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Escapades

Escapades (3)

La côte du Rif de Tanger… à Nador

Maroc Tourist, grandeur et décadence

Depuis le plan Triennal 1965-1967, le développement du tourisme est considéré comme une des principales priorités de la politique économique et le plan quinquennal a consacré à l’équipement touristique un montant de 760 millions de dh dont l’essentiel est à la charge de l’Etat a accentué davantage cette orientation, et prévoyant l’accueil d’un million de touristes en 1972.

Dans ce cadre, le pouvoir publique a conçu un développement intégral et intégré de la côte Méditerranéenne. A cette époque, il y avait des décideurs compétents et visionnaires (Moulay Ahmed Alami, ministre du tourisme, M. Hassan Ababou, ministre de tourisme à part entière, M. Ahmed Benkirane, directeur de la Caisse de Dépôt et de Gestion, M. Mohamed Lazrak, directeur de CIH qui ont pris à bras corps le développement de cette région en réalisant une infrastructure moderne, des hôtels qui répondent aux critères de haut standing ainsi que des centres d’animations et de loisirs. De 1er ordre. Dans ce cadre, une société de gestion hôtelière filiale de la CDG a été créée (Maroc Tourist) M. Raghai Abdelkamel qui a succédé à M. Benkirane à la tête de la Caisse de Dépôt et de Gestion a choisi l’homme qu’il faut pour la diriger, il s’agit d’un grand financier M. Abdelhadi Alami qui a pris les reines en choisissant une bonne équipe qui a multiplié les actions promotionnelles en sillonnant les marchés émetteurs et le résultat a été probant.

Restinga affiché complet de mai à Septembre ainsi qu’Al Hoceima par les touristes étrangers et la côte méditerranéenne touristique a décollé, des changements de personnes dans les organismes engagés et surtout la CDG bailleur de fond de ces infrastructures. Le départ de M. Alami de Maroc Tourist est catastrophique, l’arrivé de M. Fadel Lahlou qui a la caisse a été la décadence de nos stations méditerranéenne. M. Lahlou nommait des directeurs à Maroc Tourist sans compétence et c’était une mort lente de nos stations du Nord.

Pendant très longtemps, seul le littoral atlantique fut doté d’un équipement touristique conséquent. Cela a suffi pour faire dire du Maroc qu’il était un pays essentiellement atlantique. Mais dans les années 60, une prise de conscience des autorités marocaines sur l’importance du patrimoine touristique de la côte du Rif, de sa position

géographique, et du sens de l’accueil et de l’hospitalité de ses habitants, les pouvoirs publics marocains avaient décidé et entrepris

d’importants travaux de mise en valeur et d’équipement du versant méditerranéen.

La côte du Rif, de Tanger à la frontière algérienne est baignée par les eaux cristallines de la Méditerranée. De très gros efforts ont été faits pour mettre en valeur les plages magnifiques sur le littoral marocain dans les environs de Tétouan à Smir, à Oued Laou, à M’Diq à Taifor. Là alternent sur des kilomètres criques et calanques, plages de sable et de galets, falaises plongeant à pic dans la mer. Les eaux calmes des baies sont très favorables à la pratique du ski nautique et de la pêche sous-marine.

En 1967, des hôtels, des clubs de vacances, des centres touristiques et commerciaux construits sur les plages faisaient de la côte méditerranéenne du Maroc un lieu de séjour inoubliable.

Ce littoral voit les rochers et les brisants alterner avec les étendues sablonneuses des innombrables plages. A part celles qui sont recommandées par la tradition touristique. Une randonnée sur les côtes du Maroc constituait une découverte sans cesse renouvelée de plages ignorées et de paysages captivants, mais malheureusement la tendance gestion n’a pas suivi.

Voici quelqu’une des étapes

de voyage.

Tanger :

C’est dit la légende, Antée, fils de Neptune et de la Terre, qui aurait fondé la ville en l’appelant « Tingo », du nom de sa femme. Hercule l’étouffa dans ses bras en le soulevant de la terre où il puisait ses forces : le tombeau du géant vaincu serait la colline du Charf. C’est encore Hercule qui, après avoir tué le dragon aux cent têtes qui gardait le jardin des Hespérides (non loin de Tanger) coupa en deux les terres, créant ainsi le Détroit où mer et océan mêlent leurs eaux.

Restinga Smir :

A 25 km de Tétouan dans les environs de M’Diq, un important centre balnéaire a été édifié. Ce complexe comporte des bungalows mis à la disposition de la clientèle et des bâtiments assurant les services communes : bar, restaurant, etc… Rien n’a été négligé sur le plan des distractions : un golf miniature, deux courts de tennis et un stand de tir aux pigeons bien entendu un night-club. On pouvait aussi s’adonner aux plaisirs du carrot automobile comme aux plaisirs de la voile (type 420) et de l’équitation. De telles installations faisant de Restinga l’une des grandes stations de vacances du Maroc, mais malheureusement cette animation a disparu laissant que des bâtiments sans âme.

Le complexe balnéaire de Restinga a une capacité d’hébergement de 1.404 lits et comptait :

l3 hôtels de grand confort :

a/ le Grand hôtel El Manar, de classe internationale a accueilli les hôtes les plus exigeants dans ses 8 appartements de luxe et 120 chambres avec salle de bain, téléphone et vue sur la mer, restaurant, bar, salon, piscine, night club. Actualemet, il est inhabitable après le départ du Club Med.

b/ L’hôtel Riad

Qui a été de première catégorie, situé en bordure de la plage, compte 73 chambres et 32 bungalows à 2 lits construits tout autour de la piscine, offrant un aménagement, une cuisine et un confort de tout premier ordre. C’était un plaisir de passer ces vacances.

c/ L’hôtel Karabo

Joint la simplicité au confort. Sa position à quelques mètres de la plage lui avait une fidèle et nombreuse clientèle. Toutes les chambres sont avec douche, W.C particulier et balcon avec vue sur mer, maintenant, il subit lente crosion.

Logement pavillonnaires

Restinga est aussi station idéale pour la vie en famille. Plusieurs formules d’hébergement étaient possibles. Elles permettent d’effectuer dans cette agréable à des prix inéressants, presque inhabitable.

a) 24 chalets à 4 lits

véritables petites villas construites sur des parcelles de terrain de 400 m2.

b) 34 bungalows (2 lits), construits en groupe le long de la plage.

c) 91 Résidences (2 lits)

situées entre les immeubles et les chalets, elles sont construites en « groupe » au rez de chaussée, à deux ou 3 niveaux.

d)104 Bungalows (3 lits)

Construits en groupe le long de la plage, certains sont communiquant et possédant un garage.

e) 32 Appartements (5 lits).

f)14 appartements (4 lits).

g) 4 appartements ( 6 lits)

Tous les bungalows, chalets et appartements ont été équipé d’une literie complète serviette de toilette, de bain etc. Tout ce complexe dans un état lamentable depuis le départ de M. Alami et son équipe de Maroc Tourist, il devient un produit incommercialisable pour les touristes étrangers.

M’Diq

A 27 km de Tétouan, sur la route qui mène à Sebta, se situe le petit port de pêche de M’Diq, niché aux creux d’une baie impressionnante. A gauche, s’est construit un très important centre balnéaire ; à droite, la plage est bordée par une chaîne de collines, cet endroit inutilisable et abandonné. Les eaux de la Méditerranée sont particulièrement bleues et calmes. Ce site unique est délaissé jusqu’à présent, mais M’Diq devait être un centre de vacances de premier plan. Dommage

Rio Martil :

Rio Martil a de tous temps été la plage de prédilection des habitants de Tétouan. Elle n’est distante de la ville que d’une dizaine de kilomètres. L’embouchure de l’Oued Martil en fait un abri naturel pour les pêcheurs. Un imposant « Moussem » y a lieu chaque année au mois de juillet : c’est la fête de l’Hansera, ou de l’eau que célèbrent avec ferveur toutes les populations de la Côte du Rif.

Oued Laou :

Il y a peu de temps encore, le petit village de Oued Laou n’était habité que par d’humbles pêcheurs. A bord de leurs étranges barques, les « tagarrabout », ils allaient chaque jour chercher en mer le strict nécessaire à leur subsistance. Une magnifique plage de sable fin, que bordent des palmiers sur plusieurs kilomètres, était ainsi laissée dans l’oubli. L’ensemble de la mise en valeur de la côte du Rif a tiré Oued Laou de son long sommeil. Un barrage a été édifié en amont de l’oued, qui assure l’irrigation de la plaine. Des bungalows surgissent ça et là sur la plage et Oued Laou à 35 km à peine de Tétouan est appelé à un bel avenir.

Al Hoceima

Située aux creux d’une baie bien abritée formée par une côte rocheuse abrupte coupée de charmantes plages. Al Hoceima est la perle de cette côte méditerranéenne, qui, de Tanger à Nador, déroule tout un chapelet de calanques, de criques et de plages qui appellent aux joies de la natation, du canotage, de la pêche sous-marine.

La plage d’Al Hoceima étale son parterre de sable fin, au pied de la falaise sur laquelle ses bungalows sont disséminés.

Au bord de la plage l’hôtel Quevedo, au sommet de la falaise l’hôtel Mohammed V, tous deux étaient élégants et modernes. Près de la plage, le petit port paisible et charmant, pouvait accueillir de petits bateaux.

A l’époque, Maroc Tourist a aménagé à Al Hoceima, dans une baie de rêve un complexe balnéaire doté des équipements les plus perfectionnés.

Ce complexe comprend :

l2 hôtels : Hôtel Mohammed V et Hôtel Le Quemado.

l30 chalets.

Hôtels

Hôtel Mohammed V : surplombant la baie, il possède 44 chambres doubles toutes avec salle de bain (baignoire ou douche) W.C particulier, balcon et vue sur la mer, téléphone.

Hôtel le Quemado : situé en bordure de la plage, comprend 102 chambres doubles toutes avec 2 lits jumeaux, salle de bain, W.C particulier, loggia et vue sur la mer, Téléphone.

Logements

Pavillonnaires

16 chalets 3 lits.

Restaurant

La plage d’Al Hoceima était dotée de 2 restaurants. Ce complexe qui était adoré par les touristes allemands et scandinaves, n’arrive pas à récupérer actuellement ses lettres de noblesses, les nouveaux propriétaires se débattent dans la gestion sans avoir la qualité requise.

Voila bien longtemps que je n’avais tâté de ces expéditions en 4X4, direction cette fois ci Imlil donc pour la somme de 650 Dh par personne voyage et déjeuner frugal sur place.

Prise en charge à 9 heures du matin retour le soir vers 17 heures, un véhicule en état équipé pour 6 touristes. Le guide connaissait son affaire :   géographie et histoire de la région et répondait à l’ensemble de nos questions dans un français impeccable.

Pour rejoindre l’Atlas, nous avons circulé sur des routes agréables, mais aussi sur des pistes nécessitant quelquefois le passage en mode 4 roues motrices.

A plusieurs reprises, le chauffeur s’est arrêté sur des sites pour nous permettre d’admirer les paysages dont il commentait les spécificités.

1 ère halte en milieu de matinée dans un «café» pour y boire un thé à la menthe, belle terrasse avec vue magnifique. Arrivée à Imlil vers 12 heures. A la sortie de l’agglomération, nous abandonnons le 4X4 pour emprunter un chemin muletier qui nous conduits chez l’habitant où nous allions déjeuner. (Une dizaine de minutes de marche). Déjeuner simple basique, entrée dans une maison en cours de construction et surprise pour le plus grande bonheur d’un couple de français (Didier et Evelyne ) qui n’en revenaient pas, dans l’encadrement d’une porte une mule assurait l’accueil à grands coups de braiement !

Décor brut de décoffrage, une maison en fait en cours de construction.

Un Four à pain dans une cour intérieure ( pain frais et chaud à table ), direction l’étage nettement plus avancé dans les finitions ( lave mains et finition chaulée ). C’est notre guide qui a assuré le service, une salade d’oignons coupés en dés et de riz. Pour suivre un tajine de poulet et légumes correct. En dessert, des fruits (melon et cerises). Le tout arrosé par un ….. Château «la pompe ( eau minérale ) ! Pour finir direction Tahanaoute. Notre guide nous arrête dans une coopérative d’huile d’Argan : explication de texte et fabrication des différentes huiles et leurs dérivés.

En résumé : La prestation du guide a nettement participé à la bonne tenue de cette journée. Pour ma part, je regrette la furtivité de notre présence dans le village d’Imlil. Même une rapide immersion sur place nous aurait permis de nous imprégner un peu plus de l’ambiance locale.

Lundi, 16 Avril 2012 11:09

Carnet de route

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Arriver à Tanger par le premier bateau lorsque l'Orient s'enveloppe des lueurs naissantes de l'aube a la saveur presque inoubliable d'un

cosmopolite accrochée au flanc d'un amphithéâtre nature, aux nuits jadis si mystérieuses qui ont attiré tant d'artistes, de Delacroix à Paul Atlantique et la Méditerranée. Véritable carrefour de l'Europe et de l'Afrique, à l'architecture

espagnole, c'est le point de départ enivrant pour une petite escapade marocaine le temps d'un soupir.

La terre est déjà chaude et la narine emplie par ses senteurs d'Afrique que le vent du bled lui apporte comme un ordre de route impérieux. Un taxi fatigué servira de moyen de locomotion, moins sûr mais plus rapide que le dromadaire. Voici la région du Rif qui est, pour le voyageur venu du nord, le premier contact ambiant avec la terre marocaine. Le Maghreb est là, présent, à nos pieds.

Quatre heures plus tard, entre Rabat et Meknès la ville aux cent portes, tandis que se profile au loin le solide fantôme de l'Atlas, un espace vallonné où paissent des moutons s'étend à perte de vue en ses innombrables nuances de vert. Un peu plus loin, l'abri d'une magnifique forêt de cèdres centenaires offre à qui veut les prendre ses quelque instante de fraîcheur et de repos. Ce sont déjà les dernières oasis de verdure qui vont progressivement céder la place à la chaleur étouffante des sables présahariens.

Cap au sud, vers Marrakech, Ouarzazate et la vallée du Draâ. Dans le cadre fascinant de Marrakech où deux mondes se superposent, hermétiques l'un à l'autre. D'une part, l'immuable scène de la vie marocaine telle qu'on la verra encore longtemps dans les villes du Maghreb : artisans employant des outils d'un autre temps, vieillards ridés, accroupis au soleil avec des airs de patriarches bibliques, drapés dans leur djellaba, souverainement insensibles aux événements, à l'effervescence, et aux yeux ouverts comme sur un monde invisible qui satisfait leur curiosité. D'autre part, la masse infatigable des "roumis" et des touristes qui tentent un marchandage au souk principal, avalent rapidement le fameux thé à la menthe ou enferment dans une boîte des images que leur œil ne pourra retenir. Une légende prétend que lorsque la Koutoubia -dont le minaret culmine à 80 mètres- fut plantée au cœur de la ville, elle saigna tellement qu'elle imprégna aux murs des maisons cette couleur rouge dont le drapeau marocain est inondé.

Départ de Marrakech vers Ouarzazate et Zagora.

Le paysage défile, immense et solitaire. Le vert des champs de blé et des prairies moutonnantes a fait insensiblement place à un rouge ocre, foncé, profond, comme la terre et les visages brûlés par le soleil. La peau des habitants est devenue plus mate. Beaucoup d'entre eux ont l'allure fière des descendants d'esclaves enlevés au Soudan lors des invasions arabes... La vie se repose ici entre le désert qu'arrose ça et là un oued bienfaisant et les sommets inaccessibles et enneigés de la chaîne montagneuse. Une belle route serpente le long des quelque 150 kilomètres du Draâ, dans une vallée bordée de palmeraies, de superbes ksour en pisé et de nombreuses kasbahs oubliées par le temps, d'une présence irréelle et où l'on se plait à imaginer qu'une Schéhérazade aux rêves inassouvis sommeille peut-être encore. Plus tard seulement, lorsqu'il aura épuisé les trésors de ce périple fantastique, le voyageur comprendra que, dans un songe, il a remonté le cours des siècles. À Zagora, un panneau indique : "Tombouctou 52 jours". Le bout du monde est peut-être ici.

De Zagora, courons à travers le Haut Atlas en direction de la côte Atlantique et l'extrême sud marocain. Voilà les régions à la fois désertiques et montagneuses. Le taxi s'essouffle à travers les kasbah médiévales, hautaines et solitaires. Des habitants se montrent parfois, comme déposés par un mirage, puis disparaissent dans la lumière, tels ces nomades, d'on ne sait où venus, qui, le temps d'une courte halte, allument une pipe de kif et reposent leur monture. Sur le chemin rocailleux, quelques femmes à la peau desséchée marchent en poussant devant elles un bourricot maigre et robuste, accablé par son faix. Beauté des femmes du sud qui, suivant l'âge, la portent tantôt farouche, tantôt sévère et résignée ! Un morceau de désert, de ciel et de mystère emplit chaque regard.

La luminosité pénétrante a maintenant tourné au bleu, l'air se vivifie, la terre s'hydrate à nouveau, et l'on devine au loin l'immensité océane qui se confondra bientôt avec le ciel. Voilà Essaouira, site surprenant qui a la particularité de ressembler à Saint-Malo par ses fortifications portugaises et à un port breton par ses bateaux bariolés qui attendent le départ en haute mer. Et puis les plages du littoral atlantique, au sud d'Agadir, où l'on pourra prolonger sa paresse dans un antique bain de sable, de mer et de soleil.

Plages désertes et sans fin où le vent souffle une haleine légèrement colorée, verte, rouge et bleue... les couleurs du Maroc.

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