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Destination

Destination (66)

L’Oukaimeden a été la fierté des habitants de Marrakech et les villes côtières Atlantiques, Safi, Essaouira et même Agadir. A chaque saison, ce petit village niché en haut de l’Atlas fait le plein malgré une capacité hôtelière réduite. Mais depuis plus de 20 ans, la station a perdu de son superbe avec la dégradation de ses

équipements et surtout de cette nature si mirifique qui marie la montagne avec le désert si proche.

Il est vrai que chaque année et malgré la rareté de la neige et une saison hivernale très courte, elle est toujours prise d’assaut par les visiteurs notamment populaires du dimanche. Car dans les jours ouvrables la montagne reprend sa solitude à part la présence de quelques férus de ski qui continuent, bon gré ma gré fréquenter ce site si « bizarre ». Tellement « bizarre » que la chaine CNN l’a classé parmi les 100 meilleures stations du monde (86eme sur 100).

Un classement qui a surpris plus d’un quand on sait ce qui est advenu de cette station après plusieurs années de mauvaise gestion. Autant dire que ce classement est dû   beaucoup plus au coté pittoresque de l’oukaimeden qu’à ses installations et la qualité des services. La CNN explique d’ailleurs ce choix très bien : « la station de l’Oukaimeden est l’un des endroits les plus bizarres du monde pour pratiquer le ski ou le surf sur la neige. Il y a des télésièges mais les amateurs du ski y accédaient au départ à dos de mulets »Voilà où réside l’originalité de ce choix qui tient aux paysages fantastiques de ce petit village qui est resté authentique avec ses habitants berbères plus authentiques que jamais et des remonte- pentes classiques en forme de mulets.

Autrement, ce classement reste aléatoire quand on sait que le site de l’’Oukaimeden connait aujourd’hui un tourisme national de masse constitué surtout de promeneurs et non pas de skieurs. Le week-end et notamment le dimanche des dizaines de cars et des centaines de voitures remontent la route jusqu’au village, une route étroite et cabossée qui n’a pas connu de retouches depuis le protectorat.

Le silence et le calme de la montagne est ainsi rompu par le vacarme des klaxons, polluée par le gaz rejeté par les voitures et les cars ainsi que par les déchets et les détritus abandonnés par des visteurs inconscients et qui font fi de toute préservation de cet environnement.

Une inconscience qui remonte jusqu’aux pistes skiables quand des énergumènes sans scrupules jouent aux petits avec des luges de fortunes et mettent en danger l’intégrité physique des skieurs par des risques de collision.

L’incivisme dans tous ses états qui a beaucoup nui à la réputation d’une station qui était jadis fréquentée par des skieurs aguerris et surtout des personnes soucieuses de la préservation de ce site si magnifique   qui remonte loin dans le temps.

Un site habité depuis les temps préhistoriques. Il y a quelques milliers d’années des hommes ont laissé sur ce haut plateau des gravures rupestres et des outils aujourd’hui recherchés par de grands archéologues de plusieurs nationalités. Dans les années 30, le CAF (Club Alpin Français) y a construit un premier refuge. Les aficionados de pentes vierges étaient aux anges, malgré les difficultés d’accès et l’hébergement précaire.

Dans les années 40/50 se sont construits des chalets et des hôtels (dont l’Auberge de l’Anghour – Chez Juju). Petit à petit avec le développement de l’aérien, la station s’était endormie. Jusqu’au moment où quelques fans de glisse atypique et allergiques aux constructions européennes version béton sont revenus tester leurs spatules sur les pentes en hiver. La station accueille des déposes en hélicoptère avec Héliski Marrakech, skieurs et surfeurs confirmés en mal d’espaces vierges viennent « rider » des pentes hors-pistes et profiter de grands espaces sans constructions. Cependant les tarifs de la desserte par hélicoptères demeurent très chers, d’autant plus que la ponctualité n’est pas de mise. Quant au transport terrestre il demeure archaïque, vétuste et inconfortable avec le taxi collectif que l’on prend depuis les différents points de départ à Marrakech mais qui demeure un moyen de transport certes économique mais peu confortable.

Il y a certes   le taxi individuel qui viendra vous chercher à votre porte et les transports touristiques mais ils faut débourser beaucoup plus que les taxis collectifs. Pourtant, il y a quelques années, on a parlé d’un projet grandiose dans la région qui viendra développer et désenclaver toute la région du Haouz et notamment la station d’Oukaimeden. Un projet touristique colossal avec un budget de plus d’un milliard de dirhams qui comptait construire un complexe résidentiel de 11 hôtels et le plus haut golf du monde sur les hauteurs de la station de l'Oukeimeden. C’est curieux mais on n’entend plus parler de ce projet émirati, sauf qu’à l’époque on conditionnait la réalisation de ce projet à une mise à niveau de la station de ski afin qu’elle réponde aux standards internationaux des activités de sports d’hiver. Que s’est-il passer depuis ?

Depuis août 2010, l’ancienne Medina de Casablanca est devenue comme un chantier ouvert avec des travaux à tous les niveaux sous terre, à ras de terre et au dessus de la terre.

La réhabilitation de la ville ancienne, du moins pour sa première phase, a démarré en trombe et sa finition semble respecter le temps qui lui était imparti .En tous les cas, les dirigeants de l’Agence urbaine qui est le maitre d’ouvrage de cet énorme chantier confirment que ce marché serait livré en ce début de l’année 2014. Il faut préciser que le roi Mohammed VI qui est l’initiateur de ce projet avec un budget de 300 millions de dirhams dont 200 sont alloués par le fonds Hassan II, fait personnellement le suivi de ce projet. Car après avoir procédé au lancement des travaux, il est revenu 18 mois après pour effectuer une visite d’inspection dans plusieurs chantiers et édifices de la Medina et constater l’état d’avancement des travaux.

Il était temps que ce cœur historique de la capitale économique du Maroc entouré de remparts du 16e siècle, soit réhabilité après plusieurs décennies de dégradation, d’abandon et de marginalisation. L’Etat, les pouvoirs locaux, élus et autorités, ont toujours considéré ce quartier historique comme un point noir de la délinquance qu’il faut éviter et surtout oublier qu’il existe. Du coup, toutes les infrastructures publiques, de la voirie à l’assainissement en passant par l’eau potable, l’électricité, l’éclairage public, le téléphone, étaient vieilles de plus de 50 ans. C’est à croire que le temps s’est arrêté depuis cinq décennies dans ce ghetto qui a pourtant enfanté des footballeurs de renom (Larbi Benbarek, Abderramane Benmahjoub) des comédiens, des peintres et autres artistes et cadres diplômés. Heureusement que les temps ont changé et les hommes véreux aussi pour que la réhabilitation de la Medina devienne une réalité palpable avec la volonté des responsables et le soutien tout aussi responsable des habitants.

C’est ainsi que l’on a procédé au relogement des ménages bidonvillois et ceux occupant des bâtiments publics, au traitement des bâtiments menaçant ruine déjà recensés ou identifiés, à la mise à niveau de l’infrastructure et des ouvrages publics (assainissement, eau potable, électricité, éclairage public et téléphone), à la réfection de la voirie, places, placettes et espaces verts , à la restauration de la muraille et des portes et à la mise à niveau des équipements publics existants et la réalisation des équipements de proximité et l’aménagement d’un circuit touristique.

L’ancienne Medina disposant d’un poids historique indéniable avec des monuments anciens, des murailles, des mosquées, des zaouïas, des sanctuaires, il est évident que le site est un lieu prisé par les touristes par excellence. Il était tout aussi évident que la Société marocaine de l’ingénierie touristique (SMIT) soit au premier plan pour réhabiliter un site touristique longtemps marginalisé et laissé aux oubliettes. La SMIT a, ainsi, chargé un Bureau d’études espagnol d’identifier le tracé définitif du circuit touristique de l’ancienne médina de Casablanca. L’objectif aussi est de définir la charte esthétique, celle des façades et des devantures des commerces, la forme du mobilier urbain et la signalisation. L’étude a permis de tracer un circuit principal d’environ 2,7 km comportant 43 points d’intérêt, pouvant être visités par les touristes. Il ne manquait plus   que le classement de la médina en tant que patrimoine national, chose qui a été approuvée par la commission centrale de classement du ministère de la Culture ainsi que par l’arrondissement de Sidi Belyout. Il faut reconnaitre que l'ancienne médina, autrefois ceinte de remparts dont il ne reste qu'une partie, borde le littoral sur près d'un kilomètre et jouxte le centre-ville.

Détruite partiellement lors du tremblement de terre de 1755, la vieille ville musulmane renferme les monuments les plus anciens de la ville. Tels le sanctuaire de Sidi Kairouani qui abrite la sépulture du premier patron de la ville, Sidi Allal El-Kairouani, et celui de sa fille, Lalla Beïda. La légende raconte que Dar Baida retient son nom de la fille de ce saint tunisien. On y trouve aussi le quartier des consulats où de nombreux européens se sont installés dans de belles demeures. Tout comme le Mellah, le quartier juif qui fut détruit en partie dans les années trente lors de l’aménagement de la place des Nations Unis. Non loin de là, se trouve la Koubba du Marabout Sidi Bou Smara, un autre saint qui lors d’une terrible sécheresse a réussi à faire jaillir une source d’eau en frappant la terre de son bâton de pèlerin. Face au port de pêche on découvre la Sqala, ce bastion fortifié du XVIII° siècle est l'un des rares vestiges du règne de Sidi Mohammed Ben Abdallah, sultan alaouite à qui l'on doit la reconstruction de la ville en 1770. A quelques encablures de ce site, se dresse Bab Al Marsa, la porte de la marine, construite dans l'ancienne muraille dans la seconde moitié du XVIII° siècle et juste à proximité se trouve la mosquée Jamaâ Ould El-Hamra datant de la fin du XVIII° siècle. Et les mosquées sont légion comme celle de M’guirja, Chleuh, tous comme les Zaouïas   Harrakia et Kadiria ainsi que des places célèbres comme   Arsat Zerktouni   et Arsat Lekbir. Sans oublier les célèbres portes de la muraille comme Bab-Jdid, Bab-Marrakech, Bab-Lekbir et Bab-Marsa. Autant dire que l’ancienne Medina de la capitale économique n’a rien à envier aux anciennes Médinas des autres villes si ce n’est une belle réhabilitation comme celle qui vient d’être réalisée. Ce nouveau visage de lamdina laqdima ouvre toutes ses portes à un flux touristique certain. A condition, bien sûr, que les responsables du tourisme et les pouvoirs locaux retroussent leurs manches pour redorer le blason de ce produit si précieux mais qui fut longtemps déprécié par l’insouciance des hommes. Car outre la politique de la promotion et de la commercialisation, il faut redonner une vie touristique à l’ancienne Medina en veillant à ce que ce site ait des restaurants typiques et surtout une animation pérenne avec des festivals et autres événementiels.

Les jeunes comme les commerçants et la population entière qui ont   participé à la réhabilitation de leur quartier ont beaucoup de talents et d’idées pour rendre la Médina plus attrayante avec une animation toute aussi innovante. Aux pouvoirs publics d’en tirer les meilleures leçons touristiques.

Que vaut l’attractivité touristique d’une ville si les touristes et, bien sûr, ses habitants ne peuvent pas se mouvoir dans ses espaces sans rencontrer toutes sortes de désagréments : saleté, trottoirs encombrés, circulation infernale, insécurité, mendicité,

clochardise et autres.

Malheureusement, Marrakech la perle de l’Atlas, la ville ocre, jadis un ilot de tranquillité, de propreté et de civisme, a changé complètement de visage pour rassembler toutes les tares d’une société en mal de vivre. Tout le monde en parle ici et ailleurs, tout le monde est consterné, touristes et habitants de la ville, mais les autorités et les élus font la sourde oreille comme s’ils vivaient sur une autre planète.

Et ils vivent vraiment sur la planète des coups bas entre élus, de scandales financiers et de la mal-gouvernance, pour pouvoir comprendre qu’ils vivent vraiment sur terre…à Marrakech. D’ailleurs, ils sont les seuls à ne pas voir la dégradation exponentielle de tout ce qui faisait la fierté de cette ville y compris son patrimoine historique en proie à l’insouciance des hommes et aux aléas du temps. La preuve, voilà ce qu’a découvert un Marrakchi qui vit à l’étranger et qui est venu passer ses vacances dans sa ville natale : «j’ai découvert une ville sale, où pendant ces deux semaines j’ai rencontré très peu de services de nettoyage. J’ai trouvé les rues remplies d’ordures et de saletés alors que Marrakech était parmi les villes les plus propres au Maroc. Je m’attendais à un Marrakech nouveau avec des nouvelles réalisations. Rien malheureusement de tout cela. Marrakech sombre, meurt à petit feu. Un autre visage m’a révolté.

C’est désormais l’insécurité dans laquelle vivent les Marrakchis. Nos sœurs, mères, filles, amies, ne peuvent pas se balader tranquillement sans craindre un voleur qui en veut à leurs téléphones mobiles, à leur argent et à leur bijoux ». Un témoignage poignant qui ne diffère en rien de celui de la plupart des Marrakchis qui se retrouvent étrangers dans leur ville. Un constat amer qui doit déclencher l’alerte chez les professionnels du tourisme car dans les réseaux sociaux, les touristes rapportent ces mêmes faits, ce qui n’est pas de bon augure pour une cité que la nature a privilégiée par son attractivité. Les professionnels devraient faire pression sur les autorités locales et les élus pour arrêter l’hémorragie car Internet est devenu une arme à double tranchant avec un champ d’action qui n’a pas de limite de par le monde. Ce que dit cette touriste qui a séjourné à Marrakech peut faire mal à la profession si tout le monde ne s’attelle pas à combattre les multiples fléaux qui minent la ville : « je viens de rentrer de Marrakech, j’y ai passé deux semaines. Cette ville est surfaite, ordures partout et circulation difficile. Impossible de faire un pas sans être importuné par quelqu’un qui veut vendre n’importe quoi parfois d’une manière agressive, mendié avec un singe ou un serpent qu’il veut vous mettre sur le cou… » Ce qui est étonnant dans la mauvaise gestion de la commune de Marrakech, c’est que les medias parlent peu ou proue de ses tares et ses avatars comme les ordures, les occupations du domaine public, la circulation ou l’insécurité. C’est bien de mettre en valeur les atouts de la ville qui sont de surcroit mondialement connus, mais c’est encore plus utile pour la ville, ses habitants et ses touristes, de mettre la puce à l’oreille des élus pour qu’ils remédient à ces failles.

Encore faut-il savoir qu’aujourd’hui on ne peut rien cacher aux touristes tellement le monde est devenu un petit village grâce aux progrès des nouvelles technologies. Vous avez dit ville touristique ? Mais quand le maire de la ville reconnait que les amas d’ordure jonchent les quartiers chics comme M’hamid et Menara -Gueliz, on ne peut que ressentir la consternation face à cette résignation. D’autant plus que la mairesse pointe du doigt l’entreprise chargée du ramassage des ordures en l’accusant de ne pas respecter le cahier des charges. Et après madame la mairesse, n’êtes- vous pas responsable de ne pas contrôler cette société et de la sanctionner comme le stipule justement ce même cahier de charges ? Les habitants de Gueliz ont beau se plaindre, mais en vain. Ce quartier chic traversé par l’avenue Mohammed V croule sous des entassements nauséabonds où des poubelles débordantes jouxtent des restaurants très connus. Un peu plus loin face à Macdo, on retrouve le même spectacle désolant de la saleté auquel il faut ajouter le brouhaha et la pagaille de stationnement sauvage des conducteurs inconscients.

Le fléau des détritus de toutes sortes prend plus d’ampleur quand on quitte les grandes artères. Le sol de la place Djamaa Lafna, pourtant lieu prisé des touristes, est crasseux, tout accidenté et plein de trous, d’autant plus que la voie publique est squattée par les cafés et restaurants du coin. Il en est de même pour le marché central, tout aussi accidenté par de nombreux trous et qui plus est crasseux avec un manque d’hygiène criard notamment dans l’emplacement des poissons et volailles. Devant la porte du bassin de la Menara, on découvre une pagaille indescriptible entre charrettes, bus touristiques, voitures, motos et animaux. Spectacle désolant qui remonte très loin dans le temps du sous-développement et qui signe la décadence de Menara et de ses beaux jardins. L’autre fléau qui ternie l’image de Marrakech n’est autre que l’occupation illégale du domaine public quia pris des proportions alarmantes. Les piétons n’ont plus de droit de cité sur les trottoirs et la voie publique et sont acculés souvent à marcher sur le bitume en côtoyant dangereusement les voitures. Il n’y a plus pratiquement de passages piétons puisque 90% des voies publiques sont squattées par des commerçants sédentaires et ambulants. Même les restaurant et cafés, dits chics, rivalisent dans l’occupation sauvage et anarchique des trottoirs (La Renaissance, Loft, chez Mado , les cafés Elite etc...) Il suffit de faire quelques pas sur l'avenue Mohammed V pour constater les dégâts devant lesquels la commune ferme coupablement les yeux. Comme les autorités locales ferment aussi les yeux devant la prolifération inquiétante des « ferrachas » qui obligent les piétons à suivre des chemins sinueux et dangereux. Comme on le constate aux abords du Mellah prés du Palais Labdi où les voies publiques sont totalement squattées. Sans oublier la horde des gardiens dans la rue qui rançonnent les automobilistes. Une tare qui s’ajoute à l’anarchie légendaire que connait la circulation à Marrakech où s’entremêlent automobilistes, piétons et conducteurs des deux roues, charrettes, calèches et mendiants dans un désordre indescriptible. Tout ce petit monde fait fit du code de la route et roule en sens interdit, stationne sur le trottoir, ne respecte ni feu tricolore, ni les limitations de vitesse. Mais la palme de l’incivisme revient aux motards qui battent le record des infractions constituant d’ailleurs un danger pour les autres usagers de la route et pour eux-mêmes. A preuve la majorité des victimes des accidents de la route sont les usagers des deux roues qui jouent avec la mort par les excès de vitesse et les dépassements dangereux.

Depuis des lustres les responsables de la ville parlent de l’aménagement des pistes cyclables mais comme toutes les promesses, cette solution reste un vœu pieux. A coté de l’insécurité routière, on retrouve l’insécurité tout court avec son lot de crimes, d’agressions, de vol à l’arrachée et autres tapage nocturne. La prolifération des clochards dans les halls des immeubles et dans les ruelles sombres appellent à l’agression et obligent les citoyens à changer de route.

On ne peut plus, par exemple, s’approcher du jardin qui jouxte les deux restaurants situés à Gueliz derrière la belle vie dès la tombée de la nuit, des voyous, clochards et soulards s’accaparent le lieu et deviennent un danger permanent pour tout ce qui bouge. La nuit justement apporte son lot de tapage nocturne et ce dans les quartiers les plus chics. A l’hivernage, les boites de nuit sont ouvertes jusqu’à l’aube, à la sortie, la cacophonie est totale, le tumulte est insupportable quand les taxis (grands et petits), les grosses motos, les mendiants avec des bébés et autres vagabonds se mettent à l’œuvre. C’est l’heure du non droit où chacun peut faire ce qu’il veut aux dépens des riverains sans qu’il ne soit inquiété par quiconque.

Un branle bas de combat qui est à l’image d’une ville en pleine dégradation avec des poubelles éventrées et débordantes, des trottoirs défoncés, des chauffards inconscients, des motards kamikazes, des charrettes et des calèches d’un autre temps. Comme si le temps s’est arrêté à Marrakech…depuis déjà quelque temps.

Jeudi, 18 Juillet 2013 11:19

Les plages du nord : Un collier d'Azur d'or

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Entre les villes de Tétouan et de Sebta sur une portion de la côte marocaine longue d’une trentaine de kilomètres s’étendent quelques unes des plus belles plages du royaume.

Les visiteurs étrangers et les vacanciers marocains y viennent, chaque année, passer quelques jours ou quelques semaines.

Comme sur un collier d’or et d’azur, les plages de la Méditerranée occidentale marocaine ressemblent à des perles qui ont pour nom : Restinga, Marina ou Cabo Négro. Des noms qui évoquent tous les plaisirs de l’été, de la mer et du grand large. Au cours de ces 40 dernières années, la côte située entre Tétouan et Sebta a connu un développement spectaculaire.

Là où il n’y avait, au début des années 70, que quelques résidences, l’estivant est confronté aujourd’hui à l’embarras du choix. Et à l’heure, de nombreux autres projets sont aussi en voie d’achèvement. Au bord de la Méditerranée, on l’imagine, les occupations favorites des estivants sont liées à la mer : la pêche et le ski nautique dominent

Tétouan et ses plages

paradisiaques

Le caractère hispano-mauresque de la région de Tétouan s’illustre jusqu’aux plages où plusieurs maisons aux murs couverts de céramiques sont implantées le long du littoral. Réputée pour ses plages paradisiaques de sable doré, la détente, le bien être et la douceur de vivre y sont au rendez-vous. Tamuda Bay se caractérise par son paysage vallonné, recouvert de forêts verdoyantes, surplombant une eau d’un bleu translucide. Cette nouvelle station balnéaire, située sur le littoral M’diq-Fnideq, s’étend sur une superficie de cinquante hectares dotée d’une infrastructure hôtelière de qualité conçue pour offrir luxe et détente. Elle intègre un golf de dix-huit trous, une cité lacustre, la Lagune de Smir où il est possible d’observer de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Elle compte aussi un parc aquatique qui séduit les petits comme les grands, des commerces, des restaurants, des pubs très animés notamment pendant la période estivale, et deux marinas Kabila et Smir.

Tamuda Bay dispose également de centres de thalassothérapie où tout est mis en œuvre pour que la relaxation soit votre meilleure complice tout au long du séjour. Fitness avec sauna et hammam, soins personnalisés, équipements de haut niveau, personnel professionnel, piscine et plage privée, tout est pensé pour votre bien-être. Mdiq est une station balnéaire prisée, où la vie s’écoule à un rythme paisible. Bord de mer, rues piétonnes, large promenade en front de mer, tout y a été refait à neuf pour le plus grand plaisir des visiteurs. A l’entrée de la ville, au fond d’une route à droite, vous accèderez à son authentique et attachant port de pêche. Très apprécié les soirées d’été, on s’y retrouve pour manger des sardines grillées, tout juste pêchées, accompagnées de thé à la menthe. M’Diq est réputée pour la qualité de ses restaurants où vous pourrez déguster de nombreuses spécialités de poissons et fruits de mer à des prix plus que compétitifs.

Ports de pêche et ports

de plaisance

Juchée au sommet de la colline, Cabo Negro est une destination idéale pour des vacances reposantes au bord de la Méditerranée. Jolis bâtiments blanchis à la chaux, jardins fleuris, la station attire les touristes notamment par ses plages de sable in et ses promenades à cheval. Le Royal Golf, conçu dans la plus pure tradition britannique, constitue un des fleurons du patrimoine golfique du Maroc avec un parcours dix-huit trous niché dans une forêt d’essences méditerranéennes.

Martil est réputée par son port de pêche jadis repaire de pirates. Sa proximité de Tétouan font de Mar- til et ses maisons chaulées en bleu et blanc, une station balnéaire fort agréable. De nombreux restaurants et cafés bordent la corniche où les familles aiment se promener.

Marina Smir, luxueux port de plaisance ultra moderne situé au cœur d’un site privilégié face à la Méditerranée accueille les plus grands yachts et compte plus de 450 postes d’amarrage. A proximité du complexe de Marina Smir se trouvent d’autres stations balnéaires très prisées telles que Kabila, Ksar Rimal, Restinga,…

Entre repos

et activités

La côte tétouanaise offre de nombreuses activités alliant repos et découverte. Ces plages enchanteront tous ceux qui sont en quête de calme et de tranquillité. Vous pourrez y admirer la beauté naturelle de la Méditerranée, loin de l’agitation de la ville et du rythme effréné des grandes stations balnéaires. Pour les plus sportifs, vous aurez le choix entre jet-ski, ski-nautique, planche à voile, banane tractée, pêche au gros ou traditionnelle, kayak de mer, surf ou voile.

Les spécialités de la région

L’art culinaire tétouanais, issu de la combinaison de nombreuses recettes (andalouses, rifaines, juives,...), est des plus réputés au Maroc. Les plats tétouanais, notamment les salés-sucrés, poulet aux raisins secs caramélisées par exemple, sont de purs délices.

Autres mets typiques: la pastilla au poulet et oeufs sans amandes, la tahliya, les cornes de gazelle dentelées, les ktayefs, et bien évidement le Jben, un fromage blanc frais et crémeux, emballé dans des feuilles de palmier et préparé au sein des coopératives de femmes.

Situé en contrebas de la vieille médina, Riad Al Ochak s'étend sur deux hectares environ.

Créé en 1929, le jardin, parfaite réplique des célèbres jardins du palais de l'Alhambra de Grenade, a fait l'objet d'une restauration poussée et il offre aujourd'hui ses parterres multicolores, ses arbres majestueux et ses nombreux bassins et fontaines.

Le jardin fait partie intégrante du patrimoine de la ville et la plupart des habitants ont pour habitude de venir y passer en fin de journée de doux moments de détente.

Mardi, 30 Avril 2013 09:55

Oualidia en péril

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Difficile d’évoquer l’histoire récente de la lagune de Oualidia sans conserver un peu

d’amertume et beaucoup de déception, vu l’état de

dégradation extrême à laquelle s’est confrontée cette ex-commune de la province d’El Jadida depuis de longues années.

Il est vrai que les noces de cette belle perle bleue, n’ont jamais été consommées à bon escient. Eperdument courtisée par la population safiote qui n’a jamais cessé d’en revendiquer la territorialité en raison de sa proximité immédiate avec la capitale de cette province d’Abda, Oualidia n’a récolté en retours qu’avilissement et désillusion de la part d’El Jadida, dont elle dépendait politiquement et administrativement.

Oualidia s’est retrouvée profondément frustrée, au point de perdre toute cette aimance qui la caractérisait tout en la démarquant nettement des autres pièces du collier de plages qui agrémentent le front de mer de Doukkala.

Le constat a été considéré comme étant des plus affligeants. Entre les rêveries que suscitait ce havre de paix durant les années 70 et l’amère réalité sur le terrain, de nos jours, les chemins sont vraiment très longs et très accidentés. Oualidia ne fascine plus et sa perle bleue a depuis longtemps perdu toute sa superbe et son flamboyant éclat.

Les quartiers anciens qui surplombent sa magnifique baie se sont ruralisées à outrance, pour ne plus représenter qu’un conglomérat d’habitation anarchique, loin de cadrer avec un environnement censé être un espace touristique par excellence. Plus bas encore, cette même urbanisation, aussi galopante qu’irréfléchie n’a pas manqué d’étouffer les ultimes voies de respiration de cette lagune qui est pourtant classée comme site d’intérêt biologique selon la convention RAMSAR.

Plus grave encore, même l’huitre de cette baie dont la notoriété a dépassé les frontières du pays, n’a pas échappé au contre coup de cette négligence inconcevable. L’ensablement de l’unique passe qui irrigue les chenaux de la lagune et les multiples pollutions qui en découlent ont considérablement réduit la productivité des ostréiculteurs, tout en remettant en cause la qualité d’un produit des plus côté sur les marchés internationaux.

Toujours est-il qu’au-delà de ce tableau noir qui ne fait que refléter une réalité longtemps décriée et que le devoir de mémoire nous intime de rappeler en ce moment où Oualidia est en phase d’aborder un grand tournant de son histoire, on peut dire qu’aujourd’hui, les voies du salut ne relèvent plus des chimères. Et ce ne sont ni les soupirs de dépit des safiots, et encore moins la répudiation infligée par les jdidis qui auront servi d’assises à ce bel élan de sagesse qui entraine Oualidia vers la reconquête de son statut d’autrefois et sa légitime place sur le podium des destinations incontournables. (Abdelkrim Mouhoub (sidi bennour) 

Sentir les vrais et profonds battements de la médina. Mais pour ce faire, il convient de ne pas déroger à deux règles : résider en médina et parcourir ses ruelles aveuglément ou convenablement guidé.

Résider en médina n’est plus un problème car depuis une époque encore récente, le phénomène de maisons d’hôtes émerge avec succès à Fès et une dizaine de bonnes adresses accueillent les visiteurs. Partir à la découverte des secrets de la vieille ville est certes plus complexe, mais la tâche peut vous être facilitée dès lors que l’on s’adresse à de vrais guides qui peuvent mettre à votre service pour des parcours bien définis. Ceci dit, on peut également se laisser aller et arpenter ces ruelles à l’abri des hauts murs aveugles.

On n’hésitera pas à se faire gentiment ouvrir des portes, afin de découvrir des palais en ruines. Et bien sûr, on partira à la découverte des principaux monuments et des souks, véritables pépinières de l’artisanat.

Par ailleurs, la meilleure façon de (re) découvrir Fès, c’est peut-être de s’imprégner de son histoire et de sa topographie spirituelle. Et pour ce faire, il est sans doute nécessaire de se rendre au cœur historique de la médina afin d’en sentir les vrais et profonds battements, et ce lieu symbolique n’est autre que le sanctuaire de Moulay Idriss. Pour tous les fassis, Fès est protégée par les effluves du Saint fondateur. Après vous être recueillis dans l’enceinte sacrée, vous pouvez entreprendre la fameuse Ziyara (visite aux saints patrons de la ville).

D’ailleurs, le fameux soufi Moulay Darquaoui n’incitait-il pas ses disciples de la sorte ? «Si tu te trouves à Fès, ô disciple, et que tu veux visiter les maîtres de la Voie qui se trouvent là, commence par Sidi al Ma’afiri entre les deux villes (les deux rives), l’ancienne et la nouvelle, que Dieu les garde ! puis Sidi Ali ibn Hirzihim, puis Sidi Abd Allah al Tawdi, puis Sidi Youssef Al Fassi, puis Sidi Mohammed Ibn Abd Allah, puis Sidi Ahmed Al Yamani, puis Sidi Ali Jamal (…) » dans le même esprit, il existe une tradition royale bien établie qui veut que le souverain fasse une visite à sept sanctuaires, dans un ordre bien précis : Moulay Idriss, Sidi Ahmed Tijani, Moulay Ahmed Skalli, Sidi Ali Jamal, Sidi Ali Bughalib, Sidi Ali Ibn Hirzihim et enfin Sidi Ibn Arabi alMa’âfiri.

Insuffler une âme à ces lieux

Tout cela pour rappeler aux générations actuelles, (hélas, souvent acculturées et amnésiques) que Fès était appelée la Zaouia et qu’un marocain se devait avant tout de respecter son aura spirituelle en rendant hommage à ses grands hommes, souvent discrets.

Cette politesse spirituelle, aux antipodes de la tartufferie, dénote une générosité d’âme extraordinaire capable de surprendre petits et grands. En effet, la médina de Fès, ce n’est pas seulement des bâtiments vieillots et des monuments culturels décrépis. Fès, c’est une série de lieux fort symboliques et aujourd’hui, il suffirait d’insuffler de nouveau une âme à ces lieux pour les faire renaître.

Par exemple, les marocains du troisième millénaire seront surpris de constater combien leurs congénères (que l’homme moderne a parfois trop vite tendance à qualifier d’archaïques, de retardés et d’ignares) étaient capables d’un art de vivre harmonieux garant d’une stabilité sociale remarquable. Savez-vous qu’à Fès existait un hôpital (maristane) pour oiseaux et plus particulièrement les cigognes (Dar Bellarge) et une fontaine habous, spécialement destinée aux chiens ? C’est la SPA avant la lettre.

Aujourd’hui, il suffit de regarder l’état pitoyable des animaux dits domestiques pour prendre conscience du recul parcouru. Ce qui frappera également le visiteur et notamment vos charmants enfants qui arpenteront les rues d’une vieille cité historique pour la première fois, c’est que toutes les façades des bâtisses sont identiques.

Cela participe aussi d’un savoir vivre et d’une délicatesse. En effet, c’est dès lors que vous êtes autorisés à pénétrer dans la maison que vous saurez si vous êtes chez un notable ou chez une personne modeste. Tout ça pour signifier, qu’il faut tout d’abord retrouver l’esprit de Fès, afin d’entamer une vraie visite.

La mosquée qaraouiyine, née de la volonté d’une noble dame

Et la visite de la médina de Fès est sans doute la plus pittoresque de toutes les cités impériales, car elle a su conserver son aspect moyenâgeux. Là, vous ne rencontrerez ni vélos, ni cyclomoteurs et il va sans dire, aucune voiture ! Sans doute est-ce dû à sa géographie singulière, laquelle veut que l’on montre et descende sans cesse des ruelles tortueuses. Certes, arpenter cette médina est éreintant, mais ô combien revivifiant pour l’âme, le cœur et l’esprit.

Une fois que les visiteurs auront saisi qu’il faut d’abord mériter spirituellement cette auguste cité, afin qu’elle les aime à son tour et les adopte ; ils pourront entreprendre la visite de ses monuments historiques, de ses musées, de ses foundouks, ainsi que de ses souks.

- Dar Batha avec ses collections d’arts populaires et ses splendides jardins.

- La medersa Bouanania en cours de restauration dont l’originalité réside dans son minaret aux quatre faces différentes et dans le fait qu’elle est traversée par un oued.

- La mosquée Ech-cheiffiyyin aux splendides motifs polychromes.

- Le musée Nejarine consacré aux métiers du bois.

- Les medersas Attarine et Essahrej.

- La mosquée des andalous.

- La légendaire mosquée université Qaraouiyyin née de la volonté d’une noble dame Fatima El Fihrya.

- Dar Mnebhi qui hébergea Lyautey en 1912.

- Le musée Belghazi.

Chaque objet artisanal est avant tout support de contemplation.

Par ailleurs, il faut absolument se diriger vers les pittoresques foundouks des peaussiers, des souks des tanneurs, des teinturiers et du henné, de la bouillonnante joutia… une journée ne vous suffira pas pour mesurer à sa juste valeur, la richesse de ces hauts lieux ou de ces sites plus communs, mais toujours en osmose, comme pour mieux suggérer l’influence du monde spirituel sur l’univers temporel. D’ailleurs, cette relation subtile se remarque avec le plus d’acuité, dès lors que l’on s’infiltre dans le milieu des corporations artisanales.

En effet, là aussi, tous les membres de la famille devront faire un effort pour abandonner de nombreux préjugés à l’égard de l’artisanat, considéré trop injustement comme un art mineur. Pour ce faire, il est sans doute nécessaire de se rendre à Fès Hadara où un projet ambitieux et pionnier susceptible de rendre ses lettres de noblesse à l’artisanat.

Dans cette vaste demeure, parmi ses grands jardins, vous pourrez vous initier aux techniques de l’artisanat durant une demi-journée, une journée entière ou voire même plusieurs jours ! Et surprise… C’est quasiment gratuit pour les enfants ! Alors, une fois l’expérience acquise, vous comprendrez que chaque objet artisanal est avant tout support de contemplation. Une fois initiés au langage des symboles, de la matière et des couleurs, mais aussi aux odeurs, vos sens se déploieront et votre esprit jugera autrement, et vous pourrez pénétrer dans les arcanes des corporations artisanales.

Finalement, pour (re) découvrir la médina de Fès, il est sans doute nécessaire de se dépouiller de notre fatuité et de nos idées préconçues qui agissent comme une cuirasse et nous rendent insensibles à des univers richissimes. Certes, si le fassi peut faire montre d’ostracisme, il faut toutefois reconnaître que de nobles familles et des enfants chéris de la ville, sont en train d’insuffler une dynamique à la médina.

S’occuper en Médina

La plupart des hôtels propose des packages intéressants : Visites guidées, excursions, ateliers du goût, animations culturelles… Pur des tarifs souvent modiques. Fès, c’est bien sûr la magie de ses petites échoppes et celles qui jouxtent le mausolée de Moulay Idriss sont particulièrement pittoresques.

Là c’est un ravissement des sens. Qu’il s’agisse des nougats aux couleurs chatoyantes, des bougies multicolores, des parfumeurs célèbres… n’hésitez pas à fouiner car c’est un pur régal ! Fès Hadara est aussi un lieu incontournable car on peut s’initier aux arts traditionnels pour des coûts modiques, autour de rafraîchissements et de plats succulents.

Il vous en coûtera du dirham symbolique à quelques billets, pour une journée exceptionnelle, durant laquelle vous pourrez vous initier aux arts décoratifs, à la cuisine fassie, à la haute couture traditionnelle, à la broderie, aux soins corporels et à la parfumerie !                       J.P.T        

Tout a commencé en 1983, lorsque Mohamed Belghmi, propriétaire de la chaîne d’hôtels Salam grâce auxquels il s’était lié d’amitié avec Romy Schneider, Marlène Jobert et Jean-Claude Brialy, fonda la compagnie de cinéma Atlas Corporation.

Au cours des vingt années suivantes, elle mit en chantier une trentaine de long métrages. Ses studios en plein air installés près de Ouarzazate conservent certains de leurs décors. Gardé par des pharaons en plâtre et carton, le temple égyptien d’ « Astérix et Obélix : mission Cléopâtre », d’Alain Chabat, est bardé d’échafaudages où nichent des pigeons. A ses côtés trône l’avion Diamant du Nil ». Plus loin, la muraille de Jérusalem qu’Orlando Bloom défendit contre Saladin dans « kingdom of Heaven ». Aujourd’hui, deux autres studios se disputent ce juteux marché. Le plus récent, Studio Claa, est le plus important, avec 32 hectares de plateaux et 160 de terrain. En s’associant en 2005, le fameux producteur Dino de Laurentias, les studios italiens de Cinecittà et Saïd Alag. Mais qu’est-ce qui fait courir les réalisateurs du monde entier à Ouarzazate ? Sa nature grandiose et ses fantastiques ksour et casbahs. Hérissé de mesas rougeoyantes, strié de gorges et de vallées où nichent de fragiles oasis, le haut plateau qui entoure la ville offre des paysages bibliques. Au nord, les cimes enneigées du Haut Atlas dominent les villages fortifiés et les palmeraies. Au sud, les djebels Banni et Saghro, derniers verrous rocheux avant le Sahara algérien, ferment l’horizon. Autant de décors de rêve pour écran panoramique. Mais le haut lieu des tournages reste Aït-Benhaddou. Edifié à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Ouarzazate, ce ksar a été popularisé dès 1962 par le film « Lawrence d’Arabie ». A cette occasion, le metteur en scène David Lean avait érigé un rempart qui existe toujours. Au début des années 1980, le ksar menaçait ruine.

Depuis son classement au patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 1987, sept familles habitent ses maisons restaurées aux murs mêlés de terre et de paille. Au total, Aït-Benhaddou a déjà servi de cadre à six grosses productions dont le « Gladiator » de Ridley Scott. A quelques encablures, l’arène factice où Russell Crowe s’entraînait aux jeux du cirque achève de se désagréger dans une faille de la montagne. Mais bien d’autres sites figurent au générique. A quarante kilomètres à l’est de « Ouarza », la palmeraie de Skoura constitue l’un des plus beaux décors naturels de la région. Des nuées de mésanges et de tourterelles survolent sa forêt d’oliviers et de palmiers dattiers. Surmontées de tours où les cigognes ont fait leurs nids, des dizaines de casbahs dressent leurs murs percés de meurtrières. Plus au sud, l’oasis de Fint est aussi une aubaine pour les cinéastes. Dominée par d’impressionnantes mesas, cette vallée verdoyante s’infiltre sur des kilomètres entre les parois rouges d’un canyon. Des centaines de films, de séries télévisées et de clips ont été tournés à l’ombre de ses palmiers. Pour l’heure, c’est le désert qui a les faveurs des producteurs. Dunes et champs de pierres abondent en décors fantômes, comme cette station-service plantée sur la route d’Agadir, près de mines abandonnées de Tiwyine. Des panneaux grincent au vent : « Cold Beer, Gas Haven, Last stop 200 miles » Sur le parking, une Oldsmobile et une Pontiac rongées par la rouille. Ce sont les vestiges du film « La colline a les yeux fermés » d’Alexandre Arcady. Aune centaine de mètres, l’armée du commandant Massoud et les Taliban rejouent le siège de Kaboul pour NBC à grand renfort de jeeps et de blindés. Tandis que HansJörg Thurn tourne à deux kilomètres pour une télévision allemande « Six Semaine de peur », l’histoire d’une prise d’otages en Irak. Depuis cinq ans, les producteurs étrangers ont injecté 192 millions d’euros dans la région ; près de 100 000 habitants ont touché un salaire minimum durant cette période et 30 à 40% des recettes du secteur touristique découlent des tournages ». Pour mieux attirer les compagnies, l’Etat marocain accorde des dégrèvements de TVA. L’armée, elle, fournit chars, hélicoptères, avions de chasse. De fait, la région offre aux productions toute une gamme de services.

Mardi, 16 Octobre 2012 10:56

Les randonnées autour de Ouarzazate

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Les gorges du Dadès

Leur entrée se situe à Aït Oudinar, situé à 30 kilomètres au nord de Boumalne du-Dadès. Plusieurs auberges de ce village organisent des randonnées d’une journée ou plus pour les randonneurs de tous les niveaux. Le sentier parcourt d’abord la vallée du Dadès, jalonnée d’oasis, de ksour et de casbahs. Il pénètre ensuite dans les gorges jusqu’aux falaises de Tamlat aux cimes arrondies. Plus loin, le défilé d’Imdiazen dresse ses parois verticales à 100 mètres de hauteur. L’excursion se termine au village de Msemrir. D’autres circuits permettent de découvrir les gorges de Sidi Boubkar et les nombreux canyons de l’oued Dadès.

Les gorges du Todgha

Leur base d’accès est le village de Tinerhir, à 50 kilomètres au nord-est de Boumalne. Hautes de 300 mètres, ces failles étroites et vertigineuses se prêtent à des randonnées de quelques heures ou d’une journée pour les marcheurs de tous niveaux. L’une des plus faciles part de la gorge principale pour emprunter un sentier muletier jusqu’à un premier col. Au sommet, vue imprenable sur les canyons et les palmeraies consellées de casbahs en ruine. Enfin, l’arrivée au village de Tizgui s’effectue après le passage d’un second col.

La région de Zagora

Cette ville se trouve à 160 kilomètres au sud-est de Ouarzazate, dans la vallée du Draâ.

Assez sportive, l’ascension du djebel Zagora qui la domine de ses 200 mètres de haut demande une demi-journée de marche aller et retour.

Du sommet de l’éperon rocheux, le regard embrasse l’oued Draâ, sa palmeraie et le désert.

Zagora est également le point de départ de randonnées chamelières jusqu’aux portes du Sahara. En une journée, les dromadaires rallient le village d’Amezrou animé par des orfèvres juifs. En deux ou trois jours de plus, la méharée atteint les dunes de Tinfou via les ksour de Tamegroute.

Les dunes de l’erg Chebbi

Long de 40 kilomètres, ce champ de dunes (certaines mesurent 170 mètres de haut) est le plus vaste du Maroc. On le rejoint à partir d’Erfoud, à 350 kilomètres à l’est de Ouarzazate.

De là, des méharées gagnent l’erg en huit jours (bivouac, le soir). La muraille de sable s’étend sur un plateau caillouteux face à la palmeraie de Merzouga.

Au lever et au coucher du soleil, elle se pare d’une étonnante couleur fauve.

Tamuda Bay, l'une des plus belles et plus célèbres régions balnéaires du Maroc, bénéficiera, grâce à sa nouvelle station de traitement des eaux usées,

inaugurée samedi par S.M. le Roi Mohammed VI, d'un atout majeur pour la

préservation de son milieu marin et naturel et l'amélioration de la qualité de l'eau de baignade.

Cette côte, située entre les villes de M'diq et de Fnideq, mise sur le développement du tourisme balnéaire pour lequel elle s'est donnée une identité visuelle et commerciale unifiée «Tamuda Bay», du nom d'une antique cité phénicienne bâtie dans la région, renvoyant ainsi à un patrimoine culturel et historique riche aux couleurs méditerranéennes.

La zone dispose en effet d'immenses plages de sable fin et d'une eau transparente. La province de M'diq-Fnideq dispose également de splendides paysages montagneux et d'une riche couverture forestière. Autant d'atouts qui ont permis l'installation d'une infrastructure d'accueil haut de gamme, avec hôtels de luxe, villages de vacances, ports de plaisance et résidences conçues pour être en harmonie avec le paysage. Encore faut-il préserver les richesses naturelles qui attirent les visiteurs de tous bords. Le milieu naturel de la région fait face à une forte pression démographique, avec une densité de population dépassant les 500 hab/km2 et un taux d'urbanisation de plus de 90%.

Un projet structurant pour

l'environnement

La nouvelle station de traitement des eaux usées de Tamuda Bay revêt ainsi toute son importance. Selon un document de la société de gestion déléguée de l'eau et de l'électricité «Amendis», filiale du groupe Veolia Environnement Maroc, porteur du projet, cette infrastructure a été construite sur 6 hectares pour un montant de 170 millions de DH.

La station peut traiter une charge de pollution équivalente à 170.000 habitants, tout en répondant aux dernières normes internationales et exigences vis-à-vis de la protection du milieu récepteur.

La nouvelle station cumule en effet les bonus environnementaux : consommation énergétique à minima, prise en compte des nuisances olfactives et surtout traitement biologique par la technique des «boues activées», une formule qui permet de traiter des formes carbonées et de rejeter une eau de meilleure qualité en milieu naturel. La performance écologique a été pensée jusque dans l'architecture du bâtiment qui, grâce à la reconstitution paysagère du lieu, se fond dans l'espace planté qui l'entoure. Ce nouvel équipement traite déjà les eaux usées de la ville de Fnideq et de la zone littorale comprise entre la ville de Fnideq et le complexe hôtelier Kabila. Il se caractérise par un dimensionnement hydraulique très sécuritaire, porté à 2.150 m3/h minimum, la mise en place d'une installation de digestion des boues et d'épaississement par centrifugation et la possibilité de réutiliser les eaux usées traitées pour l'arrosage, notamment des espaces verts.

La station de prétraitement,

une autre pièce maîtresse

du système de dépollution

En parallèle à ce projet, une autre infrastructure de taille a été inaugurée le même jour par S.M. le Roi, à savoir la station de prétraitement de Tétouan, Martil et M'diq. Il s'agit de l'une des infrastructures les plus importantes dans le programme d'assainissement de la région de Tétouan. Elle prétraitera, en effet, l'ensemble des eaux usées de la ville de Tétouan et des centres de M'diq, Martil et Cabo Négro, avant de les rejeter en mer via l'émissaire marin de Tétouan, posé en août 2007.

Cette station, qui a nécessité un investissement de 50 millions de DH, assurera le prétraitement primaire de 97.000 m3/jour à l'horizon 2027. Elle est située sur un terrain de 20.000 m2, en dehors de la zone urbaine à plus de deux kilomètres des premières habitations, de manière à être intégrée au paysage, sans aucun désagrément pour les populations situées à proximité.

La réalisation de cette station s'inscrit dans le cadre du programme de dépollution du littoral tétouanais qui a mobilisé un investissement global de 500 millions de DH, avec des objectifs d'ordre sanitaire, économique et environnemental, puisqu'il s'agit de réhabiliter les réseaux existants et de construire l'infrastructure nécessaire pour endiguer la pollution créée par le déversement direct et sans traitement, dans les oueds et la mer, de la quasi-totalité des eaux usées générées par Tétouan et sa région (soit 32 millions de m3/an). Ce système de dépollution est constitué de 35 km de collecteurs principaux interceptant les eaux usées qui sont ensuite drainées au moyen de 11 stations de pompage, vers la station de prétraitement. Après quoi, ces eaux sont évacuées au large, à plus de 3 km et à une profondeur de 40 m, via un émissaire marin. Les eaux usées traitées sont donc rejetées, non plus vers la côte, mais vers le large. Une avancée considérable pour le plus grand bien de cette région côtière à l'environnement riche mais vulnérable, promise à davantage d'essor économique et touristique.

Jeudi, 01 Décembre 2011 17:21

Tanger Les faussaires du tourisme

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Tanger fut un temps une ville internationnale fréquentée par les plus grandes de cette planète : politiques, écrivains, peintres et milliardiares de tous les horizons ont séjourné dans la ville du détroit à moult reprises.

Certains d'entre eux et ils sont de renommée mondiale ont carément opté pour résider définitivement dans cette cité magique.

 

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