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Aujourd'hui: Oct 19, 2017

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Un vétéran de l’économie marocaine : L’haj Miloud Chaâbi tire sa révérence

Courage,  Professionnalisme et honnêteté, ce sont là les trois valeurs qui définissaient sa personnalité de son vivant.

Durant plus de 60 ans, L’haj Miloud Chaâbi a été dans la tendance et toujours à l’œuvre avec bonne humeur, surtout dans l’économie en général dont il maîtrisait toutes les arcades. Avec son expérience, sa compétence et son expertise professionnelle, il fut le seul qui a exporté notre industrie dans toutes ses composantes. Son groupe est présent dans l'immobilier, la chimie (Snep), la distribution (supermarchés Aswak Assalam), la construction ferroviaire (SCIF) et le carton (GPC). Concernant le tourisme, M. Chaâbi a révolutionné l’hôtellerie par son concept « pas d’alcool » dans ses établissements.

Lors d’un déjeuner, le jour de la fête de l’Aïd El Kebir en 1998 dans son palais à Essaouira, en présence de son ami et confident de toujours Moulay Mustapha Alaoui, M. Chaâbi nous avait annoncé l’ouverture de son premier hôtel Mogador Essaouira et qu’il n’y aurait pas d’alcool dans son établissement. Moi, j’étais sceptique quant à la marche d’un hôtel sans alcool.

C’était une première au Maroc qu’un promoteur refuse de vendre de l’alcool au détriment de la rentabilité. Homme visionnaire et conscient du rôle important du tourisme dans le développement économique de notre Maroc, il avait mis en place les bases qui ont servi à la consolidation de la chaîne Ryad Mogador qui possède actuellement 1 hôtel Mogador à Essaouira, 6 hôtels à Marrakech de catégories 3, 4 et 5 étoiles, Agadir, un hôtel de 4 étoiles, 2 unités à Casablanca, 1 à Tanger. Au total, 11 hôtels dont neuf opérationnels avec 10.000 lits et sans alcool. M. Chaâbi avait une capacité de négociation et un savoir-faire hors pair et avait toujours su créer les bonnes conditions d’exploitation. Son labeur et sa confiance inébranlable dans notre développement, puisaient leur force dans l’enracinement dans les valeurs traditionnelles et religieuses du Maroc. Son courage, sa persévérance, son respect des principes tangibles de travail et de liberté furent autant de valeurs qui ont fait sa grandeur et assureront –demain- son salut.

Il a laissé une famille bien soudée qui prendra certainement la relève avec succès et marchera sur les traces du père.

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La FNAV renait de ses cendres

La FNAV renait de ses cendres

La Fédération Nationale des Agences de Voyages du Maroc a organisé une journée de réflexion sur les défis du tourisme le samedi 23 Avril dernier à l’hôtel Palm Plaza

de Marrakech. Occasion pour elle de sortir des années de léthargie et renouer avec son dynamisme historique.

Montrée en exemple dans de nombreux pays dans les années 60 et 70, la FNAV, dirigée à l’époque par Messieurs Glaoui, d’Ito Atwater, et Alami, d’Atlas Voyages, ne cessait de multiplier les actions de promotion et de la destination Maroc. A travers la FUAV (fédération universelle) et l’ASTA (fédération américaine), feu M. Glaoui et feu M. Alami ont fait découvrir le royaume et ses merveilles à de nombreux professionnels du tourisme et, par là, à de très nombreux touristes… Las, après la disparition de ces deux grands noms de la profession, la FNAV va rentrer dans une longue période de quasi-sommeil où elle servira, coquille vide, de vitrine « voyagiste » à la FNT (devenue depuis CNT).

Un état de fait qui perdurera jusqu’à l’élection de Mohammed Karioun il y a quelques mois. Depuis, jurant de renouer avec son prestigieux passé, M. Mohammed Amal Karioun n’a eu de cesse de tenter de réveiller la profession de voyagiste et multiplier les actions en ce sens.

Dernier exemple en date, l’organisation d’une journée de réflexion sur les défis du tourisme le 23 avril dernier à Marrakech.

Arrivée à maturité des TIC en général et de l’Internet en particulier, transformation des modèles économiques chez les TO et les agences de voyages ou encore stratégies de résilience face aux crises et amalgames qui peuvent s’opérer, toutes ces questions ont étés débattues et discutées par des professionnels et des institutionnels marocains et étrangers. Ainsi pour Lars Thykier, président de l’ECTAA (Confédération Européenne des Agences de Voyages), les diverses évolutions du métier d’agent de voyages ne se font pas de manière linéaire, et cette profession, loin d’être appelée à disparaître a encore de beaux jours devant elle. Pour Rafael Gaillego Nadal, président des Associations des Agences de Voyages d’Espagne, ce sont les nouvelles formes de consommation touristique (RB&B, coachsurfing…) qui sont à surveiller, augurant d’une mutation en profondeur de l’acte de voyager. Enfin Mohamed Ali Touimi, président de la Fédération des Agences de Voyages de Tunisie, qui était en réunion de travail avec le DG de l’ONTT, Abdellatif Hamam et qui a accepté de venir se joindre à nous et nous faire partager ses observations quant à la gestion médiatique de la crise tunisienne, sa destination ayant été le laboratoire malheureux de tous les amalgames du moment… Parmi les institutionnels marocains, si l’ONMT a bel et bien été présent, avec les participations de Nadia Snoussi et Jamal Kilito, le directeur du marketing de l’office ayant longuement pris la parole dans les débats, il est à noter que le ministère du Tourisme était quant à lui absent (les organisateurs nous avaient pourtant annoncé la présence de Lahcen Haddad), ni le secrétaire général ni un délégué quelconque… Gageons que ces derniers avaient mieux à faire. Pour M. Mohammed Amal Karioun, cette rencontre a permis de discuter et débattre des défis auxquels doit faire face l’industrie du tourisme dans ses différentes composantes; que ce soit les agences de voyages, les réceptifs, les établissements d’hébergement et les transporteurs aériens, terrestres ou maritimes. « Nous avons projeté d’établir des rencontres régulières peut-être bi-annuelles, pas des congrès en entier, mais des rencontres où nous emmènerons des marocains voir ce qui se passe de l’autre côté».

Encadré

Le rêve d’un Maghreb du tourisme

L’appartenance à une même sphère culturelle, la continuité géographique, l’aspiration de longue date à un Maghreb commun et la richesse du potentiel touristique de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc sont autant de facteurs qui auraient pu inspirer une multitude d’actions communes dans des domaines très variés tels que la formation professionnelle, l’échange de compétences et d’expériences, la promotion sur les marchés émetteurs, la tenue de semaines gastronomiques et l’organisation de circuits conjoints. L’intérêt d’une telle coopération est bien évident, mais comme toujours certaines tensions politiques interviennent pour contrer les efforts, au point de les paralyser.

Une belle tentative fut amorcée dans les années 70. La Tunisie avait alors reçu la visite des ministres algérien et marocain chargés du tourisme et les concertations ont abouti à la création de la Confédération Maghrébine des Opérateurs du Tourisme (C.M.O.T).

C’était en 1972, juste avant le déclenchement des hostilités entre l’Algérie et le Maroc qui ont stoppé le processus de coopération à travers cet organisme.

La Confédération en question devait regrouper les hôteliers, les agences de voyages, les compagnies aériennes et les sociétés de thermalisme de trois pays. Ses statuts furent élaborés et elle a été dotée d’un bureau dont la présidence devait être assurée par rotation entre les trois pays tous les deux ans. Naceur Malouche fut le premier Président de ce bureau où les postes de Vice-président et de Secrétaire Général furent confiés respectivement au Maroc et à l’Algérie.

Certaines actions intéressantes furent menées sous l’égide de cette organisation naissante, notamment des cycles de formation sur des thèmes précis et des semaines gastronomiques propres à chaque pays membre. Malgré le conflit susvisé, une Assemblée Générale fut tenue en 1974 à Casablanca, où la présidence devait échoir au Maroc pou rla durée du mandat suivant.

Après lecture des rapports moral et financier en Assemblée Générale, le moment était venu pour passer aux résolutions, notamment celle relative à la désignation du nouveau Président de la C.M.O.T. C’est alors que Naceur Malouche fut abordé par le représentant de l’Algérie, Hassan Caïd Hammoud, qui était le Président de l’équivalent de notre ex-S.H.T.T puisqu’à l’époque il n’y avait pas de Fédération du Tourisme dans ce pays. Hammoud demanda de parler à Malouche en aparté et lui dit en substance : «Si Naceur, si tu passes la présidence au Maroc, l’Algérie se retirera de la C.M.O.T ; je suis ton ami, mais j’ai des instructions claires et il s’agit là d’une mission que je dois remplir».

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Hôtel Hilton Tanger : tant qu’il y a de l’abus...

Personne ne nie que le monde de la restauration, a souvent été touché par des problèmes de maltraitance en cuisine et que longtemps, trop longtemps des excès ont été commis derrière les fourneaux. Loin de nous l’idée de dédouaner qui que soit, cette rubrique n’a jamais manqué de dénoncer ces abus, mais là, trop c’est trop. Plusieurs personnes dénoncent le comportement du cuisinier, de même des plaintes ont été déposées à cet effet. Au nouvel établissement hôtelier Hilton qui vient d’ouvrir à Tanger, son management a lamentablement échoué dans le recrutement du personnel, les employés embauchés avant l’ouverture, dont la majorité sont des professionnels venant d’autres hôtels 5 étoiles qui ont été attirés par le nom Hilton, chaîne américaine, mais à l’ouverture, le staff dirigeant a tout chamboulé, certains, quittent le navire, d’autres persistent en dépit à cause d’un chef cuisinier qui harcèle et agresse quotidiennement ces jeunes pour les faire partir et les remplacer par d’autres débutants en les payant moins cher avec un contrat déterminé. Ce chef de cuisine a réussi à avoir à son encontre diverses plaintes, certaines ont été déposées au commissariat de police où des procès-verbaux ont été dressés. Est-ce possible de laisser ces parasites foutre en l’air, un établissement qui devrait être un des fleurons de l’hôtellerie à Tanger ? Pour passer un nouveau cap dans la gestion de ses ressources humaines, l’hôtel Hilton doit mieux cartographier les compétences au sein de ses équipes. « L’objectif est d’identifier les salariés à haut potentiel, c’est le rôle de la direction générale. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Le service des Ressources humaines n’a que le nom et le directeur est aux abonnés absents. Le Maroc, pays démocratique est ouvert sur le plan emploi pour les étrangers, mais il a besoin de gens sérieux et professionnels et non pas des énergumènes qui perturbent notre économie. L’hôtel Hilton doit se reprendre avant qu’il sombre dans le chaos en érigeant des barrières, pour mettre hors état de nuire, les personnes indélicates et de sauver cet établissement de premier ordre appelé à dynamiser le tourisme dans le Detroit.

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«Circuit Solidaire Golf de la FRM» L'ONMT, partenaire officiel

Selon le DG de l’ONMT, Abderrafia Zouitene, cet accord reflète l’importance qu’accorde le Maroc à la promotion des valeurs inhérentes à l’activité sportive, éducative et sociale.

Un partenariat a été signé vendredi à Madrid entre l'Office national marocain du tourisme (ONMT) et la Fondation Real Madrid (FRM) selon lequel la destination Maroc devient un partenaire officiel de l'édition 2016 du «Circuit Solidaire Golf de la Fondation Real Madrid».

Ce partenariat a été paraphé, dans l'enceinte du stade mythique Santiago Bernabeu, par le directeur général de l'ONMT, Abderrafia Zouitene, le vice-président du Real Madrid, Enrique Sanchez, et le directeur du média électronique spécialisé dans le golf «GolfConfidencial.com», Abderrafia Fernando Robles.

Dans une allocution à cette occasion, Abderrafia Zouitene a indiqué que la signature de cet accord reflète l'importance qu'accorde le Maroc à la promotion des valeurs inhérentes à l'activité sportive, éducative et sociale, notamment la solidarité et la protection de l'enfance. Ce partenariat offre une vraie opportunité à l'ONMT pour consolider et argumenter la communication sur le Maroc en tant que destination golfique par excellence auprès des golfeurs espagnols, a dit Abderrafia Zouitene, ajoutant que l'objectif de cette initiative est de capitaliser sur l'image de marque d'un club aussi prestigieux que le Real Madrid.

Il a fait noter par ailleurs que le Royaume est désormais une destination de tourisme sportif et culturel de renommée internationale, à la faveur particulièrement des projets d'envergure qui ont été lancés dans plusieurs régions du Maroc, notamment le projet de Rabat ville lumière capitale culturelle du Royaume ou la rénovation de 26 monuments de la médina de Fès. De son côté, l'ambassadeur du Maroc à Madrid, Mohamed Fadel Benyaich, a indiqué que la signature de ce partenariat reflète la solidité des relations existant entre le Maroc et l'Espagne, ajoutant que ce circuit de golf contribuera au renforcement des liens de coopération bilatérale tous azimuts. Dans ce sens, le diplomate marocain a relevé que cet événement sportif ne manquera pas de renforcer le rapprochement entre les peuples marocain et espagnol, mettant l'accent sur l'importance du sport en tant que pont entre les différentes cultures et promoteur des valeurs du respect mutuel et de la solidarité. Quant au vice-président du Real Madrid, Enrique Sanchez, il a signalé que les bénéfices de ce circuit seront destinés au financement des programmes sportifs de la Fondation Real Madridvisant notamment à offrir aux enfants des zones les plus défavorisées l'accès à une éducation sportive basée sur les valeurs de la solidarité et du sacrifice. Grâce à ce partenariat, le logo de la destination Maroc, en tant que partenaire officiel, bénéficiera d'une importante visibilité, notamment à travers les brochures distribuées dans le pack de bienvenue, les différents photocalls et la cérémonie de remise des trophées au stade Santiago Bernabéu.

Les clubs de golf marocains seront également représentés à travers un stand sur les différentes étapes du circuit, qui sera baptisé cette année «Tourisme du Maroc».

Ce dispositif marketing profitera également d'une gigantesque plateforme cross canal dont dispose la fondation : le magazine de la Fondation (8.000 exemplaires), la revue du club (200.000 exemplaires), la newsletter (42.000 abonnés), l'application mobile (5,2 millions d´utilisateurs), la page Facebook de la Fondation (3,7 millions de fans), le compte Twitter (341.000 suiveurs), la Real Madrid Tv (16 programmes de 10 minutes avec une couverture internationale) et une série d'articles dans GolfConfidencial.com (18.000 abonnés). Ouvert aux joueurs des différents clubs de golf espagnols, avec une moyenne de participation de 150 joueurs, le tournoi solidaire sera organisé dans 15 parcours à travers l'Espagne, notamment à Madrid, Catalogne, Pays Basque, Valence, Andalousie, Galicie et Castille-et-Leon.

La Fondation Real Madrid est l'instrument à travers lequel le club du Real Madrid matérialise sa présence dans la société et développe des actions humaines et culturelles.

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Marché du luxe : Baisse drastique des achats des touristes chinois

Coup de tonnerre pour l’industrie du luxe. Les achats effectués par

les touristes chinois ont accusé en mars un repli sur un an, s’alarme Global Blue, spécialiste de la détaxe. Une première !

 

Les achats de produits de luxe effectués par les touristes chinois ont pour la toute première fois accusé une baisse en mars, décrochant de 23% par rapport à la même période de l'an dernier. C'est ce qui ressort des chiffres publiés vendredi par Global Blue, spécialiste de la détaxe, cité par Reuters. Les attentats de Paris et Bruxelles ont fait fuir les touristes étrangers d'Europe et la clientèle chinoise, qui compte pour un tiers du marché mondial du luxe, commence à davantage acheter en Chine à la faveur d'un resserrement des écarts de prix avec le Vieux continent.

La baisse a également été amplifiée en Europe, selon les analystes de Barclays, par la mise en place de visas biométriques et elle a cette fois touché tous les pays d'Europe. Les dépenses des touristes ont ainsi décroché de 29% en France et de 21% en Italie, alors que cette dernière avait profité en début d'année d'un report des voyageurs préférant éviter la France. La baisse a atteint 18% au Royaume-Uni. Au total, les ventes détaxées ont reculé de 14% en mars, avec une baisse toujours prononcée de la clientèle russe (-22%) pour cause de dévaluation du rouble. En revanche, les achats réalisés au Japon ont encore progressé (+14%), profitant toujours - bien qu'à un rythme moins élevé - d'achats massifs des touristes chinois attirés par la baisse du yen et d'une «expérience» d'achat très sophistiquée. Le Japon a d'ailleurs été le mois dernier le seul pays dans lequel les achats des touristes chinois ont augmenté. Ailleurs en Asie, les chiffres ont été négatifs à Singapour (-15%) et en légère hausse en Corée du Sud (+2%), où les tendances se révèlent très volatiles d'un mois sur l'autre. L'environnement est devenu difficile pour le secteur avec les attentats en Europe, le ralentissement chinois, la chute des flux touristiques à Hong Kong, les récessions russe et brésilienne ou la faiblesse du marché américain pour cause de dollar fort. «Dans ce contexte, les groupes de luxe se préparent à une année difficile», précise l’agence britannique.

LVMH a vu la croissance organique de Louis Vuitton ralentir aux alentours de 1à 2% au premier trimestre, après une baisse de plus de 10% à Paris et une stagnation de ses ventes auprès de la clientèle chinoise. La chute du tourisme étranger à Paris a également touché de plein fouet la maison Dior, dont les ventes ont marqué le pas.

Les chiffres trimestriels de Kering sont attendus le 21 avril, ceux d'Hermès le 28 et le sellier a déjà dit s'attendre à une année 2016 «compliquée». À noter que les chiffres de Global Blue ne prennent pas en compte les dépenses effectuées aux États-Unis, à Hong Kong et à Dubaï, où les opérations de détaxe n'existent pas.

En Chine même, les ventes du luxe pourraient se redresser en 2016, selon les estimations de Bain & Co, grâce à la réduction des écarts de prix avec l'Europe. Cet écart a été ramené aujourd'hui à 35%-40%, après un sommet à 70%, et il pourrait tomber à 20% ou 25% cette année. Le marché intérieur chinois devrait aussi profiter des nouvelles taxes et des procédures de contrôle visant à limiter le marché parallèle des «daigous», revendeurs d'authentiques produits achetés à l'étranger.

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Saucer, la fin d'un tabou

En prônant le retour à une gastronomie saucière, les grands chefs bousculent les règles

canoniques du savoir-vivre. Un recueil de recettes vient de paraître, intitulé L'Art de saucer.

Petit rappel des bonnes manières. Au restaurant, comme chez soi, il est interdit d'éponger le fond de son assiette avec du pain. Voilà l'impitoyable constat que dresse Mayalen Zubillaga en préambule de L'Art de Saucer, un recueil de recettes paru le mois dernier aux Éditions de l'Épure (10 €). L'auteur a compulsé les ouvrages de référence les plus récents : ils sont unanimes. Aussi bien le Petit Larousse du savoir-vivre aujourd'hui (2011) - «Ne saucez pas votre assiette avec du pain» - que le Guide de l'étiquette et du savoir-vivre (éditions Racine, 2001) - «On n'enfourche pas un morceau de pain pour saucer son assiette. Ces mauvaises habitudes choqueront inévitablement l'entourage et, pire, une future belle-mère…». Même dans Savoir-vivre au XXIe siècle (L'Archipel, 2013), Hermine de Clermont-Tonnerre défend à quiconque de «piquer un morceau de pain afin de “saucer” (son) assiette». «Saucer» entre guillemets : le mot lui-même, souligne l'auteur, apparaît peu ragoûtant. Fin mars, une chronique intitulée «Est-ce que saucer c'est (se) tromper?» a valu au site spécialisé Atabula un petit pic d'audience (17.000 vues). La question est d'autant plus brûlante que de nombreux chefs revendiquent, depuis peu, un retour à la sauce.

«Rien n'est interdit dans un restaurant»

Depuis les années 1970, la gastronomie s'était plutôt bien accommodée de ces règles de bonne conduite. La nouvelle cuisine affirme alors le primat de la diététique. Les sauces, jugées trop riches, perdent du terrain dans les assiettes et les sauciers disparaissent des brigades. Mais voilà qu'une poignée de toques (parmi lesquelles Daniel Rose chez La Bourse et la Vie, Bertrand Grébaut chez Septime, à Paris…) prennent à rebours les émulsions, jus courts et autres traits de vinaigre vaguement décoratifs pour se revendiquer d'une certaine cuisine bourgeoise. «On a énormément allégé, amélioré les textures des sauces, affirme Matthieu Pacaud, chef multi-étoilé d'Hexagone, d'Histoires et de L'Ambroisie, à Paris, cette dernière adresse étant réputée pour son classicisme. Dans une assiette, tout est fait pour être mangé.

Lors du dressage, tout est dosé, millimétré, avec la quantité adéquate, mais il arrive très souvent qu'un client ait fini son assiette et demande qu'on lui serve encore de la sauce seule. Il n'y a rien de plus flatteur que quelqu'un qui prend un morceau de pain pour saucer votre plat.

En France, nous avons une vraie culture de la gourmandise.» Depuis la publication de Sauces, réflexion d'un cuisinier, en mai 2014 (Éd. Hachette Pratique), Yannick Alléno, chef de Ledoyen, en a même fait son sujet de prédilection. Il y consacre tout un dossier dans le dernier numéro de sa revue Yam (mars-avril 2016). «Rien n'est interdit dans un restaurant», lance celui qui sert ces jours-ci un vol-au-vent de caille des Dombes avec une très classique sauce au vin jaune ou encore une «coque de pamplemousse brûlé, soupe d'oursin servie chaude, peau de canard croquante au foie gras de canard en amertume, granité iodé». Yannick Alléno ajoute: «On peut même manger avec les mains: les rince-doigts sont prévus à cet effet.»

À bon entendeur… Le boulanger Jean-Luc Poujauran, fournisseur, entre autres étoilés, de L'Astrance, Ze Kitchen Galerie, Guy Savoy ou Akrame, est aux premières loges pour observer la petite révolution à l'œuvre dans les grandes adresses : «Saucer, ça devait être déplacé en 1900. Aujourd'hui, le code de la gastronomie a changé. Franchement, quand c'est bon, on a envie de manger jusqu'au bout.» Puis, plus raisonnable : «Une baguette ultra-alvéolée, c'est intéressant car ça pompe. Mais c'est aussi un piège puisque à force de saucer on n'a plus faim. On finit le repas en surcharge… Il y a bien un malin qui inventera la paille à saucer. Je suis étonné que Ferran Adria ne l'ait pas déjà fait.» Ferran Adria, non… Mais Yannick Alléno confie - sans plus de détails - plancher sur la création d'un nouveau couvert.

Référencée depuis 1978

En attendant, le trois-étoiles a remis sur les nappes de Ledoyen un instrument peu courant : la cuillère à sauce. Légèrement moins creuse que la cuillère à soupe, son bord est orné d'un petit creux distinctif. Elle permet de se saisir d'un morceau de viande ou de poisson en même temps que de quelques millilitres de liquide. La toque attribue la paternité de cet outil à René Lasserre, le fondateur du restaurant qui porte son patronyme dans le triangle d'or parisien. L'endroit est un temple de la tradition.

Gérald Canfailla, alias Monsieur Louis, actuel membre du conseil d'administration, entré dans la maison en 1969, ne confirme pas l'information. Il note toutefois que, «chez Lasserre, il est rare que les gens saucent avec le pain. Il est évident qu'ils savent que ça ne se fait pas au restaurant. Quand ce n'est pas le cas, on explique que la pelle à sauce est prévue à cet effet». Dans le catalogue de Christofle, fournisseur de Lasserre et de la plupart des belles adresses, la cuillère à sauce est référencée depuis 1978. Mais l'orfèvre confie que de plus en plus de restaurants lui commandent ce modèle. Une vingtaine d'adresses étoilées (le Jules Verne à Paris, la Mare aux Oiseaux en Loire-Atlantique, la Table de Cala Rossa en Corse…) ont adopté, de leur côté, la Georgette, nouveau couvert hybride mêlant cuillère, couteau et fourchette, inventée par un entrepreneur ariégeois. Alors: cuillère ou morceau de pain? Il ne reste plus qu'à choisir son camp. Pour Mayalen Zubillaga, en tout cas, c'est tout vu: «Saucer fait partie des grandes joies de l'existence.»

Par Hadrien Gonzales

Le Figaro

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