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Destination

Destination (66)

Marrakech est une belle ville par son histoire, sa géographie et la bonne humeur légendaire de sa population. Et si, aujourd’hui, elle est une destination privilégiée des touristes étrangers et nationaux, c’est essentiellement grâce à ses trois atouts fondamentaux. Car au niveau de l’environnement urbain et de

l’entretien des infrastructures beaucoup reste à faire.

Il est vrai qu’en matière d’hébergement, la ville de Youssef Ibn Tachfine s’est dotée d’un parc hôtelier assez consistant beaucoup plus en qualité qu’en quantité. Sauf que le mausolée du sultan bâtisseur tout comme les autres édifices historiques datant de plusieurs siècles, sont terriblement laissés à l’abandon.

Incroyable mais vrai, beaucoup de monuments qui font la fierté historique et la beauté architecturale de Marrakech sont ainsi livrés à l’indifférence et la bêtise humaine. Mais attention, il n’y a pas que l’histoire qui est trainée dans la boue, la vie urbaine contemporaine est tout aussi malmenée. Aujourd’hui, les rues de Marrakech sont jonchées de trous, d’ordures, des débris de travaux inachevés et des fontaines qui ont coûté des importantes sommes mais qui sont toujours en panne. Tout est mal entretenu. Les trottoirs sont squattés et transformés en terrasse par les cafés et les restaurants. L’ancienne médinas qui devait être un exemple pour toutes les médinas du Maroc, par son trésor ancestral, est noyé dans les ordures et les odeurs nauséabonds.

Autrement dit tout ce qui relève des services communaux, est mis en jachère comme s’il s’agissait d’une autre ville. Une cité touristique ne se limite pas à ses hôtels mais c’est tout l’environnement extérieur qui prime : propreté, transport, entretien des monuments et autres infrastructures. Le tourisme n’est pas l’affaire des seuls professionnels du tourisme mais il est aussi et surtout l’affaire des élus de la commune et de la région qui sont les premiers responsables de la ville. C’est dire que la population, le pouvoir central et aussi les touristes attendent beaucoup de la nouvelle gouvernance qui a pris les rênes de la ville le 4 septembre dernier.

C'est-à-dire des rues parfaitement asphaltées, un ramassage rationnel des ordures qui élude l’étalage des déchets et des saletés et des fontaines bien entretenues.

En clair, il faut retrousser les manches, faire respecter strictement le règlement et que Marrakech se recycle et s’affiche 100% écolo. Bref, Un environnement sécurisé et sans pollution.

Mercredi, 16 Septembre 2015 14:40

Tanger fait le plein

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Tanger a connu cet été un afflux touristique jamais égalé notamment de la part des touristes nationaux et les MRE. De l’autre coté, les restaurateurs et les hôteliers se sont déployés pour leur offrir des prestations honorables. De l’avis même des professionnels tangérois, on n’a jamais vu autant de touristes dans la ville de détroit pendant les deux mois de l’été. A tel point que la circulation a connu une grande densité jusqu’à devenir un calvaire pour les automobilistes et les piétons pendant certaines heures. Mais dans l’ensemble tout s’est passé dans le calme surtout que les agents de police veillaient sur le bon déroulement de la circulation. Les professionnels du tourisme et surtout les restaurants, petit et grands, ont offert de bons services avec des prix raisonnables qui restent les moins chers du Royaume.

Mercredi, 16 Septembre 2015 14:28

Tanger fait le plein

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Tanger a connu cet été un afflux touristique jamais égalé notamment de la part des touristes nationaux et les MRE. De l’autre coté, les restaurateurs et les hôteliers se sont déployés pour leur offrir des prestations honorables. De l’avis même des professionnels tangérois, on n’a jamais vu autant de touristes dans la ville de détroit pendant les deux mois de l’été. A tel point que la circulation a connu une grande densité jusqu’à devenir un calvaire pour les automobilistes et les piétons pendant certaines heures. Mais dans l’ensemble tout s’est passé dans le calme surtout que les agents de police veillaient sur le bon déroulement de la circulation. Les professionnels du tourisme et surtout les restaurants, petit et grands, ont offert de bons services avec des prix raisonnables qui restent les moins chers du Royaume.

A condition de voyager avec un TO et que celui-ci ait déposé 72 heures avant l'arrivée à la Direction Générale de la Sûreté Nationale la liste nominative de ses clients, les ressortissants européens non soumis à visa peuvent se contenter d'une carte d'identité en cours de validité pour entrer au Maroc.

L'été se présente un peu mieux pour le Maroc. Les professionnels du tourisme viennent en effet d'obtenir un assouplissement des formalités, un vrai soulagement alors que la fréquentation est en recul, notamment sur le marché français.

Préserver la fréquentation

Un communiqué du ministère du Tourisme marocain, daté du 15 juillet, le confirme : le passeport n'est plus obligatoire pour les clients des voyagistes sous certaines conditions, soit un revirement par rapport à ce qui avait acté en juin.

Le Maroc avait alors décidé de revenir à l'application stricte de la loi n°02-03 du 11 novembre 2003 "relative à l'entrée et au séjour des étrangers au royaume du Maroc", stipulant dans son article 3 l'obligation de présenter un passeport en cours de validité à l’arrivée aux frontières.

Depuis, le ministère du Tourisme "avait entamé des discussions avec le ministère de l'Intérieur et la DGSN afin d'examiner la possibilité d'assouplir la mesure qui oblige à présenter un passeport à l'instar de ce qui était appliqué depuis 2003, et ce afin de faciliter les formalités pour les touristes", explique le quotidien marocain Le Matin.

Il s'agit ainsi de préserver "la compétitivité de la destination Maroc, sachant que pour certains pays, l'établissement d'un passeport peut entraîner des coûts importants, en plus des délais de traitement".

Le passeport reste préférable, au cas où

En tout état de cause, et malgré cet assouplissement qui prévoit que les clients d'un TO peuvent se contenter de leur carte d'identité en cours de validité si le voyagiste qui les encadre a déposé au moins 72 heures avant leur arrivée une liste nominative, mieux vaut malgré tout prévoir un passeport

Quelles sont les destinations les plus plébiscitées sur le marché français pour cet été ?

Google répond à cette question à travers une photographie instantanée des requêtes en France.

La planification de voyages démarre sérieusement sur le Net début mai, selon le géant de la recherche. Google a donc analysé quelles destinations sont les plus populaires en volume de requêtes, mais aussi en variation du nombre des requêtes d'une année sur l'autre, au cours de la semaine du 10 au 17 mai.

Voici les principales tendances, en matière de produits de voyage (vols, hôtels, locations de voiture, activités, croisières, forfaits...) :

1. La France, l'Espagne et l'Italie arrivent en tête des requêtes des internautes. Autant de destinations qui combinent proximité, tourisme balnéaire et culturel, sécurité.

2. A la 4e place, les Etats-Unis affichent une moindre croissance (+9,30%), ce qui semble traduire l'effet dollar fort.

3. Le Maroc se positionne au 8e rang, avec une hausse très fébrile par rapport aux autres pays. L'attentat du musée du Bardo en Tunisie a sans aucun doute entraîné des effets collatéraux sur le Royaume chérifien, dont la fréquentation française a reculé de 8% au cours des quatre premiers mois de 2015.

4. Dès la semaine du 10 mai, la Tunisie était déjà absente du top 20 - et se glissait au tout dernier rang sur Google Flight Search (avec 0,81% du nombre global des recherches) en nombre de requêtes de janvier à mai 2015, pour un départ en août. Avec le drame de Sousse, les espoirs de ventes de dernière minute de petits prix se sont presque définitivement envolés.

5. La Grèce bénéficie d'une aussi belle croissance que l'Espagne et l'Italie dans le classement Google. L'actualité la concernant risque toutefois d'avoir porté un coup aux réservations prévues au mois de juin.

6. Le Portugal fait partie des valeurs sûres de l'été, comme le confirment les baromètres Snav/Atout France et Seto.

Le tourisme qui a longtemps souffert de la carence des dessertes aériennes, a connu en quelques mois un bond considérable notamment à Agadir et Marrakech.

Les professionnels du tourisme dans la capitale du sud dont le renforcement du transport aérien fut leur principale revendication, commencent à respirer un bon vent avec un bon flux. En effet depuis l’hiver 2014-2015, la destination a connu l’ouverture de plusieurs nouvelles lignes au départ de L’Allemagne, de la France, de l’Espagne, de l’Autriche… En définitive on compte 14 nouvelles dessertes au départ de Düsseldorf, Munich, Toulouse, Vienne, Palma de Mallorca… Plusieurs compagnies qui n’étaient là que pour la saison d’hiver ont prolongé leurs activités jusqu'à l’été 2015. Il s’agit notamment d’Air berlin, Easyjet, Niki, Germania, Ryainair et bien d’autres. D’autant plus que d’autres compagnies ont renforcé leurs lignes existantes avec 14 départs à partir des villes européennes. Ces nouvelles dessertes et l’arrivée de nouvelles compagnies ont permis à Agadir d’enregistrer de bonnes performances sur la plupart des marchés : France (plus 16%), Allemagne( 77%), Suisse(66%), Irlande( 200%), Espagne(83%), Autriche( 359%) et autres ( 286%).

Du coup l’augmentation globale des liaisons aériennes a atteint 21% et le nombre des sièges offerts sur la destination est passé de 322 OOO à 390 000 sieges. Un record absolu qui n’a pas été atteint depuis longtemps et qui dénote un marketing agressif et un effort promotionnel des plus performants.

La même approche commerciale a été appliquée à la ville de Marrakech avec les mêmes résultats positifs. En effet la destination Marrakech a connu l’ouverture de 8 nouvelles lignes et le renforcement de 24 autres. Les départs vers la ville ocre se font de Montpelier, Glasgow, Cuneo, Düsseldorf, Frankfurt, Toulouse, Vienne …et ce avec plusieurs compagnies aériennes notamment Air Berlin, Easyjet, Niki, Jetairfly, Air Arabia… La plupart de ces compagnies ont ouvert ces lignes pour la seule saison d’hiver 2014-2015 et à force d’être convaincues, elles les ont prolongées pour l’été 2015.

Conséquence logique de ce renforcement, les dessertes en provenance des pays européens vers Marrakech ont connu une nette augmentation : Espagne (22%), Allemagne (42%), Royaume Uni (13%), Italie (29%) et Pays Bas (3%). Ce faisant l’augmentation globale des liaisons aériennes a atteint 4% et le nombre des sièges offerts sur la destination Marrakech est passé de 1 314 000 en 2014 à 1368 000 sièges en 2015.

Une évolution aussi bien sur la destination Marrakech qu’Agadir qui n’étonne personne surtout ceux qui connaissent l’expertise et les compétences du nouveau directeur de l’ONMT, Zouiten Abderrafie.

Un professionnel jusqu’aux bout des ongles du tourisme en général et de l’aérien en particulier. Connaissant bien la branche aérienne puisqu’il y a passé plus de 30 ans en tant que cadre supérieur, il a vite frappé aux bonnes portes. Ce gestionnaire hors pair, discret mais très efficace ne perd pas son temps, comme certains, dans le verbiage.

Du coup, il a réactivé ses relations dans le monde du transport pour construire un pont aérien entre différentes villes de l’Europe, Agadir et Marrakech. Deux villes qui présentent tous les atouts en hiver (climat chaud) et en été, mais qui furent pendant longtemps mises aux oubliettes faute de transport aérien adéquat. Il a fallu attendre l’arrivée de Zouiten pour mettre fin à cette léthargie et ouvrir toutes les portes de l’Europe à ces deux destinations phares du Maroc.

Le directeur de l’ONMT a fait de même avec d’autres villes du Maroc. L’aérien, c’est son fort, le tourisme aussi. Mais sa grande vertu est qu’il considère le travail comme une chose sacrée.

Ce n’est pas par hasard qu’il est président de la Fondation Esprit de Fès et du Festival de Fès des musiques sacrées du monde. Sacré bonhomme à l’esprit philosophique.

Safi est une ville aux multiples attraits qui a été pendant

longtemps confinée dans un petit rôle de cité sardinière alors qu’elle est ancestrale et considérée comme l’une des cités des plus anciennes de la cote atlantique. Or de par son histoire, sa position géographique, ses richesses naturelles et patrimoniales ainsi que

l’intelligence et le dynamisme de ses hommes et ses femmes, la capitale d’Abda, devrait occuper une place plus prépondérante sur l’échiquier du développement national.

Normal que les Safiots, hommes et femmes, se plaignent depuis des lustres de cette situation et considèrent, à juste titre, que leur province a été longtemps délaissée par le pouvoir public central, tous gouvernements confondus. A tel point qu’ils n’hésitent pas à comparer la situation de leur ville à celle des régions du nord qui ont été pendant longtemps exclues de ce qu’on appelait, alors, le Maroc utile. Ce qui n’est pas tout à fait faux quand on sait que même au niveau médiatique, notamment les radios et télévisions publiques évoquent peu ou proue ce qui se passe dans cette belle, sereine et hospitalière ville. Du coup, les premiers responsables de ces lacunes sont d’abord les élus de la ville qui n’ont jamais su défendre les intérêts de leur cité en accordant leurs violons politiques et en élevant leurs voix pour que     le développement de Safi suive le même rythme que les autres villes. Autant dire que les élus locaux, toutes tendances partisanes confondues, ont failli dans leurs gestions respectives de la chose communale. Il en est de même pour les députés et les conseillers safiots à la deuxième chambre qui ont toujours brillé par leur absence dans l’hémicycle. C’est vraiment très curieux que le nom de Safi soit rarement évoqué sur l’échiquier national alors que la cité a une histoire vieille de plusieurs siècles, une géographie exceptionnelle, une richesse agricole et minière intarissables avec des hommes et des femmes débordant de dynamisme et de compétences. Il ne faut pas l’oublier, Safi a toujours enfanté des artistes, des écrivains, des hauts fonctionnaires, voire des politiques de renom qui ont occupé des postes importants à tous les niveaux de l’Etat. Mais la capitale d’Abda n’a pas eu ce qu’elle mérite en matière de développement socioéconomiques et touristiques.

Bien au contraire, sa richesse, la sardine, tant mise en valeur n’a pas cessé de s’évaporer par la surexploitation et surtout la pollution rampante qui a poussé la plupart des conserveries à fermer leurs portes et ce dès le debut des années 80.

Quant à la poterie qui incarne la richesse créative de ses artistes, elle a démontré qu’elle ne peut se développer sans la mise en œuvre d’une véritable stratégie de développement à même de rendre Safi, une ville touristique par excellence.

Car parmi les villes ancestrales, elle reste la moins nantie dans ce domaine alors qu’elle possède des plages sauvages uniques en leur genre avec un sable doré et un patrimoine historique des plus vieux et des plus diversifiés.

Autant dire que la province possède une multitude d’atouts touristiques qui non seulement ne sont pas exploités mais sont abandonnés à l’érosion, à la dégradation et au pillage, voire à la démolition. C’est terrible, au lieu de construire, on démolit tout un pan de l’histoire comme ce fut le cas tout récemment pour l’ancienne poste qui jouxtait les célèbres remparts portugais.

Avant cette destruction, d’autres monuments datant du début du XX siècle ont connu le même sort, enterrant à jamais les récits de l’histoire et la beauté de l’architecture tels le tribunal ou l’ancien siège des douanes . Mais ce qui est encore plus aberrant chez la folie des hommes c’est de laisser mourir des monuments historiques qui ont traversé des siècles ans en avoir la moindre compassion. C’est le cas notamment du château, dit Ksar El Bhar ou encore EL Borj connu par ses murailles imposantes pourtant érigé en patrimoine national par Dahir et laissé au délabrement et à l’érosion maritime par l’insouciance des hommes. Il en est de même pour la Kasbah dit Dar sultane ( 12eme siècle) qui devint par la suite la demeure des rois et des princes alaouites mais qui est menacée aujourd’hui par l’éboulement du terrain. La coupole de la cathédrale portugaise, vieille de 500 ans, dans l’ancienne de Medina n’échappe pas aux aléas du temps et de l’indifférence des responsables en affichant des fissurations qui ne s’arrêteront pas toutes seules. La liste des monuments en danger ne se limite pas à la seule ville de Safi, puisque tout au long de la province des trésors sont laissés à l’abandon.

On ne citera que la forteresse Hamidouche fondée par le sultan Moulay Ismail et qui est située à 35 km de Safi mais qui offre aujourd’hui un spectacle désolant. Plus loin au nord vers El Oualidia, la Kasbah « Ayir » ne possède plus que la tour principale, le reste s’étant effondré sous le poids de l’abandon. Il ya aussi la dégradation du site dit moulin à vent datant du 16 éme siècles, d’autres sites disséminés ici et là ainsi que des mausolées et des mosquées sont salies par les mains des pilleurs. Devinez un instant si jamais les ministères de la culture , du tourisme et du transport ainsi que les élus locaux faisaient leur travail comme il faut, en restaurant les monuments , en définissant une stratégie touristique , en désenclavant la province par la réfection de routes comme celle de Marrakech-Safi , la province de Safi n’aura rien   à envier en matière de flux touristique à Fès, Marrakech, Tanger, Agadir et autres. Amine Serghini, le professeur chercheur à la faculté des sciences d’Agadir, auteur d’un bel essai sur le développement par le tourisme à Safi, a même inventé le type du tourisme qui convent à cette région : « Safi, ville de la côte atlantique et de la poterie, a connu ses gloires dans le passé grâce à la position stratégique de son port, aux richesses de sa région d'Abda et à la beauté de son site alliant la vallée de Chaâba, sa belle plage et la vue imprenable sur la Médina depuis les hauteurs de ses collines. Cette ville aux origines les plus anciennes dégage un air de quiétude et de calme. En effet, une des formes du tourisme la plus prisée aujourd'hui est le tourisme anti-stress où le touriste cherche le calme et l'authenticité et revient vers la nature en fuyant tout produit à connotation artificielle. C'est justement dans ce sens que se dessinent les tendances de l'empreinte touristique dont Safi est en mesure de s'engager. » Il cite à cet effet les multiples plages sauvages qui bordent la province avec une beauté rare, du sable doré et un aspect géologique rocheux qui rend la mer surplombée encore plus fascinante.

Le touriste n’a que l’embarras du choix : la plage de la ville qui s’étale jusqu’à Sidi Bouzid, la plage Lalla Fatna avec sa vue panoramique sur l’océan ou la plage Sid Lboudala. Il y a en a pour tout le monde, même les grosses vagues pour les surfeurs, plus loin on trouve le cap Beddouza, une presqu’ile où l’on trouve une grotte et qui est prisée par les amateurs de pèche et les spéléologues. Les grottes, les lacs, les routes sinueuses, les hauteurs avec des vues imprenables sur un océan aussi beau et aussi grand, tout est sans fin à Safi sauf l’insouciance de ses responsables d’aujourd’hui et d’hier. Ils brillent par leur absence d’initiatives en matière de valorisation de l’architecture, de l’aspect historique de la ville et par ricochet de sa vocation touristique indéniable. Le professeur Serghini leur donne la recette pour sortir de cette léthargie : « Le tourisme à Safi ne devrait pas se limiter à la ville elle-même mais gagnerait en incluant l'arrière-pays, la côte nord et sud et leurs plages dans ses circuits dont la conception et la mise en œuvre devraient se faire dans les bonnes règles de l'art. » l’ouverture sur Marrakech par la mise en place d’une voie rapide Marrakech-Safi, devrait prolonger le flux touristique de la ville ocre vers les charmes de la cote atlantique tout au long de la province d’Abda. Il ne reste que la volonté politique dont l’absence a figé Safi , pendant des décennies, dans un immobilisme morbide.

A travers Safi et sa région

Le tourisme à Safi au temps de la colonisation a été bien structuré et le syndicat d’initiative et de tourisme a été maître de l’œuvre d’organisation à l’époque des années trente. En 1934, la capacité d’accueil hôtelière était assuré par 6 hôtels classés : hôtel Marhaba de la compagnie Parquet qui a ouvert en 1933 avec 52 chambres actuellement, hôtel Atlantide, hôtel moderne, hôtel de Paris, hôtel du Midi, Grand hôtel de France et l’hôtel Mogador.

Qu’en-t-il en 2014 ? 80 ans après, qu’elle est la capacité actuelle ?

9 hôtels totalisent à peine 900 lits : hôtel Golden Tulip 4*, Atlantique Panorama 4*, Abda hôtel 3*, hôtel Assif 3*, hôtel De l’Atlantide 3*, Riad Asif 3*, les Mimosas 2* et deux petites maison d’hôtes : Riad du Pêcheur 2ème catégorie et Riad Safi 2ème catégorie. Au Maroc, il n’y a pas une ville qui peut se targuer d’avoir des sites touristiques comme Safi et pourtant, nous sommes d’accord qu’il n’y a pas de professionnels du tourisme à Safi mais l’état les élus. Pourquoi cet abandon ?

Promenades pédestres

En dehors de la visite dû aux monuments historiques, nous recommandons aux touristes de se promener à l’aventure dans les rues montantes de la vieille ville.

Colline des Potiers :

La colline des Potiers, au pied du Marabout. Point de vue admirable sur la Kechla, le Souk, la ville et la mer.

Visite aux Potiers :

Les Poteries de Safi furent de tous temps célèbres au Maroc, en 1919, le Maître Lamali. Cet artiste rénova la technique, fit des élèves, des apprentis qui, sous sa direction, sont passés maîtres et de père en fils la tendance continue à nos jours. Une visite s’impose aux ateliers situés sur le haut de la colline des potiers. Il est extrêmement intéressant et curieux de voir ces artistes, à l’aide d’un tour, mû au pied, modeler de ravissants vases et visiter les collections, modernes et anciennes.

La colline des potiers est la promenade préférée et le lieu d’études des peintres et de tous les artistes.

Sidi bou Zide

Marabout célèbre sur la falaise, à environ 120 mètres d’altitude près de 3 kilomètres.

Vue panoramique splendide sur la ville, le port de Safi, et les falaises neigeuses de l’Atlas.

Vingt-cinq mètres plus bas, coule une claire source.

Un sentier agréable permet le retour à pied le long des plages, au bord de la mer, un autre sentier à flanc de falaise permet une excursion pittoresque et facile jusqu’au Bordj Nador, ancienne vigile portugaise située au Cap Safi.

Grande Falaise de Safi

Unique par son altitude, son étendue, ses étages, son orientation qui lui permet, sur ses pentes, d’être abritée l’hiver des vents froids provenant du Nord, et sur son sommet, de profiter l’été, de la fraîcheur des alisés.

Une roue carrossable permet à l’époque coloniale de descendre jusqu’au bord de l’Océan écumant…

En 1933, le Docteur Maire, le renommé professeur de botanique de la Faculté d’Alger, avait consacré à Safi et à ses environs, plusieurs voyages d’études à la suite desquels, il avait souligné l’intérêt scientifique et pratique qu’offrirait la création en ces lieux d’un jardin d’essai pour la flore canarienne et subtropicale.

Monuments

Fortifications et remparts d’origine Portugaise

Entourant l’ancienne ville (1510 à 1540) sont remarquablement bien conservés et donnent à Safi un cachet et un charme très particuliers.

a) château de la mer :

le plus sûr et probablement le seul témoin de l’art Emmanuelin au Maroc. Visiter la terrasse et les canons en bronze du XVIIe siècle (motifs de décoration et armoiries), la Tour Ronde et la Salle des Gardes, la Grande Tour son Escalier et ses Salles (vue splendide).

b) Chapelle Portugaise

c) Dédiée à Sainte Catherine, réminiscence émouvante de l’art Gothique, unique dans l’Afrique du Nord. Une voûte en croisée d’ogives est intéressante par ses proportions harmonieuses et par ses cartouches et sculptures dans la pierre qui en décorent les clés pendantes. (Prendre dans la Grande Rue de la Médina, à côté de l’ancien Cinéma Parlant Llama, le petit passage des Habous et la rue adjacente).

Kechla :

De la Chapelle, monter par les petites rues voûtées de la vieille ville jusqu’à la Kechla : puissante citadelle du XVIe siècle construite par les Sultans Saâdiens à l’intérieur des fortifications Portugaises ; sur celles-ci, remarquer les armoiries de la grosse tour qui sont celles d’Emmanuel le Fortuné de la Maison d’Aviz, régnant alors en Portugal et fondateur de la place (1456-1521) ; remarquer également les canons qui arment encore le Château et qui sont datés et signés par leurs fondeurs hollandais du sceau de Moulay Ziban. Empereur du Maroc : ils sont de merveilleux spécimens de l’art Renaissance et constituent dans leur ensemble, des documents historiques hors de pair.

Excursions

Au Nord :

Bordj Nador :

6 kilomètres environ de Safi. Ancienne vigie portugaise (la Tour Bellevue). Située au Cap cantin, l’embouchure du Tensift et l’Atlas.

Sidi Karara :

Marabout vénéré dominant une petite source, au bord de la falaise (150 mètres d’altitude) sur la route en corniche qui suit la côte jusqu’à El Jadida.

Sidi Bou d’Allah :

Marabout situé à mi-pente de la falaise, chemin d’accès, source et plage au pied de la falaise.

Sidi Bou Chta :

30 kilomètres de Safi, 80 mètres à pic au dessus de la mer, toujours sur la route en corniche.

Lieu de pèlerinage très fréquenté par les marocains qui attribuent au Saint qui y est enterré des vertus curatives semblables à celles attribuées à Moulay Yacoub. Sur une petite esplanade surplombant la mer, sont également alignées des pierres à formes diverses (le chameau, le cheval, la selle, la tortue, la vipère coupée jadis en deux par le pied du Saint). Chacune de ces pierres a une vertu différente à l’époque il y avait des bassins à côté et dont l’une guérit… les maux de dents, une autre… les blessures occasionnées par une chute… Les jours des pèlerinages sont les mercredi, jeudi et dimanche.

Château des Miat Ahmed, (ou cent Ahmed) :

Devait autrefois abriter une centurie de soldats maures (30 kilomètres de Safi), près du Dar Caïd Zerhouni.

Cap Cantin :

35 kilomètres de Safi en poursuivant la route en corniche. Très beau phare.

Petit restaurant (Fruits de mer. Coquillages).

Quelques résidents de l’intérieur y ont construit des villas d’été en raison de la très fraîche température qui y règne constamment.

Grottes du Goran :

Près du Cap Cantin (1.500 m). Grottes naturelles dans le rocher ayant servi, peut-être d’abris à l’homme préhistorique.

Casba d’El Ayer :

50 kilomètres de Safi, par la même route

Casba appelée jadis par les Portugais « Emendera » ou encore la Casbah du Caballero que les indigènes transformèrent en l’appellation de Sidi Farès, nom que porte le marabout enterré à la porte de la citadelle.

La Casbah d’El Ayer est une merveille d’architecture et de pittoresque.

Oualidia

En continuant toujours la route de Corniche, on parvient au port naturel de Oualidia. Lagune étroite s’enfonçant dans les terres presque parallèlement au rivage et dominée par une falaise élevée que couronne une très belle Casbah.

C’est, dit-on, dans cette lagune qu’Hannon aperçut des éléphants. Station estivale de nombreux estivants de l’intérieur.

Ces excursions peuvent être effectuées en automobile et dans la même journée, si l’on est pressé par le temps ; dans le cas contraire, on aura tout avantage à s’éjourner une nuit ou deux, il y a de très beaux hôtels.

Au Sud

Sidi Rozia : 6 kilomètres. En suivant la côte vers le Sud, on trouve la pointe basse de Sidi Rozia qui pénètre dans l’Océan entre de jolies plages.

Jorf El Youdi

17 kilomètres. Par la route pittoresque rejoignant le Tensift, on rencontre le Jorf el Youdi (le Rocher du Juif) route traversant une contrée sauvage.

Les automobiles peuvent parvenir jusqu’à la mer. Splendide plage très fréquentée. Emplacements aménagés pour la pêche.

Souirah Quedima :

36 kilomètres de Safi, un peu au Nord de l’embouchure du Tensift.

Cette forteresse bâtie par Azambuque sur l’enracinement d’une pointe rocheuse, aujourd’hui complètement envahie par les dunes, est construite en pierres de taille scellées au plomb. La légende dit que les pierres en furent apportées du Portugal et que la citadelle fut édifiée en une nuit par une princesse blanche arrivée le soir avec une nombreuse flotte et repartie le lendemain à l’aurore…

Casbah Ben Hamidouh ou Casbah du Prince Noire (XIIIe siècle).

Située sur la rive gauche de l’Oued Tensift, à proximité de Souirah Quédima, curieuse pour les souvenirs qu’elle évoque. « Cette importante forteresse est pourvue de deux enceintes. L’enceinte intérieure, à peu près carrée, de 70 mètres de côté, est entourée extérieurement d’un fossé de 5 mètres, franchissable du côté Sud au moyen d’un pont défendu par deux fortins. Enf ace du pont, le rempart est percé d’une porte à baïonnette. Des bastions s’insèrent aux angles et sur les axes des remparts.

A l’intérieur s’élevaient des magasins constitués par cinq voûtes en briques, et sur le côté Sud des logements, est un oratoire.

L’enceinte extérieure, bastionnée, de 150 mètres de côté, enserre la première dans l’un de ses angles et abrite une mosquée, un mellah et d’autres bâtiments indéterminés » (texte extrait du Guide Bleu en 1935).

Si, au lieu de suivre la côte pour sortir de la ville, on prend la route se dirigeant vers le Souk Es Sebt on arrive un peu plus loin à la région d’Enga et de Sidi Amara avec des sites très variés, régions accidentées et très boisées. Bonnes routes secondaires.

Au Sud-Est :

sur la route de Marrakech : Chemaia et le bled Ahmar

Entre Safi et Marrakech, sur le tiers de son parcours le -tiers moyen- la grande route traverse, en une droite presque géométriquement rigoureuse, le plateau Ahmar.

C’est un pays déjà désertique, avec une moyenne de pluies inférieure à 200 m/m, un pays que le touriste aurait cependant bien tort de ne pas regarder avec quelque attention. Ce pays offre en effet, un point de vue, un circuit, un centre qui présentent quelque intérêt.

Le point de vue : il prend toute sa valeur à qui vient de Safi et gagne Marrakech. Après avoir traversé la plaine Abda (jusqu’au kilomètre 40 environ) la route s’engage dans une coupure du plateau Ahmar et, en montée continue sur 9 kilomètres, gagne un col d’où la vue se découvre immédiatement sur le plateau Ahmar, avec la chaîne du Grand-Atlas comme très lointain arrière-plan. L’Atlas sont couverts de neiges et si éloignés que les parties basses de la chaîne se confondent, en bleu, dans le ciel presque toujours clair.

Descente du col ; après quelque 10 kilomètres, le Lac Zima dit : Sebga Zima, au sud de la route : à l’époque grand lac salé de profondeur et d’étendue variables suivant les pluies approvisionnait en sel une partie du Maroc (deux sortes de sel, le brun et le blanc).

A ce sel est attachée une vieille légende qui lui attribue des vertus eugéniques particulières. Au bord même du lac, marché très curieux le jeudi (souk Khémis Zima). Ce lac était d’un revenu important pour l’état marocain, mais le touriste verra plutôt l’aspect dénudé de ce paysage. Peut-être lui trouvera-t-il quelque grandeur.

Le Circuit :

Il faut un guide et une voiture assez « audacieuse ». Ce circuit, à qui vient chercher au Maroc quelques visions déjà sahariennes, paraît tout à fait désigné. On quitte la route Safi-Marrakech (kilomètres 55 environ) pour prendre une piste qui se dirige au Sud Tléta d’Ighoud (on pourra visiter quelques exploitations minières au Tléta d’Ighoud) ; ensuite, Zaouïa de Sidi Chiker et Zaouïa Heddilk au bord du Tensift ; la piste remonte vers le Nord, vers Chemaïa, sans offrir aucune difficulté.

Le centre : c’est Chemaïa. Capitale administrative du Bled Ahmar, sans autre pittoresque qu’une abondance de plantations inattendues en ce point, elle est cependant une bien vieille capitale. Autrefois, les fils du Sultan venaient là compléter leur instruction et, sans doute, représenter l’autorité du « maghzen » en ce milieu de la distance Safi-Marrakech. Quelques minutes seulement… Mais elles suffiront à illustrer ce Maroc d’autrefois, dont les souverains envoyaient leurs fils en un pauvre village de terre battue sous prétexte d’éducation… A 2 kilomètres de Chemaïa, direction Marrakech, remarquer un village en ruine : Dar Haddi ben Hassan. Et Moulay Hassasn mourra au retour de la guerre (une expédition dans le Tafilalet) ; c’est alors que le bled se mit en révolte, une révolte qui devait ébranler l’autorité du Sultan, sans espoir de la rétablir jamais…

Dar Haddi Ben Dô d’une part, d’autre part : c’est une page d’histoire, sévère, il est vrai pour un touriste mais que la sévérité de ce bled encadre d’une grandiose manière.

La route continue ensuite, plate et droite, vers la limite du bled Ahmar, vers Marrakech.

Au Nord, à 30 kilomètres de Chemaïa, installation des « phosphates », appelée Louis Gentil (Youssoufia), d’un nom à l’époque qui est grand dans la minéralogie et la géologie en Afrique du Nord.

Mardi, 30 Décembre 2014 11:58

Safi-Médical

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Aux temps de la Grèce antique, les Lybiens passaient pour les hommes favorisés de la meilleure santé… Le pays Abda tient, encore de nos jours, à ne pas démentir cette opinion optimiste :

1°Aucune maladie endémique : ce point est parfaitement établi par une observation longue de vingt années déjà :

2° La protection contre les maladies épidémiques s’y montre parfaitement efficace, la population -depuis longtemps policée- ayant vite compris et admis nos méthodes prophylactiques ;

3° Quant aux diverses affections banales, celles qui frappent l’humanité « par individu » et non «en masse», leur rôle est assez réduit en Abda ; en particulier, la moralité entre la naissance et la quinzième année paraît bien inférieure à la même mortalité en France.

Rien donc, dans l’état sanitaire de Safi et de sa région, qui puisse imposer au touriste quelque mesure spéciale de précaution. Et rien qui puisse, d’autre part, l’éloigner. Au touriste voyageant pour raison de santé, nous devons même signaler qu’il trouvera en Abda des « conditions sanitaire » très variées, capables –par cas- de retenir son attention : il est seulement singulier que la remarque n’en ait pas été faite plus tôt.

En effet, si l’intérieur du pays est assez uniforme quant au climat (continental, avec les inconvénients d’étés chauds et poussiéreux, mais avec les avantages d’hivers tièdes, secs et ensoleillés), la côte présente par contre une diversité, qui en Europe, serait tenue pour précieuse.

Certains points, fortement avancés en mer, s’y trouvent soumis à la seule action de l’Océan, avec des températures régulières, assez basses, mais avec une hygrométrie élevée (Cap Cantin, pointe de Sidi Rozia). Plusieurs plages étendues, dont celle de Jorf el Youdi qui participent des conditions précédentes, fort améliorées : ces plages sont appelées à rendre les plus grands services surtout aux bébés qu’éprouveraient les chaleurs de l’été ; la température s’y montre en effet toujours et remarquablement peu élevée.

Il n’en est pas de même des portions de côte exposées au Midi. Elles se trouvent à la fois : rafraîchies par les courants marins, qui sont Sud-Nord : protégées par la falaise contre les vents dominants de l’intérieur, qui proviennent du Nord-Est. En ces points, un seul des facteurs de climat impose son influence : la latitude. Or, il suffit de remarquer que nous sommes ici sous le parallèle de Madère, pour n’avoir pas à commenter plus largement les avantages de cette situation… Parmi « les climats de notre cordon littoral » celui de Safi même représente d’ailleurs le plus remarquable, plus exactement celui de la falaise sud du Cap Safi, entre le marabout de « Sidi Bouzid » et la pointe du Cap.

Un fait d’observation, parfaitement établi aisé à contrôler entraîne la conviction : la flore si délicate des Canaries se retrouve, en effet, spontanée –encore que maltraitée par les troupeaux !- en ce point. Au Nord, rien de cette flore, même en des points pareillement situés ; au Sud, pour la retrouver, il faut descendre après le Tensift.

La falaise Sud du Cap Safi conviendrait parfaitement à ces cures héliomarines, avec leurs indications bien connues.

Elle mériterait de retenir l’attention des étrangers en quête d’un séjour agréable et calme : la présence d’une flore subtropicale spontanée justifie au surplus tous les espoirs de créer le cadre d’élégance naturelle indispensable à qui doit rester au repos ; le soleil manque bien rarement par ici, et l’Atlantique y prend les teintes bleues de la Méditerranée…

Safi et le Cap Safi font un « coin de monde » encore inconnu, voire dédaigné : il se pourrait qu’un tout autre avenir lui soit réservé.

Mardi, 30 Décembre 2014 11:57

Safi : Le climat

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On peut dire, sans craindre d’être taxé d’exagération, que Safi est une station climatique idéale.

L’Océan est le plus grand régulateur de son climat. Ses hivers sont extrêmement doux, Safi étant classée parmi les villes à pluies rares ; de plus, depuis le Cap Cantin, la côte est sensiblement en direction N.S ; les vents dominants provenant du N.E passent et se dispersent sur une large bande de terres avant d’atteindre Safi. Sur leur parcours, ils perdent leur humidité, ce qui explique que cette ville jouit d’un climat beaucoup plus sec et par suite plus sain que celui de presque toutes les autres villes de la côte Atlantique. La hauteur de la côte explique également l’absence d’humidité.

La température oscille entre un minimal de +10° en hiver et un maximum de 30° en été avec une moyenne de 22 à 23° ; nous ne parlons bien entendu, que des températures prises à partir de 8 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir. Les nuits sont plus fraîches, et ceci, loin d’être un inconvénient, assure au contraire un repos parfait et réconfortant.

Le rapport des heures d’insolation réelles, du 1er décembre au 30 avril est de 88,7% à Safi, alors que ce même rapport est seulement de 57,2% à Nice et à Cannes, de 31,4% à Paris, de 26% à Londres. Ces seuls chiffres sont une référence.

D’autre part, le rayon solaire ne prodigue pas seulement ses bienfaits en hiver. En effet, les hivernants ne pourront que se féliciter de prolonger leur séjour jusqu’au moins d’août.

Au cours même des plus fortes journées de chaleur, la température ne dépasse pas celle de nombreuses villes du centre de la France et présente même l’avantage d’y être plus supportable : la brise marine qui souffle, on peut dire presque sans discontinuité et surtout le courant froid provenant des Canaries apportent la fraîcheur bienfaisante qui permet de stationner au soleil sans être le moins du monde incommodé.

De quelque côté que soient orientées les promenades, soit que l’on suive la corniche qui mène aux falaises de Sidi Bouzid, soit que l’on délaisse la côte pour l’intérieur du bled Abda, on sera invinciblement charmé et conquis par la douceur vivifiante de la brise marine, la chaleur douce du rayon solaire, délicieusement ébloui par la prodigieuse luminosité d’un ciel où évoluent avec une grâce irréelle les grandes ailes blanches des cigognes.

Mardi, 30 Décembre 2014 11:47

Aménagement de la station d'Oukaimden

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A l'occasion de la saison de Ski d'importants des travaux d'aménagement ont été initiés à la station d'Oukaimden pour accueillir les visiteurs dans les meilleures conditions.

Les autorités locales de la province d'El Haouz ont entrepris des travaux d'aménagement à la station de Ski d'Oukaimden pour permettre à ce site d'accueillir les skieurs et les milliers de visiteurs à l'occasion de la saison de Ski. Avec l'ouverture de la saison de Ski, des travaux d'aménagements ont été effectués et plusieurs mesures ont été prises pour pouvoir accueillir les amateurs de ski et du tourisme de montagne dans les meilleures conditions, indiquent les autorités locales. Il a été procédé notamment à l'aménagement d'espaces de stationnement, dont quatre parkings pour véhicules légers, une station pour les autocars et une autre pour le transport mixte, avec une capacité totale de 6.000 véhicules. Pour une meilleure organisation du site qui connaît une forte affluence particulièrement les week-ends, les autorités ont, également, procédé à l'organisation des pistes de ski avec des espaces dédiés au commerce et location des divers outils de ski. En ce qui concerne l'organisation de la circulation, il a été procédé à l'ouverture et l'aménagement de la route régionale N. 2030 reliant la station de ski, en plus de la mise en place des mesures nécessaires pour décongestionner la circulation, en cas de besoin, sur la route régionale N. 2028 via Imi Langhar, précise-t-on de même source. Située à 3.273 mètres d'altitude à 75 km de Marrakech, la station de ski d'Oukaimeden est considérée comme la plus haute station de ski d'Afrique. La station profite d'un enneigement naturel variable de Novembre-Décembre à Mars ainsi que d'un ensoleillement quasi-permanent pour le plus grand plaisir des amoureux de la nature et des sports d'hiver. Le site est réputé pour ses paysages sublimes et le petit village d'Oukaimeden a su préserver son authenticité avec une architecture de chalets de bois devant des monts et des pics imposants. La station de ski dispose de 3 pistes vertes, 4 bleues, 8 rouges et 3 noires permettant, aux initiés comme aux débutants, l'opportunité de s'adonner aux plaisirs du Ski et autres sports de glisse. Le télésiège de la station est le plus haut d'Afrique (avec 2300 mètres) et les 6 téléskis offrent une capacité de 4000 personnes par heure. Toutes les infrastructures sont installées au pied d'un ensemble de montagnes (Oukaimeden 3273m, jbel attar 3.258 m, et jbel ngour 3614 m). Différents itinéraires sont possibles pour ceux qui préfèrent le ski en randonnée ou en raquettes, en plus de nombreuses activités comme les randonnées à pied ou à dos de mulet, le parapente et deltaplane. 

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