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Hommage

Hommage (3)

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Les témoignages de ceux qui l’ont connu ou cotoyé ont ressenti sa disparition comme une grande perte pour le Maroc, homme serviable et à l’écoute des uns et des autres. Voici les témoignages de 4 personnalités du Tourisme.

Les témoignages de ceux qui l’ont connu ou cotoyé ont ressenti sa disparition comme une grande perte pour le Maroc, homme serviable et à l’écoute des uns et des autres. Voici les témoignages de 4 personnalités du Tourisme. (0)

HOMMAGE À FEU HAJ

ABDERRAHMANE KASMI,

ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MINISTÈRE DU TOURISME

Par Mohammed Belmahi,

Ancien Ambassadeur

La famille du tourisme marocain est aujourd'hui en deuil. Elle a perdu l'un des derniers détenteurs de sa mémoire administrative en la personne de Haj Abderrahmane Kasmi, décédé à l'âge de 84 ans. Il fut en effet celui qui servit le plus longtemps au poste de Secrétaire Général du Ministère du Tourisme, poste-mirador qui lui permit d' accompagner les grandes transformations que ce secteur stratégique pour l'économie nationale a connues notamment durant les années 1970 à 1990.

J'ai eu à collaborer avec lui de 1982 à 1988, d'abord en tant que Directeur du Tourisme et ensuite en tant que Directeur Général de l'Office National Marocain du Tourisme, sous deux Ministres différents dont M. Azeddine Guessous. Sous l'impulsion de ce dernier, notre tâche était de mettre en oeuvre une réforme majeure qui avait pour objectif premier de faire rentrer le secteur du tourisme dans le cadre de l' économie de marché.

Cela voulait dire le démantèlement des procédures administratives de contrôle et de fixation des prix hôteliers, la privatisation de la gestion des quelques 45 établissements hôteliers propriétés de l'Etat et leur session par la suite au secteur privé, la révision du code des investissements hôteliers, l'adoption d'une nouvelle approche de communication de l'image du Maroc à l'étranger, le rapprochement stratégique avec la Royal Air Maroc, la réorganisation de la nature des relations entre le Ministère de tutelle et les différentes fédérations professionnelles des agences de voyages et d'hôtellerie, etc.

Notre collaboration a continué par la suite, de façon plus indirecte, quand j'avais intégré le Groupe ONA en tant que Directeur Général de son nouveau Secteur Immobilier et Touristique et ce, de 1988 à 1995, secteur que je devais en effet mettre en place.

M.Kasmi était un fervent connaisseur du folklore traditionnel marocain. Il avait tissé des liens personnels avec les grands Rais de pratiquement toutes les troupes folkloriques de renom dont le fameux "Ho Chi Minh" des Zaianes.

Il s'était profondément passionné pour l'organisation annuelle, dans ses moindres détails, du Festival National du Folklore de Marrakech. Un hommage particulier mériterait qu'il lui soit rendu à l'occasion de la tenue de la prochaine session de ce festival.

UN GRAND HOMME NOUS A QUITTES :

Par Jamal Eddine Bouamrani.

Si Abderrahim KASMI (dit Abderrahmane), ancien Secrétaire Général du Ministère du Tourisme a tiré sa révérence. Notre Regretté a commencé sa carrière au sein de l’Administration du Tourisme où il a gravi divers échelons jusqu’à en devenir le pivot, de par les fonctions qui lui avaient été attribuées et ce, … jusqu’à sa retraite. Représentant du tourisme marocain dans plusieurs pays européens, il a marqué ses passages par son sacrifice, sa gentillesse, son affabilité, sa science du savoir faire et du contact humain. Pourtant, Si Abderrahim n’a pas bénéficié d’une vie aisée …. Après avoir surmonté un grand malheur qui l’avait frappé dans sa fleur de l’âge, il a été affaibli par des maladies atroces… mais ni ceci, ni cela, ne lui a fait   perdre son humour et sa volonté d’apporter constamment une aide à son prochain.

Nul ne peut le juger mieux que ceux qui furent ses Collègues avant de devenir ses Collaborateurs. Leur témoignage est poignant : il n’existe aucune personne qui a collaboré avec lui , ou qui a travaillé sous ses ordres, qui ne puisse reconnaître que le Disparu lui avait apporté son   soutien dans telle ou telle situation, l’avait défendu lors de tel ou tel malentendu … et c’est grâce à son charisme que les problèmes se résolvaient à l’échelon ministériel et   même gouvernemental. Après plusieurs années passées à organiser les divers services tant au Ministère qu’à l’Office du Tourisme, il avait décidé de s’inscrire au cycle supérieur de l’Ecole Nationale de l’Administration Publique. Son diplôme en poche, il s’en est allé faire des stages, durant plusieurs mois, dans diverses administrations américaines. Armé de son humilité naturelle et de son désintéressement aux choses de la vie, il reprend son bâton de pèlerin dans diverses délégations du Tourisme.   C’est quelques années avant sa retraite qu’une reconnaissance fût rendue aux diverses actions qu’il n’avait   cessé de mener tant pour l’assainissement du secteur , que pour sa croissance, dans des conditions qui répondent aux désirata de la Clientèle internationale.

Les Promoteurs, quant à Eux, reconnaissent   en lui, le facilitateur, l’homme qui aime à débloquer les situations les plus ardues.

Mon Cher Disparu, si nos yeux sont là pour te pleurer, notre cœur est présent pour garder indéfiniment le souvenir du Grand Homme que tu fus, l’Ami fidèle et le compagnon de toute une vie … consacrée à la noble mission pour laquelle tu t’étais consacré et qui n’était autre que le développement d’un secteur économique primordial pour notre Pays, secteur que tu as aimé, que tu as choyé et que tu as servi avec ta douceur naturelle, ton amabilité innée et ton dévouement professionnel. Repose en paix, Cher Abderrahmane, tu as laissé un capital considérable, une fortune immense concrétisés par l’amour que te portent tes Amis et la gratitude de tous ceux qui ont eu l’honneur   de te côtoyer ou de te fréquenter.

Que le Très Haut bénisse les Membres de ta petite famille et les aide à surmonter cette peine.

DANS L’INTIMITE D’UN GRAND VETERAN DU TOURISME MAROCAIN

FEU ABDERRAHMANE EL KASMI

La famille du Tourisme est en deuil

Par Mohamed EL MANOUAR

Abderrahmane El Kasmi, un nom emblématique dans sa substance la plus singulière, l’un de ses plus prestigieux vétérans, vient de nous quitter pour une éternelle vie. C’était le dimanche 13 juillet 2014. La dépouille est inhumée chez lui à la vénérable zaouia de Sidi Kacem, au milieu des siens avec lesquels il était resté des décennies durant en communion ; c’était le lundi 16 de ce mois sacré de Ramadan 1435.

Il est une chose des moins aisées, impossible à atteindre, comme un mirage, si ce n’est dans ses aspects les plus saillants : débusquer les innombrables qualités de cette fascinante personnalité passionnante et hors du commun. Un homme qui s’est voué corps et âme au service d’un secteur qui l’avait de tous les temps habité, à telle enseigne que l’on ne pouvait parler, penser à ce secteur d’ouverture et de tolérance sans se voir profiler dans ses coins et recoins cette personnalité si tendre, si attachante. Que de plaisir nous éprouvions en sa compagnie, en sa présence même lors de ses coups de gueule, ses triades qui se dissipaient promptement et que, fugaces, elles ne duraient que l’espace d’une seconde. Abderrahmane que nous appelions toujours Chérif, l’était en effet, non seulement par filiation, mais par tempérament. Il avait énormément servi sans se servir ; il donnait sans compter ; sa générosité n’avait d’égale que celle de son cœur ; rien ne lui appartenait. La luxure et le lustre factice de cette vie n’étaient pas son fort. En revanche, ses affres n’avaient aucune prise sur lui. Des revers et que d’épreuves il avait subis. Il ne s’en plaignît jamais. Il feignait se dépasser sans sa témérité persistante. Il sût vaincre les obstacles, les embûches d’une vie ardue. Il était resté égal à lui-même et il a sût garder raison. Il ne tînt point rigueur même à ses détracteurs qui finirent évanescents par s’en aller à vau-l’eau. L’homme ne pouvait passer inaperçu. Et comme disait Buffon : « Le style, c’est l’homme ».

Abderrahmane se démarquait ostensiblement même de ses compères par ses qualités où la probité, la disponibilité, la proximité, l’humilité le stoïcisme se conjuguaient en symbiose parfaite pour donner au personnage la place qui lui sied sur le piédestal de sa longue carrière qu’il voulait être celle de la médiation, celle de la fédération autant les courants alimentés par les protagonistes du moment étaient intrépides en traversant ce secteur splendide, biaisé par des intérêts, des lobbies souvent divergents. Guidé par l’intérêt suprême, sa grande qualité réside, à coup sûr, dans sa capacité de négociation, de conciliation et de vivre ensemble. Il avait toujours ainsi, avec dextérité et facilité, résolu des questions souvent difficiles, voire antinomiques. Il était écouté ; il était respecté car il avait cette grande et rare capacité d’écoute ; il respectait tous ceux et celles qui évoluaient dans les arcanes de ce département sans tenir compte ni du grade ni de la fonction ni de la filiation. Il était l’un des rares hauts responsables du Tourisme à connaître de visage et de nom tous les artistes des nombreuses troupes nationales des arts populaires. Lors des éditions du festival national des arts populaires de Marrakech, il n’y avait pas une nuit où il ne passait s’enquérir de la situation de chacun des artistes, prenait un verre de thé préparé par Si Hammou, chez Oukessane de El Kelâa des M’Gouna ou partageait le succulent tajine de Lhadj Loukarid d’Imi n Tanout. Il incarnait la véritable culture populaire marocaine dans toutes ses dimensions et se rendît vite compte de la diversité culturelle et linguistique de ce pays et de sa richesse humaine, patrimoniale et géographique. Ses pérégrinations qui frôlent l’ubiquité, ses différentes fonctions à l’intérieur du Maroc et à l’étranger, son ouverture, sa modestie presque maladive, sa noblesse faisaient de lui l’incontournable passage, la mémoire du secteur. Son expertise cumulée à travers son riche parcours le prédestinait à jouer le rôle de passerelle entre le Ministère et l’Office et entre ces derniers et les professionnels. Il était l’un des pionniers qui avaient vécu et participer activement à la mise en œuvre des stratégies de développement d’un secteur économique encore embryonnaire et gesticulant à ses débuts. Il l’avait vu naître et grandir sous ses yeux. Il avait toujours su conjuguer la fougue, la technicité, le politique de tel ou tel ministre. Les vagues déferlaient, Abderrahmane était toujours vaillant et veillant sur l’édification d’un secteur qui évolue au gré des circonstances et des humeurs changeantes des hommes sur lesquels échoie la responsabilité politique. Il était de ceux et de celles nombreux et oubliés qui avaient œuvré avec obstination et témérité à mettre la destinée du tourisme marocain sur la voie de l’excellence.

Une gageure qui ne sera pas sans suite ! Et de clore ce témoignage somme toute modeste, je dirai avec beaucoup d’humilité: les morts sont invisibles. Ils ne meurent jamais dès lors qu’ils habitent le cœur de ceux qui les aiment. Et devant la mort le silence et la méditation sont de rigueur. Enfin à l’adresse de sa petite et grande famille et sur l’épitaphe de sa tombe, j’inscrirais volontiers ce qu’écrivait André Malraux : « Le tombeau des héros est dans le cœur des vivants ».

Que Chérif Abderrahmane repose en paix.

Que Dieu ait pitié de son âme.

Disparition d'un frère/confrère

exceptionnel

Par Ali ElKasmi.

Plus qu'un frère, Feu Abderrahim ElKasmi (Abderrahman pour ses amis et collègues ) fut pour moi une source d'inspiration et un exemple de correction et d'abnégation a ses devoirs nationaux qui ont marqués pour toujours ma vie professionnelle et relationnelle. En lui j'ai connu le frère attentif et affectueux , mais aussi le collègue et patron intransigeant mais toujours respectueux et exemplaire tant du point de vue relations humaines que professionnelles. Son dévouement et son abnégation pour son travail et son pays ont été pour moi et pour beaucoup de ceux qui ont eu a le connaitre professionnellement , une source d'inspiration et un parfait modèle à suivre.

Un homme humble, généreux et très modeste double' d'un serviteur d'état qui a grimpé plusieurs échelles allant de l'enseignement au vice président du parlement et passant plusieurs années de sa longue vie professionnelle dans le département du tourisme ou il a occupe plusieurs postes de responsabilité. C'est effectivement dans le secteur du tourisme qu'il a donné' le maximum de son rendement depuis l'état embryonnaire de ce secteur jusqu'à son épanouissement actuel ou il occupe une place importante dans l'échiquier economique national. Son amour pour ce secteur et ses acteurs aussi bien professionnels qu'administratifs ne l'ont jamais quite' et l'ont accompagné' tout au long de sa vie jusqu'au dernier jour de sa vie sur son lit d'hôpital. Sa famille ne se limitait pas aux seuls membres proches et intimes mais englobait naturellement pour lui ses collègues et amis professionnels très nombreux qu'il a eu à côtoyer durant sa longue carrière au département du tourisme.

Les nombreux témoignages de sympatie reçus après sa mort provenaient indistinctement de personnes de différentes couches sociales et de différentes régions du Maroc et même de pays étrangers, provenant de hauts responsables de l'état comme de simples citoyens qu'il a croise' a un moment ou un autre de sa vie. Ce sont ces valeurs morales et immatérielles qu'il a léguées à ses enfants en leur apprenant que c'est cela le plus grand héritage qu'il pouvait leur laisser.

Due Dieu aie son âme. Amine

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Une étoile de l’ahidous vient de s’éteindre. Une parure magique qui s’en va dans le lointain sans se retourner. Le père Muhand Ouchibane et la mère Rqia Lahcen n’avaient qu’un fils unique, Moha. Il naquit en février 1903 dans le douar Azrou n Ayt Lahcen (à ne pas confondre avec Azrou n Ayt Myill) dans la tribu des Ichqirn, lignage des Ayt Yaâqub Ou Aissa de Laqbab dans la région de Khénifra. Ses papiers administratifs indiquent toutefois la date de 1916 et, de son vivant, Moha confirmait que la déclaration de cette date lui avait permis de s’engager dans l’armée française et d’échapper, pour ainsi dire, aux pénibles travaux agricoles dans les terrains de sa famille, de surcroît, non rémunérés. Soldat, il participa du côté français contre l’offensive allemande durant la seconde guerre mondiale. A la fin de la grande guerre, il rejoint le pays natal, et fut affecté dans les rangs du 23° Goum Mixte Marocain. Peu de temps après, il devint chef des Mokhazni dans la caserne du 4ème Makhzen Mobile à Settat.

Rebelle, il refusa de se plier aux ordres de ses supérieurs de l’armée française et fut alors, par mesure disciplinaire, réaffecté comme mokhazni ou chawch, à Imilchil chez les Ayt Hdiddou, au bureau des affaires indigènes dont il s’occupait du cheval de l’officier en charge des A.I. C’était en 1948 et 1949. Durant son séjour à Imilchil, il participa à certaines opérations ponctuelles dans la région des confins algéro-marocain, à Bou Denib. Moha u Lhoussaïne avait trois passions qui lui collaient à la peau depuis son adolescence. Il ne pouvait s’en démettre : Ahidous qui le faisait vibrer, la fantasia (tafrawt) et le cheval dont il connaissait les coins et les recoins, sa maîtrise du mousquet à poudre (Bouhbba) et le tambourin (allun ou tallunt) qui ne le quittait jamais.

Il saura par la suite et, chemin faisant, l’investir dans son entreprise naissante au fil des ans et en faire la synthèse, une alchimie de verbe, de mouvement et de geste, dans ses spectacles, ce qui lui aura valu d’être consacré le Maestro, titre qui lui a été discerné pour la première fois par l’ancien président des USA, Ronald Reagan en 1984 lors des festivités marquant l’inauguration du pavillon « Maroc » à Walt Disney en Floride.

La troupe d’Ahidous de Laqbab était, durant cette époque, une troupe, le terme est inapproprié, comme toutes les autres, celle qu’on réunissait à des occasions ponctuelles. Après, chacun vaquait à ses occupations dans l’insouciance du lendemain.

Ses véritables créateurs étaient des aèdes de la tribu des Ichqirn dont notamment : feu Lahcen Ouârab, né en 1928, feu Ghousib sidi Ouâtmane, né en 1934, Lhadj Sghir, né en 1935, Lahcen Amhaouch, né en 1940, Hafi Moha Oulhoussaïne, né en 1940. Ce dernier fut désigné à l’unanimité des membres pour être son chef de file. Il refusa et proposa le nom de Moha Ou Lhoussaïne eu égard à ses compétences, à son implication, à son agilité et à son caractère militaire. La troupe était alors composée de 16 personnes : 8 hommes de Lqbab et 8 autres de Tighssaline. Aucune femme n’y figurait .

La désignation de Moha marqua une étape décisive dans l’évolution de la troupe. Il y incorpora 5 femmes.

Le Festival national des Arts populaires de Marrakech, certaines personnalités auront contribué à enclencher la longue trajectoire du groupe sous la conduite magistrale de cet artiste hors pair qui grimpa vite l’échafaudage de la notoriété et de la prééminence. Il était de la quasi-totalité des manifestations nationales et internationales.

Par son spectacle exquis où la poésie (afrradi, tamawayt et izli), la danse, les gesticules qui rappellent tafrawt, la fantasia, le rythme, le maestro donna à sa troupe et à Ahidous leurs lettres de noblesse et fera, sans le vouloir des émules qui suivirent, sans jamais réussir à l’imiter dans ses subtilités, l’exemple du mirage du maître incontesté et inégalé dans ce genre du riche patrimoine amazighe qui ne fait que s’épanouir, proliférer dans tout le Moyen-Atlas. Et le Festival National d’Ahidous de Ain Louh en est la consécration.

Moha Ou Lhoussaïne Achibane a servi assidument et avec une constance admirable cet art pendant soixante dix ans. Il participa avec sa troupe à un film tourné à Essaouira avec Touria Jebrane et Tayeb Saddiki. Il y incarna le personnage de Moulay Ismaël monté à cheval, suivi par sa troupe, son groupe derrière sa croupe.

Ses multiples pérégrinations lui ont permis de visiter plusieurs pays dont nous ne citerons que les USA (Floride, Los Angeles, New York), la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Côte d’Ivoire, l’Algérie…, ce qui s’est traduit par l’essaimage de cet art à travers le monde et ce qui a facilité à Moha Ou Lhoussaïne de nouer plusieurs contacts avec des personnalités comme Moulay Ahmed El Alaoui, Michel Jobert, Ahmed Snoussi et d’autres nombreux et essaimés.

Plusieurs hommages lui ont été rendus lors de manifestations nationales.

La presse n’y été pas du reste. Sa Majesté Mohammed VI le décora en 2002 à Tanger à l’occasion de la fête du Trône du wissam Al Moukafaa Al Wataniyya.

En 2011, l’artiste, au faîte de sa gloire, fit sa révérence. L’âge, la maladie aidant, il remet le lourd flambeau à son fils Lhoussaïne.

L’étoile de l’Ahidous marocain s’éteint le vendredi 19 février 2016 à 5 h du matin dans son domicile de Lqbab à l’âge de 113 ans vécus en longueur et en largeur. Il gît dans sa terre natale parmi les siens, les ichqirn de Khénifra.

Adieu l’ami…de tous.

Lundi, 28 Juillet 2014 10:57

Un vétéran du tourisme marocain s’en va

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Courage, professionnalisme et honnêteté, ce sont là, les trois valeurs qui définissent sa personnalité.

Durant plus de 40 ans, Abderrahim El Kasmi a été dans la tendance et toujours à l’œuvre avec bonne humeur, surtout dans le tourisme dont il maîtrisait toutes les arcanes avec son expérience, sa compétence et son expertise professionnelle, ainsi que dans la politique au niveau du parlement et de la vie partisane. Abderrahim Kacimi est un lauréat de la première promotion de l’école nationale de l’administration à Rabat. Recruté en tant que cadre au ministère des Postes et des Télécommunications, il rejoint, quelques années plus tard, le ministère du Tourisme. Un département où le défunt a fait le reste de sa carrière de haut cadre de l’administration. Il a été, tour à tour, délégué du tourisme à Milan, à Bruxelles, puis directeur à l’Office national du tourisme, avant d’être promu secrétaire général du ministère du Tourisme. Un poste qu’il a occupé pendant une quinzaine d’années. Il était un des meilleurs experts pour le développement de notre tourisme sans oublier sa préoccupation des ressources humaines et sociales, tous les meilleurs cadres et employés de ce département sont passés par lui directement ou indirectement. Il avait une capacité de négociation et un savoir faire hors pair et avait toujours su créer les bonnes conditions d’exploitation de l’industrie touristique. Avec Moulay Ahmed Alaoui, le père de notre tourisme, ils avaient mis en place une organisation professionnelle capable de guider et de protéger les corporations des agences de voyages et des hôteliers.

Tous les deux étaient totalement conscients du rôle important de cette industrie dans le développement économique de notre Maroc et avaient mis en place les bases qui ont servi à sa consolidation actuelle.

Son labeur et sa confiance inébranlable dans notre industrie touristique puisaient leur force dans son enracinement dans les valeurs traditionnelles du Maroc. Son courage, sa persévérance, son respect des principes tangibles du travail et de liberté fussent autant de valeurs qui ont fait sa grandeur et assureront demain son salut.

HOMMAGE À FEU HAJ

ABDERRAHMANE KASMI,

ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU MINISTÈRE DU TOURISME

Par Mohammed Belmahi,

Ancien Ambassadeur

La famille du tourisme marocain est aujourd'hui en deuil. Elle a perdu l'un des derniers détenteurs de sa mémoire administrative en la personne de Haj Abderrahmane Kasmi, décédé à l'âge de 84 ans. Il fut en effet celui qui servit le plus longtemps au poste de Secrétaire Général du Ministère du Tourisme, poste-mirador qui lui permit d' accompagner les grandes transformations que ce secteur stratégique pour l'économie nationale a connues notamment durant les années 1970 à 1990.

J'ai eu à collaborer avec lui de 1982 à 1988, d'abord en tant que Directeur du Tourisme et ensuite en tant que Directeur Général de l'Office National Marocain du Tourisme, sous deux Ministres différents dont M. Azeddine Guessous. Sous l'impulsion de ce dernier, notre tâche était de mettre en oeuvre une réforme majeure qui avait pour objectif premier de faire rentrer le secteur du tourisme dans le cadre de l' économie de marché.

Cela voulait dire le démantèlement des procédures administratives de contrôle et de fixation des prix hôteliers, la privatisation de la gestion des quelques 45 établissements hôteliers propriétés de l'Etat et leur session par la suite au secteur privé, la révision du code des investissements hôteliers, l'adoption d'une nouvelle approche de communication de l'image du Maroc à l'étranger, le rapprochement stratégique avec la Royal Air Maroc, la réorganisation de la nature des relations entre le Ministère de tutelle et les différentes fédérations professionnelles des agences de voyages et d'hôtellerie, etc.

Notre collaboration a continué par la suite, de façon plus indirecte, quand j'avais intégré le Groupe ONA en tant que Directeur Général de son nouveau Secteur Immobilier et Touristique et ce, de 1988 à 1995, secteur que je devais en effet mettre en place.

M.Kasmi était un fervent connaisseur du folklore traditionnel marocain. Il avait tissé des liens personnels avec les grands Rais de pratiquement toutes les troupes folkloriques de renom dont le fameux "Ho Chi Minh" des Zaianes.

Il s'était profondément passionné pour l'organisation annuelle, dans ses moindres détails, du Festival National du Folklore de Marrakech. Un hommage particulier mériterait qu'il lui soit rendu à l'occasion de la tenue de la prochaine session de ce festival.

UN GRAND HOMME NOUS A QUITTES :

Par Jamal Eddine Bouamrani.

Si Abderrahim KASMI (dit Abderrahmane), ancien Secrétaire Général du Ministère du Tourisme a tiré sa révérence. Notre Regretté a commencé sa carrière au sein de l’Administration du Tourisme où il a gravi divers échelons jusqu’à en devenir le pivot, de par les fonctions qui lui avaient été attribuées et ce, … jusqu’à sa retraite. Représentant du tourisme marocain dans plusieurs pays européens, il a marqué ses passages par son sacrifice, sa gentillesse, son affabilité, sa science du savoir faire et du contact humain. Pourtant, Si Abderrahim n’a pas bénéficié d’une vie aisée …. Après avoir surmonté un grand malheur qui l’avait frappé dans sa fleur de l’âge, il a été affaibli par des maladies atroces… mais ni ceci, ni cela, ne lui a fait   perdre son humour et sa volonté d’apporter constamment une aide à son prochain.

Nul ne peut le juger mieux que ceux qui furent ses Collègues avant de devenir ses Collaborateurs. Leur témoignage est poignant : il n’existe aucune personne qui a collaboré avec lui , ou qui a travaillé sous ses ordres, qui ne puisse reconnaître que le Disparu lui avait apporté son   soutien dans telle ou telle situation, l’avait défendu lors de tel ou tel malentendu … et c’est grâce à son charisme que les problèmes se résolvaient à l’échelon ministériel et   même gouvernemental. Après plusieurs années passées à organiser les divers services tant au Ministère qu’à l’Office du Tourisme, il avait décidé de s’inscrire au cycle supérieur de l’Ecole Nationale de l’Administration Publique. Son diplôme en poche, il s’en est allé faire des stages, durant plusieurs mois, dans diverses administrations américaines. Armé de son humilité naturelle et de son désintéressement aux choses de la vie, il reprend son bâton de pèlerin dans diverses délégations du Tourisme.   C’est quelques années avant sa retraite qu’une reconnaissance fût rendue aux diverses actions qu’il n’avait   cessé de mener tant pour l’assainissement du secteur , que pour sa croissance, dans des conditions qui répondent aux désirata de la Clientèle internationale.

Les Promoteurs, quant à Eux, reconnaissent   en lui, le facilitateur, l’homme qui aime à débloquer les situations les plus ardues.

Mon Cher Disparu, si nos yeux sont là pour te pleurer, notre cœur est présent pour garder indéfiniment le souvenir du Grand Homme que tu fus, l’Ami fidèle et le compagnon de toute une vie … consacrée à la noble mission pour laquelle tu t’étais consacré et qui n’était autre que le développement d’un secteur économique primordial pour notre Pays, secteur que tu as aimé, que tu as choyé et que tu as servi avec ta douceur naturelle, ton amabilité innée et ton dévouement professionnel. Repose en paix, Cher Abderrahmane, tu as laissé un capital considérable, une fortune immense concrétisés par l’amour que te portent tes Amis et la gratitude de tous ceux qui ont eu l’honneur   de te côtoyer ou de te fréquenter.

Que le Très Haut bénisse les Membres de ta petite famille et les aide à surmonter cette peine.

DANS L’INTIMITE D’UN GRAND VETERAN DU TOURISME MAROCAIN

FEU ABDERRAHMANE EL KASMI

La famille du Tourisme est en deuil

Par Mohamed EL MANOUAR

Abderrahmane El Kasmi, un nom emblématique dans sa substance la plus singulière, l’un de ses plus prestigieux vétérans, vient de nous quitter pour une éternelle vie. C’était le dimanche 13 juillet 2014. La dépouille est inhumée chez lui à la vénérable zaouia de Sidi Kacem, au milieu des siens avec lesquels il était resté des décennies durant en communion ; c’était le lundi 16 de ce mois sacré de Ramadan 1435.

Il est une chose des moins aisées, impossible à atteindre, comme un mirage, si ce n’est dans ses aspects les plus saillants : débusquer les innombrables qualités de cette fascinante personnalité passionnante et hors du commun. Un homme qui s’est voué corps et âme au service d’un secteur qui l’avait de tous les temps habité, à telle enseigne que l’on ne pouvait parler, penser à ce secteur d’ouverture et de tolérance sans se voir profiler dans ses coins et recoins cette personnalité si tendre, si attachante. Que de plaisir nous éprouvions en sa compagnie, en sa présence même lors de ses coups de gueule, ses triades qui se dissipaient promptement et que, fugaces, elles ne duraient que l’espace d’une seconde. Abderrahmane que nous appelions toujours Chérif, l’était en effet, non seulement par filiation, mais par tempérament. Il avait énormément servi sans se servir ; il donnait sans compter ; sa générosité n’avait d’égale que celle de son cœur ; rien ne lui appartenait. La luxure et le lustre factice de cette vie n’étaient pas son fort. En revanche, ses affres n’avaient aucune prise sur lui. Des revers et que d’épreuves il avait subis. Il ne s’en plaignît jamais. Il feignait se dépasser sans sa témérité persistante. Il sût vaincre les obstacles, les embûches d’une vie ardue. Il était resté égal à lui-même et il a sût garder raison. Il ne tînt point rigueur même à ses détracteurs qui finirent évanescents par s’en aller à vau-l’eau. L’homme ne pouvait passer inaperçu. Et comme disait Buffon : « Le style, c’est l’homme ».

Abderrahmane se démarquait ostensiblement même de ses compères par ses qualités où la probité, la disponibilité, la proximité, l’humilité le stoïcisme se conjuguaient en symbiose parfaite pour donner au personnage la place qui lui sied sur le piédestal de sa longue carrière qu’il voulait être celle de la médiation, celle de la fédération autant les courants alimentés par les protagonistes du moment étaient intrépides en traversant ce secteur splendide, biaisé par des intérêts, des lobbies souvent divergents. Guidé par l’intérêt suprême, sa grande qualité réside, à coup sûr, dans sa capacité de négociation, de conciliation et de vivre ensemble. Il avait toujours ainsi, avec dextérité et facilité, résolu des questions souvent difficiles, voire antinomiques. Il était écouté ; il était respecté car il avait cette grande et rare capacité d’écoute ; il respectait tous ceux et celles qui évoluaient dans les arcanes de ce département sans tenir compte ni du grade ni de la fonction ni de la filiation. Il était l’un des rares hauts responsables du Tourisme à connaître de visage et de nom tous les artistes des nombreuses troupes nationales des arts populaires. Lors des éditions du festival national des arts populaires de Marrakech, il n’y avait pas une nuit où il ne passait s’enquérir de la situation de chacun des artistes, prenait un verre de thé préparé par Si Hammou, chez Oukessane de El Kelâa des M’Gouna ou partageait le succulent tajine de Lhadj Loukarid d’Imi n Tanout. Il incarnait la véritable culture populaire marocaine dans toutes ses dimensions et se rendît vite compte de la diversité culturelle et linguistique de ce pays et de sa richesse humaine, patrimoniale et géographique. Ses pérégrinations qui frôlent l’ubiquité, ses différentes fonctions à l’intérieur du Maroc et à l’étranger, son ouverture, sa modestie presque maladive, sa noblesse faisaient de lui l’incontournable passage, la mémoire du secteur. Son expertise cumulée à travers son riche parcours le prédestinait à jouer le rôle de passerelle entre le Ministère et l’Office et entre ces derniers et les professionnels. Il était l’un des pionniers qui avaient vécu et participer activement à la mise en œuvre des stratégies de développement d’un secteur économique encore embryonnaire et gesticulant à ses débuts. Il l’avait vu naître et grandir sous ses yeux. Il avait toujours su conjuguer la fougue, la technicité, le politique de tel ou tel ministre. Les vagues déferlaient, Abderrahmane était toujours vaillant et veillant sur l’édification d’un secteur qui évolue au gré des circonstances et des humeurs changeantes des hommes sur lesquels échoie la responsabilité politique. Il était de ceux et de celles nombreux et oubliés qui avaient œuvré avec obstination et témérité à mettre la destinée du tourisme marocain sur la voie de l’excellence.

Une gageure qui ne sera pas sans suite ! Et de clore ce témoignage somme toute modeste, je dirai avec beaucoup d’humilité: les morts sont invisibles. Ils ne meurent jamais dès lors qu’ils habitent le cœur de ceux qui les aiment. Et devant la mort le silence et la méditation sont de rigueur. Enfin à l’adresse de sa petite et grande famille et sur l’épitaphe de sa tombe, j’inscrirais volontiers ce qu’écrivait André Malraux : « Le tombeau des héros est dans le cœur des vivants ».

Que Chérif Abderrahmane repose en paix.

Que Dieu ait pitié de son âme.

Disparition d'un frère/confrère

exceptionnel

Par Ali ElKasmi.

Plus qu'un frère, Feu Abderrahim ElKasmi (Abderrahman pour ses amis et collègues ) fut pour moi une source d'inspiration et un exemple de correction et d'abnégation a ses devoirs nationaux qui ont marqués pour toujours ma vie professionnelle et relationnelle. En lui j'ai connu le frère attentif et affectueux , mais aussi le collègue et patron intransigeant mais toujours respectueux et exemplaire tant du point de vue relations humaines que professionnelles. Son dévouement et son abnégation pour son travail et son pays ont été pour moi et pour beaucoup de ceux qui ont eu a le connaitre professionnellement , une source d'inspiration et un parfait modèle à suivre.

Un homme humble, généreux et très modeste double' d'un serviteur d'état qui a grimpé plusieurs échelles allant de l'enseignement au vice président du parlement et passant plusieurs années de sa longue vie professionnelle dans le département du tourisme ou il a occupe plusieurs postes de responsabilité. C'est effectivement dans le secteur du tourisme qu'il a donné' le maximum de son rendement depuis l'état embryonnaire de ce secteur jusqu'à son épanouissement actuel ou il occupe une place importante dans l'échiquier economique national. Son amour pour ce secteur et ses acteurs aussi bien professionnels qu'administratifs ne l'ont jamais quite' et l'ont accompagné' tout au long de sa vie jusqu'au dernier jour de sa vie sur son lit d'hôpital. Sa famille ne se limitait pas aux seuls membres proches et intimes mais englobait naturellement pour lui ses collègues et amis professionnels très nombreux qu'il a eu à côtoyer durant sa longue carrière au département du tourisme.

Les nombreux témoignages de sympatie reçus après sa mort provenaient indistinctement de personnes de différentes couches sociales et de différentes régions du Maroc et même de pays étrangers, provenant de hauts responsables de l'état comme de simples citoyens qu'il a croise' a un moment ou un autre de sa vie. Ce sont ces valeurs morales et immatérielles qu'il a léguées à ses enfants en leur apprenant que c'est cela le plus grand héritage qu'il pouvait leur laisser.

Due Dieu aie son âme. Amine

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