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Tourisme à Agadir : L’éternel problème de l’animation

Agadir s’est emparée de son titre de première station balnéaire marocaine depuis les années soixante avec l’ouverture du Club Med. Depuis, la ville s’est enrichie de plusieurs unités hôtelières qui ont augmenté sa capacité litière.

Le tourisme allait tellement bien que le taux de remplissage a dépassé souvent les 60%. Les spots publicitaires de l’époque vantaient, à juste raison, l’ensoleillement 300 jours par an. Sauf que le soleil, à lui seul, ne suffisait nullement pour attirer les touristes.

L’animation qui est une composante essentielle dans le tourisme manquait terriblement si on excluait ce que faisait le Club Med pour ses clients. Il a fallu attendre l’arrivée d’un grand stratège de l’économie et en particulier du tourisme et l’ouverture des dunes d’or avec 480 chambres en 1977 pour que les choses commencent à se décanter. Alami, puisque c’est de lui qu’il s’agit s’est attelé à créer un conseil du tourisme pour élaborer une stratégie de communication et d’animation de la ville. L’homme était un visionnaire puisque c’est à lui que revient l’initiative de créer le tournoi ATP annuel de tennis d’Agadir. La capitale du sud avait alors connu une belle animation et un développement palpable du tourisme.

Mais après son départ d’Agadir, tout s’est écroulé. L’ATP d’Agadir a disparu du circuit international du tennis et avec, l’animation a cédé la place à la morosité. Au fil des années les prédateurs, les bras cassés et les faux professionnels ont mis main basse sur la ville. Actuellement la capacité d’Agadir est de 28000 lits sauf que les touristes ne viennent pas pour dormir après avoir baigné sous le soleil et sous l’eau. L’ennui est total à Agadir car à part les boites de nuit où les décibels crèvent les tampons, il n’y a pas où se distraire. Certes les aléas sont connus que ce soit au niveau de l’infrastructure, de l’environnement ou d’une promotion adéquate. Mais il est vraiment aberrant que depuis des décennies tout le monde mette la main sur la plaie de l’animation sans jamais lui trouver le remède. C’est vraiment un cas spécifique pour Agadir où à chaque réunion du CRT, le même problème revient sur la table sans lui trouver une solution. Les autorités locales, les élus, les professionnels, les ministres de tutelle, les professionnels et autres ne cessent depuis des années de nous rabâcher les oreilles par le problème numero un d’Agadir : l’animation. Mais tout ce petit monde s’accroche à l’inanité et reste éternellement inanimé dans l’esprit et dans l’action. Ils ont tous préféré l’inaction jusqu'à nuire d’une manière gravissime à la réputation d’une station balnéaire. Et pour boucler la boucle, deux intervenants de taille dans la ville ignorent leurs responsabilités dans l’animation de la ville.

Il s’agit des élus et des professionnels du tourisme qui se chamaillent à déterminer qui doit s’occuper de l’animation dans la ville. Mais bon sang, vous êtes tous les deux responsables !!! Les élus comme les professionnels ont beaucoup d’intérêt à ce que leur ville ne soit pas un dortoir. La commune comme les professionnels profitent de la manne de tourisme soit comme recettes directes, soit comme impôts. Et puis franchement les élus doivent sortir de carcan des prérogatives pour penser aux intérêts de la ville et donc de ses habitants.

Ceux-là mêmes qui les ont placés dans ces postes pour gérer d’une manière rentable cette entreprise qui s’appelle la ville. Et au lieu de jeter la responsabilité sur les professionnels, ils doivent s’atteler à construire les structures et les infrastructures à même de servir de lieux d’animation. Car l’animation n’est pas seulement le festival de Timitar mais un touriste a besoin d’un musée, d’un zoo, d’une piscine couverte, d’un parc d’attraction, d’un théâtre et bien d’autres. Il faut aussi inventer des manifestations culturelles, sportives et autres qui s’échelonnent sur toute l’année. La station balnéaire qu’est Agadir est ouverte toute l’année avec un ensoleillement unique dans le monde, aux responsables de la ville d’inventer une animation permanente.

Depuis que ce problème dure, on a l’impression que du coté des intervenants institutionnels d’Agadir, l’inventivité a quitté tous les esprits. Dans ce cas là, il faut aller voir ailleurs comment les responsables des stations balnéaires animent leurs villes. A moins que l’on ne soit même pas incapable de copier coller, ce qui serait un malheur.

Essaouira : Un charme discret

Essaouira, provient de Al Souirah, soit la petite forteresse entourée de

urailles... La ville, située entre Safi, au Nord, et Agadir au Sud, baignée par l'Atlantique, a

toujours bien porté son nom. Bien obligée de se protéger contre les pirates de tous bords, Essaouira, les pieds dans la mer s'est de tout temps abritée derrière une muraille sensée être inexpugnable... Comptoir bouillonnant d'affaires en tous genres, Essaouira était donc fort convoitée, et ce depuis le VIIème siècle avant JC.

La découverte de vestiges de céramique sur les îles de la baie de la ville confirme, en effet, la présence des phéniciens dans la région à cette époque. Mais ceux qui devaient marquer cette ville de leur empreinte, sont bel et bien les portugais.

D'ailleurs jusqu'à la proclamation de l'indépendance du Maroc, Essaouira fut appelée, Mogador, probablement une traduction du Portugais de Amogdul. En tout cas, les livres pensent ainsi, et ils n'auraient pas tout à fait tort, dans la mesure précisément où le dignitaire d'Essaouira enterré à trois kilomètres de la ville, s'appelait Sidi Mogdul. Les portugais y élirent résidence dès le XVème siècle, et c'est au début du XVIème siècle qu'ils y construisirent une forteresse qui allait conférer à la ville sa configuration spécifique.

Une forteresse tellement utile (n'atténuait-elle pas son caractère vulnérable en raison de sa trop grande exposition), qu'elle fut restaurée par Moulay Abdel Malek en 1628. Mais ce n'est qu'au XVIIIème siècle que la ville fut fondée par Sidi Mohamed Ben Abdellah, un autre roi de la dynastie Alaouite.

L'histoire d'Essaouira est intéressante à plus d'un titre, son passé est perceptible à tous coins de rues. Pour vous en convaincre, allons nous plonger dans le charme discret de cette ville qui a su conserver son cachet et son originalité.

A l'assaut des hautes et petites murailles

Une véritable histoire de murailles.

Murailles extérieures, grandes et majestueuses et petites murailles intérieures confèrent à la ville, trois visages totalement différents.

La Médina, la Kasbah et le Mellah ; pendant très longtemps, Essaouira a regroupé une population marocaine, constituée à 50% de juifs, comme du reste de nombreuses autres villes marocaines.

Parmi les monuments les plus prestigieux d'Essaouira, la Porte de la Marine, construite en 1796, ou encore la Skala du port, une batterie dont les canons ont été fabriqués en Espagne. La ville, est jonchée de canons, histoire tumultueuse oblige : la Skala de la Kasbah, une plate-forme longue de 200 mètres, un véritable Musée en plein air, porte cette marque indélébile du temps.

Passé et présent, l'anachronisme s'il existe, n'est pas choquant, au contraire, ville de la parfaite cohabitation, le présent semble entourer de mille sollicitudes ce passé discrètement imposant.

De magnifiques jardins, à l'offrande perpétuelle, prodiguent fraîcheur et jeunesse, sauvant ainsi de l'usure, ces sites admirables.

IFRANE : Destination du voyage aux sources de la culture, de l’histoire et du bien-être

Lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors des Assises du Tourisme de Marrakech le 30 Novembre 2010, la Vision 2020 ambitionne de faire du Maroc l’une des plus grandes destinations mondiales et une référence du pourtour méditerranéen en matière de développement durable.

Etablie en 6 chantiers stratégiques, la Vision 2020 s'inscrit dans une approche intégrée et volontariste d'aménagement du territoire national.

Elle prend ainsi appui sur 8 territoires présentant la cohérence touristique, l'attractivité et la masse critique nécessaires pour un positionnement international.

Ifrane, avec les villes de Fès et Meknès, ancrée dans le territoire « Maroc Centre » constitue la destination du voyage aux sources de la culture, de l'histoire et du bien-être. Les actifs naturels de la ville et son climat exceptionnel seront mis en avant à travers un positionnement notamment d'éco-tourisme (écolodges et gites ruraux), de sport et de loisirs de plein air (parapente, VTT, randonnées pédestres et équestres) ;   ce qui permettrait de véhiculer l'image de la destination Ifrane sous la marque : « Ifrane, la cure de jouvence ».

Les déclinaisons des dispositions du Contrat Programme Régional de Meknès Tafilalet signées le 30 Mai 2013 sous la présidence du ministre de tutelle, sur le territoire de la Province ont fait ressortir un plan d'action comprenant la réalisation de 13 projets à l'horizon 2018, nécessitant une enveloppe budgétaire globale avoisinant 824 millions de dirhams.

Dans ce cadre, il y’a lieu de soulever que la province d’Ifrane a connu la mise en service de 6 projets touristiques au début de l’année 2015 ; assurant une capacité litière de 76. Quant aux projets en cours de réalisation, ils sont au nombre de 14 pour une capacité litière de 668 et un coût d’investissement de 98182930 MAD. Dans ce même ordre, on annonce que les projets en cours sont au nombre de 17 pour une capacité litière de 1732 lits d’un montant global de 653 294 000 MAD comme coût d’investissement

Aussi, on relève que dans le cadre des grands projets structurants hors projets Vision 2020, la province connait le lancement de plusieurs projets structurant les secteurs dont notamment :

lLe Michlifen golf et country club situé à 10 km d’Ifrane. Le projet sera aménagé sur un site de montagne à 1640 m d’altitude et un terrain de 120 ha. Golf de 18 trous en pleine phase de réalisation, son domaine comportera également un Club House, Country club, une académie de golf, des espaces verts…Cet ouvrage, le premier au Moyen Atlas, va absorber un investissement total estimé à 41 MMAD

lLa cité internationale des sports sera réalisée à Ifrane sur 35 ha et abritera une salle d’athlétisme couverte, une piscine olympique couverte, un vélodrome, des terrains en plein air, un centre de santé… Mobilisant un investissement de l’ordre de 185 MMAD (en dehors du foncier), la cité s’inscrit dans le cadre de la nouvelle génération des équipements sportifs aux standards internationaux.

lLa résidence immobilière de promotion touristique, projet de taille réalisé au sein de la station touristique Biladi est d’une capacité de 114 clés et 456 lits. Le coût d’investissement global pour la réalisation de ce nouveau type d’hébergement est de l’ordre de 70 MMAD.

lL’hôtel Aghlias, d’une capacité litière de 112 lits, situé dans la principale station de ski du Moyen Atlas, va connaître des travaux de rénovation estimés à 28 MMAD par la société Atlantique Plaisir et dont la majorité des parts est détenue par un promoteur professionnel de Chine. Cette importante opération entre dans le cadre d’un programme plus ambitieux consistant au développement global et intégré de la station de ski Michlifen.

Pour les Projets de la Vision 2020, on annonce 13 projets retenus dans le cadre du Contrat Programme nécessitant un investissement de l’ordre de 823 M MAD. 

Moulay Yacoub : Les nouveaux thermes ouverts

Les nouveaux thermes traditionnels de Moulay Yacoub ont ouvert leurs portes au public depuis le 13 juillet, après plus de 2 ans de travaux. Aux normes internationales, ces thermes viennent ainsi remplacer ceux édifiés en 1928.

Le nouveau bâtiment des thermes traditionnels de Moulay Yacoub comprend 43 cabines individuelles de soins (dont quatre pour personnes à mobilité réduite), incluant 32 baignoires thermales classiques, dix baignoires de soins avec jacuzzi et une baignoire de soins avec massages sous-marins.

A cela s’ajoutent deux piscines d’un diamètre de 15 mètres chacune, une piscine pour hommes, une autre pour femmes, ainsi qu’une piscine premium de 75 m2, avec un service similaire à celui des thermes modernes. Ce complexe intègre également un service pour les soins ORL et un ascenseur étanche contre le soufre. Ce projet qui a nécessité un investissement de 65 MDH constitue la 1ère phase du grand projet du SPA Vichy de Moulay Yacoub. En effet, le plan de développement de la station thermale comprend aussi la rénovation des thermes modernes et la construction d’un « Vichy SPA hôtel Thermal » pour un investissement de 260 MDH. Le contrat de gestion déléguée de l’hôtel Vichy Thermalia Spa Hôtel 4 étoiles et de la station thermale moderne de Moulay Yacoub a été signé en juin dernier, lors d’une cérémonie dédiée, par Mohammed Karim Jennane, Administrateur Directeur général de Cothermy (Compagnie thermo-médicale de Moulay Yacoub) en qualité de Propriétaire et Jérôme Phelipeau, PDG de Vichey Spa International, en qualité de Gestionnaire.

Agadir : 13ème édition du festival “Timitar, signes et cultures”

Organisée du 13 au 16 juillet 2016 sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI,

a été donné mercredi soir à Agadir, avec la participation d’une palette d’artistes

représentant diverses cultures et styles musicaux, venus célébrer les valeurs universelles de l’amour, de la tolérance et de la paix.

«Autocritique obligatoire»

«Prends ce que tu veux, mais paie le prix» dit un proverbe espagnol. Le prix du développement harmonieux du tourisme marocain s’appelle la concertation permanente. C’est dans ce cadre qu’il convient d’inclure l’action des pouvoirs publics et des professionnels du tourisme.

L’Etat doit agir en étroite collaboration avec les représentants de la profession. Et le principe qui doit régir cette action ne peux être qu’une concertation étroite et permanente entre ses représentants et ceux du Tourisme.

Ne dit-on pas que c’est à plusieurs qu’on trouve les meilleures idées !

Dans le secteur du tourisme, l’Etat ne peut, ni ne doit, rien faire seul. Sa vocation est d’agir en parfaite symbiose avec les représentants de la profession. La lutte engagée contre les excès et les abus ainsi que l’aide fiscale aux investissements sont autant de domaines où l’on doit parvenir à des résultats probants. C’est là où l’action du Ministère du Tourisme doit être conjuguée avec celle de toutes les organisations professionnelles.

On se doit de suivre cette voie et rendre permanente la concertation qui doit être la règle de conduite commune.

Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra espérer une évolution et un meilleur rendement du secteur touristique.

Le lecteur aura, à n’en point douter, raison de dire que nous n’avançons point de cas précis. C’est un fait qui n’est pas aussi de notre fait. Car, pour regrettable que ce soit, par le passé, dans le domaine du tourisme, exception faite des réunions sans lendemain, la notion de concertation permanente entre Ministère et professionnels n’existé pas.

Partant de cet élément, aujourd’hui l’on est en droit de réclamer une plus concrète symbiose entre un ministère de Tutelle et des hommes de la profession qu’ils soient hôteliers, promoteurs ou tour-opérateurs.

Il ne serait pas irrationnel d’organiser d’une manière régulière et méthodique des réunions de travail, voir même ce que les anglais appellent le «no stop working day», une fois par mois ou même par trimestre.

Des réunions, comme dirait un leader africain d’«Autocritique obligatoire».

Des hackers sur le site booking.com : L’hôtellerie de Fès au banc des accusés

Une nouvelle affaire de hackers est en passe de créer un grave précédent dans la fibre touristique nationale.

Au commencement était la plainte déposée par deux Australiennes en visite dans la ville spirituelle du Royaume outrées plus qu’ulcérées par le nombre de parasites dans leur chambre d’hôtel et sur leurs lits. Elles quittent ce même hôtel décidées de ne plus y mettre les pieds. Un beau matin, ces deux touristes ont été surprises de constater que leur site électronique a été « visité » par des hackers qui accédèrent à leur compte personnel grâce à l’utilisation des numéros de leurs cartes d’identité personnelle ; le jour où elles firent des réservations sur le site «booking.com». Décidées à ne pas rester les bras croisés devant cette affaire de fric-frac, les deux plaignantes ont adressé une lettre de prestation au ministre de tutelle Lahcen Haddad qui aurait donné ses instructions au délégué régional à Fès pour tirer au clair cette grave affaire et réhabiliter les plaignantes. Il y a lieu de rappeler que «booking.com» est un site qui contrôle jusqu’à 80% des réservations des touristes contre seulement 20% pour les agences de voyages.

Les réservations et les départs des Français en voyage baissent en juin

Le Maroc, seule destination non européenne dans le top 10 moyen-courrier, affiche un recul important de départs en juin 2016 par rapport à 2015.


Le baromètre Les Entreprises du Voyage/Atout France montre une diminution des réservations de 6,4% et des départs de 4,3% par rapport au mois de juin 2015.

Au global, le baromètre Les Entreprises du Voyage (ex-Snav)/Atout France fait état d'une baisse des départs des Français en voyage en juin 2016 par rapport à juin 2015, ainsi que des réservations toutes destinations confondues. Les réservations en baisse sauf sur long-courrier. La tendance des réservations au mois de juin est en baisse de 6,4% en nombre de passagers par rapport à juin 2015.

Au sein de cette tendance globale, le fort recul des réservations vers les destinations France et moyen-courriers contraste avec la hausse de l’activité de distribution de voyages vers des destinations long-courriers, qui augmente de 6,1% en nombre de passagers ce mois de juin dernier, avec en vedette la Chine et Cuba, qui affichent une forte hausse des réservations par rapport à juin 2015.

Pour expliquer la baisse globale, Les Entreprises du Voyage et Atout France avancent la tenue de l'Euro 2016, qui engendre généralement un décalage des départs en vacances dans le pays organisateur. A noter, à contre-courant de cette tendance à la baisse des réservations, quelques destinations moyen-courriers, comme l'Espagne, la Grèce, et le Portugal.

Les départs enregistrent une baisse globale de 4,3%

Si les réservations ont reculé au global, les départs du mois de juin 2016 ne donnent pas beaucoup de motif de satisfaction. Ils se sont en effet soldés par une baisse de 4,3% du nombre de passagers. Le recul de l’activité des départs vers les destinations France et moyen-courriers contribue fortement à la tendance défavorable observée, souligne Les Entreprises du Voyage.

Dans les grandes lignes, en termes de départs, à noter la forte progression de l’Espagne et du Portugal pour les destinations moyen-courriers, comme pour la Thaïlande, le Vietnam et Cuba pour les destinations long-courriers. Le Maroc, seule destination non européenne dans le top 10 moyen-courrier, affiche un recul important de départs en juin 2016 par rapport à 2015.


Il y a 48 ans dans La Vie Touristique 1969, l’année internationale du tourisme africain Le Maroc à la base de cet événement mondial

 En fin 1967, l’Office Inter Etats du Tourisme Africain recevait des experts américains et européens pour parler du problème africain numéro un : l’indifférence du monde des vacanciers à l’égard de l’Afrique. La conclusion des experts tenait en une seule phrase : « Equipez-vous, organisez-vous, mais surtout faites-vous connaître… » Au même moment, à l’autre bout du monde, une session de l’Union Internationale des organismes officiels du Tourisme groupait 112 pays à Tokyo. Le problème de l’Afrique était lui aussi au centre des débats, lorsque le délégué du Maroc, M. Abdou Chraïbi proposa une résolution qui fit l’effet d’une bombe et fut adoptée à l’unanimité : Proclamer 1969 : année internationale du tourisme africain. «On sait que devait rencontrer cette initiative marocaine, puisque dans quelques mois nous assisterons à l’explosion touristique de l’Afrique. Et ce sera une étape immense dans la marche du continent vers son développement». Cependant, la petite phrase des experts doit demeurer plus que jamais présente à notre esprit, car, si nous, africains, sommes sur le point de nous faire connaître et nous sommes organisés pour cela, les réalisations du Maroc et du Sénégal en particulier en témoignent, il nous reste à nous organiser. Et c’est parce que cette année internationale est une idée marocaine et que le Maroc est en matière de tourisme, comme en bien d’autres domaines, la tête de pont du continent, que M. Thami Ouazzani a convoqué tout ce qui fait autorité au Maroc en matière de tourisme pour constituer un comité national pour la préparation de cet événement. On saisit du reste le bien fondé de cette décision. Le Maroc, de par sa position géographique, sa civilisation et sa vocation naturelle de trait d’union entre deux mondes qui se sont trop longtemps ignorés, se doit de ne laisser passer une pareille chance offerte à l’Afrique et partant, à la cause de son propre tourisme. C’est donc une véritable mobilisation générale des secteurs public et privé qui doit s’organiser et qui doit avoir porté ses fruits avant que ne se tienne la réunion de la commission de l’UIOOT que préside notre dynamique directeur de l’ONMT, M. Adou Chraibi, réunion qui doit avoir lieu, rappelons-le au Maroc. Quelles seront donc les grandes lignes de la politique touristique du Maroc, qui servira d’exemple à l’Afrique pour que l’année internationale du tourisme africain soit une réussite totale ? Elles devront porter à notre avis sur les points suivants : lFaciliter l’accès aux pays africains, et pour ce faire, assouplir les formalités d’entrée et sortie du territoire. lRéduire le coût des transports, l’Afrique est un immense continent où les distances sont considérables. L’avion est donc le véhicule d’élection et des tarifs forfaitaires donnant droit, pour une période donnée, à un kilométrage illimité, doivent être mis sur pied d’urgence par notre compagnie nationale sur le modèle des dispositions couramment appliquées en Amérique du Nord, par exemple. Organiser l’accueil et pour cela former de toute urgence des hôtesses et des guides polyglottes. Planifier les tarifs des hôtels et restaurants. L’Afrique est un pays cher, le franc CFA qui a cours en Afrique Occidentale francophone doublera les dépenses des visiteurs. Un système de « cartes bleues » et pourquoi pas ? une monnaie internationale touristique africaine devront être mises en place, car il n’est besoin d’être économiste pour savoir que la quantité fait baisser le prix de revient. Le tourisme marocain, et, partant, africain, doit cesser d’être considéré comme un produit de super-luxe. Des centres de distractions doivent voir le jour, des excursions certes, mais aussi des festivités locales doivent être organisées. lDes expositions artisanales permanentes doivent présenter le vrai visage de l’Afrique : l’artisanat est en effet la quintessence de l’âme d’un peuple, son message au-delà du temps. Pour réaliser tout cela, à l’instar de celle qui vient de voir le jour au Maroc, des sous commissions nationales qui siègeront de façon quasi-continue dans chaque pays devront entreprendre au niveau national de vastes campagnes de presse pour préparer l’opinion publique à une « invasion » d’étrangers, venus voir vivre un peuple, non en inquisiteurs, ni avec une curiosité malveillante, mais dans le but louable et pacifique de s’informer avec sympathie de ses problèmes, de ses réalisations locales. Mais, il ne suffit pas de rendre consciente la masse de la portée d’un événement sans précédent comme cette année internationale du tourisme africain, il faut aussi propager l’idée de ce rendez-vous entre continents dans le monde entier. C’est là qu’interviendront les délégations des offices africains du tourisme dans les grandes capitales, les compagnies aériennes et maritimes nationales au moyen de leurs agences réparties sur les 5 continents. Enfin, coiffant tout cela, il faut qu’un Comité International Africain du Tourisme soit fondé pour coordonner à l’échelle continentale les mesures prises à l’échelon national par chacun. C’est pourquoi nous proposons la planification de toutes la profession touristique pour que naisse un véritable Marché Commun du Tourisme en Afrique. Pour baptiser officiellement cette grande idée et pour qu’elle ne reste pas seulement au stade de projet, nous proposons pour la fin de l’été une véritable conférence au sommet des ministres du tourisme de chaque pays africain. Nous savons trop combien de simples délégués n’ont ni le poids, ni matériellement les moyens nécessaires pour prendre des décision à l’échelle d’un continent. Nous sommes aussi persuadés que les ministres africains doivent être en contact permanent entre eux, et pour cela se connaître, nous avons en outre la conviction que le tourisme étant un phénomène mondial, de véritables états généraux du tourisme planétaire seront dans les années à venir une réalité. Pourquoi l’Afrique n’en prendrait-elle pas dès maintenant l’initiative ? Sur le plan purement africain, il est d’autre part de la plus grande urgence que faisait fin de tous particularismes, une campagne collective pour présenter au monde le visage de l’Afrique soit lancée. Pour cela une affiche commune doit être dessinée, un dépliant commun général projeté, et le premier timbre postal africain étudié. Il faut en outre préparer le monde à s’apprêter à faire connaissance avec l’Afrique et, dans ce but, inviter des journalistes de la presse spécialisée à venir se rendre compte du fait touristique africain, de sa réalité et, de surcroit, de sa réalité abordable. Ainsi, témoigneront-ils aux quatre coins du monde de l’attrait incomparable qu’offre notre continent. Un concours, organisé lui aussi à cette échelle et ayant pour arguments. « le meilleur reportage sur l’Afrique », ou « quelle idée vous faites vous de l’Afrique ? » doit être lancé lui aussi avant l’hiver. Enfin, doit être mis sur pied un festival Africain du Folklore et les troupes nationales doivent dès à présent commencer à sillonner le monde. L’art n’est il pas le meilleur ambassadeur de l’âme des peuples ? C’est donc un acte de confiance, de foi en l’avenir de l’Afrique que « la Vie Touristique » demande au Continent tout entier d’accomplir dès ce jour. Nous adjurons l’Afrique de prendre conscience de ce que cette année Internationale du Tourisme Africain est une chance sans précédent pour nous tous. C’est en effet par le tourisme que passera à partir de 1969, et pour tout un continent, la voie du DEVELOPPEMENT. Il revenait au Maroc qui est à la base de cet événement mondial, de lancer cet appel. Au Maroc qui, le premier a compris l’importance capitale de ce facteur incomparable qu’est le Tourisme pour le développement national, au point d’en faire une des pierres d’achoppement du Plan Quinquennal qui, sous la conduite éclairée de Son Roi Bien Aimé, S.M Hassan II, le conduira vers un bonheur et une prospérité que nous souhaitons à tous nos frères africains.

Le tourisme est une industrie capitale

L’industrie touristique est une industrie à part entière qui puise dans d’autres industries et qui alimente beaucoup d’autres tel le transport aérien, maritime et terrestre.

Sans oublier, bien sûr, les industries parallèles comme les fabricants de matériel électroménager (cuisine, frigo) de chauffage (chaudières et climatiseur) de bois (lits, salle à manger, bureaux et autres) et bien d’autres secteurs.

Autant dire que l’industrie touristique génère énormément de capitaux et de travail qu’ils soient directs ou indirects (artisanat, taxis, restaurants, cafés). Il assure de ce fait l’emploi à un grand nombre de personnes, concourt dans une large mesure à l’activité économique du pays et joue un rôle capital dans la rentrée des devises.

Normal que le tourisme soit considéré, partout dans le monde, comme une industrie mère, voire une industrie clé.

C’est dire que son développement ne se présente pas comme un facteur isolé de la prospérité du pays.

Bien au contraire, son essor se répercute sur toutes les autres branches de l’activité socioéconomique dont il accroit le rendement.

Son effet boule de neige ne s’arrête pas là puisqu’il multiplie ainsi les faits générateurs d’impôts, de production, de consommation et de circulation. Il enrichit par conséquent le budget de l’état et celui des collectivités locales d’un énorme contingent de taxes et d’impôts.

C’est peu dire que l’exploitation rationnelle de notre tourisme demeure la meilleure formule pour le développement économique durable et pérenne de notre pays. 

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