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Aujourd'hui: Nov 21, 2017

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Le tourisme intellectuel

L’industrie touristique profite également du concours des éléments spirituels de toutes les tendances. Le tourisme intellectuel et artistique s’adresse surtout à des élites, il ne peut donc pas prétendre réaliser au point de vue économique la puissance des chiffres élogieux (tourisme balnéaire). Par contre son autorité domine les années qui passent et sa réputation ne connaît pas de limite dans l’espace. On vient du monde entier pour admirer les vestiges d’art du passé, pour jouir de spectacles attirant à juste titre les caractères les plus difficiles, pour assister à des fêtes locales ou folkloriques d’un cachet tout particulier, pour entendre les conférences de professeurs réputés, pour avoir une idée de la finesse et du raffinement comme de la perfection de notre artisanat et des grands travaux d’intérêt public. On accourt de loin enfin pour connaître nos cultures, nos vergers et leurs produits, pour apprécier à sa juste valeur la célèbre cuisine marocaine.

Published in Edito

Rabat se prépare pour accueillir le TGV : Deux projets de construction des nouvelles gares ferroviaires de Rabat-Ville et Rabat-Agdal

 

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a procédé, lundi 7 mars à Rabat, au lancement des projets de construction des nouvelles gares ferroviaires de Rabat-Ville et Rabat-Agdal.

 

S’inscrivant en droite ligne du programme intégré de développement de la ville de Rabat 2014-2018, baptisé “Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture”, ces projets structurants traduisent la volonté permanente du Souverain d’accompagner le processus de restructuration et de modernisation urbaine et de renforcement de la mobilité inter-villes. Ces deux projets, qui viennent accompagner la mise en service de la première ligne à grande vitesse du Royaume, permettront de juguler les flux croissants des voyageurs en leur offrant des services répondant aux standards de qualité, d’améliorer le fonctionnement des deux gares en termes de visibilité, d’accessibilité et de hiérarchisation des espaces, et de créer une nouvelle dynamique urbaine autour de ces gares de nouvelle génération.

Published in Investissement

Le Maroc accueillera la plus haute tour d'Afrique

Sur la rive droite de Bouregreg (préfecture de Salé), le roi Mohammed VI a lancé travaux de construction de la plus haute en Afrique.

 

Edifiée par le groupe BMCE, cette tour de 45 étages et 250 m de hauteur intègrera dans sa conception des technologies permettant une meilleure efficacité énergétique, puisqu'un tiers de la surface totale de la façade sera couvert de panneaux photovoltaïques devant satisfaire les besoins de la tour en électricité.

Construite sur un terrain de 3 hectares, le futur édifice devra abriter un auditorium de 350 places, des services et des commerces au rez-de-chaussée, une composante bureaux sur les 12 premiers étages, une partie résidentielle du 13e au 26e étage (55 appartements) et un hôtel de luxe aux étages supérieurs. Les quatre derniers étages seront réservés à des appartements de très haut standing.

Cette tour, dont la réalisation nécessitera un budget prévisionnel de l'ordre de 3 milliards de dirhams constituera le point culminant de la nouvelle séquence d'aménagement de la vallée de Bouregreg, une des principales composantes du programme "Rabat Ville Lumière, Capitale Marocaine de la Culture", lancé par le roi en mai 2014.

Ce plan d'aménagement prévoit en effet la réalisation du Grand Théâtre de Rabat, la Maison des arts et de la culture, la bibliothèque des archives nationales du royaume du Maroc, le Musée archéologique et des sciences de la terre, un Cinéma multiplexe, une galerie de sculpture, une Marina, un Art hôtel, une marina hôtel, un Mall et des commerces, un Business Center, des résidences et des équipements publics et privés.

Published in Investissement

Un grand professionnel à la tête de Royal Tulip Tanger

 

On vient d'apprendre la nomination de M. Amal Benzari à la tête de l'établissement «Royal Tulip Luxury Hotel», nouveau fleuron de l'hôtellerie tangéroise.Professionnel confirmé, hôtelier consacré, M. Benzari aura besoin de tout son savoir-faire pour espérer faire bouger les lignes dans le secteur touristique haut-de-gamme de la capitale du détroit.

Car si la ville est en train de faire peau neuve, l'état investissant à fond de train sur l'envol de Tanger, la destination reste cependant fortement connotée « sac-à-dos »… en attendant la suite.

 

Published in Profession hôtelière

Retour de l’hôtel Hilton à Tanger

En 1966 à Rabat quand la filiale de la caisse de dépôt et de gestion Chellah a construit un hôtel avec le design de la chaîne Hilton WorldWide. Cette dernière l’a pris en gestion pour compte et a fait de lui l’hôtel de la capitale le plus prisé. Mais comble de paradoxe, la société Chellah a cumulé les pertes et n’est jamais arrivé à entrer dans ses frais.

 

Hilton a fini par évacuer les lieux et   l’établissement a été géré quelques temps par Hyat Regency avant qu’il ne soit racheté par les corriens Daewo qui ont fait revenir la chaîne Hilton pour prendre du service mais cela n’a pas duré longtemps et l’établissement a été vendu aux Emiratis et l’enseigne Hilton à plier bagage. Espérons que Hilton aura, cette fois-ci, une longue et heureuse vie à Tanger comme ailleurs quand il sera implanté dans d’autres villes au Maroc. Sachant qu’elle a quitté Rabat dans les années 2000 après y avoir régné pendant plus de quatre décennies, l’enseigne américaine s’installe dans la ville de détroit au sein du fameux City Center En effet, un hôtel 4 étoiles de la marque Hilton Garden Inn a inauguré le 29 février à Tanger. Cet hôtel quatre étoiles d’une capacité de 320 chambres, trois salles de réunion de 367 mètres carrés d'espaces flexibles, ainsi que des services commerciaux, ludiques et sportifs, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Les clients pourront bénéficier de services et d'équipements haut de gamme, comme un business center ouvert 24h/24 avec une solution d'impression à distance, ainsi qu'un centre de fitness, ajoute le communiqué.

Published in Hôtellerie

Marocains, connaissez-vous votre pays ?

 

Les congés payés sont avec les avantages sociaux, la grande conquête des travailleurs de ce siècle. La marche vers la « civilisation des loisirs » passe par le tourisme. C’est un point désormais acquis, et l’on dissocie de moins en moins vacances et voyages. Or, la durée des vacances et le niveau de vie augmentant de pair, est apparu un fait nouveau, la soif d’espace qui se double aussi d’un fait de civilisation : la fringale de connaissance des autres pays.

Les événements allant très vite, nous aussi, nous nous mettons à l’heure planétaire. C’est ainsi qu’à l’encontre de la génération de nos pères pour qui une randonnée à 500 km était le voyage de leur vie, nous voulons tous commencer notre découverte du monde par les horizons les plus lointains. Demandez autour de vous comme nous l’avons fait en un sondage-éclair, quel est en 1969 le pays des vacances idéales et l’on vous répondra dans une proportion écrasante : le Japon.

Ceux qui bornent leur choix à des limites plus raisonnables vous parleront de l’Amérique du Nord, puis des Pays Scandinaves etc… mais il y a plus grave : à distance égale le Gadiri préfère aller à Lisbonne qu’à …. Oujda ! Oui voilà qui est grave en effet car cette réponse est symbolique ; elle est le symptôme de la maladie dont souffre le Marocain : le désintéressement total qu’il éprouve à connaître son pays.

 

Tout sauf le Maroc

Oh, le mal n’est pas que marocain, quel Norvégien débarquant au Maroc qui pour lui, au moins, est le pays des vacances idéales s’est-il aventuré jusqu’au Cap Nord ? Bien peu en vérité; mais pour le cas qui nous préoccupe présentement, à savoir le tourisme intérieur, la conduite des nationaux appelle quelques réflexions.

La première serait que, bien peu au fait des coutumes qui ont vu le jour en des paysages distants de quelque centaines de km seulement et qu’il n’a jamais vus, le Marocain est un bien piètre interlocuteur lorsqu’un étranger lui pose des questions sur son pays. Il est donc un mauvais guide et ne participe pas à la relance de son pays comme il le devrait.

La seconde constatation procède des mêmes raisons et fait que le Marocain à l’étranger est le plus mauvais ambassadeur qui soit du tourisme en son pays. Ainsi s’installe dans le monde un visage du Maroc qui n’est pas le vrai visage du Maroc. C’est celui qu’ont contemplé à la sauvette au cours de voyages organisés des touristes endormis par la bonne chair et le bon vin marocain et que l’on réveille dans leurs pullmans à chaque étape. Que dans le monde entier l’on confonde Chaouen et Taroudant lors des projections familiales de diapositives de voyages du Maroc peut-il laisser le Marocain indifférent ?

Non sans doute. Alors un effort national s’impose. Il faudrait qu’au terme de celui-ci, chacun puisse être incollable sur la géographie du Royaume, et, pour ce faire que chacun juge sur pièces de la topographie de son pays. Il ne s’agit pas de prendre son bâton de pèlerin et de se mettre en route, pour accomplir le périple à pied.

Bien que cela soit sans doute la meilleure façon de voyager, les temps ne sont plus à ce genre d’excursions et, il faut bien le dire, les agences de voyages sont assez nombreuses pour prendre en charge -une fois n’est pas coutume- les Marocains. Or, nous sommes au regret de le constater, rien de cela n’est prévu dans ces officines. Le tourisme national est à créer de toutes pièces. Et il faut avouer que cela serait une création d’importance au lieu que de se borner à organiser l’exode des Marocains vers l’étranger ! On a enregistré à Tanger 525.000 sorties vers l’Espagne !

 

Connaître son pays pour le faire aimer

Le soleil et les palmiers que l’on trouve à Madère et aux Canaries sont rigoureusement les mêmes que ceux que l’on rencontre partout au Maroc. Identique est aussi la neige de Courchevel à celle de l’Oukaïmden. Mais voilà, un snobisme s’est solidement installé en nous, savamment exploité du reste, et entretenu à plaisir, qui veut que l’on aille chercher à des milliers de km ce que l’on a simplement sous la main, pour le simple plaisir de dire : « je suis allé à Rio » etc….

Entendons-nous bien, professionnels du tourisme, nous ne minimisons par l’enseignement qu’il apporte aux civilisations qu’il met à la portée les unes des autres. Nous savons bien que ces rencontres sont primordiales pour la compréhension et la concorde entre les peuples.

Nous voudrions simplement que l’on apprenne à se servir du tourisme qui, comme tout fait nouveau, demande à être bien compris pour apporter les innombrables joies que les voyages peuvent dispenser. Notre ministre du Tourisme, M. Ahmed Alaoui est, avec son équipe parfaitement conscient du problème : il l’a prouvé. Mais comme toujours, le secteur privé n’a pas suivi. Et nous ne le dirons jamais assez, si certains hôteliers font profession de « plumer » à merci les voyageurs, il n’y a aucune raison pour que ces hôteliers continuent à appliquer les mêmes tarifs inconsidérés. Bien au contraire, nous pensons qu’il appartient à chacun de nous de dénoncer en envoyant sa note d’hôtel ou de restaurant au ministère ou au siège de la « Vie Touristique », les abus que l’on connaît trop peu et qui sont le tribut de notre indifférence à la cause touristique du pays. On s’apercevrait ainsi que les « menus touristiques » n’existent pas au Maroc ou qu’ils sont le double des menus normaux. Alors on découvrirait que les tarifs de pleine saison ou de basse saison ne sont nullement étudiés. Et surtout l’on verrait combien peu de gens dans ce pays sont préparés pour recevoir ce « million de touristes » qui seront là demain. On constaterait sans doute en fin avec effroi que nul établissement ne se soucie d’imprimer des dépliants publicitaires et que chacun vit aux crochets de l’Office du Tourisme sur ce plan là et sur bien d’autres ! Une mobilisation générale des énergies s’impose donc derrière le ministère et l’ONMT. Et cela à tous les niveaux que ce soit à l’échelon des offices, des agences et pour finir à celui des sociétés, des établissements privés, et enfin de compte de chacun de nous. Ainsi naîtrait en chacun de nous le désir sympathique et constructif de connaître mieux notre terre, l’aimer et… la faire aimer.

Published in Mémoire

Sofitel Casablanca Tour Blanche prend part à l’édition 2016 de Goût de France : Célébration mondiale de la gastronomie française

 

* Une célébration mondiale de la gastronomie française qui revient au Maroc pour une deuxième édition.

 

* Plus de 1500 chefs prendront part à l’événement le 21 mars prochain.

 

  • 29 restaurants marocains ont été sélectionnés pour participer à l’opération.

Le Sofitel Casablanca Tour Blanche a accueilli la conférence de presse d’annonce de la deuxième édition de Goût de France, un événement mondial célébrant la gastronomie de l’art de vivre à la française, en présence du Consul Général de la Rupublique Française. Cette opération, organisée à l’initiative d’Alain Ducasse et du ministère des Affaires étrangères, est une contribution à la mise en valeur de ce qui nourrit, chaque jour, la joie et le plaisir e vivre, qui parfois est un art.

L’établissement casablancais de la marque Sofitel prendra évidemment part à l’événement, avec la participation de la Brasserie La Tour. Forte du succès de sa première édition, l’édition 2016 rassemblera, le 21 mars prochain, plus de 1500 chefs, mobilisés pour rendre hommage à l’excellence de la cuisine française et à ses valeurs de partage sur les cinq continents.Au Maroc, déjà 29 restaurants se sont inscrits et ont été sélectionnés pour participer à l’opération, à Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, El Jadida et Mohammedia.

Retrouvez la liste intégrale des participants sur le site Internet de Goût de/Good France.

Des restaurants du monde entier ont présenté leur candidature sur le site www.goodfrance.com. Ils ont proposé un menu mettant en valeur la tradition culinaire française. Un comité de sélection international de chefs, a ensuite validé la liste des chefs participants.

Ce comité a évalué la cohérence et la qualité des menus proposés par les restaurants inscrits, dans leur zone géographique respective.

Présidé par Alain Ducasse, il regroupe une quinzaine de Chefs du monde entier, parmi eux Paul Bocuse, Guy Savoy, Jöel Robuchon, Thierry Marx, mais aussi Mohamed Zai (Kenzi/Maroc). Les restaurants participants ont conçu leur menu selon le séquençage suivant : apéritif et canapés, entrée, plat(s), fromages, dessert(s), accompagnés de vins et champagnes français. Ils ont naturellement veillé à témoigner, simultanément, que le Goût de France est bon pour la santé, de même qu’il préserve l’environnement.

Rendez-vous le 21 mars prochain pour déguster un repas gastronomique français !.

Published in Gastronomie

REQUIEM POUR MOHA OU LHOUSSAÏNE ACHIBANE Par Mohamed EL MANOUAR.

Une étoile de l’ahidous vient de s’éteindre. Une parure magique qui s’en va dans le lointain sans se retourner. Le père Muhand Ouchibane et la mère Rqia Lahcen n’avaient qu’un fils unique, Moha. Il naquit en février 1903 dans le douar Azrou n Ayt Lahcen (à ne pas confondre avec Azrou n Ayt Myill) dans la tribu des Ichqirn, lignage des Ayt Yaâqub Ou Aissa de Laqbab dans la région de Khénifra. Ses papiers administratifs indiquent toutefois la date de 1916 et, de son vivant, Moha confirmait que la déclaration de cette date lui avait permis de s’engager dans l’armée française et d’échapper, pour ainsi dire, aux pénibles travaux agricoles dans les terrains de sa famille, de surcroît, non rémunérés. Soldat, il participa du côté français contre l’offensive allemande durant la seconde guerre mondiale. A la fin de la grande guerre, il rejoint le pays natal, et fut affecté dans les rangs du 23° Goum Mixte Marocain. Peu de temps après, il devint chef des Mokhazni dans la caserne du 4ème Makhzen Mobile à Settat.

Rebelle, il refusa de se plier aux ordres de ses supérieurs de l’armée française et fut alors, par mesure disciplinaire, réaffecté comme mokhazni ou chawch, à Imilchil chez les Ayt Hdiddou, au bureau des affaires indigènes dont il s’occupait du cheval de l’officier en charge des A.I. C’était en 1948 et 1949. Durant son séjour à Imilchil, il participa à certaines opérations ponctuelles dans la région des confins algéro-marocain, à Bou Denib. Moha u Lhoussaïne avait trois passions qui lui collaient à la peau depuis son adolescence. Il ne pouvait s’en démettre : Ahidous qui le faisait vibrer, la fantasia (tafrawt) et le cheval dont il connaissait les coins et les recoins, sa maîtrise du mousquet à poudre (Bouhbba) et le tambourin (allun ou tallunt) qui ne le quittait jamais.

Il saura par la suite et, chemin faisant, l’investir dans son entreprise naissante au fil des ans et en faire la synthèse, une alchimie de verbe, de mouvement et de geste, dans ses spectacles, ce qui lui aura valu d’être consacré le Maestro, titre qui lui a été discerné pour la première fois par l’ancien président des USA, Ronald Reagan en 1984 lors des festivités marquant l’inauguration du pavillon « Maroc » à Walt Disney en Floride.

La troupe d’Ahidous de Laqbab était, durant cette époque, une troupe, le terme est inapproprié, comme toutes les autres, celle qu’on réunissait à des occasions ponctuelles. Après, chacun vaquait à ses occupations dans l’insouciance du lendemain.

Ses véritables créateurs étaient des aèdes de la tribu des Ichqirn dont notamment : feu Lahcen Ouârab, né en 1928, feu Ghousib sidi Ouâtmane, né en 1934, Lhadj Sghir, né en 1935, Lahcen Amhaouch, né en 1940, Hafi Moha Oulhoussaïne, né en 1940. Ce dernier fut désigné à l’unanimité des membres pour être son chef de file. Il refusa et proposa le nom de Moha Ou Lhoussaïne eu égard à ses compétences, à son implication, à son agilité et à son caractère militaire. La troupe était alors composée de 16 personnes : 8 hommes de Lqbab et 8 autres de Tighssaline. Aucune femme n’y figurait .

La désignation de Moha marqua une étape décisive dans l’évolution de la troupe. Il y incorpora 5 femmes.

Le Festival national des Arts populaires de Marrakech, certaines personnalités auront contribué à enclencher la longue trajectoire du groupe sous la conduite magistrale de cet artiste hors pair qui grimpa vite l’échafaudage de la notoriété et de la prééminence. Il était de la quasi-totalité des manifestations nationales et internationales.

Par son spectacle exquis où la poésie (afrradi, tamawayt et izli), la danse, les gesticules qui rappellent tafrawt, la fantasia, le rythme, le maestro donna à sa troupe et à Ahidous leurs lettres de noblesse et fera, sans le vouloir des émules qui suivirent, sans jamais réussir à l’imiter dans ses subtilités, l’exemple du mirage du maître incontesté et inégalé dans ce genre du riche patrimoine amazighe qui ne fait que s’épanouir, proliférer dans tout le Moyen-Atlas. Et le Festival National d’Ahidous de Ain Louh en est la consécration.

Moha Ou Lhoussaïne Achibane a servi assidument et avec une constance admirable cet art pendant soixante dix ans. Il participa avec sa troupe à un film tourné à Essaouira avec Touria Jebrane et Tayeb Saddiki. Il y incarna le personnage de Moulay Ismaël monté à cheval, suivi par sa troupe, son groupe derrière sa croupe.

Ses multiples pérégrinations lui ont permis de visiter plusieurs pays dont nous ne citerons que les USA (Floride, Los Angeles, New York), la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Côte d’Ivoire, l’Algérie…, ce qui s’est traduit par l’essaimage de cet art à travers le monde et ce qui a facilité à Moha Ou Lhoussaïne de nouer plusieurs contacts avec des personnalités comme Moulay Ahmed El Alaoui, Michel Jobert, Ahmed Snoussi et d’autres nombreux et essaimés.

Plusieurs hommages lui ont été rendus lors de manifestations nationales.

La presse n’y été pas du reste. Sa Majesté Mohammed VI le décora en 2002 à Tanger à l’occasion de la fête du Trône du wissam Al Moukafaa Al Wataniyya.

En 2011, l’artiste, au faîte de sa gloire, fit sa révérence. L’âge, la maladie aidant, il remet le lourd flambeau à son fils Lhoussaïne.

L’étoile de l’Ahidous marocain s’éteint le vendredi 19 février 2016 à 5 h du matin dans son domicile de Lqbab à l’âge de 113 ans vécus en longueur et en largeur. Il gît dans sa terre natale parmi les siens, les ichqirn de Khénifra.

Adieu l’ami…de tous.

Published in Hommage

Sauvez Le Royal golf club de Tanger

Situé à 3 km du centre-ville de Tanger, au pied d’une montagne de pin et sapins avec vue panoramique sur la mer. Grâce au climat privilégié de Tanger, l’ensemble de 18 trous est praticable toute l’année. Les parcours ont été crées en 1914 et considérés comme l’un des premiers golfs d’Afrique conçu par les architectes M. Cotton et Penning. Ce beau golf a perdu ses lettres de noblesse par faute des opportunistes.

Des huissiers de justice se sont déplacés au Royal golf de Tanger pour une saisie conservatoire.

Le Royal golf Club de Tanger a reçu récemment des huissiers judiciaires venus saisir les biens mobiliers du golf après une décision de justice contre le vice-président du club Mohammed Bouhriz. En effet, le tribunal a rendu un jugement en faveur de Jamal Laamarti, ancien directeur du Royal golf de Tanger en lui accordant une indemnité de 400.000 dh, pour un licenciement abusif par M. Bouhriz.

Ce jugement a été notifié à M. Bouhriz qui n’a pas réagi, ce qui a motivé le plaignant à solliciter auprès du tribunal une saisie conservatoire pour garantir sa créance. Le club de Tanger connaît moult problèmes et mal géré. Les espaces du Club-house sont dans un état lamentable, des murs devancés, une cuisine d’une saleté repoussante. Ce magnifique endroit emblématique devait être comme par le passé au temps de son président feu Hajoui qui a fait de ce golf un modèle exceptionnel.

Il fut un temps où des personnalités venus de Gibraltar et d’Espagne tous les week-end pour jouer et animer la ville.

En conclusion, ce merveilleux golf devra récupérer ses lettres de noblesse et pour ce faire, il faut qu’il soit dirigé par des professionnels aguerris et non par des profanes, finalement le (proverbe belge dit «si chacun fait son métier, les vaches seront bien gardées»).

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S.O.S : la délégation du tourisme de Marrakech Un cauchemar

Il fut un temps où la délégation marocaine du tourisme de Marrakech avait le prix de l’excellence, où des délégués professionnels, comme les feux Fayçal Kadir et Abdeslam Abadi étaient à la commande.

Cette délégation situé dans un emplacement exceptionnel tombe en ruine, au lieu d’être la représentation phare du tourisme marocain en général et celle de la première ville touristique du Royaume la ville ocre, elle devrait être dotée d’une vitrine exposant les produits touristiques dans tous leurs états avec une décoration qui reflète l’image de marque du Royaume. Des enseignes lumineuses et des plantes variées à l’intérieur et à l’extérieur. Malheureusement ce n’est pas le cas. Noyé dans un environnement qui peste, lustres cassés, nid de pigeons, kiosque mitoyenne très sales et archaïque, WC publiques infectés et puent à 20 m et la liste est longue (voir photos).

En plus les employés sont livrés à eux-mêmes, aucune indication des horaires d’ouverture et de fermeture de la délégation en plus la responsable incapable de vous renseigner sur l’offre de la ville ; on se demande s’il y a un au ministère de Tutelle qui peut aller faire un tour pour constater les dégâts calamiteux et prendre la décision qui s’impose. La Wilaya qui est aux abonnés absent est également responsable de cette catastrophe. Ce scandale qui dure eut répercussion désastreuse sur l’image de la ville.

En conclusion, l’état actuel de cette délégation est vidé de sa substance. Son assainissement et sa rénovation deviennent urgent.

Published in Balisage
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