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Investissement

Investissement (9)

Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara, inauguré mercredi 21 décembre par SM le Roi Mohammed VI, constitue un grand projet qui va promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume et permettre à cet aéroport de rivaliser avec les plus belles installations aéroportuaires internationales.

Seconde porte d’entrée aérienne du Maroc, l’aéroport de Marrakech-Menara disposera, à la faveur de ce nouveau terminal et de ses modernes équipements et infrastructures, de la capacité et de la qualité de service pour répondre à la progression du trafic aérien et de l’affluence des touristes et des passagers.

Le nouveau terminal répond ainsi à la volonté de l’Office national des aéroports (ONDA) de rendre cet aéroport un véritable atout pour renforcer l’attractivité de la ville ocre.

Il s’agit d’un véritable changement de dimension pour cet aéroport dont le nouveau terminal est bâti sur une superficie de 57 000 m2, supérieure à celle du terminal actuel, portant ainsi la superficie globale à 97 000 m2 pour permettre le traitement d’un trafic annuel de 9 millions de passagers. Le nouveau terminal constitue en effet un véritable lieu de vie grâce à une approche qui répond aux nouvelles attentes et aux nouveaux modes de consommation des passagers et une orientation facile des voyageurs dans des espaces généreux, dotés des équipements les plus modernes et innovants.

Il est également doté d’espaces extérieurs aménagés: une esplanade piétonne avec des espaces verts et des palmiers, une allée avec 3 fontaines, un parking voitures de proximité de 1550 places et une aire de dépose minute. La capacité du parking avions a été étendue pour accueillir 12 avions moyen-courrier supplémentaires.

Modernité, qualité de service, grands espaces et esthétisme sont les maîtres-mots de ce nouveau terminal conçu pour générer un sentiment de confort et de bien-être qui contribue à un haut niveau de satisfaction et à une expérience positive pour les voyageurs.

Cette structure offre une zone de commerces, des boutiques duty free et d’autres boutiques diverses de toutes tailles, un food court avec des restaurants à thèmes variés et des salons privatifs, permettant d’offrir confort, espace de travail ou services complémentaires aux voyageurs VIP. L’équipement du terminal a bénéficié d’une attention particulière à la faveur d’une lisibilité et d’une clarté pour une orientation intuitive pour ce qui est des matériaux utilisés (bois noble, zellij beldi, …), outre une facilitation à travers des espaces organisés pour éviter l’encombrement, la pollution visuelle et sonore, les désordres, à travers des équipements pour fluidifier le cheminement du passager (portes automatiques, escaliers mécaniques, ascenseurs, …) et une signalétique visible avec des pictogrammes conformes aux standards internationaux en la matière pour permettre une gestion rationnelle des files d’attente et diminuer le stress du voyageur. Pour ce qui est du hall public, il consiste en un espace de 5.000 m2 environ dont l’entrée a été équipée d’une grande coupole géodésique de 45 m de diamètre et de 30 m de hauteur, une des plus grande d’Afrique. Sa structure métallique autoportante est constituée de verre triangulaire.

Le nouveau terminal est une réalisation conforme à une démarche respectueuse de l’environnement, dans une logique visionnaire et avant-gardiste. Cette démarche ambitieuse de transition énergétique vise à diminuer la consommation énergétique des aéroports et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Dans le même sillage, l’aéroport a fait l’objet d’une étude thermique qui a préconisé des améliorations permettant d’assurer le confort thermique sur toute l’année tout en réduisant de 35% la consommation électrique en chauffage et en climatisation.

La double peau des façades permet de tempérer sans isoler et de filtrer sans bloquer. Dans l’architecture bioclimatique, il s’agit d’un espace tampon qui régule la température intérieure des espaces avec l’objectif d’économiser l’énergie, éviter les surchauffes d’été et limiter le recours à la climatisation. En matière d’éclairage, le nouveau terminal a été équipé de systèmes LEDS, pour la réduction de l’énergie électrique.

Dans le cadre du développement durable, une installation pour récupérations des eaux de pluie pour arrosage a été prévue, avec la mise en place d’un dispositif de collecteur d’eau sur la descente de chéneaux permettant d’acheminer l’eau vers des cuves enterrées, pour stocker une quantité d’eau non négligeable.

Ce projet dispose également d’un système sécurité incendie dans la zone traitement bagages au sous-sol, avec des extincteurs disposés conformément aux normes en vigueur. Le nouveau terminal vise à accompagner la croissance significative du trafic aérien à l’aéroport Marrakech-Menara, dont le nombre de passagers ayant transité par cet aéroport est passé de 3,2 millions en 2012 à 3,9 millions en 2015, ce qui est supérieur à sa capacité réelle (3 millions de passagers).

En novembre 2016, l’aéroport Marrakech-Menara a accueilli 352.434 passagers, représentant une évolution notable de l’ordre de 14,20%. Le trafic aérien avec l’Europe représente (89,92%), le trafic domestique (8,11%) et le trafic aérien avec le Moyen Orient (1,22%).

L’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica sélectionnera le 1er juillet prochain un cabinet d’études. Elle lui confier le marché de réalisation des

reconnaissances géotechniques pour les besoins des futursprojets maritimes, des

infrastructures routières et des aménagements urbains.

C’est parti pour le grand projet d’aménagement du site de la lagune de Marchica (province de Nador).

L’Agence pour l’aménagement du site de la lagune (AASLM) a lancé un appel d’offres pour confier à un cabinet d’études le marché de réalisation des reconnaissances géotechniques pour les besoins des études de projets à savoir les projets maritimes (aménagement d’un VPA, protection des abords de la lagune, création de plages, etc.), les infrastructures routières (voie de contournement de Tirekaa, Jnane Al matar, etc.) et les aménagements urbains (corniches, village d’accueil, marché d’Arekmane, etc.).

Le projet d’aménagement de la zone Marchica couvre 19.000 hectares et comprend plusieurs composantes notamment un ensemble intégré de complexes touristiques et balnéaires. En 2014, l’AASLM avait redéployé le plan de réalisation du projet, prévu initialement sur la période 2008-2025, dans le cadre d’un plan septennal à l’horizon 2020. Selon l’agence, ce redéploiement structurel devrait permettre l’émergence du Grand Nador comme pôle de compétences et de compétitivité. Ce plan de restructuration devrait mobiliser une enveloppe budgétaire globale de 3 milliards de DH, hors investissements directs liés au développement immobilier de la cité d’Atalayoun (2 milliards de dirhams).

Cette nouvelle orientation tourne autour de trois indicateurs : le redimensionnement du projet sur l’axe Nador/Béni-Ansar, le recentrage du programme de réalisation sur l’horizon 2020 et la recherche plurielle de partenariats dans un cadre conventionnel public-public et public-privé. Le plan septennal comprend quatre pôles stratégiques. Il s’agit, d’abord, de la réalisation des travaux de restructuration, de requalification et d’équipement de la zone.

L’objectif est d’assurer la mise à niveau urbaine du site par la mise en place d’espaces publics, à travers la restructuration urbaine des quartiers (Trikaa, Chaala, Bouarourou et Sidi Moussa) et en requalifiant les corniches de Nador et de Béni-Ansar. Ensuite, le deuxième pôle consiste en la mise en place de projets dédiés à l’amélioration de l’accessibilité au site et à la fluidité de la mobilité (voies d’accès à Nador et de contournement de la ville via Béni-Ansar).

Puis, le troisième pôle qui vise, quant à lui, la promotion du site de la lagune Marchica et a pour objectif la réalisation de projets d’accompagnement d’activités régionales (la pêche artisanale en particulier) ainsi que des actions culturelles. Enfin, le quatrième pôle qui vise à doter le site des «outils de valorisation environnementale». Il s’agit de consolider les travaux de protection contre les inondations et les risques dommageables des intempéries. 

Lundi, 16 Mai 2016 11:49

Et le Roi visita la Chine...

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«Une image vaut mieux que mille mots » dit le proverbe. L’image de Sa Majesté le Roi passant en revue les soldats de l’armée populaire de libération nationale en compagnie du président chinois, vaut ainsi mieux que mille slogans de l’ONMT. En espace d’une seule visite, le souverain a fait l’équivalent de dix ans de travail de promotion de la destination Maroc.

L’annonce de la suppression de visa a eu un impact énorme auprès du public chinois. Croyait-le ou non, aujourd’hui, la destination Maroc est sur toutes les lèvres du plus grand marché touristique mondial. Maintenant, l’enjeu est de transformer cette formidable opportunité en une réalité économique concrète. Pour cela, l’on ne pourra se passer d’investissement massif sur le volet aérien. Car c’est bien que les Chinois aient envie de venir au Maroc, encore faut-il des lignes aériennes nécessaires. La ligne Casa-Pékin est très nettement insuffisante, (les métropoles de Shanghai et Canton sont beaucoup plus peuplées et riches que la capitale chinoise), les Chinois étant des touristes de court séjour, ils ont besoin de lignes directes. Toutes ces variables sont à prendre en considération.

Sa Majesté le Roi a offert au secteur touristique marocain une porte d’entrée sur LE marché touristique de demain ; il serait criminel de gâcher un tel cadeau.

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a procédé, lundi 7 mars à Rabat, au lancement des projets de construction des nouvelles gares ferroviaires de Rabat-Ville et Rabat-Agdal.

 

S’inscrivant en droite ligne du programme intégré de développement de la ville de Rabat 2014-2018, baptisé “Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture”, ces projets structurants traduisent la volonté permanente du Souverain d’accompagner le processus de restructuration et de modernisation urbaine et de renforcement de la mobilité inter-villes. Ces deux projets, qui viennent accompagner la mise en service de la première ligne à grande vitesse du Royaume, permettront de juguler les flux croissants des voyageurs en leur offrant des services répondant aux standards de qualité, d’améliorer le fonctionnement des deux gares en termes de visibilité, d’accessibilité et de hiérarchisation des espaces, et de créer une nouvelle dynamique urbaine autour de ces gares de nouvelle génération.

Sur la rive droite de Bouregreg (préfecture de Salé), le roi Mohammed VI a lancé travaux de construction de la plus haute en Afrique.

 

Edifiée par le groupe BMCE, cette tour de 45 étages et 250 m de hauteur intègrera dans sa conception des technologies permettant une meilleure efficacité énergétique, puisqu'un tiers de la surface totale de la façade sera couvert de panneaux photovoltaïques devant satisfaire les besoins de la tour en électricité.

Construite sur un terrain de 3 hectares, le futur édifice devra abriter un auditorium de 350 places, des services et des commerces au rez-de-chaussée, une composante bureaux sur les 12 premiers étages, une partie résidentielle du 13e au 26e étage (55 appartements) et un hôtel de luxe aux étages supérieurs. Les quatre derniers étages seront réservés à des appartements de très haut standing.

Cette tour, dont la réalisation nécessitera un budget prévisionnel de l'ordre de 3 milliards de dirhams constituera le point culminant de la nouvelle séquence d'aménagement de la vallée de Bouregreg, une des principales composantes du programme "Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture", lancé par le roi en mai 2014.

Ce plan d'aménagement prévoit en effet la réalisation du Grand Théâtre de Rabat, la Maison des arts et de la culture, la bibliothèque des archives nationales du royaume du Maroc, le Musée archéologique et des sciences de la terre, un Cinéma multiplexe, une galerie de sculpture, une Marina, un Art hôtel, une marina hôtel, un Mall et des commerces, un Business Center, des résidences et des équipements publics et privés.

Dans notre cher beau pays, il arrive rarement, très rarement même qu’un ministre, un haut fonctionnaire ou un haut responsable public, loue les qualités et les compétences

avérées de ses subordonnés. Et pour cause ces génies qui nous gouvernent s’attribuent toujours tous les mérites d’un quelconque succès, aussi petit soit-il, et oublient souvent, ou presque tout le temps, de mettre en valeur ceux qui ont contribué véritablement à la réalisation d’un projet.

Ceux qui travaillent dans l’ombre et qui sont pour la plupart des jeunes, restent ainsi confinés dans l’anonymat sans possibilité de promotion parce que leurs supérieurs leur font l’ombre indéfiniment.

C’est pour cela qu’il faut rendre hommage au ministre du tourisme, Lahcen Haddad , même si nous sommes souvent en désaccord avec lui. Car pour une fois un ministre « ose » féliciter ses proches collaborateurs pour le bon travail qu’ils ont accompli lors de la tenue du conseil de surveillance de la Société Marocaine d’Ingénierie touristique (SMIT).

«La SMIT a fait un travail important et structurant et nous nous félicitions des résultats obtenus de toute l'équipe de la société » La SMIT étant une entreprise jeune qui ne possède que 6 ans dans son compteur mais qui est devenue un outil incontournable dans la stratégie touristique nationale. Créée le 13 décembre 2007, la société tend à réaliser la stratégie du développement touristique notamment celle qui a trait à la vision 2020. Ce faisant elle a pour mission la définition, le placement, l’exécution ainsi que le suivi des projets touristiques.

Tout un programme pour une société anonyme à capital public dont l’intervention commence par le diagnostic et l’étude du marché en passant par l’étude et la faisabilité technique et financière et en arrivant au montage opérationnel des projets. C’est dire que les responsables et les techniciens de la SMIT maitrisent toutes les maillons de la chaine depuis la conception du projet jusqu’à sa réalisation.

Une équipe performante savamment pilotée par   Imad Barrakad, un ingénieur industriel détenteur d’un DES en gestion qui a atterri dans le domaine du tourisme par la force des choses. A preuve, il a commencé sa carrière par un passage dans le Centre de Développement des Energies renouvelables( CDER). Il vira complètement à tribord quand il intègre le ministère de l’intérieur où dans la direction des collectivités locales, il va piloter avec succès un projet d’électrification rurale dans le cadre d’une coopération franco-marocaine.

Comme par hasard, ce jeune technicien gestionnaire, va être « happé » par l’ONE où il inversera les rôles quand il sera en charge des relations avec les régies et les collectivités locales. C’est à partir de là qu’il aura des relations avec le département du tourisme en matière de maitrise d’énergie avant qu’il ne touche aux projets de la vision 2010 au sein du comité du plan Azur. Il sera promu directeur commercial et marketing à l’ONE   avant qu’il ne soit appelé trois ans plus tard pour prendre la tête de la SMIT en 2011.

Et depuis, cet homme courtois et constamment disponible mais très rigoureux dans sa gestion n’a pas cessé de changer la philosophie d’une entreprise qui a pris un élan considérable.

Le mérite de ce président quarantenaire, et de son équipe, est d’autant grand qu’il a pris les commandes de la SMIT où moment où la crise économique mondiale connaissait son pic.

Le budget de la SMIT qui était déjà en dessous des ambitions annoncées, n’a pas cessé d’être rétréci jusqu’à connaitre une coupe drastique dans la loi des finances de 2014 pour passer de 39,7 millions de dirhams à 19,7 millions de dirhams. Une décision surprenante d’un gouvernement qui considère le secteur du tourisme comme une priorité et la vision 2020 comme un programme vital pour le développement de notre pays.

Autant dire que le gouvernement aurait pu économiser ces 20 millions dans un autre poste sachant que la SMIT est chargé justement de définir et de réaliser la stratégies du développement touristique de notre pays pour la vision 2020.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le ministre du tourisme Lahcen Haddad a très mal défendu le budget de son département. Et pourtant il avait en main un outil précieux pour affiner sa plaidoirie en l’occurrence les bons résultats réalisés par la SMIT.

Les experts de cette jeune société ont au jour d’aujourd’hui engagé 63% de l’ambition 2020 en termes de capacités litières(125000) et que 61000 des 83000 lits soit 41% des objectifs seront opérationnels entre 2013 et 2016.

Au total plus de 70 milliards de dirhams ont été engagés dans les investissements des grands projets structurants, ce qui représente 47% de l’ensemble des investissements prévus à l’horizon 2020. Une chose est certaine, Barrakad et compagnie respectent leurs prévisions et les réalisent sur le terrain du réel avec une marge d’erreur peu conséquente. En tous les cas rien que pour avoir redémarré des chantiers qui ont connu des difficultés durant des années, voire des décennies, c’est déjà un exploit.

Les mésaventures des stations du plan Azur (Saidia, Taghazout et Lixus) sont connues par tous et ont énormément altéré la stratégie du développement touristique national. Depuis quelque temps la SMIT a entamé une autre approche qui élude le promoteur unique ( Fadesa et autres) et encourage l’actionnariat de plusieurs partenaires. La SMIT a plusieurs participations dans le capital des projets structurants et accompagne de ce fait le projet de restructuration des stations balnéaires précitées.

En parallèle , elle concourt à la réalisation d’autres projets comme ceux de la cité des loisirs de Tamaouanza (Agadir), le resort du desert de Dakhla, la parc thematique Culture du Maroc à Marrakech, la station Biladi à Benslimane et la station verte Al Massira. La liste n’étant pas exhaustive, d’autant plus que les dirigeants de la SMIT comptent démarcher en 2014 au moins le même budget que l’année dernière soit 18 milliards de dirhams et ce malgré une conjoncture économique morose. Mais outre l’ingénierie touristque, la SMIT s’est retrouvée une autre vocation qui est celle de la chasse aux investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers, publics ou privés. Du coup ses dirigeants ne ratent aucune occasion pour aller vendre les opportunités d’investissement dans le domaine touristque au Maroc que ce soit dans les salons, les conférences ou autres manifestations.

Le président Imad Barrakad ne quitte plus son bâton de pèlerin pour aller démarcher les investisseurs potentiels dans le monde. Pour ce faire un dispositif important a été déployé pour exécuter une politique de promotion très agressive qui les a menés à l’ITB de Berlin, l’Arabian hotel investment conference, l’Aim congress et le city scape à Dubaï, Meet the money à Los Angles, le salon Argentina à Buenos Aires et bien d’autres événements. Rien qu’en 2013, la SMIT a participé à une dizaine de salons et a organisé le Moroccan tourisme Investment avec la participation de 395 représentants de 23 pays.

Autant dire que la SMIT joue sur tous les terrains en commençant par les régions marocaines où elle a contribué à finaliser 14 contrats programmes avec les responsables locaux. L’expérience du président de la SMIT, Imad Barrakad, au département des collectivités locales du ministère de l’intérieur, lui a permis d’impliquer les acteurs locaux et de décliner ainsi la vision 2020 au niveau de la région.

L’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT) a organisé le 18 décembre dernier une conférence-workshop sur le thème : «Investissements touristiques, pause ou accélération ?»

Les questions liées à l’investissement touristique et hôtelier au Maroc, ainsi que les notions fondamentales de compétitivité et de rentabilité ont été largement traitées.

De nombreux experts et des représentants des institutions publiques et privées du secteur du tourisme, de la finance et de l’assurance étaient présents à cette conférence. La première partie était consacrée à l’analyse des tendances au niveau international, Eduardo Lafforgue, directeur associé Europe et Amérique de Tourism&Leisure, cabinet-conseil spécialisé dans le secteur du tourisme et des loisirs, a fait une analyse de la problématique, l’objectif étant de tirer des leçons de la crise espagnole afin d’éviter de refaire les mêmes erreurs. Concernant le Maroc, le constat fait ressortir que, un trend haussier des nuitées, le volume réalisé est inférieur aux 18 millions de nuitées espérées. Le taux d’occupation reste très bas se situant à une moyenne de 40%, un niveau très en dessous du seuil de rentabilité. Faut-il « arrêter » l’investissement?. Il faut plutôt le réorienter vers lles produits à forte valeur ajoutée, notamment dans l’animation dans les stations pour augmenter leur saisonnalité, améliorer leur taux d’occupation et la durée moyenne de séjour; les produits de niches et la valorisation de l’arrière-pays,

Deux phases seront planifiées, la première 2012-2015 sera axée sur la consolidation de l’existant, la seconde 2015-2020 sur les investissements à forte valeur ajoutée. L’action du Fonds marocain de développement touristique (FMDT) s’inscrit dans cette optique, son rôle étant d’insuffler une dynamique aux investissements, plus particulièrement étrangers.

Quelques conclusions à tirer de cette rencontre :

Pour Imad Barrakad, Président de la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique ( SMIT), 40 milliards de Dh sont disponibles. Il faudra tout de même trouver 160 autres milliards pour construire les 200.000 lits projetés à l’horizon 2020.

Concernant les stations balnéaires, si les problèmes ont été réglés pour Saïdia, Taghazout, en partie pour Port Lixus, la situation est loin de l’être pour Essaouira Mogador. Elle est même qualifiée de « dramatique ».

Enfin, pour Karim Belmaachi, 2013 risque d’être une année « blanche » pour les promoteurs touristiques.

L’ANIT a , en effet, demandé que des réformes soient introduites dans la Loi de finances 2013, afin de faciliter l’injection d’investissements. Malheureusement, elles n’ont pas été retenues. Le seront-elles en 2014 ? That is the question…

Organisée en collaboration avec l’Agence Marocaine de Développement des

investissements (AMDI), la 1ère édition de World Investment Conference North Africa se déroulera du 20 au 23 mars 2013 à Marrakech.

Évènement d’envergure internationale , il constitue un espace interactif de rencontres et d’échanges entre chefs d’entreprises, investisseurs nationaux et internationaux, personnalités du monde politique et économique à la recherche d’opportunités d’investissements et perspectives de développement pour toute la région nord africaine.

Pour le Maroc, ce rendez-vous s’offre comme une occasion de se positionner comme plate-forme de promotion pour cette région.

Considérée par les investisseurs comme l’une des destinations les plus attractives du continent africain, ce n’est pas un hasard si le choix de la WICA s’est porté sur le Maroc comme pays d’accueil de cette première édition.

Le thème retenu pour cette conférence qui bénéficiera d’une couverture médiatique internationale, sera « l’attraction du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord en termes d’investissements directs étrangers (IDE) ».

La rencontre se déroulera sous forme de forum où de prestigieux intervenants viendront exposer les opportunités d’investissements dans les secteurs clés.

En parallèle, des ateliers traiteront de thèmes plus spécifiques tels que l’automobile, l’aéronautique, l’énergie et l’environnement.

Lundi, 16 Juillet 2012 13:09

Rénovotel 2012 : et rebelote...

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La "marque" est un signe permettant à un acteur économique ou social de distinguer les produits ou services qu'il distribue. Des produits ou services identiques ou similaires de ses concurrents. Quant à "l'image de marque", elle comprend un ensemble de représentations « mentales » personnelles, subjectives, stables, sélectives et simplificatrices.

Bref, c'est par la marque que l'on identifie le produit ou le service et c'est par elle que l'on juge de sa pertinence. Il semblerait pourtant que ce concept, aussi simple soit-il, n'a pas été assimilé par nos responsables publics comme privés.

Ainsi, l'on persiste encore et toujours à utiliser les mêmes dénominations, peu importe la charge négative qu'elles portent. Après Kounouz Biladi, c'est autour de Rénovotel de se rappeler à nos bons souvenirs.

Les deux premières éditions auront été des échecs, qu'à cela ne tienne ; jamais deux sans trois dit le proverbe ! L'on nous promet cette fois des mécanismes simplifiés, davantage d'ambition et une enveloppe plus importante... Bref le discours attendu en pareilles circonstances.

Qu'on se le dise, que les pouvoirs publics se mobilisent pour sauver la profession touristique est une bonne chose ; le tourisme est l'un des premiers contributeurs de l'économie marocaine.

Toutefois la démarche choisie pour soutenir le secteur nous semble vouée à l'échec ; c'est d'une remise à plat de l'ensemble de la chaîne de production touristique dont nous avons besoin : revoir la classification hôtelière en fonction de la valeur qualité-prix réelle des établissements, renforcer la formation professionnelle et imposer le recrutement de ses lauréats, définir des objectifs chiffrés et contraignants aux délégations de l'ONMT....

En multipliant les "mesurettes", en dispersant les efforts en fonction des besoins de l'actualité, on réalise une opération cosmétique qui ne fait que cacher les problématiques réelles du secteur. Et insulter l'avenir par la même occasion.

Encadré

Dans le détail, le protocole d'accord qui a été signé entre le ministère du Tourisme, le ministère de l'Economie et des Finances, la CCG et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), d'une part, et le secteur privé, représenté par la Fédération nationale du tourisme et la Fédération nationale de l'industrie hôtelière, d'autre part, prévoit la mobilisation de 500 millions de DH, somme pouvant être portée à 1,3 milliard de DH à l'horizon 2015. Ce sera près de 16 000 lits qui devraient être remis à niveau.

Désormais, il s'agira autant de mettre à niveau les unités défaillantes que de permettre aux autres de croître en leur permettant d'enrichir leur produit.

Les partenaires disent compter capitaliser sur les conventions Rénovotel lancées en 2002 et 2010 (qui se seront soldées toutes deux par des échecs...) "afin de mettre à la disposition des opérateurs du secteur un outil pérenne et attractif de mise à niveau qui leur permettra de faire face à la fois à la conjoncture difficile et aux défis et enjeux de qualité et de compétitivité de la vision 2020".

"Il sera en mesure d'amener les établissements d'hébergement touristique classés à améliorer leur compétitivité, tant en matière de repositionnement du produit, que de création d'activités d'animation et de nouveaux points de vente, d'adoption d'une démarche d'efficacité énergétique, d'introduction et d'utilisation des NTIC, d'adoption d'une démarche qualité..."

La part en fonds propres exigée pour les "petites unités" (1* à 3*, résidences hôtelières et maisons d'hôtes) sera de 10%, tandis que pour les "grandes unités" elle sera de 15%. La quote-part financée par le fonds variera entre 35% et 45% selon les catégories d'hôtels.

Les hôtels classés pourront accéder à des enveloppes pouvant aller jusqu'à 20 millions de DH par projet, avec des plafonds par chambre rénovée, allant de 80.000 DH (pour les auberges) à 200.000 DH (pour les 5 étoiles).

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