin Oriental, qui assurera en 2014 la gestion d’un complexe de loisirs haut de gamme, actuellement en construction à Marrakech.

Par ailleurs, le Palais Namaskar à Marrakech vient d’être confirmé dans le haut de gamme de l’hôtellerie de prestige par « European Hospitality Awards » en lui décernant le trophée « Meilleure construction de l’année » pour le propriétaire M. Philippe Soulier, un grand Slasher.

C’est une satisfaction pour six ans de travail et de créativité de la conception à la réalisation de cette prestigieuse œuvre qui a nécessité des recherches et de savoir faire en mettant en relief l’art marocain dans toutes ses formes.

Depuis son ouverture en Avril 2012, le Palais Namaskar géré par la chaîne Oetker d’une capacité de 41 villas et suites a repositionné à son produit dans la perfection contrairement aux hôtels récemment ouverts Four Seasons, Selmane et autres.

Le Palais Namaskar a su marier la modernité et l’héritage culturel et artistique et éviter le mauvais organe de la fonction.

Le Palais Namaskar est un espace à la fois radieux et captivant par son architecture, sa fresque artistique qu’il offre aux visiteurs qui découvrent ses merveilles.

Concernant les prestations de service, la chaîne Oetker dont « la qualité est l’une de ses valeurs fondamentales a mis en place une amélioration continue de la qualité qui devra conduire vers une croissance profitable grâce à une meilleure fidélisation de ses clients.

L'accueil le plus empressé est la troisième condition assurant le succès de l'hôtellerie.

Le bon accueil a mille façons de se manifester, aussi bien dans la correspondance qui s'échange fréquemment avant le départ du client en voyage, que dans la manière de renseigner un quidam qui pourrait fort bien passer pour un importun. Le bon accueil se manifeste aussi par l'allure hospitalière et réellement accueillante des installations hôtelières : la propreté méticuleuse de l'établissement, sa décoration de bon goût, ses massifs fleuris chaque fois que chose se peut, aucun détail ne devant être négligé. Le bon accueil doit enfin se manifester toujours par l'allure du personnel, par ses marques de bonne éducation et de déférence pour le client, quel qu'il soit, sans égard aux "récompenses" qui peuvent en résulter. Le sourire, l'aimable parole de bienvenue, c'est pour le touriste, ce qu'est pour le spectateur un bon fauteuil dans un beau théâtre. Le souvenir qu'il gardera de la beauté d'un pays, du confort d'un hôtel, des attractions d'une station, sera embelli et baigné d'une sympathique gratitude". Il faut toutefois ajouter que le bon accueil ne se borne pas à la manière aimable et accueillante de recevoir les clients, mais il consiste également dans la recherche et la réalisation des différents moyens propres à rendre plus agréable le séjour des hôtes en leur offrant des facilités de tous ordres, en leur proposant des distractions, des agréments, des excursions méthodiquement préparées, en leur évitant le plus possible de formalités ennuyeuses et de pertes de temps. Cette question capitale entre toutes, paraît d'ailleurs être de mieux en mieux comprise et pratiquée par certains hôteliers pas de Casablanca. Un établissement bien installé, qui a su faire sa promotion et réserver le meilleur accueil à ses visiteurs, doit enfin leur assurer une réception convenable. On ne doit pas perdre de vue que le Tourisme, c'est "l'art d'inviter, l'art de recevoir, l'art de retenir…" Cet art de recevoir et de retenir doit résulter principalement de l'heureuse formation professionnelle des directeurs d'hôtels, comme des divers employés, ainsi que d'une organisation méthodique de cette corporation qui, sous des apparences fort simples, est l'une des plus complexes, en même temps que l'une des plus intéressantes de l'époque actuelle.

Nous sommes bien loin de l'époque où l'aubergiste n'était qu'un vulgaire "marchand de soupe". L'hôtelier du XXI siècle doit non seulement posséder des connaissances culinaires et œnologiques, mais être rompu aux affaires commerciales, juridiques et fiscales, posséder une ou plusieurs langues étrangères, être à même de répondre à toutes les questions d'ordre économique et touristique qui peuvent lui être posées, avoir en plus des qualités de travail et de commandement lui permettant de voir et de comprendre d'un seul coup d'œil tout ce qui se passe autour de lui. Malgré ses occupations et ses préoccupations, il doit toujours faire preuve de prévenance et d'amabilité pour ses clients, en même temps que d'une juste fermeté vis-à-vis d'un personnel dont le recrutement parfois malaisé ne donne pas toutes garanties souhaitables.

a) La formation professionnelle du personnel hôtelier est depuis de longues années l'une des préoccupations principales des dirigeants de l'Hôtellerie, et c'est dans ce but qu'ont été crées les Ecoles Hôtelières qui cherchent à la fois à assurer une instruction technique, et à donner une formation pratique très complète aux jeunes gens qui leur sont confiés.

Ces derniers, passant successivement dans tous les services que comporte un hôtel moderne, reçoivent ainsi une préparation dont l'organisation hôtelière a recueillerait d'excellents résultats. Il faut avoir visité et étudié les détails d'une installation des écoles hôtelières implantées dans plusieurs régions du Maroc pour comprendre l'importance et l'utilité de ces établissements d'éducation professionnelle. 

Le guide annuel de la chaine Relais & Châteaux conçu en principe pour la promotion de ses produits, s’est transformé en un outil de mauvaise publicité qui nuit à la marque française. Et pour cause l’actuel président, Jaume Tàpies, a découvert un système de détournement de fonds dans l’impression et la facturation du guide annuel de la chaine qui dure depuis 1997.

Le principal mis en cause étant l’ex-président, Régis Bulot, aujourd’hui mis examen et incarcéré pour « escroquerie en bande organisé ». Un véritable scandale qui ne cesse d’alimenter les discussions dans la sphère hôtelière surtout lorsqu’on sait que Relais & Châteaux est considérée comme l’une des plus belles marques françaises dont le réseau coiffe 6o pays dans les cinq continents. L’univers de luxe des plus beaux hôtels du monde est ainsi terni par un président qui aime l’argent en espèce et des comptes garnis en Suisse et aux Bahamas. L’affaire n’aurait jamais pu remonter en surface, si ce n’est un appel d’un gendarme de Strasbourg qui a mis la puce à l’oreille de la direction.

C’était en 2008 lorsque le gendarme leur a révélé qu’ils étaient victimes d’une escroquerie sur les fournitures de papier qui sert à l’impression du Guide annuel Relais&châteaux. Apparemment quelqu’un a vendu la mèche aux gendarmes qui ont découvert une surfacturation de 30% dans le papier et l’impression. Par la suite et après des enquêtes approfondies, on a découvert que l’escroquerie touchait toute la chaine de fabrication du guide.

Des détournements qui commençaient avec des appels d’offre bidon et qui s’étalaient à tous les secteurs pour atteindre un million d’Euro par an. Quand on sait que ce jeu perfide durait depuis 1997 et jusqu’au départ en 2005 du président incriminé, Régis Bulot, les sommes détournées se comptent en millions d’Euros. Ce qui gène aux entournures, c’est que l’ex-Premier ministre français, Dominique Devillepin, qui était un ami du président déchu, a essayé, avec des moyens peu orthodoxes, de faire pression sur l’actuel président, Jaume Tàpies, afin qu’il ne porte pas plainte. Mais ce dernier n’en a cure et s’est constitué comme partie civile. Il a, même, mené ses propres enquêtes par le biais d’audits internes qui lui ont permis de tomber sur d’autres pots aux roses.

Les pressions, les menaces et intimidations ne l’ont pas fait renoncer à son devoir de faire éclater la vérité. Pour ce faire, il n’a pas hésité à employer la manière forte avec des employés récalcitrants ou espions en allant jusqu’à licencier certains d’entre eux. Autant dire que le président a lutté contre vents et marées y compris face à des menaces contre son intégrité physique, des intrusions dans son ordinateur, voire des lettres anonymes des plus violentes. Il est allé jusqu’au bout de son enquête pour découvrir des surfacturations dans plusieurs secteurs, des « nuitées gratuites » douteuses et autres anomalies. Le Président Jaume Tàpies est catégorique : « le dernier rapport est accablant et je viens de l’adresser aux enquêteurs et ils pourront se pencher sur cette nouvelle piste… » Si la verité a éclaté, il faut avouer que l’image de la chaine a pris un coup dur par cette affaire qui risque d’annoncer d’autres pour les 520 memebres de son association. Il ne faut pas oublier que relais & Châteaux fait payer sa franchise à des prix exorbitants au nom de la qualité et d’une marque française dite de renom. Même si son président affirme aujourd’hui qu’il a assaini tous les étages de sa fusée, il n’est sûr que cette dernière continue de tourner autour du même orbite de la qualité et de luxe. Il faudrait du temps pour redresser la barre.

Jadis l’investissement dans le tourisme en Afrique était une opportunité commerciale pour les chaines internationales qui mettaient le paquet pour construire des hôtels, former le personnel et faire de la promotion. C’était du gagnant, gagnant. D’un coté, les multinationales gagnaient de l’argent, et de l’autre, elles créaient des emplois et prodiguaient du savoir-faire aux Africains.

Aujourd’hui, il faut attendre que le tourisme se développe pour que des chaines d’un autre genre débarquent en force dans le continent africain.

Attirées par le gain facile,   elles n’investissent plus et se contentent de prendre en main la gestion des établissements hôteliers construits par les pays réceptifs.

Ces chaines qui brandissent leur label comme leur seul trophée, n’apportent ni un budget pour gérer, ni des dirigeants pour former le personnel local. Et pour cause, elles emmènent dans leurs bagages une équipe de faux managers dont le seul mérite est d’avoir migré d’un pays africain à un autre.

Comme ils ne brillent pas par leur gestion mais par leurs multiples faux pas, ils sont constamment mutés d’un établissement à un autre. Un peu débile comme politique car au temps de la technologie moderne, de l’internet, de facebook, Twitter et autre, tout ce qui se passe dans un hôtel à Dakar, est connu immédiatement dans un autre hôtel du même groupe à Oran, à Fès ou à Casablanca. Chose qui ne gène plus ces chaines qui gèrent pour le compte du propriétaire qui les paie rubis sur ongle en pourcentage sur le chiffre d’affaires ou autre. La gestion de la spéculation ne pouvant pas jouer sur le bénéfice puisque dans pareil cas, ce sont les déficits qui s’accumulent pour mener l’hôtel à la dérive.

Dans d’autres pays la gérance est conditionnée par un apport de savoir-faire, de la formation, de la promotion, de l’animation et du marketing. Dans le continent noir, la majorité de ces chaines « néocolonialistes » compte sur la providence et élude tout effort de leur part pour gérer l’hôtel d’une manière rationnelle. C’est ce qui les pousse dans la plupart des cas à faire appel à des pseudo-managers dépourvus de savoir-faire et de responsabilité. Ces derniers ne font que bronzer idiot sous le beau ciel de l’Afrique en attendant la fin du mois pour percevoir des salaires mirobolants alors que le personnel local touche des miettes. Normal donc qu’aucun établissement ne soit rentable car c’est de l’investissement à fonds perdu qui ne sera jamais amorti.

L’exemple de Sheraton est très édifiant, il envoie au Maroc un manager comme celui qui dirige leur hôtel de Casablanca. Sachant que ce directeur a laissé l’hôtel de Fès dans un état déplorable en passant par Oran et en allant à Dakar où il a commis de la grande gabegie avant que le personnel ne lui demande de déguerpir. Et comme si la direction de la chaine aime la médiocrité, elle le fait revenir au Maroc et de surcroit à Casablanca alors qu’il traine avec lui un lourd passif. De deux choses l’une ou la direction de la chaine ignore tout des agissements de ce directeur où elle le maintient exprès pour des raisons que la raison ignore. C’est dire que le phénomène des marques est révolu, car aujourd’hui c’est la bonne gestion qui fait la renommée d’une chaine hôtelière et non plus sa dénomination sociale.

Alors autant la chaine Sheraton arrête de prendre les Africains pour des néophytes. Car ses agissements et ceux des chaines semblables portent atteinte à l’image de marque de l’Afrique. Il est temps que les Africains reprennent les commandes et avant de confier leurs établissements à des gérants, ils doivent établir un contrat programme avec des objectifs et des conditions.

Toute chaine voulant gérer un établissement doit présenter des managers compétents avec des carnets d’adresses de clients potentiels et une stratégie promotionnelle adaptée au pays d’accueil. C’est dire que toute nomination d’un directeur doit être sanctionnée par un agrément à même de garantir la compétence et la responsabilité du manger en question.

Le monde du tourisme casablancais observe depuis quelque temps avec une certaine inquiétude, la présence de plus en plus pesante de certains

directeurs étrangers à la tête d’hôtels 5 étoiles. En effet les profils de quelques managers des hôtels de luxe suscitent de plus en plus de contestation tant au sein de leur personnel qu’auprès des operateurs touristiques de la capitale économique.

Certes, il est bien logique que des chaines comme Hayat Regency, Sheraton ou Méridien Royal Mansour désignent les personnes de leur choix pour gérer les hôtels qu’ils ont pris en gestion. Néanmoins une telle désignation doit reposer sur des critères de recrutement universels qui nécessitent compétences, expérience et connaissance du milieu où le manager va travailler. L’hôtellerie n’étant pas limitée à une gestion comptable ou financière mais s’étend beaucoup plus à la communication et surtout au contact direct avec le client, les operateurs de la ville et la presse.

La valeur d’un directeur d’hôtel est reconnue par son degré d’ouverture sur son environnement avec toutes ses variantes, sinon la rentabilité de l’établissement sera affectée et par ricochet celle du tourisme dans la ville. C’est ce qui arrive à la chaine Sheraton dont les dirigeants donnent l’impression que le Maroc les intéresse peu ou proue quand ils ont commencé à nommer des directeurs dont la gestion et le comportement ont été sujettes à caution. Et c’est ainsi qu’à part les deux premiers managers de Sheraton Casablanca, la chaine n’a nommé que des menus fretins dont certains ont ponctué leur passage par des scandales.

Un comportement qui dénote un manque de respect pour le pays qui les accueille comme ce fut le cas pour l’avant dernier directeur qui a été forcé de quitter l’hôtel.

L’actuel directeur, Jean Marc Provis n’a, malheureusement, pas fait oublier les déboires de son prédécesseur et a lui aussi versé dans une gestion hautaine de la chose touristique. Ce qui n’étonne personne quand on connait son itinéraire assez curieux de Fès en passant par Oran et en arrivant à Dakar où à chaque étape, il a laissé beaucoup plus de mauvais que de bons souvenirs. L’homme est assez imbu de lui-même à tel point qu’il ne respecte pas ses rendez vous et ne daigne même pas s’en excuser.

A Fès comme à Dakar et aujourd’hui à Casablanca ledit manager s’est distingué par ses échecs et il a, à chaque fois provoqué l’ire de son personnel et plus grave encore de ses clients. Il suffit de revenir à l’édition N° 1088 du 28/08/2001 dans le site web du quotidien « l’économiste » pour trouver une lettre accablante à l’encontre du directeur de Sheraton de l’époque qui n’est autre que Jean Marc Provis. Une longue lettre ouverte que le Président de Snecma Morocco Engine Service, Rafik Hamayed El Mili, avait adressée à la directrice de l’ONMT.

En fait , c’est un véritable réquisitoire contre la gestion d’un hôtel qui marche avec trois ascenseurs délabrés dont deux en panne, des moquettes de couloirs et de chambre lamentables, une baignoire crasseuse, une vaisselle sale et le comble …des punaises dans la chambre. L’histoire mérite d’être racontée par celui qui l’a vécue en l’occurrence Rafik Hamayed : « Participant au colloque international “Une âme pour la mondialisation”, tenu à l'occasion du Festival de Fès des musiques sacrées, j'ai séjourné à l'Hôtel Sheraton de Fès du jeudi 31 mai au mardi 5 juin derniers.

D’une manière globale, les prestations fournies par cet hôtel ont été indignes du niveau attendu, à tous points de vue.... Pour être plus concret, je suis obligé de vous rapporter ce qui suit. Dans la chambre qui m'a été attribuée le premier soir du 31 mai 2001 (n°453), un des lits s'est avéré être infesté de punaises (El baqq en arabe) dont mon épouse a subi les piqûres dès le premier quart d'heure; un spectacle incroyable et insupportable où une multitude de ces insectes grouillaient dans tous les sens, au milieu de nombreuses tâches de sang!…Le lendemain après-midi, nous avons demandé à voir le directeur général de l'hôtel, Jean-Marc Provis, qui, après notre insistance, a accepté de nous recevoir.

Il n'avait l'air ni dérangé ni soucieux de cette situation et devant notre colère légitime, il a fini par marmonner quelques mots de désolation pour ce qui nous était arrivé, qualifiant cette expérience de “désagrément”. De lui-même et avant notre intervention, il n'avait pas jugé utile de s'excuser, voulant probablement laisser les choses se passer comme si de rien n'était. » Au-delà des punaises, de la saleté et autres désagréments, le dernier paragraphe décrit l’insouciance cynique de cet homme qui se dit manager général. Un hôtel 5 étoiles qui vous offre des punaises pour sucer votre sang, ca n’a jamais existé au Maroc à part le Sheraton de Jean Marc Provis. Ce qui est encore plus troublant, c’est que l’homme n’a pas été décontenancé par le réquisitoire d’une lettre ouverte que tout le monde a lu dans un grand journal comme l’économiste.

Un hôtelier digne aurait sur le coup plié bagages pour ne pas subir le regard accusateur des gens. Il a osé rester … Suite à cette affaire, l’hôtel a été déclassé il fallait le remplacer, on a fait appel à un grand hôtelier en l’occurrence Mohamed Zizi pour assainir et repositionner cet hôtel en récupérant ces 5 étoiles ce qu’a fait Monsieur Zizi. Par ailleurs, M. Jean Marc Provis a osé acheter une voiture de plus de 50 000 Euros quand il était directeur du Méridien Président de Dakar alors qu’il demandait à son personnel de serrer la ceinture. Ce qui a soulevé un tollé général chez le personnel qui a réclamé par la voie de ses délégués son départ et se sont tournés vers le ministre de tutelle pour « rappeler à l’ordre leur directeur qui non seulement néglige les travailleurs, ne se souciant pas de leur situation sociale, mais surtout ne respecte ses paroles ».

Tout a été dit. Sauf que personne ne comprend pourquoi un homme aussi contesté, continue à être couvert par les dirigeants de la chaine Sheraton.

Les ministères du tourisme et du travail doivent mettre un terme à la nomination des directeurs de cet acabit en étant strict sur l’agrément et en épluchant avec soin le contrat de travail. Il y va de la crédibilité de notre tourisme.

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