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Destination

Destination (66)

Quelque 37.550 croisiéristes ont visité la ville de Tanger à fin avril dernier, à bord des plus grands paquebots du monde, dont “Norwegian Epic”, “Costa Méditerranéen”, “Frankfurt Am Main” et “Royal clipper”, selon des données de la délégation provinciale du tourisme à Tanger

Ainsi, le port de Tanger ville a enregistré durant cette période l’accostage de 14 navires de croisière les plus grands au monde, dont “Costa Méditerranéen” (3 escales), “Norwegian Epic” (6 voyages), “Frankfurt Am Main” (1 voyage), “Costa magica” (2 voyages), et “Corinthian”, qui a fait 4 escales durant cette période. Pour le seul mois d’avril, le port Tanger ville a accueilli 7 navires de croisières, dont certains ont effectué plus d’un voyage, avec à bord plus de 8.000 croisiéristes de différentes nationalités, notamment des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Japonais, des Français, des Britanniques et des Américains, qui ont bénéficié de visites guidées dans les villes de Chefchaouen, Tétouan, Assilah et Tanger. Dans une déclaration à la MAP, le délégué provincial du tourisme à Tanger, Saïd Abbassi, a souligné que la visite de ces croisiéristes impacte positivement sur l’activité de plusieurs secteurs vitaux dont le transport, l’artisanat et l’activité des guides touristiques, notant que la position exceptionnelle et stratégique du port de Tanger-ville, situé au croisement de l’Océan atlantique et de la Mer Méditerranée, permet à la ville du Détroit de se positionner en tant que destination phare du tourisme de croisière et de plaisance à l’échelle nationale et méditerranéenne. Dans ce contexte, Abassi a souligné que l’arrivée de ce genre de croisières témoigne de la confiance que portent les touristes étrangers à la destination Tanger, grâce à l’amélioration de l’accueil d’encadrement et d’assistance, à la valorisation des sites touristiques de la région et au développement des infrastructures liées à l’animation culturelle et touristique.

Il a estimé qu’avec l’achèvement des travaux du projet de reconversion du port Tanger ville, la destination Tanger devrait encore renforcer son attractivité en matière de tourisme de croisière et de plaisance. Le projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville offre des infrastructures importantes dédiées à l’accueil des plus grands paquebots de croisières au monde. Ainsi, 3 postes à quai seront dédiés à cette activité, dont le plus grand sera d’une longueur de 360 m, selon un document de la société d’aménagement de la zone portuaire de Tanger ville (SAPT). Le trafic visé est de 300.000 croisiéristes en 2016 et de 750.000 en 2020. La dimension portuaire de ce projet, ayant nécessité un investissement de 2,18 milliards de dirhams (MMDH), porte sur le port de croisière et de plaisance, qui vise à doter la ville du Détroit de la plus grande marina de la région avec 1.300 anneaux, à travers la reconversion de l’actuel port de pêche et l’aménagement d’un nouveau port de plaisance à l’est de l’actuel port.

Une conférence de la «Green Growth Academy» dédiée au climat autour de la thématique «Tourisme responsable pour répondre à l’enjeu climatique».

Le tourisme se doit de protéger l’environnement, voire son propre avenir, et de s’inscrire dans une démarche de durabilité, a souligné la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah-Chaqroun, pour qui l’expansion du secteur reste tributaire de l’évolution de ses modes de fonctionnement et de développement vers des pratiques environnementales. Elle a également mis l’accent sur la nécessité de s’orienter vers un tourisme respectueux de l’environnement, un tourisme durable ou responsable qui ne compromet pas la capacité des touristes et des entreprises.

Après avoir relevé qu’un tourisme responsable n’implique pas de limites, mais plutôt l’anticipation, la gestion et la surveillance des effets causés à la fois par les visiteurs et les entreprises touristiques, Mme Bensalah-Chaqroun a fait observer que le Maroc s’est parfaitement inscrit dans cette démarche à travers la nouvelle Charte nationale pour le tourisme durable portant sur la synergie des efforts de l’ensemble des intervenants du secteur pour le développement d’un tourisme responsable et durable. 

Vendredi, 01 Avril 2016 11:32

Essaouira, une destination d’œuvre d’art

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La ville d’Essaouira et ses environs constituent avec son climat doux une destination touristique de premier ordre mais malheureusement, elle est victime de l’intérêt personnel des bras cassés qui empêchent les gens de bonne volonté de revisiter les produits touristiques et de lui donner une assise de qualité. En effet, la profession du tourisme est réduite à encaisser des discours incroyables de boursouflure.

1- L’assainissement de la corniche qui devrait être terminé n’a pas encore commencé alors que l’été est à nos portes. Ceci incombe le conseil de la région de Marrakech-Safi qui est chargé de la réalisation.

2- Assainir également le produit et mettre aux pas certains restaurateurs sans scrupule qui arnaquent les clients avec une mauvaise qualité ce qui nuit à la destination.

3- Le Conseil provincial du tourisme est resté longtemps une coquille vide, les personnes qui ont eu la charge n’étaient pas à la hauteur pour ne pas dire incompétentes.

4- Manque de coordination : Deux festivals qui se chevauchent : le festival des Alizés et celui de Gnaoua.

Le premier est organisé par l’association de Mogador fin avril et le deuxième le 10 mai. Ce sont là deux initiatives privées qui devraient donner à réfléchir et pas seulement dans la perspective d’animation. L’idée est d’intégrer une composante dans l’offre touristique classique de la ville.

Enfin, un comité a été constitué groupant la profession, la mairie et la région qui a entamé une série de réunions qui devont porter sur des interrogations légitimes et importantes, qui permettront de mesurer les efforts qu’une destination se doit de déployer afin de concrétiser les rêves des candidats aux vacances. Ainsi que, trouver des solutions et relancer la destination. Le maire de la ville Jebbari est conscient de l’importance du tourisme dans le développement économique et social. De ce fait, un budget de 1 million de dirhams a été alloué à titre de l’année 2016 pour promouvoir le secteur touristique.

 

Carte d’identité

La capacité d’accueil dans les établissements hôteliers classés 6.000 lits les unités hôtelière 140.

 

Le transport aérien actuellement

2 rotations de Transavia à destination de Paris qui passera à 3 fréquences l’été prochain, 2 fréquences d’EasyJet par semaine directement de l’Angleterre, il faut signaler que la RAM est aux abonnés absents.

 

Aéroport Essaouira Mogador

Progression de plus de 100% du trafic aérien

 

Hausse de plus de 100% du trafic aérien au niveau de l'aéroport Essaouira Mogador en février dernier. Cette augmentation du trafic est le fruit des efforts menés par tous les acteurs locaux du tourisme.

L'aéroport Essaouira-Mogador a enregistré en février dernier un volume de trafic commercial de 4.508 passagers, soit une hausse de l'ordre de 104,63%, par rapport au mois de février 2015 (2.203 passagers), selon des statistiques officielles.

Cette hausse est dynamisée par les vols de Transavia à destination de Paris maintenus à 3 fréquences par semaine et la ligne de Londres à bord d'EasyJet avec 2 fréquences par semaine. Aussi, les standards de qualité d'accueil des passagers demeurent un des points forts de l'Aéroport, notamment en termes de fluidité aux points de contrôle et de disponibilité des commodités de confort.

A rappeler que l'aéroport Essaouira-Mogador avait enregistré, en janvier 2016, un volume de trafic commercial de 3.823 passagers, soit une progression de 227,31% par rapport au mois de janvier 2015, Cette augmentation du trafic est le fruit des efforts menés par tous les acteurs locaux du tourisme.

Ces chiffres très encourageants soutiennent une politique de développement et démontrent la pertinence des choix faits par les opérateurs aériens à destination d'Essaouira.

L'aéroport Essaouira-Mogador est doté d'une capacité d'accueil de 300.000 passagers par an.

 

Marrakech demeure l'une des meilleures destinations au monde selon TripAdvisor. Dans son classement annuel "Traveler's choice awards", la ville ocre a une fois de plus séduit les internautes qui la placent au troisième rang des meilleures destinations après Istanbul et Londres. Après avoir été à la première place du classement en 2015, Marrakech se fait voler la vedette par la capitale anglaise qui réalise une très bonne remontée en grimpant de cinq places depuis l'année dernière. Les villes de Paris (4é), Siem Reap (5é), Prague (6é), Rome (7é), Hanoi(8é), New York (9é) et Bali (10é) complètent le top ten. Basé sur des millions d'avis de voyageurs, le classement de TripAdvisor compte une liste de 469 destinations.

Les destinations gagnantes ont été choisies grâce à un algorithme prenant en compte les notes des internautes sur l'excellence de l'hôtellerie, des attractions et de la restauration.

L'annonce a été faite le 24 février 2016 par le wali de la région Souss-Massa

et gouverneur de la préfecture d'Agadir-Ida Outanane, Mme Zineb El Adaoui, lors d'une réunion consacrée à la présentation de ce projet d'animation touristique.

Ce parc qui sera construit sur une plaine avec vue sur la ville et reliée par un

téléphérique de dernière génération

dit-on, comprend plusieurs composantes dont un aqua-parc, un delphinarium, un labyrinthe, un karting suspendu, des manèges, des terrains de sport, un cinéma 7D, une patinoire, un espace culturel, un espace totalement dédié aux femmes, un mini-parc animalier et une ferme

éducative, souligne un communiqué de la cellule de communication relevant de la préfecture d'Agadir-Ida Outanane.

Selon le classement du site américain, «Expedia», Marrakech dans le Top 20 des meilleures destinations shopping du monde.

La ville de Marrakech conforte davantage sa cote et sa réputation d'attraction touristique mondiale prisée, en figurant dans le Top 20 des meilleures destinations mondiales pour faire le shopping, selon un classement établi par le célèbre site américain «Expedia». Le classement s'est basé sur nombre de critères, dont les prix abordables, la convivialité et le nombre de touristes. La cité ocre s'est ainsi adjugée le 19e rang. Les souks de la ville sont en fait une mine de produits artisanaux magnifiques. Celui de Jemaa El Fna est particulièrement apprécié par les visiteurs étrangers.

En tête du classement, la ville américaine de New York se démarque par sa large gamme de mode différente, devançant Berlin et Los Angeles. Marrakech a été choisie en mars dernier par le site américain de référence en matière de tourisme «TripAdvisor» comme la meilleure destination mondiale dans les intentions de voyage pour les touristes étrangers au titre de l'année écoulée, rappelle-t-on. La cité ocre a fait un saut de cinq rangs par rapport au classement de l'année 2014. Elle avait été classée, en avril 2014, sixième meilleure destination mondiale devançant Paris, Barcelone, Dubaï ou Sydney. La ville marocaine est hautement appréciée grâce à ses multiples atouts exceptionnels, dont de nombreux sites touristiques hors du commun, un air modéré, et des hôtels et riads de luxe. D'après le Conseil régional de tourisme, la ville, qui continue de trôner en tête des destinations touristiques marocaines, accueille chaque année quelque 2 millions de touristes.

Le Maroc est considéré aujourd'hui comme l'une des destinations

préférées des retraités français, indique lundi la chaîne de télévision française «France 2».

Dans un reportage intitulé «Maroc : retraite dorée» diffusée dans son journal de 20 heures, la chaîne relève que plus de 60.000 retraités français ont choisi de s'installer ces dernières années de dans le Royaume, mettant en exergue les différents atouts dont dispose le Maroc. Parmi ces atouts, «France 2» cite la proximité de l'Hexagone à moins de trois heures de vol, le climat de sécurité qui règne dans le pays, ainsi que la possibilité pour ces retraités de s'intégrer facilement dans la société marocaine grâce notamment à la langue. Le reportage diffuse, à cet égard, des témoignages de certains retraités français qui ont décidé de s'installer définitivement au Maroc et d'y investir notamment dans les villes de Marrakech et Agadir.

Ces retraités ont ainsi évoqué les opportunités offertes en matière d'acquisition de biens immobiliers à des prix très compétitifs notamment par rapport à leur pays, ainsi que le niveau de vie qui est très abordable par rapport à la France. Ils ont par ailleurs indiqué, qu'en dépit de la menace terroriste qui pèse sur l'ensemble de la région, ils se sentent en sécurité au Maroc, saluant le rôle joué par l'ensemble des composantes de la société marocaine pour leur permettre une parfaite intégration dans le Royaume.

Longtemps oubliée, la cité marocaine retrouve ses lettres de noblesse. Hôtels 5* et centres de conférences flambant neufs lui donnent un nouvel élan tant sur le loisir que le voyage d'affaires.

Tout bon Tangérois vous le dira d’entrée de jeu. La ville change si vite qu’il devient difficile de la reconnaître pour peu que l’on s’en éloigne quelque temps. Boostée par le plan Tanger-Métropole (700 millions d’euros d’investissement) visant à améliorer les infrastructures de communication et à moderniser le produit touristique et le port de Tanger Med, la capitale économique de la région s’est muée en un vaste chantier.

Sur le site de la nécropole punique, dans le quartier du Marshan, les jeunes se tirent le portrait au soleil couchant sur fond de grues qui s’activent dans le futur port de pêche tandis que la ville nouvelle ne cesse de grignoter la baie. Des tours se hissent dans le quartier de Tanger City Center autour de la nouvelle gare, pendant que le futur port de Tanger Ville émerge au pied des remparts de la kasbah et que la zone touristique de Ghandouri se peaufine à l’autre bout de la baie. De quoi redonner à Tanger son aura de ville monde. La cité s’équipe d’hôtels de luxe et d’espaces de séminaires qui lui faisaient défaut et le nombre de voyageurs d’affaires est appelé à progresser, notamment chez les Français. Les touristes de loisirs, encore de passage (la durée moyenne de séjour est de 2,1 jours), devraient suivre pour peu que les liaisons aériennes se développent. Du marché du Grand Socco, où les paysannes du Rif viennent vendre leurs primeurs, aux galeries et librairies les plus arty, en passant par le vieux foundouk de tisserands, la belle du détroit de Gibraltar sait se renouveler sans perdre son authenticité.                                        T. Hebdo

Mercredi, 30 Décembre 2015 15:14

Ouarzazate dans tous ses états

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Abandonnée à son sort depuis près de 16 ans, fait peine à voir : la moitié de la capacité hôtelière en souffrance, un Palais des Congrès à l'abandon et un golf à sec, celle qui représentait le grand espoir du tourisme marocain a bu la tasse.

Alors que l'on a de cesse de parler de divesfication de nos destinations touristiques, corrolaire de la diversifications des marchés émetteurs, et sortir du mono-ville ocre, celle qui était naguère appelée à devenir la nouvelle Marrakech, Ouarzazate, connaît année après année, une mort lente au vu et au su des autorités. Entre 2006 et 2015 les baisses des arrivées de touristes et des nuitées enregistrent une baisse continue. Sur la période 2014/2015, le taux d’occupation est passé de 26 à 20%. C’est ce que l’on peut appeler une méchante gamelle…

De fait, la destination n’aura pas bénéficié d’une stratégie intégrée de promotion sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants ; les hôteliers de la région insistent sur le fait que l’on a trop longtemps estimé que les touristes viendraient d’eux-mêmes, grâce au bouche-à-oreille. Ajouter à cela un enclavement routier et aérien proverbial - avec des liaisons routières depuis Marrakech, via le col du Tichka, assujetties au aléas climatiques, et un aéroport aux horaires complètement décalés, qui semble surtout avoir une vocation punitive pour les malheureux qui auront fait la démarche de s’y rendre, dixit un voyagiste- et l’on commence à comprendre comment l’ex-futur blockbuster du tourisme marocain à pris l’eau.

Mais ce n’est pas fini ; alors que l’on a de cesse de se gargariser sur les beautés écologiques et culturelles de la région, les visiteurs, une fois bouclé les circuits habituels vers les dunes de Zagora, les gorges de Tinghir et la Kasbah d’Ait Benhaddou, n’ont plus grand-chose à faire pour espérer meubler leur séjour ; le golf, qui pour le coup pourrait se justifier avec les potentialités du barrage Mansour Eddahabi, reste à sec ; la vie nocturne, en l'absence de lieux de divertissement, est d'une pauvreté effarante... bref, l'on s'ennuie ferme à Ouarzazate de l’aveu même de ses hôteliers.

Dans ce contexte comment s’étonner des difficultés financières que connaissent les établissements touristiques de la région ? La raréfaction des clients en a entraîné plus d’un dans le cercle vicieux de l’endettement et de l’incapacité à rembourser leurs créances, notamment vis-à-vis du CIH. Fermetures et redressements judiciaires se succèdent en cascade, les hôtels étant souvent en défaut de paiement, qui à l’égard de la CNSS, qui à l’égard des impôts ou des taxes communales. Dans certains cas ce sont les fournisseurs ou les salariés qui trinquent, entraînant grèves et sit-in à répétition.

Résultat, en l’absence de programmes de rénovation, d’entretien et de rééquipement des unités hôtelières, on a droit à l’inévitable dégradation de la qualité des prestations et le risque de déclassement qui va avec ; ce qui ne peut qu’entraîner une dégradation de l’image de marque de la destination et, donc, tarir encore davantage les flux touristiques. La boucle est bouclée. Par ailleurs tous les professionnels pleinement conscients des déficits chroniques de leur station en matière de promotion - l’on peut espérer, à terme, créer une dynamique positive et ainsi repositionner Ouarzazate en tant que destination touristique de 1er plan, comme c’était encore le cas dix ans en arrière. Néanmoins, pour le moment, les annonces faites par les autorités publiques se cantonnent à des mesures superficielles : Ainsi l’on prévoit la réalisation de musées thématiques (Musée de la biodiversité / Musée de la palmeraie de Skoura / Musée de la roche et des mines/ Musée des dinosaures à Tazouda/ Musée du tapis) ainsi que la programmation de deux grands festivals, Ahwach et Azalay, pour tenter de pallier au déficit d’animation de la destination.

Des initiatives louables certes (dans la mesure où elles puissent connaître une concrétisation), mais qui ne peuvent corriger à elles seules les difficultés que connait Ouarzazate.

Pour les professionnels, le cœur du problème se résume en trois mots : promotion, desserte et animation.

Côté promotion, les chiffres avancés paraissent plus qu'insuffisants pour espérer avoir un quelconque impact sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants. Quant à l’organisation d’éductours à destination de la presse des marchés émetteurs européens (Espagne, Autriche, Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni et Pologne sont concernés), il s’agit là, de l’avis de nombreux professionnels, d’une stratégie désormais dépassée, la communication d’une destination se faisant désormais de manière directe, via Internet, avec le client final sur les marchés matures.

Côté desserte, en l’absence d’autoroutes ou de voie ferrée, l’effort ne peut se porter que sur le volet aérien.

Il est désormais vital pour la région de Ouarzazate de dynamiser son aéroport via l’octroi d’exonérations de frais aéroportuaires pour les transporteurs près à s’y risquer.

L’accent doit notamment être mis sur les compagnies low-cost, qui se sont par ailleurs révélées être, via leurs politiques tarifaires agressives, d’excellents agents de promotion pour les destinations qu’elles desservent.

Enfin, côté animation, en l'absence d'embellie au niveau des arrivées, il reste plus qu'hypothétique de gager sur des investissements privés : c'est aux pouvoirs public de relancer la machine.

Ouarzazate : un nom qui a de quoi faire rêver. Pour les professionnels du tourisme de la ville et de sa région, ce rêve c'est transformé en cauchemar.

Le secteur touristique de Ouarzazate est, depuis longtemps en zone de tempête ; les touristes, marocains comme étrangers qui ont choisi le sauf-qui-peut avec comme résultat la fermeture de plus de 1000 lits hôteliers.

Entre une ville qui tourne en rond, un barrage à vide et une chaleur accablante, l'image d’Épinal en prend un coup.

Pourquoi ce naufrage ? Incurie de la grande majorité des professionnels, qui, pour toute stratégie se contentent de s'en remettre à Dieu et à sa providence ; faiblesse du financement, nos banques, officiellement si intéressées par le développement du pays, estimant que le tourisme est un secteur à haut risque (c'est-à-dire n'offrant pas les mirifiques marges auxquelles elles sont habituées) ; inexistence de volonté politique pour tenter de remédier à la situation, les pseudos-responsables ne comprenant rien et ne voulant rien comprendre aux problématiques de l'activité… bref des raisons qui sont bien connues et qui sont constantes depuis de bien trop nombreuses années.

Et pourtant… malgré la jachère imposée par les autorités marocaines, qui se contentent de se rappeler son existence de temps à autres, malgré l'attaque sous la ceinture de la diplomatie française, qui lui reproche sa trop grande proximité géographique avec le sud algérien et ses risques sécuritaires, Ouarzazate résiste. Mieux encore, elle se permet de reprendre des couleurs dans une conjoncture pourtant sinistrée.

Regorgeant de potentialités à même d'enrichir le produit touristique national et de lui offrir une forte valeur ajoutée connotée « culture et tradition », la région attend son heure et se prépare pour le grand bond en avant qu'on lui promet depuis des lustres… En espérant que l'attente ne soit pas trop longue.

Si une image vaut plus que mille mots que dire d'une vidéo sur Youtube ? "Are you okay?", demande le passant marocain qui a filmé la scène de l'agression des trois touristes allemands. "No, i'm not okay", lui répond le jeune homme tailladé au visage. Il gardera un souvenir mémorable de son voyage... On aura beau augmenter le budget promotionnel de Fès, le mal est fait.

On fait semblant de s'en étonner. Pour les professionnels locaux, ce n'est pourtant pas une surprise, loin s'en faut : "c'est désastreux mais ça devait nécessairement arriver un jour ou l'autre, tant la question de la sécurité à Fès est devenue vraiment problématique aujourd'hui", commente le propriétaire d'une maison d'hôtes. Cette agression, si elle est spectaculaire par son impact médiatique, n'est pas un phénomène exceptionnel. Elle n'est que l'illustration de la paupérisation et de la criminalisation d'une partie de la jeunesse fassie et, il faut le dire, d'un laisser-aller des pouvoirs publics. Et ce n'est pas l'annonce de l'arrestation de presque deux milles malfrats qui sévissaient en ville, dont certains sous le coup d'avis de recherche, qui nous fera dire le contraire (comment se fait-il qu'ils étaient libres jusqu'à présent ?). Après les attentats de Paris et l'explosion de la menace Daech, le tourisme marocain va nécessairement traverser une période délicate. Dans ce contexte, la question de la sécurité est devenue, plus que jamais, une donnée essentielle pour assurer la pérennité du secteur.

Le Maroc doit absolument s'imposer comme la destination "safe" par excellence du sud du bassin méditerranéen. Et si la priorité doit certes être donnée à la lutte contre le terrorisme, la criminalité de droit commun doit être également sévèrement combattue. En attendant, Fès, autoproclamée ville sacrée, continue de collectionner les mauvais points Aujourd'hui, l'on entend des appels à augmenter le budget promotionnel. Mais pour promouvoir quoi au juste ? Car s’il n'y avait que la question de l'insécurité...

Alors que l'on a de cesse de vouloir nous la vendre comme ville à fort positionnement "culturel et civilisationel" haut-de-gamme, la réalité révèle un tout autre son de cloche. « Je suis plutôt déçu. Quand on voit le patrimoine exceptionnel de cette ville et qu’on le compare aux prestations proposées, on se dit qu’il y a un énorme gâchis », tonne Juan, un touriste colombien qui a décidé d’ajouter le Maroc à son tour d’Europe.

Un avis qui met en lumière la réalité du produit fassi : que se soit au niveau des prestations de services ou au niveau des prix moyens pratiqués, Fès relève davantage de l'étape pour relais de routards en sandales et sac à dos que de la destination de luxe.

Pourrait-il en être autrement ? Un petit tour en médina suffit pour s'en faire une idée. Entre les faux guides, vrais harceleurs, les marchands de babioles "Made in China" et les restaurants bon marché, tous clonés du même boui-boui à l'indéboulonnable menu "Kefta-Brochettes-Couscous", la notion de luxe semble un concept métaphysique totalement abstrait. L’offre hôtelière, qui, logiquement, doit aiguillonner les prestations touristiques dans le sens de la qualité, est pratiquement aux abonnés absents.

Il faut dire qu’entre un Palais Jamaï, fermé pour travaux et qui, avec le départ de son exploitant Sofitel, n’est pas prêt de rouvrir, des Mérinides qui ont atteint un tel état de délabrement que l’on s’interroge sur le bien-fondé de son activité actuelle et un Jnane Palace qui n’arrive pas à trouver sa clientèle, l’hôtellerie « haut-de-gamme » fassie a du plomb dans l’aile.

Insuffisance de l’offre hôtelière, de l’offre d’animation (on s’ennuie ferme à Fès) et de l’offre de restauration… ça commence à faire beaucoup pour une destination touristique.

Et si les riads, sont capables d’apporter un plus non négligeable, ils ne peuvent à eux seuls assurer le développement d’une ville comme Fès.

Un constat d’échec ?

Seulement si l’on décide de continuer sur la même lancée. Car, qu’on se le dise, et c’est l’un des points forts du Maroc en général et de Fès en particulier, le tourisme national s’est construit en grande partie chez nous non pas « grâce » aux autorités mais « malgré » les autorités. Il est temps que les pouvoirs publics décident de réellement soutenir l’industrie touristique Alors que des sommes faramineuses ont été investies en programmes sans intérêt ni logique (risibles fontaines et arcs de triomphe au rabais), et que l’image du développement qu’ont les élus de la ville ne pourra se faire qu’à l’ombre de golfs ou de malls. Il est désormais temps qu’ils réinvestissent la médina, qui est la seule valeur ajoutée de la destination. La seule qu’elle n’aura jamais.

Encadré

Le chant du cygne de la gastronomie marocaine ?

Si le Maroc aime à se gargariser de sa gastronomie, les échos des

touristes venus visiter le royaume font état d'une toute autre réalité. L'offre en restauration marocaine est pauvre en établissements et pauvre en variété.

A l'occasion d'une réunion de famille, Pablo a eu l'occasion de découvrir Fès. "Nous étions 15, cela devait être 15 ans qu'on ne s'était pas tous réunis et on voulait quelque chose d'autre que la sempiternelle maison de campagne dans le Sud de la France", explique le jeune homme. En tant que groupe, ils choisissent d'occuper intégralement un riad, le "Riad Eleganza". "Nous avons payé 3000 euros pour 7 jours en Bed & Breakfast, ce qui est un très bon prix au vu de l'emplacement de cette maison".

S'il a été charmé par la ville, Pablo en est tout de même revenu amer : "Pour un amoureux de la cuisine marocaine comme moi, je m'attendais vraiment à découvrir une nouvelle palette de goût, des plats que je ne connaissais pas... En réalité on mange bien mieux marocain à Paris qu'à Fès !" Un constat sans appel. Pour lui, l'essentiel de nos restaurants "ne dépassent pas le niveau fast-food et proposent tous la même chose ; les Marocains doivent comprendre que le poulet aux olives et l'agneau au pruneau, ça écœure quand on ne fait que vous servir ça à longueur de temps ; et ce n'est pas l'hamburger, le chawarma ou la pizza qui sont à même de les remplacer". 

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