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Destination

Destination (66)

Mardi, 04 Novembre 2014 10:38

Ouarzazate : l'oubliée du désert...

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Abandonnée à son sort depuis près de 16 ans, la jumelle marocaine d'Hollywood fait peine à voir : la moitié de la capacité hôtelière en souffrance, un Palais des Congrès à l'abandon et un golf à sec, celle qui représentait le grand espoir du tourisme marocain a bu la tasse.

Alors que l'on a de cesse de parler de divesfication de nos destinations touristiques, corrolaire de la diversifications des marchés émetteurs, et sortir du mono-ville ocre, celle qui était naguère appelée à devenir la nouvelle Marrakech, Ouarzazate, connaît année après année, une mort lente au vu et au su des autorités. Entre 2006 et 2011 les baisses des arrivées de touristes et des nuitées enregistrées atteignent, respectivement, 38 et 43%. Sur la même période, le taux d’occupation hôtelière est passé de 30 à 16%. C’est ce que l’on peut appeler une méchante gamelle… De fait, la destination n’aura pas bénéficié d’une stratégie intégrée de promotion sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants ; les hôteliers de la région insistent sur le fait que l’on a trop longtemps estimé que les touristes viendraient d’eux-mêmes, grâce au bouche-à-oreille. Ajouter à cela un enclavement routier et aérien proverbial - avec des liaisons routières depuis Marrakech, via le col du Tichka, assujetties au aléas climatiques, et un aéroport aux horaires complètement décalés, qui semble surtout avoir une vocation punitive pour les malheureux qui auront fait la démarche de s’y rendre, dixit un voyagiste- et l’on commence à comprendre comment l’ex-futur blockbuster du tourisme marocain à pris l’eau. Mais ce n’est pas fini ; alors que l’on a de cesse de se gargariser sur les beautés écologiques et culturelles de la région, les visiteurs, une fois bouclé les circuits habituels vers les dunes de Zagora, les gorges de Tinghir et la Kasbah d’Ait Benhaddou, n’ont plus grand-chose à faire pour espérer meubler leur séjour ; le golf, qui pour le coup pourrait se justifier avec les potentialités du barrage Mansour Eddahabi, reste à sec ; la vie nocturne, en l'absence de lieux de divertissement, est d'une pauvreté effarante... bref, l'on s'ennuie ferme à Ouarzazate de l’aveu même de ses hôteliers.

Dans ce contexte comment s’étonner des difficultés financières que connaissent les établissements touristiques de la région ? La raréfaction des clients en a entraîné plus d’un dans le cercle vicieux de l’endettement et de l’incapacité à rembourser leurs créances, notamment vis-à-vis du CIH. Fermetures et redressements judiciaires se succèdent en cascade, les hôtels étant souvent en défaut de paiement, qui à l’égard de la CNSS, qui à l’égard des impôts ou des taxes communales. Dans certains cas ce sont les fournisseurs ou les salariés qui trinquent, entraînant grèves et sit-in à répétition.

Résultat, en l’absence de programmes de rénovation, d’entretien et de rééquipement des unités hôtelières, on a droit à l’inévitable dégradation de la qualité des prestations et le risque de déclassement qui va avec ; ce qui ne peut qu’entraîner une dégradation de l’image de marque de la destination et, donc, tarir encore davantage les flux touristiques. La boucle est bouclée. Par ailleurs tous les professionnels pleinement conscients des déficits chroniques de leur station en matière de promotion - l’on peut espérer, à terme, créer une dynamique positive et ainsi repositionner Ouarzazate en tant que destination touristique de 1er plan, comme c’était encore le cas dix ans en arrière. Néanmoins, pour le moment, les annonces faites par les autorités publiques se cantonnent à des mesures superficielles : Ainsi l’on prévoit la réalisation de musées thématiques (Musée de la biodiversité / Musée de la palmeraie de Skoura / Musée de la roche et des mines/ Musée des dinosaures à Tazouda/ Musée du tapis) ainsi que la programmation de deux grands festivals, Ahwach et Azalay, pour tenter de pallier au déficit d’animation de la destination.

Des initiatives louables certes (dans la mesure où elles puissent connaître une concrétisation), mais qui ne peuvent corriger à elles seules les difficultés que connait Ouarzazate.

Pour les professionnels, le cœur du problème se résume en trois mots : promotion, desserte et animation. Côté promotion, les chiffres avancés paraissent plus qu'insuffisants pour espérer avoir un quelconque impact sur les marchés émetteurs traditionnels et émergeants. Quant à l’organisation d’éductours à destination de la presse des marchés émetteurs européens (Espagne, Autriche, Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni et Pologne sont concernés), il s’agit là, de l’avis de nombreux professionnels, d’une stratégie désormais dépassée, la communication d’une destination se faisant désormais de manière directe, via Internet, avec le client final sur les marchés matures. Côté desserte, en l’absence d’autoroutes ou de voie ferrée, l’effort ne peut se porter que sur le volet aérien. Il est désormais vital pour la région de Ouarzazate de dynamiser son aéroport via l’octroi d’exonérations de frais aéroportuaires pour les transporteurs près à s’y risquer.

L’accent doit notamment être mis sur les compagnies low-cost, qui se sont par ailleurs révélées être, via leurs politiques tarifaires agressives, d’excellents agents de promotion pour les destinations qu’elles desservent.

Enfin, côté animation, en l'absence d'embellie au niveau des arrivées, il reste plus qu'hypothétique de gager sur des investissements privés : c'est aux pouvoirs public de relancer la machine.

En attendant, les professionnels de la ville restent à se tourner les pouces en attendant de voir leur ministre, qui, en près d'un an et demi, n'a pas toujours pas pris la peine de discuter avec eux sur place.

Le Maroc s'est hissé au troisième rang du classement mondial 2014 des pays les plus accueillants pour les touristes étrangers, selon un nouveau rapport du Forum économique mondial (WEF).

Sur les 140 pays analysés par la prestigieuse organisation basée à Genève, le Royaume a obtenu la mention «très bon accueil» juste derrière l'Islande et la Nouvelle-Zélande.

D'après le WEF, l'indicateur retenu dans le classement tend à mesurer la capacité des pays à interagir avec les goûts et la diversité culturelle des touristes, «ce qui représente un challenge de taille à l'ère de la globalisation».

«Comment sont accueillis les touristes étrangers dans votre pays ?», telle est la question posée dans le cadre de l'étude à des personnes issues des pays étudiés afin de permettre une appréciation du niveau d'ouverture de la société à l'égard des visiteurs étrangers.

Seuls 20 pays ont obtenu la mention «très bien», parmi lesquels l'Irlande, la Macédoine, le Canada, l'Autriche, la Thaïlande et le Portugal. A l'autre bout du classement, on retrouve la Bolivie, le Venezuela, la Russie, la Bulgarie, la Slovaquie, l'Iran et la Mongolie.

Pour l'année 2014, le Maroc prévoit d'accueillir près de 11 millions de touristes, soit 3 millions de plus qu'en 2010, alors que des pays comme la Tunisie et l'Egypte cassent les prix sans retrouver les niveaux de fréquentation qu'ils enregistraient avant les mouvements de contestation survenus à partir de 2011.

Fort de sa qualité d'accueil, de la diversité de son offre et de ses efforts de promotion, le Royaume a déjà supplanté l'Egypte en 2013 et talonne désormais l'Afrique du Sud au rang de première destination africaine.

Marrakech, Agadir, Fès et Rabat sont autant de destinations particulièrement en vogue en Europe, surtout chez les Italiens, les Allemands et les Britanniques, dont les arrivées ont enregistré des hausses respectives de 15%, 13% et 12% en 2013, contre seulement 4% pour les Français et les Espagnols, d'après le ministère du Tourisme

Sur les huit premiers mois de l'année, le Maroc a enregistré une croissance de 8% des arrivées françaises, en phase avec les arrivées internationales. Le contexte géopolitique n'a pas entamé, jusqu'alors, l'attractivité du royaume chérifien sur le marché français.

Au 31 juillet, le Maroc a accueilli 2 053 000 visiteurs en provenance de l'Hexagone (en comptant les Marocains résidant en France), soit une hausse de 8%, au delà des objectifs initiaux.

Ouarzazate en forme

Marrakech reste la destination préférée des Français, avec 50% des nuitées réalisées. L'arrivée de Transavia et le développement de la desserte aérienne vers Essaouira, avec un troisième vol direct au départ de Paris à partir du 27 octobre, tire la fréquentation de la cité maritime (+3%). Ouarzazate est la destination qui progresse le plus grace au cinéma, avec une croissance de 8% par rapport à la même période en 2013. Cette belle performance ne profite toutefois pas aux tour-opérateurs. Selon le baromètre estival du Syndicat des entreprises de tour-operating (Seto), les ventes de forfaits vers le Maroc ont décroché de 10%, entre le 1er mai et le 31 août.

20 millions de touristes en 2020 ? c’est le rêve

Au global, la croissance des arrivées internationales ressort à 9% sur les 8 premiers mois de l'année, avec une prévision de 10,6 millions de touristes sur l'ensemble de l'année (+8%) qui conforte le Royaume dans sa vision 2020. Toujours très ambitieux, le Maroc veut accueillir 20 millions de touristes en 2020. Avec une croissance budgétée de 8% annuelle sur les trois prochaines années, les 12 millions d'arrivées internationales en 2016 représentent un objectif réaliste, estime l'Office de tourisme.

Le nombre de touristes ayant visité Ouarzazate durant les cinq premiers mois de 2014 s’est établi 149.271 personnes, contre 124.908 personnes durant la même période de l’année précédente, soit une hausse de 20 pc, selon des statistiques du Conseil provincial du tourisme (CPT). Les Français viennent en tête des touristes ayant visité la ville entre les mois de janvier et mai de l’année en cours avec 36.303 personnes ( 3 pc en comparaison avec la même période de 2013), suivis des touristes allemands avec 19.925 personnes ( 29 pc) et japonais avec 12.031 visiteurs ( 38 pc).

La plus forte hausse par marché émetteur a été à l’actif du marché polonais avec 79 pc (2.593 touristes), suivi notamment du marché espagnol qui a enregistré une progression de 77 pc (11.575 touristes), souligne la même source.

Marrakech, première destination touristique du Maroc, aura un nouvel

aéroport, dont le coût pourrait atteindre environ 520 millions de dollars.

En effet, l’actuel aéroport de Marrakech-Ménara ne pourra pas absorber le flux des voyageurs à l’horizon 2025-2030, et ce, malgré des travaux d’extension en cours, lesquels devraient porter sa capacité d’accueil à 9 millions de passagers par an. Selon une étude sur le «Plan national des aéroports à l’horizon 2035, présenté au gouvernement marocain, le volume annuel de passagers transitant par cet aéroport devrait dépasser les 14 millions à l’horizon 2030.

C’est dans cette perspective qu’une étude technique a été réalisée pour la recherche de l’emplacement d’un site du futur aéroport de Marrakech dans un périmètre de 30 kilomètres, et on s’oriente vers deux sites situés dans les communes de Sidi Zouine et de Sidi Bouatmane. Rappelons qu’en janvier dernier, le monarque marocain a inauguré le projet « Marrakech, cité du renouveau permanent » dans le cadre d’un programme mobilisant des investissements de l’ordre de 870 millions de dollars sur la période 2014-2017 et relatif à la valorisation du patrimoine culturel et la préservation de l’environnement de « la ville ocre ».

La «Tanger Free Zone» (TFZ) a été classée parmi les meilleures zones franches de l'année 2014 de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) par le magazine britannique FDi Intelligence, une publication du groupe Financial Times.

La TFZ figure dans le Top 10 des zones franches de la région, écrit la publication dans sa dernière livraison, faisant savoir que le nombre des entreprises installées dans cette zone a atteint en 2013 plus de 640 dont 256 PME, soit une augmentation de 28% par rapport à 2012. Les entreprises implantées dans la zone franche de Tanger sont spécialisées principalement dans l'industrie automobile et l'aéronautique, ajoute le FDi Intelligence magazine, rappelant que cette zone abrite l'usine de Renault-Nissan, la plus grande en Afrique, ayant une capacité de production de 400.000 véhicules par an.

Dans le but de renforcer davantage son attractivité, la «TFZ» a consacré de nouveaux espaces dédiés à l'industrie automobile et aux services de l'offshoring, précise la publication, citant à cet égard la «Tanger Automotive City» qui s'étend sur une superficie globale de 300 hectares et connait déjà un fort engouement de la part des investisseurs.

La zone franche de Tanger comprend aussi un parc dédié aux services de l'offshoring, proposant aux entrepreneurs des espaces prêts à l'emploi et un guichet unique ayant pour rôle la simplification des démarches administratives, outre l'accompagnement et l'assistance personnalisés des investisseurs, souligne le magazine britannique.

Et d'ajouter que la «TFZ» a connu un développement soutenu ces dernières années, attirant des investissements étrangers importants et contribuant au développement des activités industrielles notamment dans les secteurs de l'automobile et l'aéronautique ayant permis la création de 50.000 emplois. D'après le FDi Intelligence, les 100.000 voitures produites et exportées en 2013 par l'usine de Renault à travers le port de Tanger-Med témoignent de la pertinence et du succès de la zone franche de Tanger qui répond aux attentes des investisseurs et s'érige en une plateforme d'export vers l'Afrique.

S’il y a une vérité absolue qui est de surcroit incontestée et incontestable, c’est que depuis son intronisation, le roi Mohammed VI a changé le visage du Maroc dans plusieurs de ses aspects. Les observateurs étrangers et la presse, y compris celle qui ne porte pas notre pays dans son cœur, avouent que le Maroc a fait un bond considérable durant la dernière décade en matière d’infrastructures, de transport, d’industrialisation, de communication et autres. Les faits sont têtus, le roi ne parle pas beaucoup, mais il ne s’arrête jamais de travailler avec un rythme effréné qui laisse loin derrière lui ses proches collaborateurs, les ministres et autres walis et gouverneurs. Jamais un chef d’Etat, qu’il soit roi ou président, n’a fait le tour de son pays autant de fois que le roi Mohammed VI quitte parfois à en subir les conséquences avec quelques ennuis de santé. Et comme il n’ya eu jamais de hasard dans ses déplacements, sa première sortie l’a réservée à la région du nord sous une pluie battante et révélatrice… Une région qui fut longtemps à la traine pour une multitude de raisons souvent subjectives et pour laquelle le roi a eu une attention particulière. La ville de Tanger, longtemps délaissée, est sortie de son hibernation socioéconomique pour devenir un immense chantier à des dizaines de kilomètres à la ronde du centre ville : Tanger Med et ses dérivés (Tanger Med II, Tanger Med Port center, port passagers, zone franche logistique, zones franches industrielles et de service, zone export…etc.). Le programme Tanger métropole est tout aussi consistant avec un aménagement urbain d’envergure, routes, trémie, passage intérieur, contournement reliant l’Atlantique à la Méditerranée (Rocade des deux mers). Il comprend aussi le complexe art et culture avec son théâtre, une école théâtrale, des clubs de musique andalouse, d’arts plastiques et de danse.... .La multiplication des zones industrielles avec l’installation de l’usine Renault à tanger qui a dopé l’industrie automobile au Maroc. Sans oublier les réalisations socioéconomiques comme l’opération du logement social et tout récemment l’inauguration de la construction d’un barrage pour l’alimentation en eau potable de la région de Tanger-Tétouan. Personne n’a oublié cette triste période de la sécheresse où Tanger manquait d’eau et il a fallu alimenter la population par le biais de bateaux-citernes qui transportaient de l’eau de sources lointaines. Autant dire que le développement de la ville de Tanger se fait d’une manière intégrée selon une stratégie globale qui coiffe tous les aspects de la vie quotidienne.

Tanger, un chantier à ciel ouvert

Normal que la ville de détroit devienne une addition d’une multitude de chantiers ouverts souvent pour des projets structurants qui nécessitent des investissements colossaux. Il faut dire que l’Etat a ouvert toutes les vannes d’avantages et d’incitations aux investisseurs marocains et étrangers tels le foncier, l’exonération des impôts, taxes et autres facilités auprès des banques. Mais si beaucoup de chantiers sont arrivés à leurs termes sans obstacles apparents, il faut convenir qu’en matière d’investissements touristiques la coupe est pleine en arrêt de travaux, retards récurrents, désistement de certains opérateurs, voire redimensionnement du projet (revu à la baisse du montant d’investissement). Et ce sont les géants de l’immobilier du Golfe qui ont le plus failli à leurs engagements après avoir annoncé en fanfares la levée de fonds en milliards de dollars. Du coup, des projets qui ont été initiés au début des années 2000 ont connu d’énormes problèmes comme ceux de l’Emirat Emaar et du Qatari Diar. Le groupe Emaar devrait réaliser le projet « TINJA » l’un des projets touristiques les plus prometteurs de la cote atlantique. Annoncé en 2006 avec un investissement de 650 millions de dollars, soit près de 5,6 milliards de DH, Tinja dont la superficie s’étale sur 300 hectares devait comporter plus de 2.500 unités résidentielles et 1.200 lits hôteliers, sans oublier une marina et plusieurs autres équipements. Le rêve ne s’est pas réalisé puisque le groupe qui devait livrer des appartements en 2010, a failli à ses engagements envers ses clients. D’autant plus que les travaux sur le chantier ont été arrêtés, ce qui a provoqué l’ire des clients dont certains se sont désistés et ont été remboursés. Pour justifier ces retards et arrêts de travaux, les dirigeants du groupe émirati   évoquent des problèmes de foncier avec l’Etat et éludent toute conséquence de la crise économique mondiale. Ce qui n’est pas vrai puisque Emaar va redimensionner son projet à la baisse d’une manière drastique.

Les promoteurs du Golfe jettent l’éponge...

Le projet touristique Tinja a été ramené à un simple projet immobilier de l’ordre de 150 villas et 200 appartements soit un investissement de 2 milliards de dirhams. Sachant que le projet initial était de l’ordre de 5, 6 milliards de DH, le groupe a donc divisé ses ambitions par trois et risque de se passer de l’unité hôtelière. Autant dire que les deux tiers du projet se sont évaporés dans des promesses non tenues et que l’Etat risque d’avoir des problèmes pour récupérer les terrains non exploités par Emaar. Le pire pourrait arriver puisque certaines sources avaient averti les responsables que le groupe émirati a commencé à vendre des parcelles de terrains destinés initialement au projet Bahia golf Beach de Bouznika. Le groupe qatari Diar a suivi le même chemin que les Emiratis en accusant un retard de plusieurs années. Les Qataris ont aussi promis monts et merveilles aux responsables marocains en s’adjugeant l’aménagement de la station Al Houara. Cette dernière devrait s’étendre sur une superficie totale de 230 hectares avec un investissement total d’un milliard et demi de dirhams. Le projet devait comprendre une demi-douzaine d'hôtels dont un cinq étoiles, un palais des congrès de 2.500 places, un golf, un aquaparc, et d'autres réalisations à caractère touristique.

Le projet inclura, en plus, des résidences et des villas touristiques sans oublier la composante animation. Mais en 2012, Qatari Diar a signé un avenant à la convention d’investissement signé en 2006 dans lequel il s’engage à livrer en 2015 deux hôtels 5 étoiles, un palais des congrès et un parcours de golf. Comme ce fut le cas pour Emaar, l’ambition a été revue à la baisse du moins pour la première phase et là aussi la crise économique est passée par là. Quand on sait que la maison mère à Qatar qui est le bras financier de l’Emirat, a eu des problèmes financiers à l’intérieur même de Qatar, il fallait s’y attendre même si le groupe a imputé ces retards à des travaux hors site à l’Etat. La CDG qui s’est fortement impliquée dans ces projets en viabilisant les terrains et en jouant parfois le pompier n’est pas loin de ces tracasseries. En attendant de voir la vraie couleur du billet vert sur des terrains encore à l’état brut, d’autres projets ont connu le même destin que ceux précités. Il s’agit du Royal Resort Cap Malabata, un projet de cité balnéaire intégrée entièrement aménagé par la GFH (Bahreïn) pour un montant total de 5,4 milliards de DH. Il s’étale sur 127 hectares et devrait comprendra des hôtels de haut de gamme ainsi que des centres commerciaux et des résidences touristiques de différents standings. Un projet en plus en stand by. Les promoteurs marocains ont fait de même dans le retard tel le groupe Addoha qui tarde à commencer son projet « Tanjah Beach et golf resort ». Le budget initial était estimé à 5 milliards de dirhams pour la construction d’un golf, d’un hôtel de luxe, de villas haut standing et autres appartements. Il en est de même pour le groupe Alliance dont le projet Tanger Resort s’étend sur 100 hectares mais qui n’a pu exploiter que 25 hectares pour le moment et promet d’un investissement de 2 milliards de dirhams.

Les investisseurs marocains à la peine

D’autres projets trainent dans le temps comme celui de la société Identer loisirs, du complexe Palmeraie Marrakech. Pis encore des lots de terrains ne sont pas encore valorisés notamment dans la zone Ghandouri à cause dit-on d’instabilité du sol. C’est plutôt l’instabilité des promoteurs qui est mise en cause sinon comment expliquer que des projets soient finalisés sur le même littoral. Le cas de Tanger city center est le plus révélateur puisque ce complexe est le seul en envergure qui s’est débarrassé de la maquette et du chantier pour se concrétiser. Situé en plein cœur de tanger à coté de l’actuel gare ferroviaire, il est considéré comme le futur poumon des finances dans la ville de détroit. Deux projets de moindre grandeur ont vu le jour dans la zone de Ghandouri. Il s’agit d'un hôtel de la CMKD sous l’enseigne de Farah avec un investissement de 150 millions de dirhams. A quelques encablures de là se dresse Ryad Mogador Al Boughaz du groupe Chaabi. Il comprend un hôtel 4 étoiles, des villas résidentiels et des appartements avec un investissement de 147 millions de dirhams. Autrement beaucoup de lots de terrains attribués attendent la providence, par ailleurs certains promoteurs ont pris la poudre d’escampettes comme les Espagnols Fadesa et Renta. C’est dire que dans le domaine touristique on eu affaire à des grands promoteurs plus spéculateurs que développeurs-aménageurs. Ils profitent des largesses de l’Etat, s’accaparent des terrains, s’accordent des facilités dans les banques et temporisent en attendant de négocier d’autres avantages. C’est dire qu’ils nous vendent beaucoup plus de maquettes que d’édifices réels et commercialisent, de surcroit, des appartements témoins, à des clients qui doivent attendre une éternité ou se désister.

Un constat terrible quand on sait qu’il existe un comité de suivi qui ne suit rien de tout ce branle-bas « Tout-risque-hic »qui ébranle les deux côtes de la ville de détroit.

La vocation touristique de la ville de Tanger remonte à une époque lointaine même si, dans le temps le tourisme, à proprement parler, n’avait pas la même connotation, ni la forme d’aujourd’hui. Cependant la colonisation de la ville d’une manière successive par les Portugais, les Anglais et les Espagnols, a rendu de facto la ville de détroit une destination très prisée par les étrangers.

Une vocation qui fut déterminée aussi par sa position stratégique à la croisée de deux mers comme la porte sud du détroit et de sa proximité de l’Europe. Sans oublier, bien sûr, son attrait et son charme avec une ancienne Medina fortifiée par des remparts et ornée par des constructions où l’architecture traditionnelle marocaine se marie bien avec le style arabo-andalou de l’Espagne.

Cette situation unique et singulière, d’une ville internationalisée d’abord par sa position géographique, sera davantage accentuée par son statut de capitale diplomatique du Maroc qui remonte encore loin dans le temps. Car c’est en 1777 que le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah a autorisé les missions diplomatiques de s’installer à Tanger. Les traités entre le Maroc et la France (1844) ainsi que celui du Maroc avec l’Angleterre (1856) vont accroitre l’ouverture de Tanger aux échanges diplomatiques et économiques et du coup affirmer sa fonction portuaire et touristique. Une ouverture qui va permettre à de nombreux étrangers de visiter la ville, de s’y installer définitivement pour certains d’entre eux, voire d’investir dans des projets touristiques.

Etrangement, c’est un riche américain du nom d’Ion Perdicaris, qui a été le premier à construire une demeure typique dénommée «le Belvédère» à l’extérieur de l’ancienne Medina. Il l’a cédera plus tard à un Espagnol dénommé Onofre Zapata, entrepreneur de spectacle de son métier. Ce dernier ne va pas perdre de temps pour la transformer en casino « Palmarium Casino » doté de salles de jeu mais aussi d’une salle de spectacles. La vocation de Tanger comme ville de divertissement vient de naitre car le casino va faire le plein durant des années par des clients locaux mais aussi d’autres en provenance de Casablanca et de Rabat avant qu’il ne soit détruit par un incendie.

C’est à ce moment là en 1928 qu’un aristocrate anglais, Lord Bute, va apparaitre pour devenir l’un des précurseurs du tourisme à Tanger en investissant dans l’hôtellerie. Il acheta plusieurs lots de terrain et créa la «compagnie Rentistica» dont l’activité principale fut la construction des hôtels. Et coup sur coup, les hôtels commencent à prendre forme dans une ville où l’on comptait peu ou proue d’établissements touristiques. Le premier hôtel fut le « Belvédère » qui fut suivi par la plus grande réussite de Lord Bute en l’occurrence El Minzah qui fut et demeure un joyau d’architecture avec son style hispano-mauresque. L’aristocrate anglais ne se contenta pas de cette réussite et construisit d’autres hôtels comme l’hôtel du "Consulat" et autre « Kursaal Français ». Sachant que la villa de France a été inaugurée en 1880.

D’autres investisseurs ont précédé Lord Bute en édifiant des hôtels comme le Continental, le Cecil, la Roma ou la villa Valentina. Beaucoup d’établissements ont disparu, d’autres ont été abandonnés et dégradés par le temps, le climat ou encore les vagabonds qui ont y trouvé refuge. La villa Harris a succombé à ces aléas tout comme l’hôtel le Cecil qui, il y a quelques années, a connu l’effondrement d’un toit qui a fait six blessés. Pourtant nombre de ses hôtels ont été classés comme monuments historiques et patrimoine de la ville sans que ce statut ne les protège de l’oubli, de l’abandon et de la dégradation. Seul Lord Bute doit jubiler là où il est puisque son hôtel El Minzah continue à se dresser majestueusement et n’a rien perdu ni de sa grandeur, ni de son poids historique. La villa de France a, par contre, connu deux décades d’hibernation malsaine avant qu’elle ne soit sauvée de la décrépitude. La villa de France a continué à survivre même si elle a beaucoup perdu de son faste jusqu’à sa fermeture en 1992. Il a fallu attendre vingt ans pour que ses propriétaires la reprennent en main après qu’elle ait connu, l’abandon, la dégradation et les aléas du temps et des hommes. Son classement comme patrimoine de la ville en 2003, l’a sauvée d’une disparition certaine quand un projet de restauration ambitieux a été mis en route.

L’objectif étant de procéder au réaménagement des bâtiments et de l’extension de l’édifice hôtelier tout en préservant l’ambiance de son époque faste avec son architecture, ameublement et décoration y compris la chambre numéro 35 de Matisse.

Les travaux vont durer plusieurs années mais les propriétaires qui espéraient que cet établissement soit classé 5 étoiles, vont déchanter à son ouverture.

Les services compétents chargés du classement des hôtels, ne lui accorderont que quatre étoiles estimant que ses chambres ne répondaient pas aux normes de la catégorie supérieure. Le Grand Hôtel Villa de France restera toutefois ouvert quelque temps pour faire huiler la machine avant qu’il ne soit refermé pour des travaux de réaménagement supplémentaires qui devaient se terminer fin 2013 ou début 2014. La Villa Harris qui fut construite à la même époque que la villa de France, ne connaitra pas hélas le même sort de restauration. Construite à la fin du XIX siècle par le journaliste britannique Walter Burton Harris, qui exerça en tant que correspondant du Times avant de s’installer définitivement à Tanger. C’est une demeure qui s’étale sur 9 hectares situé sur la zone de Malabata où le journaliste avait cultivé dans son vaste jardin des essences et des plantes rares. Une légende qui ressemble à celle de l’Américain Ion Perdicaris raconte que Burton Harris a perdu énormément d’argent au casino. Pour régler ses dettes il a été obligé de céder sa demeure au propriétaire du casino qui n’est autre que l’espagnol Onofre Zapata. Celui-là même qui a acheté la maison d’Ion Perdicaris pour la transformer en casino, « Palmarium Casino » qui était le premier du genre dans la ville. Il en fut de même pour la villa Harris que l’entrepreneur espagnol transforma en casino en l’occurrence « casino parc ». Un établissement qui fonctionna jusqu’à l’arrivée des troupes espagnoles en 1940 et qui ne reprit de service que dans les années 70 quand il fut racheté par le club Med qui y installa un de ses clubs de vacances. Mais vers la fin des années 90, le club Med quitte les lieux et la villa Harris finit par tomber en ruine. Devenue domaine de l’Etat, la villa Harris pillée et saccagé par les SDF, est curieusement inscrite en 2007 comme patrimoine historique de la ville. Ce qui n’a pas empêché ce monument historique de continuer à se dégrader et d’être laissé à l’abandon malgré les multiples initiatives des associations locales. Par contre l’hôtel Continental, l’un des plus anciens de la ville, continue à résister au temps même s’il ne jouit plus des fastes d’antan. Situé au cœur de la Medina, Il offre par contre une vue panoramique sur la baie de Tanger permettant à toutes les chambres d’avoir des vues soit sur la mer, soit sur   l’ancienne médina. Normal qu’il soit aussi classé patrimoine national, puisque ce bâtiment de style marocain a, lui aussi, accueilli Winston Churchill et le comte de Paris. L’hôtel Cecil conserve lui un grand pan de l’histoire et avait ses habitués célèbres comme le philosophe français Paul Michel Foucauld. Mais il est laissé à l’abandon comme beaucoup d’autres établissements historiques tels le Gran Teatro Cervantès, l’arène tangéroise « Plaza de Toro » et bien d’autres qui attendent une hypothétique réhabilitation qui tarde à venir que ce soit par les élus locaux ou les responsables gouvernementaux.

La ville du Détroit compte 45 agences de voyage dont

seulement 34% se consacrent au réceptif bas de gamme. La question qui se pose : sont-elles, pour autant, performantes ?

Par définition, les agences de voyages sont donc appelées à jouer un rôle d’intermédiaires entre les stations, régions de tourisme et leurs visiteurs éventuels.

Leur mission est donc doublement utile, profitable aux hôtels et aux compagnies de transports. Tant que les agences ne dépassent pas leurs prérogatives, soit la juste limite de leur activité touristique, qui répond aux seuls besoins de leurs clients, elles continueront à jouer un rôle aussi essentiel que toutes les autres branches de l’activité touristique. Mais malheureusement la majorité des agences de Tanger et sa région, élude l’activité purement touristique et s’adonne exclusivement à la billetterie   et à leur vocation première en l’occurrence la Omra et le pèlerinage à la Mecque. Le hic, c’est que même dans ce secteur, les agissements de quelques énergumènes ont nui à la profession par des scandales, des malversations, voire de l’escroquerie dont ont été victimes des clients désabusés.

Pourtant le délit est grave mais la tentation était trop forte chez des esprits faibles, d’autant plus que l’absence de tout contrôle institutionnel les a souvent encouragés à commettre l’irréparable. Pourvu qu’il y ait en l’espèce une trop belle occasion d’exercer une activité malsaine par quelques faux-dirigeants d’aussi fausses agences en mal d’argent facile.

Toujours est-il que certaines enseignes estampillées « Agences de voyages » portent un grave préjudice tant au tourisme qu’à leur propre corporation.

La réglementation stipule que nul ne peut exploiter une agence de voyages s’il n’est pas titulaire d’une licence délivrée par le ministère de tutelle après avis favorable du comité consultatif de la corporation et la déposition d’un cautionnement obligatoire.

Le postulant doit être en mesure de garantir la stricte et loyale exécution de ses engagements. La licence peut être retirée à tout moment notamment pour agissement contraire à la probité commerciale.

Du degré du respect de la réglementation dépend la bonne santé de toutes les branches de l’industrie touristique, car de la moindre faille résulte des conséquences fâcheuses.

Des agences peu scrupuleuses ont en effet tendance à tricher. Le client ainsi trompé ne conserve pas de son voyage l’impression favorable qu’il serait en droit d’éprouver.

Pis encore, il soupçonnera aussi bien l’hôtellerie que les autres operateurs touristiques de n’avoir pas rempli consciencieusement leur devoir. Du coup, il en résultera une contre-publicité qui rejaillira sur la destination et la région.

Tout ceci par la faute d’un aigrefin qui, en un laps de temps, aura réalisé un profit tout en sachant que les pertes en taux de retour seront plus conséquentes sur la profession et donc sur sa propre trésorerie sinon pire.

Heureusement   que la grande majorité de la corporation ne joue pas à ce jeu perfide et fait tout pour que   sa réputation demeure intacte, sauf que les bons encaissent les coups des brebis galeuses. L’intérêt de toute l’industrie du tourisme commande qu’il soit mis énergiquement un terme à ces pratiques qui n’ont que trop duré.

Une autre reproche est faite assez fréquemment à l’encontre des agences de voyages du fait que par le passé elles représentaient des grandes T.O européens et américain (Agence le feu Ahmed Hantout – Chartz) mais qui se limitent aujourd'hui à la billetterie. Certaines ont assez souvent intérêt à envoyer des Marocains visiter des stations étrangères, au détriment des stations marocaines équivalentes. Une telle latitude laissée à des organisations jouissant au Maroc des prérogatives commerciales les plus larges, devrait tout au moins comporter des conditions de réciprocité très élémentaires.

C’est justement le contraire de ce qui se passait. Une remise à niveau de l’activité des agences de voyages reste à l’ordre du jour.

L’action de tous les operateurs de ce secteur doit converger vers le même objectif en l'occurrence participer au développement touristique la ville. Il ne faut pas perdre de vue qu’avec les technologies modernes (internet et autres) la moindre reproche d’un client mecontent est synonyme de la perte du bénéfice de longs et onéreux efforts.

Autant dire que les agences de voyages, les entreprisses de transports, comme l’ensemble des operateurs de l’industrie hôtelière doivent toujours primer l’intérêt général du tourisme sur toute autre considération mercantile.

On dit souvent que les chiffres sont têtus. Mais on dit rarement que certains chiffres sont tellement choquants qu’ils incriminent tous ceux qui y sont associés de près ou de loin. Quand on sait que Tanger avec sa position stratégique à cheval sur deux mers, avec son histoire ancienne du temps des phéniciens, avec sa renommée mémorable et indicible en tant que ville internationale, ne possède en 2014 que 8305 lits touristiques, on reste pantois et fortement sidéré. Pour avoir une échelle de grandeur avec les autres villes du Maroc, sachez que déjà en 2000, Marrakech comptait 18696 lits, Agadir 21494, Casablanca 7750 et… Tanger 7087. En 2013, le fossé entre Tanger et ces villes va s’aggraver d’une manière encore plus grande et tout aussi significative. Car pendant que Marrakech va tripler sa capacité litière(64559) et que Casablanca va plus que la doubler (16273) et que celle d’Agadir va augmenter d’un tiers (32274), Tanger se suffira de 733 lits …en 13 ans. Terrible constat pour la première ville à vocation touristique depuis la nuit des temps quand déjà en 1777, le roi sidi Mohamed Ben Abdallah a permis aux missions diplomatiques de venir s’installer à Tanger. Depuis donc la fin du XIX siècle, la ville de détroit a commencé à accueillir des étrangers de toutes nationalités qu’ils soient Espagnols, Français, Portugais, voire Anglais et Américains. Du coup, Tanger va devenir un carrefour incontournable entre l’occident et l’Afrique par sa vocation portuaire et par ricochet touristique. Autant dire que la ville n’a jamais manqué de maisons d’hôtes ou d’établissements touristiques et ce depuis la fin du XIX siècle. Mais c’est au début du XX siècle avec l’internationalisation de Tanger qu’elle va se doter de plusieurs hôtels dignes de sa réputation comme le Continental, le Cecil, le Bristol, la villa de France, la Roma, la villa Valentina. Ces établissements recevaient une clientèle de tous les horizons, marocains mais aussi étrangers qui profitaient des charmes d’une cité accueillante en toutes saisons. Des hôtels de plus en plus beaux et grands continuent à fleurir comme El Minzah, Rembrandt et autres pour faire de la ville de détroit la première ville touristique par excellence. Une vocation qui va durer jusqu’aux premières années de l’indépendance quand le plan triennal (1965-1967) avait fait du développement touristique une priorité économique.

La capacité litière de Tanger à cette époque ne dépassait pas 1500, c’est à dire autant de lits que comptait Marrakech avec la Mamounia comprise. C’est dire que depuis cette date la ville de détroit a été frappée par une injustice sociale, économique et touristique qui n’a pas d’égale… dans l’inégalité entre les régions. Jugez-en de vous-même car en presque 40 ans (de 1965 à 2014) la capacité litière de la ville est passée de 1500 lits à …8820 aujourd’hui. Soit une moyenne de 184 lits aménagées par an contre 1576 lits annuel pour Marrakech. Fermons la parenthèse des chiffres et signalons que cette carence n’est pas due seulement à l’Etat mais aussi aux operateurs touristiques de l’époque. Ces derniers manquaient de professionnalisme alors qu’ils bénéficiaient pourtant d’une manne d’argent provenant de la CIH sans contraintes. N’étant pas gestionnaires hôteliers, par formation ou par expérience, ils ont beaucoup perdu en crédibilité et en rentabilité. C’est étrange, mais les investisseurs d’aujourd’hui se comportent comme leurs aïeuls qu’ils soient Qataris, Emiratis ou Marocains (lire notre article par ailleurs). Ils profitent de tous les avantages de l’Etat mais soient ils jettent l'éponge, soit ils accusent des retards énormes dans la réalisation de leurs projets. Autant dire que Tanger, n’est pas au bout de ses peines.

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