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Nouveau gouvernement Quel programme pour le tourisme

Nouveau gouvernement Quel programme pour le tourisme (0)

Le tourisme marocain représente 11,7% du PIB et le premier contributeur à la balance de payement devant le transfert du MRE et les phosphates alors que les programmes des partis coalisés qui devront former le gouvernement le tourisme n'existe pas. Donc il y a lieu d'en faire une stratégie commune avec les professionnels du secteur qui est pratiquement en stand by tout en mettant de côté les arguments artificiels des problèmes conjoncturels et structurels en révisant les pratiques des campagnes publicitaires, de marketing et de commercialisation qui sont d'une autre époque. La nouvelle politique devra être élaboré sur la base de l'état des marchés de chaque pays émetteur du tourisme. Une diversification de l'offre touristique est nécessaire et ce par la promotion du tourisme culturel, sportif, saharien et médical sans oublier l'encouragement de l'investissement dans le tourisme de haut gamme, (résidentiel et MICE) ainsi que le tourisme intérieur de famille et de croisière.

Etat du lieu du tourisme marocain

Selon les derniers chiffres du Haut-commissariat au Plan (HCP), la consommation intérieure du secteur a progressé en valeur de 8,4%, s'élevant à près de 90 milliards de DH (MMDH) en 2010, représentant 11,7% du produit intérieur brut, en hausse ainsi de 0,4 point par rapport à l'année passée.

A noter que cet indicateur comprend la consommation intérieure du tourisme récepteur (touristes non-résidents : étrangers et MRE en visite au Maroc) et la consommation du tourisme interne et émetteur (touristes résidents, nationaux et étrangers, séjournant au Maroc en dehors de leur environnement habituel, et ceux qui partent en voyage en dehors du Maroc et pour qui les dépenses touristiques prises en compte sont celles réalisées au Maroc).

Mais le tourisme récepteur qui constitue le gros de cette consommation. Il en représente plus de 73%, avec près de 66 MMDH en 2010, progressant ainsi près de 8%, ce qui améliore sa part dans le PIB de 0,3 point. Pour la consommation du tourisme interne émetteur, qui constitue près de 27% de la consommation intérieure, elle a évolué de plus de 10%, se chiffrant à près de 24 MMDH.

Le secteur touristique en général a progressé en termes de valeur ajoutée, par une augmentation de près de 9%, se chiffrant à plus de 46 MMDH. Sa part dans la valeur ajoutée globale à l'économie nationale représente actuellement 6,7%. Concernant le tourisme en général, il a progressé de près de 8%, atteignant près de 56 MMDH.

Sa contribution à la formation du PIB passe à 7,3%.

Néanmoins, l'activité touristique nationale reste très dépendante de l'Europe de l'Ouest, au détriment d'autres marchés émetteurs.

De même, cette activité reste concentrée dans certaines villes, notamment Marrakech et Agadir, qui se sont accaparées 62% des nuitées, contre 68% en 2008. Marrakech a d'ailleurs généré près de la moitié des nuitées additionnelles en 2010.

Cette dynamique du tourisme en a fait le premier contributeur en devises. En fait, les recettes touristiques ont connu une augmentation significative, passant de 41 milliards de DH en 2005 à plus 56 MMDH en 2010, soit une hausse de 37% sur cinq ans. De ce fait, le secteur est devenu le premier contributeur à la balance des paiements du Maroc, devant les transferts MRE et les phosphates.

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Pour comprendre… l’incompréhensibilité de la gestion du tourisme national, il suffit tout simplement de traverser le détroit de Gibraltar. S’affiche alors le tourisme espagnol avec toute sa splendeur, ses 65 millions de visiteurs (pour une population de 47 millions) et ses 63 milliards d’Euros de recettes. Eh bien avec tous ses records, dans un contexte de crise mondiale, il se trouve encore des responsables espagnols qui ne sont pas contents… ou presque.

En tous les cas, ils ne versent pas dans l’euphorie et font preuve d’un esprit d’anticipation on ne peut plus avisé. Ils pensent déjà à réinventer le modéle espagnol, à se repositionner et développer des produits alternatifs.

Quand on sait que l’Espagne se positionne comme la troisième destination mondiale, le moins que l’on puisse dire, c’est que les professionnels ibériques sont modestes. Trop modestes mêmes si on les compare avec leurs homologues marocains qui jubilent à chaque lueur de soleil. Même si le soleil ne fait pas le jour du tourisme national qui traine dans les profondeurs du classement mondial par une gestion des plus hasardeuses. La fin de l’année 2015 s’approche à grands pas et la vision 2020 demeure invisible. Voire, on n’arrive pas à se départir de la vision 2010 puisque le compteur des touristes reste bloqué sur le chiffre de 10 millions et quelques. Plus que six fois moins que l’Espagne qui vend, pourtant, les mêmes produits que nous en l’occurrence le soleil , la mer et le patrimoine dont un bon bout fut l’œuvre des Arabes, si ce n’est des Marocains. C’est dire que l’on ne comprend plus rien à ce que font les responsables de notre tourisme qui croient tenir le cap alors qu’ils naviguent à vue. Le ministre Lahcen Haddad et compagnie font dans la désorganisation totale où les décisions se télescopent et où la synchronisation fait terriblement défaut. Ne parlons pas de l’anticipation à l’espagnol, puisque l’ont est toujours au stade de la gestion des affaires courantes. Le tourisme chez le patron de ce département et de ses fonctionnaires se limite à jongler avec les statistiques, à organiser des concours (meilleur ceci, meilleur cela), à compter les étoiles…dans le pseudo classement des hôtels ou à verser dans les éternelles réunionnites.

La plupart du temps, tout ce petit monde reste cloitré entre les quatre murs et personne ne se préoccupe de l’environnement extérieur des hôtels. Et pourtant, c’est dans cet espace infini où se meut le touriste où tout reste à faire. Un environnement qui reste peu accueillant avec des services et des infrastructures qui demeurent embryonnaires. Sans oublier les désagréments des faux guides, des faux commerçants, des faux chauffeurs de taxis et autres faussaires. C’est dans la rue que se passe le tourisme et non pas dans un bureau ou dans une chambre d’hôtel. Certes Lahcen Haddad fait ce qu’il sait, mais il ne connaît rien sur ce qu’il faut savoir sur le tourisme. Du coup, lui et ses hommes improvisent à jet continu à tel point qu’ils finissent par croire qu’ils tiennent le cap de la vision 2020 alors qu’ils sont toujours accrochés à la vision 2010. Terrible constat et pourtant ils auraient pu faire un petit voyage d’études en Espagne pour apprendre l’abécédaire du tourisme. Ils découvriront qu‘il n’y a rien de sorcier de l’autre coté de la rive si ce n’est que le tourisme va bien parce que tout simplement il est entre de bonnes mains. Des gens stylés qui retroussent leurs manches, multiplient les animations (fiesta, sports, musées), entretiennent leurs infrastructures (transport, port, aéroports), investissent à tout bout de champs et réfléchissent tout le temps. Sinon le tourisme bon marché des espagnols repose surtout sur les facilités d’accès partout que ce soit à la plage , au transport, aux musées et autres. Et puis, il y a surtout cet esprit de destination intelligente qu’affectionnent les Espagnols avec la diversification de leurs produits. Un exemple parmi d’autres n’est autre que celui de la ville de Malaga qui ne pesait rien devant la puissance touristique de Torremolinos, est devenue aujourd’hui une destination incontournable. L’été y était sombre avant que les responsables n’aient eu l’idée d’exploiter le nom de Picasso. Et pour cause Malaga est la ville natale du célèbre peintre.

On y construisit un musée à son honneur et en quelque temps, Malaga est devenue la ville des musées fréquentée par plus de six millions de touristes. Il suffit d’y penser.

Maintenant si chez nous on n’a pas les capacités de réfléchir, il est pourtant facile d’aller plagier, copier les expériences de nos voisins. Copier, coller, ce n’est pas sorcier.

Que peut-il se passer entre 2007 et 2015 à Agadir ? Beaucoup, voire d’innombrables choses diront les gens sensés car en huit ans tout peut changer de fond en comble. Rien, répliqueront les gens insensés qui ne voient pas le temps passer tellement ils sont figés dans leurs esprits et dans leur notion de temps. A preuve, le temps touristique d’Agadir s’est arrêté en l’an 2007 et rien n’a bougé jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Ce n’est aucunement de la science fiction mais une réalité que l’on découvre à travers deux réunions qui se sont tenues à Agadir dans un intervalle de huit ans. La première qui s’est déroulée le 9 novembre 2007 a été initiée par le Comité de Pilotage du PDRT (Plan de Développement Régional Touristique). La deuxième a eu lieu le 28 mars 2015 et fut organisée par le CRT sur le thème « journée de tourisme d’Agadir ». Eh bien, le temps n’a pas usé ni l’uniformité des débats, ni les résolutions, ni les polémiques, ni encore moins certains acteurs avides de réunionites. A l’instar de Mohammed Boussaid qui était ministre du tourisme lors de la première réunion et qui a officié en tant que ministre des finances lors de la dernière rencontre. Il a retrouvé d’ailleurs, Kabbaje Mohammed, le maire d’Agadir qu’il a côtoyé lors du débat de 2007. Les deux ont rempilé dans leurs postes respectives, comme quoi, chez nous, les critères de nomination ou d’élection ignorent la logique. Et pour cause, les sujets qui ont été débattus en 2007, ont refait surface en 2015 puisque rien n’a été réalisé dans ce long intervalle. Jugez-en de vous même : « la Destination Balnéaire de Demain, à l'horizon 2015 » vise 1,5 million de touristes ; 12 millions de nuitées ; 70% de taux d'occupation et 60 000 lits hôteliers. Pour atteindre ces objectifs, des actions pertinentes ont été officiellement fixées. Il s'agit du développement et du repositionnement de l'offre hôtelière ; de l'élaboration d'un plan de promotion de la station par le CRT et l'ONMT ; la mise en place d'une animation et d'un événementiel de qualité ; la promotion de l'arrière pays et du tourisme de niche. Etc. » Fin de citation d’il y a huit ans. Il y a quelques jours on a recommencé avec, presque, les mêmes et on a répété le même refrain de 2007 dans une journée de réflexion sans actions. Le papotage s’est décliné comme suit : Repositionnement de la destination, redéploiement de la capacité hôtelière, développement de la destination : aérien et promotion», équipement et infrastructure d’accompagnement de l’activité touristique …etc. »

La distinction entre les deux formulations est difficile à faire puisque l’inaction ne reproduit que des propos à répétition. Le ministre du tourisme Lahcen Haddad, a versé dans sa rhétorique habituellement stérile. Et alors que tous les intervenants s’inquiètent sur la situation alarmante du tourisme gadiri, le ministre jubile avec des chiffres insignifiants qui s’estompent devant le cumul des défaillances hôtelière, aérienne et promotionnelle. Et du coup tout est devenu performances : « la destination a réalisé plus de 5 millions de nuitées, soit une évolution de 2 pc par rapport à 2013, Le taux d’occupation s’est établi à 58 PC pour une moyenne nationale de 44 PC. Le taux de croissance de la capacité litière a évolué de 3 pc ces dernières années ». Des propos optimistes qui contrastent énormément avec le pessimisme ambiant de tous les participants. A l’image du président du CRT, Salah-Eddine Benhammane qui lance un cri d’alarme, chiffres à l’appui : «Durant les 15 dernières années, la progression moyenne de la capacité litière d’Agadir n’a été que de 2,7% par an alors qu’elle était de 17% à Antalya et de 19% à Charm El-Cheikh». Avec ses 28 000 lits, dont plus de la moitié ne répondent pas aux normes, Agadir ne pèse pas lourd face à Antalya (500 000 lits) ou Charm El-Cheikh (450 000 lits) » Et de conclure avec un Sos d’un bateau qui coule : «Avec une seule “vraie” station balnéaire, et un produit qui se développe à petite allure, j'ai bien peur de rater notre rendez-vous 2020 et qu'on soit relégué plus bas par nos concurrents ». Un constat d’échec que même le Wali, Mohamed El Yazid Zellou n’arrive pas à dissimuler : «Entre 6000 et 7000 lits réalisent moins de 30% de taux d’occupation. Près d’une vingtaine d’unités datant des années 80 tirent Agadir vers le bas. Nous les avons reçus à maintes reprises. Nous avons essayé d’entamer un débat avec eux mais ils refusent» Tout n’a pas été dit puisque Tarik Kabbage enfonce le clou : «Nous avons besoin de grandes décisions juridiques pour gérer ces entrepreneurs qui gèrent mal». La polémique gronde, la politique n’est pas loin, les objectifs touristiques continuent de s’éloigner de leurs échéances. Lahcen Haddad s’érige en donneur de leçons en confondant le ministre avec le militant quand il tacle le maire socialiste d’Agadir : « le tourisme ne doit pas être l'otage de calculs politiques ! Nous avons besoin d'une grande implication des professionnels mais aussi d'une véritable et sincère volonté politique au niveau local…». Les élections approchent et Haddad le membre du bureau politique du MP, ne se cache pas de faire la promotion de son parti. D’ailleurs quelques heures plus tard, il tiendra un meeting de son parti dans la capitale de Souss où il annoncera l’élaboration d’une feuille de route pour le développement économique et social local. Si ce n’est pas de la politique politicienne que de faire coïncider une réunion de travail d’un ministre avec un meeting politique d’un militant en campagne, c’est que l’on se fout du monde. Le ministre rame tout seul sans son monde virtuel où il s’affiche d’une manière ostentatoire (Facebook, Twitter, instagram…etc.) et veut réinventer la marque Agadir. Heureusement que le directeur général de l’OMNT, Abderrafih Zouitene, en gestionnaire affuté, a les pieds sur terre pour dire l’essentiel : «Nous sommes dans le débat mais à un moment, il faut passer à l’action. Travaillons pour faire émerger le territoire Souss Sahara Atlantique comme le prévoit la Vision 2020» Tout a été dit, mais il n’est pas sûr que tout ce petit monde va retrousser les manches pour remettre à flot la première destination balnéaire du Maroc.

La publication du rapport de la cour des comptes sur la gestion de l’ONMT en début de mois de mars est très révélatrice. D’abord le fait que ce rapport analyse le contrat cadre 2001/2010 et celui de la vision 2020, c’est que ces critiques concerne la globalité de la politique touristique du Maroc. Secundo et c’est tout aussi important, il est

évident qu’a travers l’ONMT, ce rapport épingle essentiellement le ministère du tourisme. Voire, et c’est encore plus significatif, les juristes financiers de la cour des comptes, bottent en touche les attributions du département du tourisme.

Autant dire que ces derniers considèrent comme beaucoup de professionnels que le ministère ne sert à rien sinon à enrayer la machine avec ces lourdeurs bureaucratiques.

D’ailleurs plusieurs pays développés ont intégré le tourisme soit dans le commerce international ou carrément dans la case diplomatie. La France que nous copions tout le temps dispose d’un secrétariat d’Etat auprès du ministère des affaires étrangères chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des français de l’étranger. Remarquez que l’on parle directement de la promotion du tourisme, ce qui correspond exactement à la mission de l’ONMT.

Autant dire que les arguments de ceux qui militent pour la suppression d’un ministère aussi atone, sont tout à fait fiables et viables. Moyennant, bien sûr, quelques restructurations avec comme fer de lance l’ONMT pour le commercial et la SMIT pour l’investissement. Les deux entités ayant pour mission la promotion du produit marocain et la promotion de l’investissement touristique au Maroc, une fusion de l’ONMT et du SMIT en une seule société serait bénéfique. Une société unique, un guichet unique, une stratégie unique avec l’obligation du résultat comme dans toute entreprise commerciale. Ce n’est aucunement une utopie quand on fait le décompte des gabegies relevées par la cour des comptes depuis 2001. Rien que le ministre Lahcen Haddad et ses collaborateurs qui voyagent tout le temps en sautant d’un avion à un autre, sans rentabilité aucune, participent d’une maniere consequente à cette folie dépensière. On ne comprend pas, par exemple, pourquoi ils se déplacent aux salons de Madrid et de Berlin quand on sait qu’ils reviennent souvent bredouilles. A quoi sert le stand marocain avec tous ces gadgets ostentatoires quand on sait que les tours operateurs visitent rarement ces foires. Les bonnes affaires se font ailleurs avec moins de frais et plus d’efficacité. Normal que parmi les principaux griefs des magistrats de Driss Jettou figurent les stratégies marketing appuyées sur des études de marché insuffisantes, pour ne pas dire insignifiantes. Ecore faut-il préciser que ces stratégies ne font pas l’objet d’études d’impact pour mesurer leur efficacité. D’ailleurs la cour des comptes épingle dans la stratégie 2001-2010 les campagnes marketing qui ne sont pas adaptées à chaque marché. Le changement des marchés touristiques prioritaires sans justifications plausibles et la non instauration d’un système d’évaluation de ses performances par marché ou par délégation. Tout a été passé au peigne fin y compris le fait de ne pas avoir mis en place un comité de pilotage pour conduire ses actions. Voire, et on se croirait à l’école primaire, puisque la cour des comptes reproché à l’office du tourisme marocain de ne pas assez miser sur le numérique. Quand on n’a pas découvert le rôle important de l’internet dans la promotion, la commercialisation et la distribution du produit touristique, c’est qu’il y a un hic ministériel.

C’est très grave d’autant plus que ces mêmes critiques ont été formulées par la cour des comptes déjà en 2008 quand elle a mis à l’index la mauvaise gestion des marchés, du portefeuille et des délégations étrangères. Il y a sept ans la Cour avait évoqué la nécessité d’établir une stratégie claire visant à atteindre les objectifs 2010 et souligne la négligence quant à l’accomplissement de cette mission. «Cet objectif n’a pas été accompagné par l’élaboration d’un plan clair et bien défini faisant ressortir les actions à entreprendre, les étapes d’exécution, les objectifs intermédiaires ainsi que les moyens et les ressources à mobiliser » C’est dire que rien n’a été fait depuis et que les recommandations de la cour des comptes sont restées lettres mortes.

C’est dire aussi qu’il ne faut pas s’attendre à ce que la vision 2020 soit plus visible que sa sœur ainée de 2010. Et pour cause le rapport des juges financiers est très explicite sur une stratégie 2020 qui n’est pas encore élaborée : « …Malgré l’engagement de plusieurs études externes pour la définition de la stratégie 2020 et une autre pour sa mise en oeuvre, l’ONMT n’a pas arrêté, à l’heure actuelle, une stratégie sur la base des conclusions des trois études précitées et encore moins des plans marketing et des plans de communication… » Mais alors que fait le ministère et surtout le ministre Haddad, sinon de verser dans un optimisme béat ? Le site officiel du ministère du tourisme est inondé par les activités et les déclarations dithyrambiques du ministre.

Autrement c’est un site qui ne pèse pas lourd en matière d’informations. La biographie du ministre et son mot figurent en bonne position dans la page d’accueil et quand vous cliquez sur une rubrique vous tombez des nus. Dans « la vision 2020 », vous ne trouvez que quelques lignes de littérature où la stratégie de ce plan est absente comme par hasard. Même petite littérature dans la rubrique « Grands chantiers » où on ne trouve la trace d’aucun chantier des stations balnéaires.

Un ministère avec ses multiples directions qui est incapable de construire un site internet viable, peut-il planifier une stratégie à long terme et construire à terme les grands projets ? La preuve, quatre ans après 2010, et six ans avant 2020 le nombre des touristes n’a pas encore dépassé le seuil de 10 millions de 2010 puisqu’il stagne à 10 283 000 arrivées au 31 décembre 2014.

Peut-on aspirer à un tourisme intermaghrébin après les tempêtes révolutionnaires arabes et les éternels susceptibilités qui minent la construction d’une union du Maghreb on ne peut plus vitale face aux chamboulements géostratégiques qui secouent le monde ? Non seulement, cette union est possible mais elle est devenue indispensable pour la survie économique et sécuritaire des pays du Maghreb.

Le danger terroriste est à nos portes, voire parmi nous quand on sait que le groupe islamique Daech s’est solidement implanté en Lybie, devenue ingouvernable.

Le même danger vient du côté du Sahel en passant par les mailles du Sahara algérien et mauritanien où les groupes terroristes (AKMI, BOKOharam et autres) ne cessent de gagner de terrain. A ces menaces sécuritaires, s’ajoute celle économique qui depuis le début de la crise mondiale en 2008, n’a pas cessé de tordre le cou aux économies des pays du Maghreb. Même l’Algérie qui est la mieux lotie par son or noir, s’est confrontée à la réalité amère de la baisse vertigineuse du prix du pétrole.

Autant dire que face aux assemblages régionaux qui entrent en force dans la nouvelle configuration géoéconomique du monde, le montage d’un Maghreb fonctionnel et propice à une intégration sous régionale est désormais une urgence. Il suffit de constater que le Maghreb recèle environ 100 millions de consommateurs potentiels pour supputer la valeur d’une véritable intégration économique. Celle-ci est d’autant plus évidente qu’aujourd’hui la coopération économique entre les pays de la région ne dépasse guère les 3% du volume du commerce extérieur du Maghreb. Quel incommensurable gâchis économique mais social aussi quand on sait que la circulation des personnes est assujettie à de multiples entraves : la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie, la carence des transports terrestres et aériens, les tracasseries administratives (visas et autres). Du coup la question qui reste en suspens, c’est de savoir dans quelle mesure le tourisme Intermaghrébin est-il envisageable aujourd’hui ?

Non seulement le   tourisme est envisageable mais il serait, à coup sûr, le secteur économique le plus porteur dans l’avenir. D’abord les voyages, sans restriction, permettront aux citoyens de l’UMA de renouer avec les liens familiaux et amicaux tissés depuis longtemps d’un coté comme de l’autre. La chaleur humaine entre les peuples, retrouvée, il est incontestable que la frontière d’esprit entre les dirigeants finira par s’écrouler par la force des choses. Pas plus que l’Union Européenne, le Maghreb n’est pas une utopie. Car contrairement au long chemin, parcouru par une Europe patchwork, l’UMA se félicitait, dès sa création des liens solidaires qui unissent les peuples du Maghreb arabe, fondés sur la communauté de langue et de religion. Jamais une marche progressive vers la réalisation d’une intégration complète du Maghreb, n’a été aussi capitale pour la survie de la région face aux mutations dangereuses que connaissent son environnement et plusieurs coins du monde. Le profit d’une intégration réfléchie est inestimable pour les Etats, les peuples, voire les dirigeants qui auront résolu les multiples problèmes du chômage, de l’énergie, de l’agriculture et du tourisme. Pour simplifier la donne, le Maroc et la Tunisie réduiraient leur facture énergétique en s’approvisionnant chez leur voisin algérien en pétrole. L’Algérie utiliserait le phosphate marocain et tunisien, profiterait de l’expertise agricole du Maroc et du savoir faire économique et universitaire tunisien. On peut multiplier les échanges à l’infini. Imaginez par exemple que les projets du train transmaghrebin Casa-Tunis, d’Air Maghreb et la libéralisation du ciel, aient été aujourd’hui fonctionnels. Combien de millions de touristes maghrébins circuleraient dans tous les sens avec la dynamique économique que cela suscite. Il y a beaucoup de sites à voir et à revoir en Algérie, en Tunisie et au Maroc qui relatent des civilisations et des histoires communes.

Personne n’oubliera l’engouement suscité par l’escapade du roi Mohammed VI dans les ruelles de l’ancienne Medina de Tunis. Après sa visite officielle, le roi a prolongé son séjour privé en se promenant sans protocole et en prenant des photos avec nos amis tunisiens.

Ces derniers ont beaucoup apprécié et ont reconnu publiquement que le roi a fait la meilleure promotion de la destination Tunisie. Et si tous les dirigeants du Maghreb faisaient comme le roi Mohammed VI, l’UMA ne serait pas une utopie. Mais, tôt ou tard, c’est l’intérêt des peuples qui primera sur l’intérêt des individus. Il n’y a qu’à se rappeler que l’Europe a mis quand même plus d’un demi siècle pour toucher au but. 

 

L’une des plus flagrantes contradictions de la politique touristique, ou de l’absence de toute politique, demeure à coup sûr la ville cosmopolite de Tanger et tout son arrière-pays. La cité la plus proche de l’Europe qui occupe une position stratégique sur la Méditerranée, n’arrive pas à décoller en matière touristique malgré ses innombrables atouts. Pourtant son histoire plus que millénaire, son patrimoine culturel et surtout son célèbre ancien statut de ville internationale, devraient en faire une ville touristique de premier plan.

Comble de paradoxe, c’est Tanger qui a accueilli les premiers contingents de touristes au Maroc dans les XVIII et XIX ème siècles. Les premiers hôtels y ont été construits avec l’arrivée des personnalités de renom en hommes politiques, artistes, écrivains, journalistes et autres toutes nationalités confondues (Anglais, Américains, espagnols).

La ville était tellement attirante et mystique que nombreux sont les célébrités qui s’y sont installées toute leur vie. Autant dire qu’il est incroyable qu’avec tout ce poids historique, géographique et culturels, nos experts institutionnels en tourisme n’ont pas pu attirer autant de touristes comme le font Marrakech, Agadir, Casablanca et d’autres contrées dans le sud. La ville accueille 325000 arrivées en touristes étrangères qui représente à peine 8% au niveau national et compte moins d’un million de nuitées alors que Marrakech en a réalisé 6 millions. Même le taux de croissance du secteur reste figé à 3,5% alors que la croissance nationale atteint 5%. Quant au taux d’occupation de 48%, il demeure malgré sa faiblesse encore plus trompeur quand on sait que la capacité litière de toute la région de Tanger ne dépasse pas les 16 000 unités. Et quand on dit région, il faut supputer la richesse de Tétouan avec son aspect andalou et ses plages, Chefchaouen le joyau du Rif avec sa nature et son histoire ou encore Asilah et Larache avec leurs spécificités culturelles. Pourtant la ville de Tanger a considérablement évolué depuis l’accession au trône du roi Mohammed VI. La cité est redevenue cosmopolite comme jadis avec notamment le port de Tanger Med et l’implantation de l’usine Renault et autres industries. Du coup, c’est le tourisme d’affaires qui est venu au secours d’une offre balnéaire saturée faute de la promotion d’un produit culturel on ne peut plus diversifié de toute la région. D’autant plus que la ville jouit d’une connexion maritime conséquente et que le port de Tanger Med dispose d’une capacité d’accueil de 20000 voyageurs. Et comme les principales motivations des Espagnols demeurent les produits culturels, nos organismes n’ont qu’à cibler nos voisins, voire attirer les touristes d’autres marchés émetteurs qui visitent la péninsule ibérique. Il ne faut que quelques petites heures pour traverser la méditerranée et moins d’une heure pour relier l’aéroport de Tanger. Autant dire qu'en matière de transport, Tanger est connecté à plusieurs ports et aéroports européens. Ce sont donc les offres qui manquent notamment en sortant de la logique balnéaire qui a montré ses limites pour favoriser la logique culturelle que préfèrent nos voisins méditerranéens. D’ailleurs même les opérateurs institutionnels reconnaissent que c’est la promotion qui fait défaut à Tanger. Il est vrai que l’infrastructure hôtelière de la région reste en deça de la moyenne, mais tant que la moitié des hôtels n’est pas remplie, le problème demeure dans la vente du produit. Il est vrai aussi que l’investissement constitue, lui aussi, une priorité mais encore faut –il qu’il ne soit pas handicapé par la nonchalance de l’Etat et les atermoiements du secteur privé.

Les pouvoirs publics investissent peu ou proue dans la région de Tanger soit 1,466 milliard de dirhams contre 13 milliards pour les sociétés privées. Mais ces chiffres restent valables sur le papier seulement car sur le terrain, plus de 18 mois après la signature du contrat programme, les trois quarts des projets sont en souffrance. Non seulement, ils n’ont pas encore démarré, mais la plupart n’ont pas encore entamé leurs études de faisabilité. Les pouvoirs publics ambitionnent de porter le nombre de lits à 40000 et d’attirer 2,8 millions de touristes dans la région en 2020. Au rythme où vont les choses, on risque de connaître encore les mêmes déboires du plan azur 2010. Attention, 2020 n’est pas loin.

Vendredi, 30 Janvier 2015 11:07

La perdition des avoirs hôteliers de la CDG

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Les avoirs hôteliers du groupe sont dans un état de délabrement avancé. Cet état de fait concerne en 1er lieu la SOGATOUR filiale hôtelière et touristique de la CDG. Ainsi le Jnane Palace, naguère un des fleurons de l'hôtellerie marocaine, s'est vu rétrogradé, ce qui, au vu des observateurs, est déjà amplement lamentable.

Les autres hôtels du groupe ne sont pas en reste, avec partiellement rénové la station thermale de Moulay Yacoub qui a mal gérée, la station thermale de Sidi Harazem, dont plus personne n'entend parler, l'hôtel Zat à Ouarzazate, qui patauge sans maintenance ni commercialisation ou encore la station balnéaire de Restingua Smir, jadis produit phare de Maroc Tourist, et qui aujourd'hui ne fait plus rêver personne. Quant à l’hôtel N’fis géré par la chaîne Méridien, s’il réussi pour le moment à garder un certain standing, il mérite quand même de se faire rafraîchir. Lorsque l'on voit les sommes dépensées à l'étranger dans le vent par la CDG ; l'affirmative n'est pas possible. En effet, la CDG, groupe public chargé de gérer de l'argent public, ne cesse de financer à perte des groupes internationaux via sa filiale FIPAR. Ainsi TUI, groupe touristique allemand, profite-t-il largement de la générosité du contribuable marocain, et à peu de frais en plus : la justification avancée par la CDG pour cet « aventurisme » financier (la volonté d' « impliquer davantage le groupe allemand dans la destination Maroc ») ne tient pas ; les ventes de TUI sur le Maroc sont en régression et la destination est de moins en moins visible sur les brochures et catalogues du groupe malgré les annonces de l'inauguration d'un club Robinson à Agadir (financé par des investisseurs marocains) et du renforcement de la flotte de Jet4You (2 avions transférés depuis les autres transporteurs du groupe). Pour une stratégie… Ainsi, tandis que des sommes folles sont brûlées chaque année par la CDG à l'étranger, histoire de dire que l'on joue dans la cour des grands (2,55 milliards dhs de perte de valeur pour la FIPAR depuis 2006, soit plus des deux tiers de sa valeur d'acquistion), la valeur de ses établissements au Maroc est en train de fondre comme neige au soleil. Maintenant cela ne sert à rien de garder des cadavres dans le frigo ; si elle n'est pas capable de les gérer, elle n'a qu'a les vendre. La direction de la SOGATOUR, issue du monde de l'aérien, est-elle capable d'assimiler cela ? Car il s'agit là d'un autre drame : soyons lucide, le copinage et le coup de piston sont des institutions au Maroc ; mais la moindre des choses c'est de choisir, parmi ses amis, les plus qualifiés ; au lieu de quoi nous avons régulièrement droit à des profanes complets qui se retrouvent à devoir diriger une industrie à laquelle ils ne comprennent rien !

FHI, où comment perdre de l'argent à peu de frais…

Après avoir constaté une provision historique de 1,2 milliard de DH, à fin 2008, au titre de la dépréciation de Fipar holding international (FHI), filiale à 100%, la CDG risque de passer un complément de provisionnement d'au moins 290 millions, au titre de l'exercice 2009, pour couvrir une aggravation de sa moins-value latente (au regard des cours du 28 décembre, TUI cotait 5,98 euros et Club Med 12,6) sur cette filiale dont la valeur brute d'acquisition (qui correspond au capital) doit dépasser 2,1 milliards de DH à la clôture de 2009. Cette filiale, créé par la CDG pour ses deux prises de participations dans le Club Méd et dans TUI, se retrouve-t-il avec un actif boursier valorisé à fin 2009 (cours au 28 décembre) à quelque 110 millions d'euros (1,25 milliard de DH) alors que le coût d'acquisition est de 344 millions d'euros (3,8 milliards de DH dont près des 70% consommés par la participation dans TUI). Qui plus est, ayant fait appel à l'effet de levier (endettement financier) pour financer cette aventure, la CDG se trouve également dans l'obligation de négocier avec les créanciers ou renflouer sa filiale car les revenus générés par l'investissement sont loin de couvrir le service de la dette.

La destination : niveau pertinent de définition de la qualité.

Les déplacements touristiques ne sont pas un produit que l’on acquiert, utilisé puis jetté : ce sont des tranches de vie, avec leurs expériences et leurs sensations mêlées et enchaînées.

Elles sont vécues par le touriste à la fois globalement et par séquences reliées au même ensemble qu’est le déplacement.

Par conséquent, envisager la question de la qualité du tourisme à l’échelon de la destination est vraisemblablement la manière la plus rationnelle et la plus pertinente, puisque la plus proche de l’expérience vécue du touriste. Comment expliquer que, d’année en année, on constate la pérennité du succès d’une destination comme l’Autriche, -qui n’a ni littoral marin, ni prix particulièrement attractifs-, si ce n’est, de l’avis unanime des experts et de ses clients, par la qualité continue de son tourisme.

Si donc la destination est le niveau pertinent d’évaluation de la qualité en tourisme, on peut même se demander si

1/ les efforts partiels fournis par un prestataire pour améliorer sa qualité ne sont pas susceptibles d’être autant de “coups d’épée dans l’eau” à partir du moment où ces efforts ne sont pas dûment imités et relayés par les autres prestataires : la démarche qualité “anormale” serait donc celle qui ne porterait que sur une ou quelques unes des prestations, du tourisme sans prise en compte de l’ensemble.

2/ outre la qualité de la destination, ne faudrait-il pas y rattacher celle des transports pour s’y rendre ?

Ces observations ne condamnent pas, bien au contraire, les démarches effectuées par tel ou tel prestataire isolé, mais elle contraint à en relativiser la portée, sauf si ce prestataire est multifonction comme par exemple un village de vacances.

Seule la démarche à l’échelon de la destination prend en compte l’ensemble des éléments qui conditionnent un séjour réussi et sur lesquels les producteurs peuvent exercer une influence.

Dans un secteur, le tourisme, où le choix de la destination se détermine à 90-95% par le bouche à oreille des parents et amis, l’appréciation globale, l’impression générale sur la destination, sont cruciales.

A partir de son appréciation globale, le touriste fait des comparaisons, entraînant des positionnements différents des destinations : palmarès divers entre destinations, tels que l’on les retrouvent dans les guides touristiques, les critiques des journalistes, et finalement dans les choix ultérieurs des touristes et de leurs prescripteurs : présence ou non en brochures, grilles de prix...

Que peut-on appeler une destination ?

La destination-type est bien sûr la station : “de montagne”, “littorale”, “thermale”, de campagne. Mais à l’instar de l’Autriche précitée, un pays entier, à condition de présenter une certaine homogénéité d’offre, peut également constituer une destination pour un touriste étranger, de même une région, une vallée, un parc naturel, ou tout territoire touristique également homogène. Par ailleurs les villages de vacances ou centres de vacances peuvent constituer aussi des destinations dans la mesure où ils fournissent “intra muros” l’ensemble des prestations utilisées par le touriste : Center Parcs, VVF/Villages Vacances Familles, Club Med, UCPA...

La notion de destination recouvre

a) le “service sur place”, soit l’ensemble des prestations globalement prises en compte.

b) le “service court”, soit les multiples prestations ponctuelles qui émaillent le séjour du client.

Mardi, 16 Décembre 2014 15:10

«Autocritique obligatoire»

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«Prends ce que tu veux, mais paie le prix» dit un proverbe espagnol. Le prix du développement harmonieux du tourisme marocain s’appelle la concertation permanente. C’est dans ce cadre qu’il convient d’inclure l’action des pouvoirs publics et des professionnels du tourisme.L’Etat doit agir en étroite collaboration avec les représentants de la profession. Et le principe qui doit régir cette action ne peux être qu’une concertation étroite et permanente entre ses représentants et ceux du Tourisme.

Ne dit-on pas que c’est à plusieurs qu’on trouve les meilleures idées !

Dans le secteur du tourisme, l’Etat ne peut, ni ne doit, rien faire seul. Sa vocation est d’agir en parfaite symbiose avec les représentants de la profession. La libéralisation progressive des prix ; la lutte engagée contre les excès et les abus ainsi que l’aide fiscale aux investissements sont autant de domaines où l’on doit parvenir à des résultats probants. C’est là où l’action du Ministère du Tourisme doit être conjuguée avec celle de toutes les organisations professionnelles.

On se doit de suivre cette voie et rendre permenente la concertation qui doit être la règle de conduite commune.

Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra espérer une évolution et un meilleur rendement du secteur touristique.

Le lecteur aura, à n’en point douter, raison de dire que nous n’avançons point de cas précis. C’est un fait qui n’est pas aussi de notre fait. Car, pour regrettable que ce soit, par le passé, dans le domaine du tourisme, exception faite des réunions sans lendemain, la notion de concertation permanente entre Ministère et professionnels n’existait pas.

Partant de cet élément, aujourd’hui l’on est en droit de réclamer une plus concrète symbiose entre un ministre de Tutelle et des hommes de la profession qu’ils soient hôteliers, promoteurs ou tour-opérateurs.

Il ne serait pas irrationnel d’organiser d’une manière régulière et méthodique des réunions de travail, voir même ce que les anglais appellent le «no stop working day», une fois par mois ou même par trimestre.

Des réunions, comme dirait un leader africain d’ «Autocritique obligatoire».

Mercredi, 03 Décembre 2014 11:26

Coquille vide et propagande...

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Y a-t-il un pilote dans l'avion ? à moins d'un mois de l'élection du nouveau président de la CNT, cette question est redevenue d'actualité tant rien ne va plus entre les professionnels et l'organisme sensé les représenter.

Contrairement à ce qu'ont pu écrire certains journaux de la place, ce ne sont pas trois candidats qui se présentent mais... un seul, dûment soutenu par la tutelle.

En effet, à ceux qui se gaussent de son bilan, le ministre Haddad pourra désormais leur rétorquer qu'il à au moins un succès à son actif : le court-circuitage de la fédération des professionnels, qui aura regagné son statut de coquille vide.

Son pari réussi, il n'aura désormais plus qu'un interlocuteur servile, à même d'applaudir systématiquement chacune de ses décisions.

Quand on vous disait que le sieur Haddad tient plus de la nomenklatura soviétique que du libéralisme à l'américaine...

Mais comment en est-on arrivé là ?

Alors que l'industrie touristique s'impose de plus en plus comme la principale mamelle nourricière de l'économie marocaine, que le royaume est plus que jamais dépendant de ses professionnels du tourisme, comment se fait-il que ces derniers n'ont, moins que jamais, droit à la dissidence ?

D'après des sources internes cela est avant la faute aux professionnels eux même : pour Fouad Lahbabi, vice-président jusqu'au 23 décembre prochain, le grand défaut de la CNT tient au fait que la plupart des acteurs du tourisme ne cotisent pas.

"Nous n'avons ni les moyens humains, ni les moyens financiers de faire plus"; et s'il se refuse de critiquer la tutelle ou son candidat qui, d'après lui n'est justement pas le candidat de la tutelle, d'autres sources, anonymes, nous dressent un autre tableau.

"Les professionnels ne sont pas motivés pour investir le tissu associatif et encore moins pour cotiser à une structure commune car ils ont conscience du marché de dupes dans laquelle la CNT est engagée" ; à savoir applaudir pour recevoir quelques menus financements.

"Il n'y a aucune voix discordante, aucune critique si ce n'est sur quelques détails techniques. Ce n'est qu'une confédération de salon dont l'unique dessein semble de servir de tremplin à ses dirigeants", raille un autre.

Sans autonomie financière vis-à-vis des pouvoirs publics, le rôle de la fédération des professionnels se cantonne à un support sans faille pour la propagande officielle : on se félicite de statistiques imaginaires et on digresse sur des "visions" prophétiques d'un Maroc au top.

Du coup la règle qui prévaut est celle du vieil adage "chacun pour soi et dieu pour tous".

Mercredi, 19 Novembre 2014 11:17

CDG : avis de tempête à la place Pietri…

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Rien ne va plus à la CDG. L'"imperator" de la place Pietri est pris dans un vent de panique depuis la convocation par la justice de son directeur général, Anas Houir Alami, dans le cadre de l'affaire immobilière d'Al Hoceima...

"C'est du jamais vu dans l'histoire de la CDG", explose, Mohamed A. un ex de l'institution, qui nous explique que "jamais je n'aurais cru la voir ainsi traînée dans la boue".

Il faut dire que pour ces cadres les plus anciens, c'est comme un monde qui s'achève.

Créée en 1959 par feu Mamoun Tahiri, au lendemain de l'indépendance, pour assurer une base financière solide à un état encore en construction, la CDG aura longtemps tenue une réputation de prudence, voir même de frilosité, dans le choix de ses investissements.

Depuis M. Tahiri, en passant par Ahmed Bennani, Ahmed Benkirane, Hassan Ababou et jusqu'à Abdelkamel Reghaye, ces premiers directeurs ne versaient pas l'aventurisme financier. Gestionnaires de l'épargne publique, ils avaient une haute opinion de leur mission et se sentaient responsables devant le contribuable ; pour eux, dilapider son argent relevait de la faute morale.

Leurs détracteurs ne cessaient de critiquer avec véhémence leur manque de prise de risques et leur manque d'engagement envers le développement de l'économie marocaine... ils auront eu le temps de les regretter.

En effet, à partir de 1974 et jusqu'en 1995, le long règne de M'fadel Lahlou verra la CDG entrer dans une longue période d'hibernation où ses réalisations se compterons sur les doigts de la main. Devenue une simple agence d'encaissement de l'épargne publique, la léthargique CDG version Lahlou ne soutenait aucun professionnel, aucune activité, aucun secteur... a tel point que certains se demandaient à quoi cette institution pouvait bien servir.

"Nous avons quand même construit les Dunes d'Or à Agadir, le N'fis à Marrakech, le Jnane Palace à Fès et l'hôtel Basma à Casablanca", tempère M. A..

Pas mal... en 21 ans. Son successeur, Khalid Kadiri, n'aura pas su se démarquer de l'héritage de son prédécesseur et ne réussira pas à changer la mentalité de petit boutiquier désormais bien installée chez les cadres après 21 ans d'inactivité.

Il fallait du sang nouveau. Ce sera chose faite avec l'arrivée de Mustapha Bakkoury.

Actif, assertif, ambitieux, M. Bakkoury va tenter de rebâtir la CDG à son image : un fond souverain agressif, avec une stratégie offensive, multisectorielle et internationale.

On allait vite avoir droit à la CDG tous azimut. Prise de participation dans Tui et Club Méd, entrée fracassante dans le monde de l'hôtellerie à travers des partenariats avec des groupes internationaux... Le "fond souverain marocain" entendait jouer dans la cour des grands. Seulement, c'est bien connu, seuls ceux qui ne font rien ne commentent jamais d'erreur. Et à être hyperactive, la CDG version Bakkoury va multiplier les erreurs, en premier lieu sur son engagement à l'international : l'entrée au capital de Tui et Club Méd va se traduire par une perte sèche et conduira au débarquement, tout diplomatique il est vrai, du sieur Bakkoury. Après le bilan nul d'un Lahlou et celui surchargé d'un Bakkoury, allions nous avoir droit un juste milieu en la personne d'Anas Houir Alami ?

Nous y avons cru... pendant un bref instant. Très vite, nous sommes passés à une autre échelle : désormais, la CDG investit à tort et à travers, sans se soucier du lendemain et sans oublier de gratifier les "amis". Et c'est ainsi que l'on a vu le groupe financier public prendre à sa charge les pertes du groupe privé Addoha du richissime Sefrioui, qui après avoir coulé le projet Méditérranéea Saidia du fait d'absence totale de savoir-faire, s'en est tiré d'une manière inespérée, en liquidant tous ses actifs pourris tout en conservant le volet immobilier. Les parlementaires qui aujourd'hui montent au créneau et honnissent M. Alami n'avaient pourtant à l'époque rien trouvé à redire à ce tour de passe-passe. D'opérations en opérations, la CDG et ses filiales vont plonger dans la sordide vase de l'immobilier marocain, entretenant la spéculation et le non-respect systématique des cahiers de charges ou des délais de livraison, voir plus, mais cela est à la justice d'en décider. Et certains d'en regretter l'époque de M'fadel Lahlou, qui du haut de sa tour d'ivoire financière, n'avait que mépris pour les bassesses du monde économique. "Au moins à l'époque personne n'aurait pu nous accuser d'arnaque" nous confie nostalgique Mohamed A.. "Nous avions des valeurs ". Aujourd'hui aussi. Elles ont juste changées.

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