Qui est en ligne ?

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui73
mod_vvisit_counterHier1841
mod_vvisit_counterCette semaine73
mod_vvisit_counterLa semaine dernière13078
mod_vvisit_counterCe mois-ci44232
mod_vvisit_counterLe mois dernier60301
mod_vvisit_counterTotal1954824
:  en ligne
Votre IP: 54.80.132.10
 , 
Aujourd'hui: Oct 23, 2017

pub01

station

station (4)

Les nouveaux thermes traditionnels de Moulay Yacoub ont ouvert leurs portes au public depuis le 13 juillet, après plus de 2 ans de travaux. Aux normes internationales, ces thermes viennent ainsi remplacer ceux édifiés en 1928.

Le nouveau bâtiment des thermes traditionnels de Moulay Yacoub comprend 43 cabines individuelles de soins (dont quatre pour personnes à mobilité réduite), incluant 32 baignoires thermales classiques, dix baignoires de soins avec jacuzzi et une baignoire de soins avec massages sous-marins.

A cela s’ajoutent deux piscines d’un diamètre de 15 mètres chacune, une piscine pour hommes, une autre pour femmes, ainsi qu’une piscine premium de 75 m2, avec un service similaire à celui des thermes modernes. Ce complexe intègre également un service pour les soins ORL et un ascenseur étanche contre le soufre. Ce projet qui a nécessité un investissement de 65 MDH constitue la 1ère phase du grand projet du SPA Vichy de Moulay Yacoub. En effet, le plan de développement de la station thermale comprend aussi la rénovation des thermes modernes et la construction d’un « Vichy SPA hôtel Thermal » pour un investissement de 260 MDH. Le contrat de gestion déléguée de l’hôtel Vichy Thermalia Spa Hôtel 4 étoiles et de la station thermale moderne de Moulay Yacoub a été signé en juin dernier, lors d’une cérémonie dédiée, par Mohammed Karim Jennane, Administrateur Directeur général de Cothermy (Compagnie thermo-médicale de Moulay Yacoub) en qualité de Propriétaire et Jérôme Phelipeau, PDG de Vichey Spa International, en qualité de Gestionnaire.

Mardi, 16 Décembre 2014 14:38

Ski : les 10 spots les plus exotiques

Written by

Apprendre à skier en Autriche, rider sur l’Atlas au Maroc, dévaler les pistes

aux côtés de Cameron Diaz aux Etats-Unis ou skier au Chili en été :

voici les 10 spots les plus exotiques au Monde.

De l’Italie à l’Allemagne, du Maroc au Japon, les destinations les plus prisées pour goûter l’altitude autrement.

1. Maroc Oukaimeden : pour skier au-dessus des palmiers

Skier au Maroc à seulement 70 km de Marrakech ? D’abord, on croit à la blague. Puis l’on se rend à l’évidence. A plus de 3.000 mètres d’altitude, le massif de l’Oukaimeden cache un domaine skiable confidentiel, qui exhibe un panorama formidable sur les contreforts du Haut-Atlas et la plaine du Haouz. Exploré dès les années trente par le Club alpin français qui y bâtit un refuge, identifié comme un site majeur de gravures rupestres dans les années quarante, il faudra attendre encore vingt ans et l’arrivée de la route pour que chalets et hôtels se remplissent, convertissant Oukaimeden en station de ski à la mode. Les liaisons aériennes se développent et la ville tombe dans l’oubli. Ce n’est que sous la spatule audacieuse de quelques riders qu’elle retrouve depuis peu un regain de notoriété. Le luxe suprême ? Loger dans une villa avec piscine du camp de base, à une quinzaine de kilomètres de Marrakech d’où décolle l’hélico pour déflorer les plus hauts hors-pistes de l’Atlas. Y loger : à l’Heliconia Park**** www.heliskimarrakech.com

2. Suisse Gstaad : pour son glacier

On atterrit, comme le Gotha, sur l’aérodrome de Saanen ou on laisse sa voiture à l’entrée de ce village à la Heidi. Gstaad, entièrement piétonnière, tout en charmants chalets, hôtels et restaurants étoilés, étonne toujours ; nullement pervertie par la célébrité, elle cultive, aujourd’hui encore, discrétion, authenticité et privilèges pour enfants. Et, on l’oublie parfois, elle présente un domaine parmi les plus enneigés de Suisse, le Gstaad Mountain Rides, dominé par le Glacier 3000, le seul glacier skiable de l’Oberland bernois. On s’attarde dans la station conçue par Mario Botta, on y déjeune même sur la terrasse qui permet d’admirer la flopée de sommets culminants à plus de 4.000 mètres. Et on emprunte le premier pont suspendu au monde qui crée un lien entre deux sommets. Tout juste inauguré, il permet de jouir d’un extraordinaire panorama sur le Cervin et l’Eiger, le mont Blanc et la Jungfrau. Mais aussi : chaque année, fin janvier, la ville accueille les Sommets musicaux de Gstaad pour une semaine de musique classique. Rendez-vous du 30 janvier au 7 février. Y loger : au légendaire Gstaad Palace pour l’extravagance de son architecture.

www.palace.ch www.sommets-musicaux.ch

3. Italie La Thuile : pour sa pente à 73 %

On y parle souvent le français mais l’ambiance est résolument italienne, festive et bruyante, et teintée d’un je-ne-sais-quoi de snobisme : La Thuile, c’est cette station du Val d’Aoste posée à 1.450 mètres d’altitude qui partage avec La Rosière – côté français, donc – l’Espace San Bernardo, un domaine skiable de plus de 150 kilomètres de pistes. Ce n’est pourtant pas le snobisme qui pousse à choisir le versant italien, mais bien les pistes, plus sportives. C’est l’occasion pour les plus chevronnés de se mesurer à la légendaire « Franco Berthod ». Cette noire – damée tous les jours – a souvent accueilli des épreuves de Coupe du monde : longue de 4 kilomètres, elle est surtout réputée pour sa déclivité qui atteint ­jusqu’à 73 % ! Pour s’échauffer, on ­commence par une belle rouge, la Chaz Dura, qui promet 11 kilomètres de descente en partie à travers la forêt. Et pour se ragaillardir, on dévore ensuite une bonne carbonade !

Y loger : au tout nouveau Nira Montana*****, un boutique-hôtel de bois et de pierre. http://niramontana.com/en

4. Chili Portillo : pour skier en été

En fond d’écran, l’Aconcagua, le plus haut sommet d’Amérique du Sud. A vos pieds, Portillo, la plus ancienne station de ski de cette partie du monde. En 1887, des ingénieurs norvégiens et anglais – venus à la demande du gouvernement pour une étude ferroviaire – sont les premiers skieurs répertoriés. Mais Portillo elle-même n’est créée que dans les années trente : un modeste hôtel – agrandi et joliment modernisé –, une école de ski, tout aussi modeste et dont le premier directeur n’est rien de moins qu’Emile Allais. On est à peine à 2 heures de route de Santiago et l’impression dominante est celle d’un club VIP : 14 remontées mécaniques sans file d’attente, un domaine apte à séduire les bons skieurs, des pentes vertigineuses qui viennent mourir au pied du lac Inca et des hors-piste accessibles à pied et pour des amateurs de tous niveaux. Y loger : un seul hôtel, le Portillo, choisir une chambre avec vue sur le lac ou en chalet. www.skiportillo.com

5. Finlande Levi : pour les aurores boréales

C’est l’histoire d’un minuscule village au cœur de la Laponie finlandaise. L’histoire d’un hameau qui se mourrait doucement. Dans les années quatre-vingts, on construisit un aéroport, on modernisa le centre-ville, et voilà comment Levi se transforma en station réputée – la Coupe du monde de ski alpin aime s’y arrêter le temps d’une épreuve – autant que branchée. Il fait – 15° mais l’air sec fait oublier le froid. Le jour se lève, pâle, anémié, pour, en quelques petites heures, disparaître déjà. Etrange impression que de skier dans la nuit polaire. Mais, si l’on vient ici, non loin du cercle arctique, c’est avant tout pour apercevoir la queue du renard. Car, à en croire la légende laponne, les aurores boréales ne sont rien d’autres que les étincelles projetées par la queue d’un goupil courant à travers les monts de l’Arctique. Alors, après le dîner, on s’éloigne un peu des lumières du centre-ville et l’on scrute le firmament. Et là, sur la toile noire bleutée, peut débuter le ballet en free ride.

Y loger : dans un igloo de verre, bien sûr, pour mieux s’endormir en admirant le ciel. www.polarmeetings.com

6. Autriche Fügen : pour débuter en famille

Enfants, on a tous fredonné « Douce nuit, sainte nuit », parfois même en VO. Mais qui sait que c’est à Fügen, charmant village à l’entrée de la vallée de Zillertal, que cette chanson a été créée ? Située à moins d’une heure d’Innsbruck, Fügen a choisi d’affûter son offre aux contraintes familiales. C’est au cœur du village que l’on emprunte le téléphérique du Spieljochbahn qui mène au domaine skiable. Certes assez modeste, il propose 25 pistes bien exposées, au tracé soigné. Larges et bien longues, elles sont rarement prises d’assaut. Une garderie prend en charge les bébés dès 3 mois, on confie les apprentis skieurs à des moniteurs francophones et, le soir venu, tout le monde profite des installations du centre aquatique : glissades sur l’un des plus longs toboggans d’Autriche ou nage à contre-courant, soins thermaux ou sauna. Y loger : l’hôtel Elisabeth****, un établissement aussi chaleureux que coquet. www.elisabeth-fuegen.at

7. Allemagne Garmisch-Partenkirchen : pour le décor

A une heure de Munich, enchâssée dans les Alpes bavaroises, Garmisch-Partenkirchen n’est pas seulement l’une des plus importantes stations de sports d’hiver, c’est aussi une des plus bucoliques bourgades du pays. Il y a d’abord Garmisch, ses rues piétonnières animées et son église baroque, érigée avec les pierres du château voisin de Werdenfels. Et puis Partenkirchen, célèbre pour ses jolies maisons peintes, et la Ludwigstrasse, artère hérissée de boutiques de luxe. Mais ces deux villages – réunis pour les Jeux Olympiques de 1936 de sinistre mémoire – s’imposent également comme l’accès à Zugspitze, le toit de l’Allemagne, à 2.962 mètres. Pour l’atteindre, on grimpe en téléphérique depuis le lac d’Eib ou, mieux pour le fun, on emprunte le train à crémaillère et ses pentes inclinées à 25 %. Là, on embrasse un panorama exceptionnel découvrant plus de 400 sommets autrichiens, italiens, suisses et allemands. Le chic absolu ? Flâner dans la plus haute galerie d’art contemporain d’Europe. Y loger : façade peinte et ambiance alpine à l’hôtel Zugspitze**** sup. www.hotel-zugspitze.de/en

8. Canada Whistler : pour la taille de son domaine

Créée en 1966 pour accueillir les JO de Vancouver, plébiscitée de nouveau en 2010, il se murmure que cette station de Colombie-Britannique serait la meilleure du pays. C’est en tout cas le plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord : quelque 250 pistes réparties sur 3.500 hectares auxquels s’ajoutent 175.000 hectares supplémentaires d’un incroyable terrain de jeu incluant une superbe forêt et de sacrés dénivelés. Si les deux massifs, Whistler Mountain et ­Blackcomb Mountain, sont reliés par un téléphérique de 4,4 km de long – dont deux cabines au vertigineux plancher vitré –, les plus impatients peuvent aussi choisir l’expérience héliportée. L’avantage du site ? Il sied à tous les niveaux. Y loger  : dans un des appartements du Four Seasons.

www.fourseasons.com/whistler

9. Japon Niseko : pour la légèreté de sa poudreuse

On vient de Hong Kong et des Etats-Unis, du Canada et de Singapour, d’Australie et même parfois de France pour skier à Niseko, station ni trop grande ni trop petite sur l’île d’Hokkaido. On y vient pour le manteau neigeux drainé par les vents sibériens, exceptionnel de générosité : entre 10 et 15 mètres en cumulé chaque hiver ! Pour preuve, non seulement les branches des arbres ploient sous cette couverture d’un blanc tout japonais, mais les troncs eux-mêmes semblent emmitouflés. Niseko, c’est la promesse d’un grand ski et d’inoubliables slaloms à l’abri de la bise dans les sous-bois. La poudreuse légère à souhait y est peut-être un peu moins sèche qu’à Sahoro, mais l’épaisseur du tapis et la longueur de la saison – de novembre à fin avril – désignent Niseko comme l’un des meilleurs spots du pays.

Y loger : au Green Leaf Niseko Village, hôtel skis aux pieds avec boutique de location de matériel. www.thegreenleafhotel.com/en

10. Etats-Unis Vail : pour fréquenter les stars

Imaginez un village bavarois campé à 2.500 mètres d’altitude dans les Rocheuses. Mais un village à la sauce Donald, revu par Disney pour le folklore et corrigé par Trump pour le luxe : sapins enguirlandés de lampions et rues piétonnières bordées de palaces. S’y croisent visons blancs et lunettes noires. « Ski me, I’m famous », chuchote Vail. Séculaire terrain de chasse des Indiens, ancien spot de chercheurs d’or, cette station bâtie dans les années soixante-dix s’affiche aussi comme l’une des plus jet-setteuses de la planète.

A deux heures de voiture de Denver, la concurrente directe d’Aspen est, de surcroît, considérée comme la Mecque américaine du ski alpin – elle accueille d’ailleurs les championnats du monde l’an prochain. Elle a surtout cette touche inimitable qui fait d’elle « the place to be » : des rues chauffées et une poudreuse au nom évocateur, « Champagne Powder » !

Y loger : dans l’une des chambres cosy avec cheminée de l’Arrabelle***** http://arrabelle.rockresorts.com

Pascale Missoud

LesEchos.fr

Mercredi, 02 Octobre 2013 12:44

Moulay Yacoub : La station se refait une santé

Written by

De nouveaux thermes traditionnels aux normes internationales seront construits à Moulay Yacoub

Sébastien Bazin, Président du groupe Accor

Un gestionnaire multidimensionnel

Ancien directeur général de la société d’investissement Colony Capital, celui qui vient d’être nommé

président d’Accor passait jusqu’ici pour un « killer » BCBG, un méchant

financier

«Je suis son pote de gauche. On s'engueule quand on parle de politique. C'est comme La Rose et le Réséda d'Aragon. Quand je le vois, je lui fais un peu de bien, cela le change de ce milieu glabre de la haute finance.» C'est Roland Castro qui parle. L'architecte utopiste, l'ancien maoïste, fondateur en 1968 du mouvement Vive la révolution, «adore»Sébastien Bazin, l'ancien élève de Saint-Jean de Passy à l'air propret, le «méchant» financier. Régulièrement, ils déjeunent ensemble à La Closerie des Lilas où ils engloutissent des «plâtrées d'huîtres» arrosées de bon champagne. Régulièrement, le plus jeune tente d'expliquer à son aîné qu'il fabrique «des résultats à deux chiffres»avec ses produits financiers. «Pour moi, un produit c'est un camembert, un pinard», grogne l'architecte.

Il ne faut pas tirer de conclusion hâtive de cette amitié singulière. Si ce n’est que Bazin, chrétien convaincu, parti l’année dernière tout seul quinze jours sur les chemins de Compostelle, n’a pas d’œillères en amitié. Il est peut-être moins lisse, plus éclectique –ou habile ?- qu’il n’y paraît. Le tout nouveau président du groupe Accor entretient de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, nouées dans des circonstances dramatiques – l’une des filles de Sébastien Bazin faisait partie des enfants prisonniers de HB, lors de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly- et renforcées lorsque Bazin est devenu patron du PSG, mais aussi avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Dans le même temps, malgré sa réussite, le nouveau patron d’Accor est resté « fidèle à ses « vrais » copains, ceux de ses 15-20 ans », relève Christophe Chenut, qui l’a connu lorsqu’il était encore « un bon gars du XVIe qui allait dans les rallyes ». Il a joué avec lui dans une équipe de foot, pompeusement appelée le Café, le Cercle amical des footballeurs élégants ?

Elégant, celui dont la maison de Saint-Lunaire est toujours ouverte à ses amis sait parfois bousculer les bonnes manières. Et jouer les mauvais garçons. Malgré ses airs très Neuilly Auteuil Passy, dont il se moque volontiers, ce fils d’administrateurs de biens est capable de faire tomber les têtes. « C’est un garçon très bien élevé, on s’attend à ce qu’il soit mou-mou, et il ne l’est pas du tout », s’amuse le dirigeant d’un groupe de luxe. A la tête du fonds d’investissement américain Colony capital, depuis 1997 jusqu’à sa nomination chez Accor, il a en tout cas multiplié les coups.

Les investissements dans l’hôtellerie, la restauration (Buffalo Grill ), les vignobles (Château Lasconmbes), les data centers, le sport (PSG et piscine Molitor) et dans des sociétés cotées, comme Endered, Dia, Carrefour et Accor. Depuis qu’il est entré dans le capital du groupe hôtelier, les présidents ont eu la vie dure (trois en huit ans !). Gilles Pelisson explique benoîtement : « Bazin est quelqu’un qui sait très bien lire les chiffres et mettre la pression quand cela ne va pas. Ce n’est pas un philanthrope, il s’attend à un retour sur investissements. » Pourtant, même certains de ceux qui ont été virés par lui ne lui en veulent pas. « Il est complètement double, s’amuse Alain Cayzac. C’est un killer souriant et lent. Il met du temps avant de « tuer », mais quand il l’a décidé, il y va », raconte l’ancien patron du PSG. Bien qu’il l’ait contraint à quitter la PSG Bazin « est resté un ami. Il m’a foutu une paix royale et puis quand il a décidé de faire entrer quelqu’un sans m’en parler je n’ai pas accepté. Je suis parti mais on était chacun dans son rôle. » même son de cloche du côté de Gilles Pélisson, ancien patron d’Accor : « il a un tel sens du relationnel qu’il sera toujours votre ami, même s’il vous plante un couteau dans le dos. »

Capacité de persuasion

Bazin sait y faire. Tout le monde s’accorde à le reconnaître, c’est un charmeur. « C’est un intuitif qui a beaucoup d’empathie et préfère convaincre et charmer que rentrer dans le conflit », explique Jean Raby, qui vient d’être nommé directeur financier d’Alcatel Lucent. Patrick Sayer, son complice en affaires, assure que « Sébastien, avec ses yeux bleus et son sourire de poupon, sait toujours trouver le mot juste pour vous envelopper comme dans un châle. » Cette capacité de persuasion alliée à un parler « cash » ont aidé Bazin à sortir du lot avec comme seul bagage une maîtrise de gestion à la Sorbonne. Grâce au père de sa femme, il décroche un travail dans la finance aux Etats-Unis entre 1985 et 1990, au milieu de grandes manœuvres liées aux OPA et aux fusions acquisitions. De retour en Europe, il devient directeur de la banque Hottinguer Rivaud puis rejoint Colony Capital, en 1997, ayant séduit son PDG Tom Barrak, avec qui il a noué une relation quasi filiale. Franc-tireur, Bazin n’a pas son rond de serviette au siècle ni au Diner des Cent, mais il sait cultiver ses relations. Désormais président exécutif d’un navire amiral de 160 000 personnes, il sait que le défi à relever est de taille. Dominique Desseigne, qui dirige le groupe du même nom, est convaincu qu’ « il a la capacité pour réussir mais il faut qu’il s’impose en interne ». Juste après sa nomination, il a confié à l’un de ses amis : « chaque fois qu’il a fallu que j’annonce un départ, je l’ai dit en face. Maintenant, quelqu’un viendra peut-être me dire aussi un jour que je dois partir. Je sais bien que les gens qui t’ont fait pourront te défaire… » Le Figaro

«Après deux mois sans surf, ça fait du bien!» : la combinaison retroussée jusqu'aux hanches, Baptiste rayonne comme le chaud soleil de cette fin décembre. En venant d'Essaouira, à un jet de planche de la grande Agadir, le ton est vite donné en parcourant la principale artère, grouillante, de ce village aux constructions anarchiques et décaties, au pied des derniers contreforts du Haut-Atlas. Se succèdent restaurants, snacks et surtout boutiques de surfs, dont la plus imposante trône au pied d'un minaret.

Taghazout, une aubaine pour les

passionnés de la discipline?

«Les conditions en décembre sont parfaites : les vagues de l'hiver avec du soleil. Du coup, les surfeurs débarquent de partout, en majorité d'Europe», explique Mohamed, qui s'affaire à la réparation de planches.

Avec ses 24 degrés dans l'air et 19 dans l'eau, Taghazout offre des conditions quasi idéales pour tout surfeur en manque de soleil. Il peut aussi compter sur un aéroport international à proximité, Agadir, avec vols à bas coût.

La famille Cecille, originaire de La Rochelle, sur la côte Atlantique française, a, justement, atterri à Agadir. Mais pas question de rester dans cette station au tourisme cinq étoles, clame-t-elle.

Le fils, Baptiste, 17 ans, s'enthousiasme : «ça faisait deux mois que je n'avais pas surfé, ça fait du bien!». Tom, un trentenaire originaire d'Allemagne, fait lui la moue devant sa planche abîmée, séquelle «du transport en avion», soupire-t-il. Habitué des plages californiennes, il compare en connaisseur : «vagues plus petites, mais climat encore meilleur qu'à San Diego à la même période!». A deux pas, Phil, Néo-Zélandais résidant à Londres, et Antton, un Finlandais, sont conquis. «En Europe, c'est sombre et froid en ce moment», dit Phil. A cinq heures du Vieux continent, il n'existe qu'une alternative, «les Canaries», et «c'est plus cher».

Projet d'hôtels de luxe

Rançon du succès, des utilisateurs de sites se plaignent de l'affluence dans l'eau. «Eviter les vacances de Noël (...). L'Europe entière est de sortie», écrit l'un d'eux sur ‘allosurf.net’.

Taghazout compte notamment de nombreux «surfs camps», formules avec cours et hébergement vendues par les agences de voyage, qui ont fleuri avec la montée en puissance de la discipline dans les années 90. Mais la fréquentation dépend aussi des conditions de glisse, et en cette fin d'année les gros rouleaux ne sont pas au rendez-vous. Sur la plage du village, où les planches côtoient les barques de pêcheurs, la houle suffit toutefois au bonheur d'Annet, une Allemande.

Ce tourisme sportif donne du travail aux Marocains, comme Omar, un moniteur qui travaille pour les camps de surf durant la haute saison. Celle-ci se termine vers avril, «ensuite il n'y a plus grand monde», selon Xavier Frédéric, un Français à la tête d'une pizzeria depuis 2005. Sous les canisses, sa vingtaine de tables affiche complet, surtout avec le festival du surf qui s'est tenu du 28 au 30 décembre, une modeste première qui a permis à Mehdi Ouhabbi, son initiateur, de soulever quelques préoccupations sur l'environnement.

«Au départ, c'était juste quelques hippies», avance Marco, un Français au look de vieux marin qui y vit depuis 25 ans. «Maintenant ça peut devenir du gros business, une Côte d'Azur», juge-t-il.          

Espace Publicitaire

AP-Almohades-casa.jpgatlashospitality.jpg

Votre avis nous intéresse

N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires à l’adresse

vietouristique@gmail.com

avis
  Copyright © 2011-2015 --- La Vie Touristique
Designed by Créative web