Qui est en ligne ?

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui1393
mod_vvisit_counterHier2437
mod_vvisit_counterCette semaine3830
mod_vvisit_counterLa semaine dernière12302
mod_vvisit_counterCe mois-ci39835
mod_vvisit_counterLe mois dernier60874
mod_vvisit_counterTotal2011301
:  en ligne
Votre IP: 54.198.134.32
 , 
Aujourd'hui: Nov 21, 2017

pub01

Le rôle de l’hôtellerie de luxe

On a été trop souvent enclin à ne pas comprendre l’intérêt majeur qu’il y a pour notre pays à posséder dans chaque place appropriée, des hôtels de luxe destinés à attirer, à recevoir et à maintenir une clientèle cosmopolite, que ces établissements retiennent chez nous, au lieu de les laisser partir à l’étranger effectuer de longs séjours dans des maisons répondant à leurs goûts et à leurs moyens.

Il ne faut pas oublier cette règle fondamentale, tant de fois vérifiée, qu’un client d’hôtel en séjour dépense au moins autant en achats divers, que pour ses dépenses d’hôtel proprement dites, plus il dépense au cours de son séjour, c’est ce qui explique ces séries de magasins de grand luxe qui jalonnent les avenues principales des stations touristiques les plus en vogue.

Le grand commerce qui fait vivre au Maroc tant d’artisans et d’ouvriers spécialisés, les magasins réellement artistiques qui ont porté jusqu’aux limites de l’univers le renom de notre pays, n’auraient pas pu s’installer s’ils n’avaient pas été précédés par l’édification de beaux hôtels de luxe. La construction de ces hôtels doit par contre être limitée tant en ce qui concerne les stations choisies, que comme nombre dans chaque station, sinon les pires mécomptes les attendraient.

C’est lorsque cette règle n’a pas été respectée que l’on a malheureusement dû constater des déconfitures d’un effet moral déplorable, ou des changements de destination de beaux immeubles, vraiment regrettables.

Il est souhaitable que malgré les crises touristiques frappant notre pays comme les autres, les hôtels de luxe puissent survivre aux époques défavorables, l’Etat intervenant au besoin pour soutenir passagèrement avec garanties appropriées ces beaux monuments de l’art marocain, ces installations aussi somptueuses que modèles, dont l’ambition était d’arriver à réaliser la perfection pour la réception idéale de leur hôtes.

Published in Edito

L'hôtel El Minzah Tanger déclassé de cinq à trois étoiles dans l'attente de statuer sur son éventuelle fermeture

Une commission de contrôle du ministère du Tourisme a décidé de déclasser l’hôtel El Minzah à Tanger au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles, en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture, indique le ministère du Tourisme.

«Une commission de contrôle a effectué le jeudi 22 septembre 2016 une visite d'inspection et de contrôle à l'hôtel El Minzah Tanger et a relevé des manquements graves, particulièrement au niveau des cuisines où il a été constaté un manque sévère d'hygiène et de sécurité alimentaires», précise le ministère dans un communiqué. «Plusieurs manquements et insuffisances ont également été constatés au niveau de l'hébergement, mais aussi des autres services, tels que la restauration, l'entretien, etc.», ajoute le communiqué. Devant cet état de fait, «la commission a décidé d'accorder à l'établissement un délai de 15 jours pour se mettre en conformité avec les exigences d'hygiène et de sécurité alimentaire». Elle a décidé également de «déclasser l'hôtel au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture», conclut la même source. 

Published in Hôtellerie

Salons internationaux du tourisme : sont-ils encore prometteurs ?

Frédéric Pierret, Directeur exécutif de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a étudié en 2013 la place des salons du tourisme français (IFTM Top Résa et SMT) face à leurs concurrents européens, que sont ITB Berlin, FITUR Madrid ou encore WTM Londres. Un éclairage en deux volets, dont voici le premier, qui permet de dresser la liste des points forts et faibles de ces évènements internationaux.

Dans la compétition internationale des destinations touristiques et des opérateurs du secteur, les places de marché jouent un rôle déterminant. Même si, avec l’irruption d’internet, les salons ne tiennent plus la place qui était la leur il y a encore peu, ils restent un bon indicateur du pouvoir d’influence et de rayonnement d’une place et, partant, de sa capacité à vendre ses destinations et ses opérateurs. Un premier constat s’impose d’emblée : dans le paysage international des foires et salons dédiés au tourisme, la visibilité de Paris est étonnamment faible, du fait essentiellement, me semble-t-il, de la taille relativement modeste des principaux salons professionnels, comparés à leurs principaux concurrents. Même si les indicateurs sont imparfaits et même si leur chiffrage manque parfois de rigueur, les principaux salons publient les données suivantes à titre de l’année 2013 :

Ainsi, les deux salons les plus importants en France en nombre d’exposants, Top Resa (professionnel) et SMT (grand public. Seul le SMT dispose d’une taille européenne, et même mondiale, au regard du seul critère du nombre de ses visiteurs non professionnels.

Le SMT n’arrive qu’à la 15e place

des salons grands publics

Par ailleurs, alors que le tourisme constitue l’un des tous premiers secteurs économiques de la France (2M d’emplois, 6% du PIB, premier poste de la balance des paiements…), le premier salon dédié à la promotion du tourisme (SMT) n’arrive qu’à la 15ème place des salons grands publics en termes de nombre de visiteurs. Aucun ne figure dans les 12 salons professionnels de plus de 40.000 visiteurs ni parmi les 17 salons de plus de 30.000m2 de surface d’exposition. Cette faiblesse est d’autant plus paradoxale que :

lLa France est la première destination mondiale en termes de nombre d’arrivées internationales.

lSi elle n’est que la troisième destination mondiale en termes de recettes, derrière les Etats-Unis et l’Espagne, son différentiel avec l’Espagne (5,4 Md€) ne représente que 9% des recettes espagnoles. On est loin des différentiels de ratios en matière de salons.

lLa France est le cinquième marché émetteur mondial en valeur et, si son marché (31,7 Md€) ne représente que 51% du marché émetteur allemand, les performances de ses salons comparés à ITB ne sont pas à la même échelle. Par ailleurs, la valeur du marché émetteur français est deux fois et demie plus élevée que celle du marché espagnol et FITUR surclasse largement les salons professionnels français.

Une hétérogénéité des modèles économiques des salons français

La relative modestie de la place de marché de Paris résulte d’une assez grande variété de facteurs au nombre desquels il semble possible d’en retenir deux principaux. Le premier est lié à une offre exceptionnellement abondante qui a conduit au développement d’un grand nombre de salons spécialisés de tailles variables. Dans des pays où l’offre était plus restreinte, les professionnels ont été poussés à se regrouper dans un grand salon locomotive… tandis qu’en France on avait tendance à multiplier les wagons !

Le second est lié à l’hétérogénéité des modèles économiques des salons français. Grosso modo, les salons de tourisme obéissent à quatre grands types de modèles économiques :

les salons organisés par une entreprise privée : cas du WTM de Londres (Reed) ou des salons indiens (Fair Fest media) ;

les salons gérés par les professionnels du tourisme : cas de l’International Travel PowWow de las Vegas (US Travel Association), du JATA de Tokyo (Japan Association of Travel Agents) ou du SETT de Montpellier ( Fédérations de l’hôtellerie de plein air);

les salons organisés par les organismes gestionnaires des parcs d’exposition : cas de ITB, géré par Messe Berlin, ou de FITUR géré par IFEMA ;

les salons organisés par des organismes publics de promotion (peu d’exemples en dehors de la France)

4 modèles de salons coexistent en France

L’originalité de la France tient au fait que les quatre modèles coexistent dans l’organisation des principaux salons :

organisateur privé : TOP RESA, DITEX, BEDOUK…

associations professionnelles : SETT Montpellier…

gestionnaires d’équipements : SMT, MAP-PRO, SITV Colmar…

organisme public de promotion : Rendez-vous en France, Grand Ski…

Dans les pays voisins de la France, il n’existe que deux modèles d’organisation des « salons-locomotive » :

organisateur privé : WTM

gestionnaire d’équipements : ITB, FITUR . Cette « diversité française », qui résulte de l’histoire, n’a probablement pas facilité l’émergence d’un grand salon international.

ITB Berlin bénéficie d’une excellente

position géographique

À l’inverse, les trois grands salons concurrents de Paris s’appuient sur quelques points forts.

ITB Berlin bénéficie en effet :

de la position de l’Allemagne comme leader mondial des marchés émetteurs (61,7Md€ soit plus de 8% de la dépense mondiale) ;

de la forte concentration du secteur du tour-operating ;

d’une excellente position géographique pour couvrir à la fois les marchés d’Europe de l’Ouest, de la Méditerranée, de l’Europe centrale, de l’Asie centrale et, plus récemment, de l’Asie de l’Est et du Sud-Est ;

d’une gouvernance extrêmement efficace et solidaire des entreprises du secteur. La composition du « Fachbeirat » du salon en dit long sur l’implication de la profession dans sa gouvernance et son organisation ;

ldes subventions, semble-t-il conséquentes, du Land de Berlin à Messe Berlin.

Une forte implication des autorités publiques en Espagne

FITUR Madrid s’appuie quant à elle sur :

ses liens privilégiés avec les marchés hispanophones et lusophones d’Amérique ;

une bonne organisation des professionnels (Exceltur) et un soutien fort de la compagnie aérienne nationale ;

une forte implication des autorités publiques : ainsi, par exemple, le salon 2012 a été inauguré par le prince héritier, la conférence inaugurale était conclue par le Premier ministre tandis que le roi présidait la séance de clôture ;

la position de l’Espagne comme seconde destination mondiale en termes de revenus du tourisme.

Le WTM Londres s’appuie essentiellement sur :

le professionnalisme de Reed Exhibitions, leader mondial de l’organisation de salons et de ses 33 bureaux de représentation dans le monde ;

une grande capacité à créer de nouvelles formes de rencontres et à structurer une place de marchés ;

un soutien discret mais efficace des pouvoirs publics.

Published in Salon

Technologie du voyage, panorama du tourisme ?

 

Par Mohamed Benamour

Technicien-diplômé d’Etudes supérieures de Tourisme auprès de l’Ecole Nationale de Commerce et de la faculté des lettres de Paris.

Président de l’Association Marocaine des Techniciens Supérieurs de Tourisme, membre du Comité directeur de l’Association Mondiale pour la Formation Professionnelle Touristique, chargé du Tourisme à la direction commerciale de Royal Air Maroc.

Il n’échappe à personne l’importance des agents de voyages et leur place dans le domaine du tourisme. Pour mieux comprendre leur rôle, il serait préférable de définir au préalable ce qu’est une agence de voyage, ce qui nous conduira à mieux comprendre les qualités requises et les connaissances demandées aux représentants de cette profession. L’agence de voyages est d’abord un bureau de renseignements et d’information ; l’agent de voyages doit fournir au public tous renseignements concernant les voyages, et les déplacements, horaires et prix des divers modes de transports, listes et prix des hôtels, passeports, visas, allocations de devises, informations relatives aux grandes régions touristiques et principales stations de ces régions. Il prolonge en ce sens l’action des syndicats d’initiative et offices nationaux de tourisme et diffuse les brochures, dépliants et prospectus qu’il reçoit de ces derniers. La fourniture de ces renseignements, pour être gratuite n’en est pas pour autant désintéressée l’agent trouvant, là, l’occasion d’offrir au public ses propres services. L’agence de voyages est ensuite un bureau d’émission de billets de transports ferroviaire, aérien, maritime et routier.

Puis, et c’est là son rôle le plus important, c’est un bureau de construction du voyage.

L’agent établit les programmes des voyages, en chiffre les devis, choisit les fournisseurs, procédé à la mise en vente de ces voyages par une publicité appropriée et finalement en exécute et surveille la réalisation.

Ces quelques mots résument l’activité principale celle qui exige le plus de technique et d’expérience. Analysons d’abord les différentes activités commerciales de l’agence de voyages.

En premier lieu : le FORFAIT

Il représente au moins 50% du chiffre d’affaires annuel d’une agence. Il est donc la clé de voûte du développement et de la rentabilité de l’agence de voyages. Le terme « forfait » appartient au jargon professionnel et veut être en fait, la contraction de l’expression « voyages à forfait » qui est elle-même, la traduction impropre des termes anglais « all inclusive tours » c’est-à-dire « voyages tout compris ».

Quels sont les différents éléments entrant dans la composition du voyage à forfait ? ils peuvent être nombreux, mais nous énumérons les principaux : le transport pour lequel l’agence est habilitée à fournir tous les titres, l’hébergement et les repas, les excursions, les transferts, les entrées aux manifestations de tous genre.

Cet assemblage de services entrelacés constitue donc le forfait que l’agence propose à sa clientèle pour un prix donné.

Maintenant découvrons ensemble les aspects du service « Forfait ». Dans la majeure partie des entreprises, le forfaitiste est, en effet, et le technicien projecteur et le vendeur.

En Allemagne, par exemple, le système est tout autre : il existe, réparties dans les grandes agglomérations, cinq ou six agences, véritables usines de voyages où travaillent 300 à 400 personnes aux seules mises sur pied et réalisations des forfaits à l’exclusion de toutes ventes qui se font par le truchement d’une infinité de bureaux revendeurs.

Mais qu’est un forfaitiste ?

Le forfaitiste est, sans doute, l’exécutant le plus qualifié de l’agence ; il doit en effet posséder à lui seul, les connaissances particulières aux employés des autres services, à savoir l’aisance dans la manipulation des documents techniques, la connaissance de la billetterie et de la réglementation des Compagnies de transport, en un mot, tout ce que peuvent savoir ses collègues spécialistes. Avec en plus, des connaissances géographiques et linguistiques très approfondies et, le cas échéant, des qualités de vendeur.

Il est aisé de deviner que cet homme ne devient pas aussi complet du jour au lendemain : sa formation ne sera pas immédiate et exigera de lui un effort certain. Pour construire et réaliser ses voyages, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier. Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier.

Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste doit le commercialiser et ce n’est pas le moins délicat de l’œuvre, car si, jusque là le travail était purement technique, il va demander à présent au réalisateur, le maximum de qualités psychologiques et de solides notions de l’art publicitaire.

Première opération : la rédaction définitive du programme de voyage.

Ce texte fera apparaître, jour par jour, l’itinéraire du circuit, les horaires suivis, les visites et excursions prévues, les différents moyens de transport utilisés, le tout présenter sous une forme agréable.

En second lieu :

le forfaitiste fera appel à l’imprimeur pour définir ensemble la publication du voyage (déterminer la mise en page et le format les plus appropriés, sélectionner les couleurs et les caractères à employer, les documents photographiques et enfin fixer la quantité de brochures ou dépliants nécessaire à la diffusion (signalons au passage que le prix de revient de ces dépliants et brochures est en général très élevé.

En dernier lieu :

le tirage effectué, l’agence procédera à sa diffusion selon une mailing-liste établie préalablement. A noter que cet effort de vulgarisation doit se faire au bon moment, c’est-à-dire, celui où le public commence à faire des projets de voyage.

Certes, l’agence de voyage est un commerce et le forfait son meilleur article, mais un article qui revient cher. Voilà donc exposé l’aspect le plus important d’une agence de voyages. Mais il faut signaler que dans le cadre de ses ventes, l’agence de voyages agit en qualité de représentant des compagnies de transport par lesquelles elle s’est vue, a préalable, agréée, les hôteliers et autres prestataires de services et trouve son bénéfice dans la seule commission que lui allouent lesdits fournisseurs. Il est vrai que la billetterie a pris une place très importante dans les agences de voyages. Mais la complexité et la multiplicité des tarifs aussi bien aériens que ferroviaires sans oublier leur réglementation souvent ardue, rendent la tache du billettiste difficile et exige de lui beaucoup de compétence.

En conclusion :

Pour survivre, l’agence moyenne n’aura d’autres ressources que la spécialisation (elle sera alors, l’épicerie fine à côté du gigantesque magasin d’alimentation) ou la mise en commun de ses moyens avec ceux d’une ou plusieurs autres entreprises. Le tourisme est une industrie comme ailleurs, nous assistons à des absorptions, à des fusions, et à des créations d’agences par des firmes puissantes n’ayant, au départ, aucun lien avec le tourisme.

Dans quelques années, le forfait sortira de ces usines de voyages comme l’automobile sort des ateliers de constructions, comme il sort déjà en Allemagne où l’on parle maintenant des cerveaux électroniques pour la préparation et la réalisation du voyage.

Qu’en pensez-vous amis forfaitistes ?

Qu’est-ce qu’un guide accompagnateur ?

«C’est le représentant de l’organisateur, intermédiaire entre les membres de son groupe et les prestataires de service » telle pourrait être la définition de l’accompagnateur.

Son métier est assurément difficile, car, si les autres préparent, informent, organisent, de loin, avant le départ, l’accompagnateur est sur place.

Il n’est pas anonyme, dans son bureau, protégé par un comptoir : les protestations, les récriminations de toutes sortes, c’est d’abord lui qui les reçoit.

Mœurs, climat, prix, il n’est innocent de rien, on ne lui pardonne ni l’orage ni le retard de l’avion. Et, si le journaliste qui sommeille dans chaque touriste veut savoir l’opinion d’un peuple sur ses gouvernants ou sur tel point de politique internationale, c’est au guide qu’il s’adresse ; à des milliers de kilomètres les modestes avis qu’il émettra prendront ainsi dans quelques faubourgs valeur d’opinion publique.

Ce métier donc, exige des connaissances précises et étendues et d’autant plus solides que c’est devant des objets réels, sites ou monuments, que ces connaissances doivent être mobilisées.

Encore ne s’agit-il pas d’en faire état selon un plan nettement décidé une fois pour toutes : la réaliste bouscule vite cette tentation de la routine et la réalité a bien des formes dans un voyage : c’est la composition même du groupe, l’orientation de ses intérêts qui va obliger à prolonger une halte ou un commentaire, c’est tel incident de vue qui va requérir immédiatement un développement que l’on compte placer ailleurs. En somme, une improvisation constante sur les thèmes du monde.

Le plus difficile reste à faire : il faut intéresser tout un groupe généralement bien plus hétérogène qu’une classe, faire comprendre et aimer s’il se peut, des choses nouvelles, on comprend que pour exercer un tel métier, il faille des qualités personnelles bien grandes : gentillesse spontanée et autorité calculée, sens à la fois de la réserve et de l’improvisation, générosité naturelle, goût de la culture.

Ce travail demande, à la base un profond souci d’organisation allié à une grande faculté d’adaptation. Ce sont certainement là les plus sûrs facteurs de réussite, mais un bon accompagnateur devra aussi avoir une fameuse dose de patience pour faire face aux imprévus dont les voyages sont riches, écouter les grincheux, attendre les retardataires, etc… continuer à sourire dans les difficultés.

Car quelle que soit la qualité du voyage, que ses clients soient aimables ou nerveux, que « tout marche sur des roulettes » ou que les ennuis soient quotidiens, l’accompagnateur devra offrir à son troupeau l’image du berger fidèle et souriant, toujours là au bon moment, se souvenant des problèmes de chacun et s’ingéniant à les résoudre.

Dans la mesure où il saura rester, jusque dans les moments délicats du circuit, disponible à tous, chacun aura l’impression d’être la brebis privilégiée et alors l’accompagnateur deviendra le personnage-clé du voyage. Il en sera le reflet et pour certains, il restera l’image même d pays qu’il leur a fait connaître.

Published in Mémoire

COP22 : Les professionnels du tourisme se mobilisent

La Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue en novembre prochain à Marrakech, constitue un événement important autour duquel l'ensemble des

professionnels du secteur touristique sont appelés à se mobiliser, a affirmé, mardi à Paris, le directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT), Abderrafie Zouiten.

L'organisation de la COP 22 est une formidable vitrine pour le Royaume, a souligné Abderrafie Zouiten dans une déclaration à la MAP en marge de l'inauguration du stand marocain au Salon international de l'industrie du tourisme «IFTM Top Resa», notant que cet événement permettra de renforcer la place de la destination Maroc.

Il a, aussi, indiqué que les perspectives du secteur s'annoncent bonnes notamment avec la COP 22 qui va permettre de promouvoir une image extrêmement forte du Maroc en tant que destination qui se différencie par rapport aux autres. Abderrafie Zouiten a, en outre, relevé que ce Salon, qui se poursuivra jusqu'au 23 septembre et qui connaît une présence en force des professionnels marocains de toutes les régions dont Marrakech, Agadir, Fès, Tanger, sera l'occasion de mettre en avant l'organisation par le Maroc de cet événement grâce notamment à des affiches dédiées à la COP 22 mises en place dans le stand marocain. Le DG de l'ONMT a fait savoir, sur un autre registre, que l'offre touristique marocaine, qui est très variée, continue à s'améliorer avec de nouvelles enseignes dans le Nord, la rénovation de la Médina de Fès, outre la place de la ville de Marrakech. «La stratégie de l'Office vise à mettre en avant la richesse du patrimoine marocain dont sa gastronomie, son histoire, son architecture, son art de vivre et son élégance et c'est ça qui différencie le Maroc», a-t-il encore dit.

Evoquant les performances du secteur, Abderrafie Zouiten a affirmé que la tendance des réservations pour le reste de l'année est positive, estimant que 2016 devrait se terminer avec une croissance de plus de 2 pc en termes d'arrivées, alors que les recettes en devises sont déjà en progression.

«Dans un contexte géopolitique difficile, le Maroc marque sa différence par rapport aux autres destinations», a-t-il assuré.

Ouvert uniquement aux professionnels, ce Salon réunit des compagnies aériennes, voyagistes, réceptifs étrangers, hôtellerie, offices du tourisme, tour-opérateurs, etc.

Le Stand marocain connaît la participation de plusieurs centres régionaux du tourisme et d'une centaine de professionnels dont des hôteliers et des réceptifs. Ce rendez-vous majeur pour les professionnels du tourisme propose plus de cinquante conférences, soixante-neuf ateliers dans tous les secteurs du voyage (affaires, événementiels, loisirs) et plusieurs formations. 

Published in Evénement

Des tour-opérateurs thaïlandais explorent les atouts du Maroc

Une délégation de représentants d'une soixantaine de tour-opérateurs et de médias thaïlandais a effectué, du 05 au 14 septembre, un voyage d'exploration au Maroc pour prospecter les opportunités qu'offre le Royaume en matière de tourisme et découvrir la beauté de ses sites touristiques.

Lors de ce voyage de prospection, organisé à l'initiative de l'ambassade du Maroc à Bangkok et l'Association thaïlandaise des agences de voyages (ITAA), un mémorandum d'entente a été conclu entre l'Office national marocain de tourisme (ONMT) et la TTAA visant le renforcement de la coopération dans le domaine touristique entre les deux pays, indique un communiqué de l'ambassade du Royaume à Bangkok, parvenu samedi à la MAP.

Signé par le directeur général de l'ONMT, Abderrafie Zouiten, et le président de la TTAA, Suparerk Soorangura, cet accord prévoit également l'amélioration des échanges et de la coopération entre les deux parties à travers des réunions annuelles ainsi que l'encouragement de leur participation aux expositions et événements touristiques organisés par l'ONMT et la TTAA , précise-t-on de même source. En vertu de ce mémorandum d'entente, la TTAA s'engage à accompagner le Royaume dans sa vision 2020, en collaboration avec l'ONMT, pour la promotion de la destination Maroc en Thaïlande et le renforcement de son positionnement sur le marché touristique en Asie du Sud-est, précise le communiqué, ajoutant que la visite de cette mission témoigne de l'attractivité et la diversité du patrimoine marocain et de la stabilité et la sécurité dont jouit le Royaume.

En vue de promouvoir la destination Maroc, la TTAA a créé en 2014, en collaboration avec l'ambassade du Royaume, un Consortium baptisé «Morocco travel centre» destiné exclusivement à promouvoir et à vendre des packages Morocco.

Pionnière dans l'industrie du tourisme en Thaïlande, la TTAA regroupe plus de 800 agences de voyages. Elle est liée par des partenariats avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et d'autres pays de l'Asie du Sud-est. L'accession du Maroc au traité d'amitié et de coopération avec l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) au Laos le 6 septembre ainsi que l'engagement de la TTAA à travers la signature du MoU (Memorandum of Understanding), à accompagner la vision 2020, permettront au Royaume de pénétrer et bénéficier d'un marché, à fort potentiel touristique de l'ASEAN, de plus de 650 millions de consommateurs, le 3e dans le monde après la Chine et l'Inde.

L'ambassade du Royaume du Maroc à Bangkok a également fait savoir que, depuis l'année 2013, une hausse de 164% de flux des touristes de la Thaïlande et de la sous-région du sud-est asiatique au Maroc a été enregistrée. 

Published in Promotion

Tourisme : les pays africains les plus visités

Selon la BAD, le tourisme africain représente 4 % du tourisme mondial. Quels sont les pays à avoir le plus profité de la progression enregistrée ?

L'Afrique a compté 200 000 visiteurs de plus qu'en 2013, selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD). Grâce à son dynamisme en 2014, le continent a en effet connu une hausse de 4 % de sa fréquentation touristique. Une performance qui le classe juste derrière la première destination touristique mondiale qu'est l'Asie du Sud-Est (+ 6 %). L'ambition africaine pour les années à venir est sans équivoque : « libérer le potentiel touristique de l'Afrique », précise la troisième édition du rapport de la BAD, publiée début 2016, intitulée Africa Tourism Monitor.

Le Maroc, l'Égypte et l'Afrique du Sud arrivent en tête des entrées touristiques avec près de 10 millions de visiteurs par an, devant la Tunisie (6,07 millions en 2014) et le Zimbabwé (1,88 million). Par rapport aux deux premières éditions du rapport, seule l'Algérie disparaît de ce top 5. « Nous anticipions que l'Algérie, le Mozambique ou le Kenya figureraient dans la liste des pays africains les plus visités », note sans plus de précisions le rapport de la BAD.

Vers une simplification des visas

pour les touristes

Ces dernières années, des initiatives ont été lancées pour inciter davantage de touristes à venir visiter le continent, notamment la simplification des obtentions de visas ou la coopération régionale. Un tampon unique suffit pour l'ensemble des pays membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Le visa « Kaza » (pour Kavango-Zambèze) a été mis en place entre le Zimbabwé et la Zambie. Enfin, la Communauté d'Afrique de l'Est a lancé un visa commun entre le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda. « Ces programmes de facilitation des procédures d'obtention de visas pourraient faire croître les emplois et les revenus générés par le tourisme de 5 % à 25% », précise le rapport.

Quels sont les obstacles du secteur touristique ?

Quant aux obstacles au tourisme en Afrique, le rapport insiste sur les difficultés de transport à l'intérieur du continent et leur coût encore élevé. « Voyager sur le continent africain ne se fait pas toujours sans heurt », peut-on y lire.

D'autres freins entravent le plein développement du secteur du tourisme en Afrique : manque de politiques incitatives dédiées, une coopération régionale à renforcer, infrastructures insuffisantes et les problèmes sanitaires à l'instar de l'épidémie Ebola qui a touché l'Afrique de l'Ouest en 2013 et 2014.

« Elle a nourri une peur qui s'est étendue à de nombreux autres pays pourtant fort éloignés des foyers de l'épidémie », déplore le rapport.

Par ailleurs, le secteur pâtit d'une menace sécuritaire exacerbée depuis 2013, comme au Mali et au Kenya.

Le rapport précise que sur les 80 pays pour lesquels le Département d'État américain a émis un avertissement de voyage, 30 sont africains.

Published in Destination

Le rôle économique de l’Etat pour le soutien du Tourisme

Le rôle des Organismes privés ainsi que celui des Organismes collectifs

de l’Industrie touristique étant bien défini, il reste à déterminer quel doit être le rôle général de l’Etat pour couronner l’œuvre dévouée de tous les artisans du Tourisme.

Le premier devoir de l’Etat devrait être la tenue régulière de statistiques précises, ainsi que le contrôle permanent de la qualité des prestations. Ces statistiques sont aussi précieuses qu’une comptabilité ordonnée dans une maison de commerce. Leur possession est aussi indispensable à l’Etat, que celle d’une boussole à un navigateur isolé au milieu des flots. Il y aura lieu d’examiner enfin l’importance des réactions consécutives aux mesures politiques prises par l’Etat tant au point de vue intérieur qu’au point de vue international.

Pour conclure, nous essaierons de déterminer quelle doit être la liaison souhaitable entre le pouvoir gouvernemental et l’ensemble des organismes touristiques jouissant de la plénitude de leur liberté et de leur indépendance.

Les statistiques du tourisme

La nécessité de statistiques régulières du mouvement touristique n’est apparue qu’au cours des années trente et plus spécialement au cours de la période de crise commerciale et touristique de 1931-1936. Lors des années prospères de la décade précédente personne ne se préoccupait de ce que l’on considérait comme un détail superflu : on se contentait d’encaisser de bonnes recettes et d’évaluer selon des bases fort approximatives le rendement de l’industrie touristique.

On doit toutefois signaler que lors de la XVIIe session de l’Institut international de statistique au Caire, du 29 décembre 1927 au 5 janvier 1928, la nécessité d’organiser une statistique générale du Tourisme avait été exposée en ces termes :

•Considérant qu’il importe à chaque Etat de connaître non seulement le nombre des visiteurs étrangers qui viennent sur son territoire (mouvement actif des étrangers), mais aussi la proportion dans laquelle ses habitants participent au mouvement des étrangers dans les autres pays.

1- Pour réaliser cette organisation, chaque Etat pourra employer les procédés déjà existants, qui lui permettront d’obtenir les résultats désirés avec le minimum de sacrifices de sa part.

2- La statistique pourrait suivant le cas être faite dans les conditions suivantes :

a) Les Etats ayant un mouvement d’étrangers largement développé ont intérêt à rechercher en même temps que le nombre, la durée de leur séjour ;

b)Dans les autres Etats, on se contenterait simplement de données sur le nombre des voyageurs, compété, s’il y a lieu, par celui des localités où ils ont séjourné.

3- La seule condition capitale est que chaque Etat publie pour tout son territoire les résultats du mouvement des étrangers classés d’après les pays du domicile permanent des visiteurs.

Les résultats globaux concernant les nationaux de ces pays dont la présence a été constatée dans d’autres Etats, leur seront fournis sur demande.

Published in Edito

L’objectif de 10 millions de touristes ne sera pas atteint en 2016 : 6 millions de touristes ont visité le Maroc à fin juillet 2016

Un total de 6 millions de touristes a visité le Maroc durant les sept

premiers mois de 2016, en légère hausse de 0,1% par rapport à la même période en 2015, selon l'Observatoire du tourisme.

Le nombre des touristes étrangers (TES) a diminué de 4,3%, alors que les arrivées des Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont enregistré une hausse de 4,7%, indique l’Observatoire du Tourisme dans une publication des statistiques sur le tourisme au Maroc de juillet 2016, citant des données communiquées par la Direction générale de la sûreté nationale.

Les arrivées des touristes en provenance du Royaume Uni, d’Allemagne, de France et d’Italie ont accusé des baisses de 7%, 3%, 2% et 2% respectivement, précise l’Observatoire, notant que le nombre des touristes en provenance de l’Espagne, de la Belgique et de la Hollande a progressé de 1%, 1% et 2% respectivement.

S’agissant des nuitées totales réalisées dans les établissements d'hébergement touristique classés, elles ont augmenté de 1% par rapport à fin juillet 2015 (-3,8% pour les touristes non-résidents et +11,8% pour les résidents), fait savoir la même source.

Les deux pôles touristiques, Marrakech et Agadir ont généré à eux seuls 59% des nuitées totales durant les sept premiers mois de 2016, enregistrant des hausses de 1% chacune, relève l’Observatoire, ajoutant que les autres destinations ont affiché des résultats contrastés. En effet, Fès et Rabat ont enregistré des baisses respectives de 16% et 3%, alors que Casablanca et Tanger ont connu des hausses de +4% et +14% respectivement.

Concernant le taux d’occupation jusqu’à fin juillet 2016, il s’est établi à 37%, en baisse de deux points par rapport à la même période en 2015.

Durant les sept premiers mois de 2016, les recettes générées par l’activité touristique des non-résidents au Maroc se sont élevées à 32,8 milliards de dirhams contre 31,8 milliards de dirhams en 2015, soit une augmentation de +3,1%.

Durant le mois de juillet 2016, le nombre d'arrivées des touristes aux postes frontières a enregistré une hausse de 7% par rapport à celui de 2015 (+2% pour les TES et +9,2% pour les MRE).

Published in Destination

Il y a 47 ans dans La Vie Touristique : La législation du crédit hôtelier de 1969

Le Crédit Hôtelier, l’un des instruments les plus efficaces, prévu par les pouvoirs publics pour inciter les investissements touristiques, vient d’être doté d’une nouvelle réglementation depuis le 1er janvier 1969, à la suite de la publication du Décret Royal, portant loi N° 552-67 en date du 17-12-1968, et de l’arrêté Ministériel N° 355-67 du même jour qui abrogent et remplacent le dahir du 5-11-1962, et son Arrêté d’application.

Qu’apporte cette nouvelle législation de nouveau par rapport au Dahir de 1962 ?

6 années d’application de l’ancienne législation ont permis de constater que certaines dispositions étaient devenues soit inadaptées, soit incomplètes et que les réformes étaient indispensables en vue d’une part de simplifier et améliorer les conditions d’octroi de prêt de combler certaines la cunes, en vue d’une efficacité meilleure.

I- Les modifications

Précisons tout d’abord que les nouveaux textes ont décidé de supprimer certaines formalités dans un but d’allègement et d’accélération de la procédure d’octroi des prêts. Ce sont :

1) Suppression de l’exigence du Bulletin d’expertise et de son inscription sur les livres fonciers. Le Dahir du 5-11-1962 avait rendu obligatoire, cette formalité pour pouvoir procéder à l’inscription hypothécaire. Il s’est avéré à la pratique que cette exigence n’avait aucune raison d’être ; aussi en la supprimant, le Décret Royal du 17-12-1968 a réduit le nombre des formalités à accomplir en vue de la réalisation d’un crédit.

2) Toujours dans le sens de l’allègement des procédures. Le Décret Royal du 17-12-1962 a supprimé la Commission hôtelière qui était instituée par le Dahir du 15-11-1962 pour examiner les affaires hôtelières, après le Comité de Direction de l’Organisme de Crédit, et donner un avis au ministère des Finances, qui se prononçait en dernier ressort sur l’octroi du crédit et des avantages y attachés. Cette commission hôtelière faisant en quelque sorte, double emploi avec le Comité de l’Etablissement de Crédit, le nouveau Décret Royal a simplifié et limité les délais d’études en confiant au Comité de Direction, les attributions de la Commission hôtelière, après y avoir adjoint un représentant du ministère du Tourisme.

3) Le Décret Royal du 17-12-1968 précise certaines conditions d’octroi des prêts hôteliers et en modifie d’autres. Les conditions de prêt concernées sont les suivantes :

1/ Quotte des prêts

Grâce à la mise en jeu de la garantie partielle de l’Etat, les prêts sont susceptibles d’atteindre un montant de :

a)70% des dépenses engagées pour l’achat de matériel et mobilier d’exploitation ;

b) 90% des travaux d’agrandissement, de réfection et d’aménagement.

c) 80% de la valeur immobilière totale de l’investissement en cas de construction d’un hôtel ou d’un ensemble immobilier à destination touristique ; le terrain étant compris pour son coût et les installations sportives et de loisirs y annexées étant prises en compte.

Toutefois, la valeur immobilière totale ne devra pas dépasser pour chaque catégorie de construction un maximum défini par arrêté conjoint du ministre des Finances et du ministre du Tourisme.

2/ Taux d’intérêt et durée des prêts

Les taux d’intérêts appliqués pour le régime du Dahir du 5-11-1962 étaient différents selon qu’il s’agissait, d’un prêt à la construction ou d’un prêt à l’équipement. Le taux applicable pour les prêts à la construction étant lui-même progressif (3,25% pendant les premières années, 4,50% pendant les 5 années suivantes et 6% à la fin du prêt).

Le Décret Royal du 17-12-1968, a unifié tous les taux d’intérêts en les fixant à 4,50% pendant toute la durée du prêt. Cette durée est, de 20 ans au maximum avec la possibilité d’un différé d’amortissement dont la pratique est officialisée par les nouveaux textes. Le différé d’amortissement peut être accordé pour une période au plus égale à cinq ans, en cas de travaux de construction, d’aménagement ou d’agrandissement.

Autre modification, la durée des prêts à l’équipement destinés à l’achat de mobilier et de matériel d’exploitation, est protée à 10 ans maximum au lieu de 7 ans.

II- Les innovations

Les innovations des textes actuels résident essentiellement dans la possibilité pour l’établissement de Crédit agrée, de prendre en considération un certain nombre de projets touristiques, qui ne pouvaient bénéficier de crédit dans le cadre de l’ancienne législation pour des raisons de garantie principalement.

En effet, les prêts consentis par le Crédit Immobilier et Hôtelier, doivent être garantis par une hypothèque de 1er rang par un nantissement du fonds de commerce ou par ces 2 sûretés conjointes.

Toutefois, la garantie de l’Etat peut être substituée aux sûretés réelles traditionnelles si les hôtels financés sont édifiés ou situés sur des terrains mis à la disposition des attributaires par des baux de longue durée ou de contrat de concession par l’Etat, des établissements publics et les sociétés ou organismes dans lesquels l’Etat a une participation au capital.

Par ailleurs, et c’est là l’innovation principale, la garantie de l’Etat peut être invoquée si la construction est réalisée sur des terrains situés dans des régions où l’immatriculation ne peut être effectuée ou plus généralement sur lesquels l’hypothèque ne peut être prise, comme c’est le cas du Grand Sud Marocain, et de certaines régions du Nord.

L’autre innovation des textes qui viennent de paraître, réside dans la possibilité qu’aurait les exploitants d’hôtels, non propriétaires des murs à demander des crédits d’aménagement et de transformations garantis seulement par un nantissement du fonds de commerce, conformément au Dahir du 31-12-1914.

Ces nouvelles dispositions vont certainement contribuer à la remise en état de très nombreux hôtels déjà existants qui, rénovés constitueront un appoint non négligeable à la capacité d’hébergement.

La parution des nouveaux textes sur le Crédit Immobilier et Hôtelier marque la volonté des pouvoirs publics de persévérer dans la politique d’encouragement à la construction immobilière et touristique.

En simplifiant les procédures d’octroi de prêt et en élargissant le champ d’application de la législation en vigueur, nul doute que la nouvelle réglementation va ainsi donner une nouvelle impulsion en faveur du développement touristique du pays.

Published in Mémoire
<< Début < Précédent 1 2 Suivant > Fin >>
Page 1 sur 2

Espace Publicitaire

AP-Almohades-casa.jpgatlashospitality.jpg

Votre avis nous intéresse

N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires à l’adresse

vietouristique@gmail.com

avis
  Copyright © 2011-2015 --- La Vie Touristique
Designed by Créative web