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La 9e édition du salon international du cheval d'El Jadida : La Tbourida à l’honneur

Fidèle à son thème "Les arts équestres traditionnels", la 9e édition du Salon international du cheval d'El Jadida réserve aux mordus de la Tbourida, qui incarne la

tradition marocaine du cheval, une compétition à la hauteur du prestige que revêt l’événement, à savoir le Grand Prix S.M. le Roi Mohammed VI.

Pour la première fois, ce grand rassemblement dédié au fidèle compagnon de l’homme connaîtra l’organisation du Grand Prix S.M. le Roi Mohammed VI (11 au 16 octobre) auquel sont qualifiés les meilleures sorbas de toutes les régions du Royaume et qui clôture en apothéose la saison 2016 de Tbourida.



Ainsi, 15 des meilleures troupes du Maroc, représentant différentes régions du Royaume promettent de gratifier le public, qui a déjà annoncé la couleur par une présence massive dès la première journée, à travers un spectacle inédit, festif et empreint de compétition. Ils représentent les régions de Casablanca-Settat, Marrakech-Safi, Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia Lhamra, Dakhla-Oued Eddahab, Tanger-Tétouan-El Houceima, l’Oriental, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra et Beni Mellal-Khénifra.



Pour remporter le prestigieux sacre, les troupes en lice devront passer par plusieurs phases éliminatoires et seront départagées selon un système de notation qui prend en considération des critères liés à la Hadda (chevaux, harnachement, habillement et évolution) et la Talqa (départ, course, maniabilité des fusils et tir synchronisé).

Cet intérêt grandissant, aussi populaire qu’institutionnel, dont jouit la Tbourida est en phase avec son importance en tant que patrimoine culturel commun de tous les Marocains, mais également comme secteur qui pèse de plus en plus dans l’économie nationale et dans le domaine social.

Selon un document de présentation de l’association du Salon du cheval, la Tbourida représente, en effet, la principale composante de la filière équine, avec plus de 1000 sorbas et quelque 1200 chevaux barbes ou arabe barbes. Il ne faut pas également oublier la richesse et les postes d'emploi engendrés par la Tbourida dans les différents métiers qui y sont liés, y compris l’artisanat.



De même, la Tbourida, art et sport en même temps, enchante et enthousiasme le public partout où elle passe. C’est dire qu’elle est inscrite dans les gènes des Marocains, qui l’associent aux cérémonies et à la fête, à la bonne récolte, à la noblesse et à l’honneur. La voix sévère du Moqadem dirigeant ses cavaliers, l’avancement majestueux des chevaux arborant fièrement leur harnachement multicolore, la chevauchée en ligne de la troupe avec tous les sons, couleurs et vibrations qui la ponctuent, le retentissement assourdissant de la salve, le nuage mouvant et la senteur du baroud (poudre), qu'on associe à des bienfaits spirituels, et les youyous et acclamations appuyées qui célèbrent la fin de chaque Talqa, sont autant d’images et de sensations qui restent ancrées dans l’esprit de ceux qui sont passés par l’inoubliable expérience d’assister à un spectacle de Tbourida.
Cette passion tire sa force du caractère ancestral de la Tbourida, dont l'histoire remonte au 12e siècle, quand elle a fait son apparition en tant que technique de guerre, qui marque l'utilisation des premières armes à feu, avant de se convertir, en temps de paix, en expression de joie, une sorte de feu d’artifice qui agrémente les cérémonies de mariage, de circoncision et d’autres festivités.

Le premier récit d’une Tbourida vient d’Ali Ben Hodeil au XIX siècle (1818), avec une description très proche de celle pratiquée aujourd’hui à Essaouira, avec des cavaliers portant le Haïk (sorte de cape) et utilisant la mokahla (long fusil mauresque) et des chevaux arborant un harnachement luxueux.

Aujourd’hui, la diversité culturelle des différentes régions du Royaume a contribué à l’émergence d’un ensemble de méthodes "tariqa" érigées en écoles de Tbourida ayant contribué de manière significative à la constitution des règles fondamentales du jeu de baroud. Il s’agit, notamment, des écoles Nassiryah qui se pratique dans les régions de Doukkala, Abda, Hmer, du Haouz et du sud du Royaume, Charkaouiah, dans les grandes régions du centre (Berrchid, Khouribga, Oued Zem, Tadla, Azilal, Béni Mellal, Fqih Bensaleh, El Brouj et Settat), Khiyatiah, répandue dans les zones de Casablanca, Mediouna, Benslimane, Moham-media et Rabat-Salé et Hayaniya, qui est de mise dans les régions de Fès, Meknès, Taza, Taounate et Al-Hoceima, avec une légère différence de pratique en allant vers la région de l’Oriental, qui la baptise la Tariqa Kétafiyah.

Un travail de professionnalisation est également venu enrichir ce patrimoine est l’ériger en véritable sport national, avec la multiplication des compétitions de Tbourida organisées par la Fédération royale marocaine des sports équestres, ce qui est de nature à pérenniser ce patrimoine.

Saison de chasse 2016-2017 : La région du Nord parmi les meilleures zones d’activité de chasse

La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima regorge un potentiel cynégétique très riche et diversifié avec 135 amodiations de chasse couvrant une superficie de 427.205 ha, ce qui la place parmi les meilleures zones d’activité de chasse à l’échelle nationale, a affirmé la Direction régionale des Eaux et forêts et de la lutte contre la désertification du Rif (DREFLCD-R).

Ces amodiations, qui se répartissent entre des lots de chasse associative (319.891 ha), touristique (87.124 ha) et provinciale (20.190 ha), ont un impact positif aussi bien sur le développement des richesses cynégétiques, que sur la promotion des produits de niche et de l’économie locale, à travers la participation à la création de l’emploi, le développement du tourisme de nature et la valorisation des produits de terroir, a précisé la direction régionale dans un communiqué.

Et pour assurer un bon déroulement de la saison de chasse 2016-2017, qui débutera ce dimanche, la Direction régionale a pris une batterie de mesures, visant notamment à diffuser la note relative à l’organisation et au déroulement de la saison auprès des unités de gestion de la direction régionale et des différents partenaires.

Ces mesures consistent aussi à mobiliser le personnel forestier, afin de satisfaire les demandes de délivrance des permis d’exploiter formulées par les amodiataires de droit de chasse et de licences de chasse sollicités par les chasseurs, et à sensibiliser les amodiataires sur l’activité de la chasse, les mesures de sécurité liées à l’utilisation des armes et les obligations dictées par les contrats d’amodiation du droit de chasse.

La direction régionale s’engage également à élaborer et à afficher la carte cynégétique au niveau de toutes les unités de gestion forestière, en signalant les réserves et les lots amodiés pour informer les chasseurs sur les territoires amodiés et ceux mis en réserve, et à renforcer les opérations de lutte contre le braconnage, à travers l’instauration d’un dispositif de contrôle et de surveillance continus, surtout au niveau des points noirs de délits et des principaux passages des chasseurs. Concernant le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une même journée de chasse, il est fixé à quatre perdreaux, un lièvre, cinq lapins, cinq bécasses, cinquante grives, dix canards, deux oies, vingt bécassines, dix pigeons bisets et palombes, vingt cailles, cinquante tourterelles, cinquante calandres et calandrelles et vingt unités parmi les autres espèces de gibier d’eau autorisées.

La direction régionale a, par ailleurs, souligné que le nombre de sangliers qu’un chasseur peut abattre au cours d’une battue est fixé à une unité pour la saison de chasse 2016-2017.

Il y a 32 ans dans La Vie Touristique : « The right man in the right place »

L’incohérence, l’improvisation dans les réalisations de la promotion, l’absence de

concertation et l’inefficience de la plupart de nos représentations à l’étranger, des professionnels (hôteliers, agents de voyages…) font que notre tourisme, au lieu d’évoluer positivement, stagne, pour ne pas dire accuse une fâcheuse perte de vitesse.

A la lumière des résultats enregistrés en 1984, la situation de notre tourisme n’est guère brillante.

Le manque de concertation entre le ministère et l’ensemble des professionnels fait que les décisions prises à l’échelon national ne créent que des incohérences, sources de gaspillage, de perte de temps et de conflits inutiles.

De plus, cette situation, cette ambiance malsaine qui règnent dans les rapports, font de l’Etat, le plus gros perdant et, par conséquent, la balance des paiements. Le tourisme est une source très appréciable de rentrées de devises mais, en l’état actuel des choses, cette source se tarit.

Qui en souffre ?...

Notre économie et, par voie de conséquence, les plans de développements et les réserves en devises. Ne pourrait-on pas, une bonne fois pour toute, repartir du « bon pied » ?... Autrement dit, établir un programme pensé, concis et constructif. Dépoussiérer les bureaux et insuffler dans la machine un sang nouveau. Prendre le « taureau par les cornes » et mettre de l’ordre dans la maison ?...

A quand, par exemple, l’assainissement de la profession ?... c’est une priorité fondamentale. Pour quand la sortie d’un programme annuel des festivals, qui serait communiqué aux professionnels, tant nationaux qu’étrangers, au moins dix mois à l’avance ?... Pour quand, des actions promotionnelles et publicitaires, planifiées dans les pays émetteurs de tourisme ?... Pour quand, la mise en place d’une structure pour définir le « qui fait quoi » pour une relance continuelle de notre tourisme.

A politique nouvelle, hommes nouveaux.

Nous avons potentiellement tout et, nous ne faisons rien, par impuissance.

Il serait temps, grand temps, que nos responsables prennent les décisions adéquates pour redonner vie et vigueur à cette importante industrie qu’est le tourisme. Source de revenus pour notre trésorerie, créatrice d’emplois et animatrice de marchés.

Mais, nous estimons, qu’intégrer au sein d’un grand ministère, le tourisme, en tant qu’industrie prioritaire doit, sur le plan structurel, être dégelé et dégagé des carcans administratifs nuisibles. Etre traité avec une thérapeutique nouvelle qui ne tienne compte que de l’efficacité, de l’organisation et du résultat.

Il est temps d’abandonner certaines considérations anachroniques.

La règle doit être « The right man in the right place ». Tout le reste, n’est que balivernes et faiblesses. Il y va de notre économie, de la réalisation de notre plan de développement, de la matérialisation des vœux de toute la nation.

Beni-Mellal et ses environ : Une destination à part entière

La province de Beni Mellal ne figure pas parmi les circuits touristiques traditionnels.

On ne sait à quoi imputer cette lacune, car les centres d’intérêts n’y manquent pas, que ce soit dans la Province elle-même ou dans les régions qui lui sont contiguës.

Deux grandes voies de circulation la traversent :

l’une est la R.P.24 qui relie Marrakech à Fès par Beni Mellal, Kasba-Tadla, Khénifra, Azrou et Imouzzer du Kandar, l’autre provient de la côte, Casablanca ou Rabat, traverse Kasba-Tadla et va rejoindre, dans les environs d’Itzer, la R.P.21, la route du Tafilalet.

Le touriste qui a la chance d’emprunter l’un de ces itinéraires est sûr de ne pas être déçu, s’il sait consacrer à sa randonnée un temps raisonnable, et ne pas hésiter parfois à faire de petits crochets qui lui procureront les plus agréables surprises.

De Marrakech à Beni-Mellal

Deux itinéraires s’offrent au voyageur : l’un de 194 km par la plaine, traversant El Kelaa des Srarhna ; l’autre plus long, parcourt 258 km en montagne. Mais ce dernier est infiniment plus pittoresque, donc particulièrement recommandé.

L’un et l’autre empruntent, au départ de Marrakech, la R.P.24, mais le circuit touristique bifurque à Tamelelt, après avoir parcouru 54 km. La R.S. 508 relie Tamelelt à Demnate (49 kms), centre d’intéressantes excursions, dont la Grotte d’Imi N’fri (à 7 km).

Après Demnate, la route conduit à Tanannt, distante de 14 kms, d’où la vue sur le Djebel Rhat et le Djebel Azourki est saisissante ; excursion de 2 km : la Cascade de l’Oued Taïnit.

Au-delà de Tanannt, on rejoint Aït Taquella après 25 km. Un crochet de 18 km conduit aux célèbres Cascades d’Ouzoud, qui tombe de près de 100 mètres de hauteur ; plus loin, les Gorges de l’Oued el Abid valent une visite.

Aït Teguella est le dernier centre important avant Azilal, que l’on traverse pour se rendre au grand barrage de Bin el Ouidane. Des rives de ce grand lac artificiel, on peut rejoindre Beni-Mellal soit par Afourer, soit en suivant la R.S.502 longeant la rive du lac et passant par Ouaouizaght, centre de tissage de tapis montagnards.

Beni-Mellal

La ville de Beni-Mellal est bâtie, à 620 m d’altitude, au pied du Djebel Beni-Mellal, sur les contreforts du Moyen Atlas.

Sa Kasbah date de 1668, sous les règnes de Moulay Ismaïl. Au milieu des vergers qui abondent aux alentours de la ville, s’élève la zaouia de Sidi Ahmed Bel Kacem avec son minaret qui aurait été construit par le premier souverain almoravide Youssef Ben Tachfine.

Une promenade qui peut être faite en moins de deux heures permet d’admirer tous les aspects du paysage : bois d’oliviers, piscine, source vauclusienne d’Asserdoun, massifs de tikiouts, cette espèce de cactus si particulière dont le produit laiteux qui s’écoule de ses tiges renferme du caoutchouc et de la gomme mais qui brûle aussi la peau.

A 10 kilomètres dans les environs, se trouve le Foum El Anseur, ravin profond formé par six sources qui jaillissent de murailles à pic d’une hauteur prodigieuse.

Kasba-Tadla

Laissant Beni-Mellal pour se rendre à Kasba-Tadla, distante de 32 km, ont peut au passage visiter les ruines de Tagrard, ville prospère du temps de Youssef Ben Tachfine, fondateur de la dynastie des almoravides.

Kasba-Tadla fut bâtie en 1687 par Moulay Ismail, qui en confia le gouvernorat à son fils Ahmed El Dehbi. La Kasbah édifiée par Moulay Ismaïl fut délaissée pour une nouvelle construction plus imposante qui fait encore l’orgueil de la ville.

Son enceinte extérieure, crénelée et flanquée de basions, surplombe de plus de dix mètres l’Oum Er Rabie. Les parois du Minaret de la Mosquée qui se dresse à l’intérieur sont ornées de magnifiques dessins curvilignes.

Le pont qui relie les deux rives du fleuve, bâti à la même époque, est aussi très typique, avec ses dix arches inégales.

De Kasba-Tadla à Khénifra

Une centaine de kilomètres séparent les deux villes par la R.P.24 qui remonte la pittoresque vallée de l’Oum Er Rebie.

A 4 km à peine de Kasba-Tadla, une piste conduit aux sources vauclusiennes de Ghorm El Alem. Plus loin, sur la route principale, ce sont les curieuses Kasbah de Bou Mersil qui dressent leurs silhouettes. Peu après, un embranchement conduit à la charmante petite ville d’El Ksiba ; ce crochet d’une quinzaine de kilomètres vaut la peine : El Ksiba est nichée dans la verdure à 1.050 m d’altitude. C’est le point de départ d’un itinéraire de montagne qui conduit au plateau des lacs, dans le Haut Atlas, où se célèbre chaque année le Moussem d’Imilchil. Revenu sur la R.P.24 après une halte à El Ksiba, on arrive à la Zaouia Ech Cheikh qui comprend, outre la zaouia, la kasbah Bouihiane et une tighremt.

Plus loin, c’est la Zaouia des Ait Ischak dont la Mosquée date de la fin XVIIIème siècle, et la jonction de la route qui rejoint, près d’Itzer, l’axe Meknès-Tafilalet, Khénifra n’est plus qu’à 35 kms.

Khénifra et le pays Zaïan

La capitale du pays Zaïan est bâtie sur les rives de l’Oum Er Rebie, à 830 m d’altitude. Son importance date du règne de Moulay Ismaïl qui fit édifier la Kasbah d’Adekhsane. Une autre Kasbah fut bâtie à la fin du XIXème siècle par le caïd Moha ou Hammou.

Khénifra est un grand centre artisanal : les bois de cèdre et de thuya y sont habilement travaillés, mais la réputation de la ville vient surtout de ses tapis de haute laine à décor géométrique. L’ensemble du pays Zaïan est pittoresque. Il faut y visiter les Sources de l’Oum Er Rebie, l’Aguelmane Azigza, lac entouré d’une forêt de chênes verts, El Kbab où l’on tisse les peaux de chèvres ; les sites touristiques sont aussi nombreux que variés.

Le rôle de l’hôtellerie de luxe

On a été trop souvent enclin à ne pas comprendre l’intérêt majeur qu’il y a pour notre pays à posséder dans chaque place appropriée, des hôtels de luxe destinés à attirer, à recevoir et à maintenir une clientèle cosmopolite, que ces établissements retiennent chez nous, au lieu de les laisser partir à l’étranger effectuer de longs séjours dans des maisons répondant à leurs goûts et à leurs moyens.

Il ne faut pas oublier cette règle fondamentale, tant de fois vérifiée, qu’un client d’hôtel en séjour dépense au moins autant en achats divers, que pour ses dépenses d’hôtel proprement dites, plus il dépense au cours de son séjour, c’est ce qui explique ces séries de magasins de grand luxe qui jalonnent les avenues principales des stations touristiques les plus en vogue.

Le grand commerce qui fait vivre au Maroc tant d’artisans et d’ouvriers spécialisés, les magasins réellement artistiques qui ont porté jusqu’aux limites de l’univers le renom de notre pays, n’auraient pas pu s’installer s’ils n’avaient pas été précédés par l’édification de beaux hôtels de luxe. La construction de ces hôtels doit par contre être limitée tant en ce qui concerne les stations choisies, que comme nombre dans chaque station, sinon les pires mécomptes les attendraient.

C’est lorsque cette règle n’a pas été respectée que l’on a malheureusement dû constater des déconfitures d’un effet moral déplorable, ou des changements de destination de beaux immeubles, vraiment regrettables.

Il est souhaitable que malgré les crises touristiques frappant notre pays comme les autres, les hôtels de luxe puissent survivre aux époques défavorables, l’Etat intervenant au besoin pour soutenir passagèrement avec garanties appropriées ces beaux monuments de l’art marocain, ces installations aussi somptueuses que modèles, dont l’ambition était d’arriver à réaliser la perfection pour la réception idéale de leur hôtes.

L'hôtel El Minzah Tanger déclassé de cinq à trois étoiles dans l'attente de statuer sur son éventuelle fermeture

Une commission de contrôle du ministère du Tourisme a décidé de déclasser l’hôtel El Minzah à Tanger au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles, en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture, indique le ministère du Tourisme.

«Une commission de contrôle a effectué le jeudi 22 septembre 2016 une visite d'inspection et de contrôle à l'hôtel El Minzah Tanger et a relevé des manquements graves, particulièrement au niveau des cuisines où il a été constaté un manque sévère d'hygiène et de sécurité alimentaires», précise le ministère dans un communiqué. «Plusieurs manquements et insuffisances ont également été constatés au niveau de l'hébergement, mais aussi des autres services, tels que la restauration, l'entretien, etc.», ajoute le communiqué. Devant cet état de fait, «la commission a décidé d'accorder à l'établissement un délai de 15 jours pour se mettre en conformité avec les exigences d'hygiène et de sécurité alimentaire». Elle a décidé également de «déclasser l'hôtel au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture», conclut la même source. 

Salons internationaux du tourisme : sont-ils encore prometteurs ?

Frédéric Pierret, Directeur exécutif de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a étudié en 2013 la place des salons du tourisme français (IFTM Top Résa et SMT) face à leurs concurrents européens, que sont ITB Berlin, FITUR Madrid ou encore WTM Londres. Un éclairage en deux volets, dont voici le premier, qui permet de dresser la liste des points forts et faibles de ces évènements internationaux.

Dans la compétition internationale des destinations touristiques et des opérateurs du secteur, les places de marché jouent un rôle déterminant. Même si, avec l’irruption d’internet, les salons ne tiennent plus la place qui était la leur il y a encore peu, ils restent un bon indicateur du pouvoir d’influence et de rayonnement d’une place et, partant, de sa capacité à vendre ses destinations et ses opérateurs. Un premier constat s’impose d’emblée : dans le paysage international des foires et salons dédiés au tourisme, la visibilité de Paris est étonnamment faible, du fait essentiellement, me semble-t-il, de la taille relativement modeste des principaux salons professionnels, comparés à leurs principaux concurrents. Même si les indicateurs sont imparfaits et même si leur chiffrage manque parfois de rigueur, les principaux salons publient les données suivantes à titre de l’année 2013 :

Ainsi, les deux salons les plus importants en France en nombre d’exposants, Top Resa (professionnel) et SMT (grand public. Seul le SMT dispose d’une taille européenne, et même mondiale, au regard du seul critère du nombre de ses visiteurs non professionnels.

Le SMT n’arrive qu’à la 15e place

des salons grands publics

Par ailleurs, alors que le tourisme constitue l’un des tous premiers secteurs économiques de la France (2M d’emplois, 6% du PIB, premier poste de la balance des paiements…), le premier salon dédié à la promotion du tourisme (SMT) n’arrive qu’à la 15ème place des salons grands publics en termes de nombre de visiteurs. Aucun ne figure dans les 12 salons professionnels de plus de 40.000 visiteurs ni parmi les 17 salons de plus de 30.000m2 de surface d’exposition. Cette faiblesse est d’autant plus paradoxale que :

lLa France est la première destination mondiale en termes de nombre d’arrivées internationales.

lSi elle n’est que la troisième destination mondiale en termes de recettes, derrière les Etats-Unis et l’Espagne, son différentiel avec l’Espagne (5,4 Md€) ne représente que 9% des recettes espagnoles. On est loin des différentiels de ratios en matière de salons.

lLa France est le cinquième marché émetteur mondial en valeur et, si son marché (31,7 Md€) ne représente que 51% du marché émetteur allemand, les performances de ses salons comparés à ITB ne sont pas à la même échelle. Par ailleurs, la valeur du marché émetteur français est deux fois et demie plus élevée que celle du marché espagnol et FITUR surclasse largement les salons professionnels français.

Une hétérogénéité des modèles économiques des salons français

La relative modestie de la place de marché de Paris résulte d’une assez grande variété de facteurs au nombre desquels il semble possible d’en retenir deux principaux. Le premier est lié à une offre exceptionnellement abondante qui a conduit au développement d’un grand nombre de salons spécialisés de tailles variables. Dans des pays où l’offre était plus restreinte, les professionnels ont été poussés à se regrouper dans un grand salon locomotive… tandis qu’en France on avait tendance à multiplier les wagons !

Le second est lié à l’hétérogénéité des modèles économiques des salons français. Grosso modo, les salons de tourisme obéissent à quatre grands types de modèles économiques :

les salons organisés par une entreprise privée : cas du WTM de Londres (Reed) ou des salons indiens (Fair Fest media) ;

les salons gérés par les professionnels du tourisme : cas de l’International Travel PowWow de las Vegas (US Travel Association), du JATA de Tokyo (Japan Association of Travel Agents) ou du SETT de Montpellier ( Fédérations de l’hôtellerie de plein air);

les salons organisés par les organismes gestionnaires des parcs d’exposition : cas de ITB, géré par Messe Berlin, ou de FITUR géré par IFEMA ;

les salons organisés par des organismes publics de promotion (peu d’exemples en dehors de la France)

4 modèles de salons coexistent en France

L’originalité de la France tient au fait que les quatre modèles coexistent dans l’organisation des principaux salons :

organisateur privé : TOP RESA, DITEX, BEDOUK…

associations professionnelles : SETT Montpellier…

gestionnaires d’équipements : SMT, MAP-PRO, SITV Colmar…

organisme public de promotion : Rendez-vous en France, Grand Ski…

Dans les pays voisins de la France, il n’existe que deux modèles d’organisation des « salons-locomotive » :

organisateur privé : WTM

gestionnaire d’équipements : ITB, FITUR . Cette « diversité française », qui résulte de l’histoire, n’a probablement pas facilité l’émergence d’un grand salon international.

ITB Berlin bénéficie d’une excellente

position géographique

À l’inverse, les trois grands salons concurrents de Paris s’appuient sur quelques points forts.

ITB Berlin bénéficie en effet :

de la position de l’Allemagne comme leader mondial des marchés émetteurs (61,7Md€ soit plus de 8% de la dépense mondiale) ;

de la forte concentration du secteur du tour-operating ;

d’une excellente position géographique pour couvrir à la fois les marchés d’Europe de l’Ouest, de la Méditerranée, de l’Europe centrale, de l’Asie centrale et, plus récemment, de l’Asie de l’Est et du Sud-Est ;

d’une gouvernance extrêmement efficace et solidaire des entreprises du secteur. La composition du « Fachbeirat » du salon en dit long sur l’implication de la profession dans sa gouvernance et son organisation ;

ldes subventions, semble-t-il conséquentes, du Land de Berlin à Messe Berlin.

Une forte implication des autorités publiques en Espagne

FITUR Madrid s’appuie quant à elle sur :

ses liens privilégiés avec les marchés hispanophones et lusophones d’Amérique ;

une bonne organisation des professionnels (Exceltur) et un soutien fort de la compagnie aérienne nationale ;

une forte implication des autorités publiques : ainsi, par exemple, le salon 2012 a été inauguré par le prince héritier, la conférence inaugurale était conclue par le Premier ministre tandis que le roi présidait la séance de clôture ;

la position de l’Espagne comme seconde destination mondiale en termes de revenus du tourisme.

Le WTM Londres s’appuie essentiellement sur :

le professionnalisme de Reed Exhibitions, leader mondial de l’organisation de salons et de ses 33 bureaux de représentation dans le monde ;

une grande capacité à créer de nouvelles formes de rencontres et à structurer une place de marchés ;

un soutien discret mais efficace des pouvoirs publics.

Technologie du voyage, panorama du tourisme ?

 

Par Mohamed Benamour

Technicien-diplômé d’Etudes supérieures de Tourisme auprès de l’Ecole Nationale de Commerce et de la faculté des lettres de Paris.

Président de l’Association Marocaine des Techniciens Supérieurs de Tourisme, membre du Comité directeur de l’Association Mondiale pour la Formation Professionnelle Touristique, chargé du Tourisme à la direction commerciale de Royal Air Maroc.

Il n’échappe à personne l’importance des agents de voyages et leur place dans le domaine du tourisme. Pour mieux comprendre leur rôle, il serait préférable de définir au préalable ce qu’est une agence de voyage, ce qui nous conduira à mieux comprendre les qualités requises et les connaissances demandées aux représentants de cette profession. L’agence de voyages est d’abord un bureau de renseignements et d’information ; l’agent de voyages doit fournir au public tous renseignements concernant les voyages, et les déplacements, horaires et prix des divers modes de transports, listes et prix des hôtels, passeports, visas, allocations de devises, informations relatives aux grandes régions touristiques et principales stations de ces régions. Il prolonge en ce sens l’action des syndicats d’initiative et offices nationaux de tourisme et diffuse les brochures, dépliants et prospectus qu’il reçoit de ces derniers. La fourniture de ces renseignements, pour être gratuite n’en est pas pour autant désintéressée l’agent trouvant, là, l’occasion d’offrir au public ses propres services. L’agence de voyages est ensuite un bureau d’émission de billets de transports ferroviaire, aérien, maritime et routier.

Puis, et c’est là son rôle le plus important, c’est un bureau de construction du voyage.

L’agent établit les programmes des voyages, en chiffre les devis, choisit les fournisseurs, procédé à la mise en vente de ces voyages par une publicité appropriée et finalement en exécute et surveille la réalisation.

Ces quelques mots résument l’activité principale celle qui exige le plus de technique et d’expérience. Analysons d’abord les différentes activités commerciales de l’agence de voyages.

En premier lieu : le FORFAIT

Il représente au moins 50% du chiffre d’affaires annuel d’une agence. Il est donc la clé de voûte du développement et de la rentabilité de l’agence de voyages. Le terme « forfait » appartient au jargon professionnel et veut être en fait, la contraction de l’expression « voyages à forfait » qui est elle-même, la traduction impropre des termes anglais « all inclusive tours » c’est-à-dire « voyages tout compris ».

Quels sont les différents éléments entrant dans la composition du voyage à forfait ? ils peuvent être nombreux, mais nous énumérons les principaux : le transport pour lequel l’agence est habilitée à fournir tous les titres, l’hébergement et les repas, les excursions, les transferts, les entrées aux manifestations de tous genre.

Cet assemblage de services entrelacés constitue donc le forfait que l’agence propose à sa clientèle pour un prix donné.

Maintenant découvrons ensemble les aspects du service « Forfait ». Dans la majeure partie des entreprises, le forfaitiste est, en effet, et le technicien projecteur et le vendeur.

En Allemagne, par exemple, le système est tout autre : il existe, réparties dans les grandes agglomérations, cinq ou six agences, véritables usines de voyages où travaillent 300 à 400 personnes aux seules mises sur pied et réalisations des forfaits à l’exclusion de toutes ventes qui se font par le truchement d’une infinité de bureaux revendeurs.

Mais qu’est un forfaitiste ?

Le forfaitiste est, sans doute, l’exécutant le plus qualifié de l’agence ; il doit en effet posséder à lui seul, les connaissances particulières aux employés des autres services, à savoir l’aisance dans la manipulation des documents techniques, la connaissance de la billetterie et de la réglementation des Compagnies de transport, en un mot, tout ce que peuvent savoir ses collègues spécialistes. Avec en plus, des connaissances géographiques et linguistiques très approfondies et, le cas échéant, des qualités de vendeur.

Il est aisé de deviner que cet homme ne devient pas aussi complet du jour au lendemain : sa formation ne sera pas immédiate et exigera de lui un effort certain. Pour construire et réaliser ses voyages, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier. Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier.

Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste doit le commercialiser et ce n’est pas le moins délicat de l’œuvre, car si, jusque là le travail était purement technique, il va demander à présent au réalisateur, le maximum de qualités psychologiques et de solides notions de l’art publicitaire.

Première opération : la rédaction définitive du programme de voyage.

Ce texte fera apparaître, jour par jour, l’itinéraire du circuit, les horaires suivis, les visites et excursions prévues, les différents moyens de transport utilisés, le tout présenter sous une forme agréable.

En second lieu :

le forfaitiste fera appel à l’imprimeur pour définir ensemble la publication du voyage (déterminer la mise en page et le format les plus appropriés, sélectionner les couleurs et les caractères à employer, les documents photographiques et enfin fixer la quantité de brochures ou dépliants nécessaire à la diffusion (signalons au passage que le prix de revient de ces dépliants et brochures est en général très élevé.

En dernier lieu :

le tirage effectué, l’agence procédera à sa diffusion selon une mailing-liste établie préalablement. A noter que cet effort de vulgarisation doit se faire au bon moment, c’est-à-dire, celui où le public commence à faire des projets de voyage.

Certes, l’agence de voyage est un commerce et le forfait son meilleur article, mais un article qui revient cher. Voilà donc exposé l’aspect le plus important d’une agence de voyages. Mais il faut signaler que dans le cadre de ses ventes, l’agence de voyages agit en qualité de représentant des compagnies de transport par lesquelles elle s’est vue, a préalable, agréée, les hôteliers et autres prestataires de services et trouve son bénéfice dans la seule commission que lui allouent lesdits fournisseurs. Il est vrai que la billetterie a pris une place très importante dans les agences de voyages. Mais la complexité et la multiplicité des tarifs aussi bien aériens que ferroviaires sans oublier leur réglementation souvent ardue, rendent la tache du billettiste difficile et exige de lui beaucoup de compétence.

En conclusion :

Pour survivre, l’agence moyenne n’aura d’autres ressources que la spécialisation (elle sera alors, l’épicerie fine à côté du gigantesque magasin d’alimentation) ou la mise en commun de ses moyens avec ceux d’une ou plusieurs autres entreprises. Le tourisme est une industrie comme ailleurs, nous assistons à des absorptions, à des fusions, et à des créations d’agences par des firmes puissantes n’ayant, au départ, aucun lien avec le tourisme.

Dans quelques années, le forfait sortira de ces usines de voyages comme l’automobile sort des ateliers de constructions, comme il sort déjà en Allemagne où l’on parle maintenant des cerveaux électroniques pour la préparation et la réalisation du voyage.

Qu’en pensez-vous amis forfaitistes ?

Qu’est-ce qu’un guide accompagnateur ?

«C’est le représentant de l’organisateur, intermédiaire entre les membres de son groupe et les prestataires de service » telle pourrait être la définition de l’accompagnateur.

Son métier est assurément difficile, car, si les autres préparent, informent, organisent, de loin, avant le départ, l’accompagnateur est sur place.

Il n’est pas anonyme, dans son bureau, protégé par un comptoir : les protestations, les récriminations de toutes sortes, c’est d’abord lui qui les reçoit.

Mœurs, climat, prix, il n’est innocent de rien, on ne lui pardonne ni l’orage ni le retard de l’avion. Et, si le journaliste qui sommeille dans chaque touriste veut savoir l’opinion d’un peuple sur ses gouvernants ou sur tel point de politique internationale, c’est au guide qu’il s’adresse ; à des milliers de kilomètres les modestes avis qu’il émettra prendront ainsi dans quelques faubourgs valeur d’opinion publique.

Ce métier donc, exige des connaissances précises et étendues et d’autant plus solides que c’est devant des objets réels, sites ou monuments, que ces connaissances doivent être mobilisées.

Encore ne s’agit-il pas d’en faire état selon un plan nettement décidé une fois pour toutes : la réaliste bouscule vite cette tentation de la routine et la réalité a bien des formes dans un voyage : c’est la composition même du groupe, l’orientation de ses intérêts qui va obliger à prolonger une halte ou un commentaire, c’est tel incident de vue qui va requérir immédiatement un développement que l’on compte placer ailleurs. En somme, une improvisation constante sur les thèmes du monde.

Le plus difficile reste à faire : il faut intéresser tout un groupe généralement bien plus hétérogène qu’une classe, faire comprendre et aimer s’il se peut, des choses nouvelles, on comprend que pour exercer un tel métier, il faille des qualités personnelles bien grandes : gentillesse spontanée et autorité calculée, sens à la fois de la réserve et de l’improvisation, générosité naturelle, goût de la culture.

Ce travail demande, à la base un profond souci d’organisation allié à une grande faculté d’adaptation. Ce sont certainement là les plus sûrs facteurs de réussite, mais un bon accompagnateur devra aussi avoir une fameuse dose de patience pour faire face aux imprévus dont les voyages sont riches, écouter les grincheux, attendre les retardataires, etc… continuer à sourire dans les difficultés.

Car quelle que soit la qualité du voyage, que ses clients soient aimables ou nerveux, que « tout marche sur des roulettes » ou que les ennuis soient quotidiens, l’accompagnateur devra offrir à son troupeau l’image du berger fidèle et souriant, toujours là au bon moment, se souvenant des problèmes de chacun et s’ingéniant à les résoudre.

Dans la mesure où il saura rester, jusque dans les moments délicats du circuit, disponible à tous, chacun aura l’impression d’être la brebis privilégiée et alors l’accompagnateur deviendra le personnage-clé du voyage. Il en sera le reflet et pour certains, il restera l’image même d pays qu’il leur a fait connaître.

COP22 : Les professionnels du tourisme se mobilisent

La Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue en novembre prochain à Marrakech, constitue un événement important autour duquel l'ensemble des

professionnels du secteur touristique sont appelés à se mobiliser, a affirmé, mardi à Paris, le directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT), Abderrafie Zouiten.

L'organisation de la COP 22 est une formidable vitrine pour le Royaume, a souligné Abderrafie Zouiten dans une déclaration à la MAP en marge de l'inauguration du stand marocain au Salon international de l'industrie du tourisme «IFTM Top Resa», notant que cet événement permettra de renforcer la place de la destination Maroc.

Il a, aussi, indiqué que les perspectives du secteur s'annoncent bonnes notamment avec la COP 22 qui va permettre de promouvoir une image extrêmement forte du Maroc en tant que destination qui se différencie par rapport aux autres. Abderrafie Zouiten a, en outre, relevé que ce Salon, qui se poursuivra jusqu'au 23 septembre et qui connaît une présence en force des professionnels marocains de toutes les régions dont Marrakech, Agadir, Fès, Tanger, sera l'occasion de mettre en avant l'organisation par le Maroc de cet événement grâce notamment à des affiches dédiées à la COP 22 mises en place dans le stand marocain. Le DG de l'ONMT a fait savoir, sur un autre registre, que l'offre touristique marocaine, qui est très variée, continue à s'améliorer avec de nouvelles enseignes dans le Nord, la rénovation de la Médina de Fès, outre la place de la ville de Marrakech. «La stratégie de l'Office vise à mettre en avant la richesse du patrimoine marocain dont sa gastronomie, son histoire, son architecture, son art de vivre et son élégance et c'est ça qui différencie le Maroc», a-t-il encore dit.

Evoquant les performances du secteur, Abderrafie Zouiten a affirmé que la tendance des réservations pour le reste de l'année est positive, estimant que 2016 devrait se terminer avec une croissance de plus de 2 pc en termes d'arrivées, alors que les recettes en devises sont déjà en progression.

«Dans un contexte géopolitique difficile, le Maroc marque sa différence par rapport aux autres destinations», a-t-il assuré.

Ouvert uniquement aux professionnels, ce Salon réunit des compagnies aériennes, voyagistes, réceptifs étrangers, hôtellerie, offices du tourisme, tour-opérateurs, etc.

Le Stand marocain connaît la participation de plusieurs centres régionaux du tourisme et d'une centaine de professionnels dont des hôteliers et des réceptifs. Ce rendez-vous majeur pour les professionnels du tourisme propose plus de cinquante conférences, soixante-neuf ateliers dans tous les secteurs du voyage (affaires, événementiels, loisirs) et plusieurs formations. 

Des tour-opérateurs thaïlandais explorent les atouts du Maroc

Une délégation de représentants d'une soixantaine de tour-opérateurs et de médias thaïlandais a effectué, du 05 au 14 septembre, un voyage d'exploration au Maroc pour prospecter les opportunités qu'offre le Royaume en matière de tourisme et découvrir la beauté de ses sites touristiques.

Lors de ce voyage de prospection, organisé à l'initiative de l'ambassade du Maroc à Bangkok et l'Association thaïlandaise des agences de voyages (ITAA), un mémorandum d'entente a été conclu entre l'Office national marocain de tourisme (ONMT) et la TTAA visant le renforcement de la coopération dans le domaine touristique entre les deux pays, indique un communiqué de l'ambassade du Royaume à Bangkok, parvenu samedi à la MAP.

Signé par le directeur général de l'ONMT, Abderrafie Zouiten, et le président de la TTAA, Suparerk Soorangura, cet accord prévoit également l'amélioration des échanges et de la coopération entre les deux parties à travers des réunions annuelles ainsi que l'encouragement de leur participation aux expositions et événements touristiques organisés par l'ONMT et la TTAA , précise-t-on de même source. En vertu de ce mémorandum d'entente, la TTAA s'engage à accompagner le Royaume dans sa vision 2020, en collaboration avec l'ONMT, pour la promotion de la destination Maroc en Thaïlande et le renforcement de son positionnement sur le marché touristique en Asie du Sud-est, précise le communiqué, ajoutant que la visite de cette mission témoigne de l'attractivité et la diversité du patrimoine marocain et de la stabilité et la sécurité dont jouit le Royaume.

En vue de promouvoir la destination Maroc, la TTAA a créé en 2014, en collaboration avec l'ambassade du Royaume, un Consortium baptisé «Morocco travel centre» destiné exclusivement à promouvoir et à vendre des packages Morocco.

Pionnière dans l'industrie du tourisme en Thaïlande, la TTAA regroupe plus de 800 agences de voyages. Elle est liée par des partenariats avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et d'autres pays de l'Asie du Sud-est. L'accession du Maroc au traité d'amitié et de coopération avec l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) au Laos le 6 septembre ainsi que l'engagement de la TTAA à travers la signature du MoU (Memorandum of Understanding), à accompagner la vision 2020, permettront au Royaume de pénétrer et bénéficier d'un marché, à fort potentiel touristique de l'ASEAN, de plus de 650 millions de consommateurs, le 3e dans le monde après la Chine et l'Inde.

L'ambassade du Royaume du Maroc à Bangkok a également fait savoir que, depuis l'année 2013, une hausse de 164% de flux des touristes de la Thaïlande et de la sous-région du sud-est asiatique au Maroc a été enregistrée. 

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